בְּעוֹמֵד וְאוֹמֵר ״זֶה וְזֶה אֲנִי נוֹטֵל״ סַגִּיא! הָנְהוּ פֵּירֵי חַדְתֵי הֲווֹ, דְּלֵוִי בַּר סִימוֹן גּוּפֵיהּ לָא הֲוָה קָנֵי לְהוּ, וְהָכִי קָאָמַר לֵיהּ: זִיל וּטְרוֹף אַקַּן, דְּלִיתְגַּבְהוּ וְנִיקְנִינְהוּ לֵוִי בַּר סִימוֹן, וַהֲדַר לַיקְנִינְהוּ נִיהֲלָךְ בְּסוּדָר.
car en se tenant debout la veille de la Fête et en disant : Cet oiseau et cet autre oiseau je prendrai pendant la Fête, il aurait ainsi effectué une préparation suffisante pour leur usage pendant la Fête. La Guemara répond : Ceux-ci, les oisillons et les œufs, étaient une nouvelle production, que Levi bar Simon lui-même n’avait pas encore acquise. Et c’est ce que Shmuel lui disait : Va et frappe le nid afin que les mères s’envolent, et Levi bar Simon aura alors acquis les petits dans le nid,et par conséquent, il pourra ensuite t’en transférer la propriété au moyen de l’acquisition par un tissu.
מַתְנִי׳ לֹא יִטּוֹל אָדָם אֵם עַל בָּנִים, אֲפִילּוּ לְטַהֵר אֶת הַמְצוֹרָע. וּמָה אִם מִצְוָה קַלָּה, שֶׁהִיא כְּאִיסָּר, אָמְרָה תּוֹרָה ״לְמַעַן יִיטַב לָךְ וְהַאֲרַכְתָּ יָמִים״, קַל וָחוֹמֶר עַל מִצְוֹת חֲמוּרוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה.
MICHNA :Une personne ne peut pas prendre la mère oiseau avec les petits, même s’il prend la mère pour l’utiliser dans le cadre du rituel de purification du lépreux. La michna compare la récompense pour l’accomplissement de la mitsva consistant à renvoyer la mère oiseau du nid à la récompense pour l’accomplissement d’autres mitsvot : Et si en ce qui concerne le renvoi de la mère oiseau, qui est une mitsva dont l’accomplissement est simple, puisqu’il n’entraîne une perte de pas plus qu’un issar, c’est-à-dire la valeur de la mère oiseau, la Torah dit : « Afin que tu sois heureux et que tu prolonges tes jours » (Deutéronome 22:7), on peut en déduire par un raisonnement a fortiori que la récompense n’est pas moindre pour l’accomplissement des mitsvot dans la Torah dont l’accomplissement est exigeant.
גְּמָ׳ תַּנְיָא, רַבִּי יַעֲקֹב אוֹמֵר: אֵין לְךָ כׇּל מִצְוָה וּמִצְוָה שֶׁבַּתּוֹרָה שֶׁמַּתַּן שְׂכָרָהּ בְּצִדָּהּ, שֶׁאֵין תְּחִיַּית הַמֵּתִים תְּלוּיָה בָּהּ. בְּכִבּוּד אָב וָאֵם כְּתִיב: ״לְמַעַן יַאֲרִיכֻן יָמֶיךָ וּלְמַעַן יִיטַב לָךְ״, בְּשִׁילּוּחַ הַקֵּן כְּתִיב: ״לְמַעַן יִיטַב לָךְ וְהַאֲרַכְתָּ יָמִים״.
GUEMARA :L’école de Rabbi Ya’akov a enseigné que Rabbi Ya’akov dit : Il n’y a pas une seule mitsva écrite dans la Torah dont la récompense soit énoncée à côté d’elle, qui ne dépende pas de la croyance en la résurrection des morts, c’est-à-dire que la récompense est en réalité accordée dans le Monde à venir, après la résurrection des morts. Comment cela ? En ce qui concerne le fait d’honorer son père et sa mère, il est écrit : « Afin que tes jours se prolongent, et afin que cela se passe bien pour toi » (Deutéronome 5:16). En ce qui concerne le renvoi de la mère oiseau hors du nid, il est écrit : « Afin que cela se passe bien pour toi, et que tu prolonges tes jours » (Deutéronome 22:7).
הֲרֵי שֶׁאָמַר לוֹ אָבִיו: עֲלֵה לַבִּירָה וְהָבֵא לִי גּוֹזָלוֹת! וְעָלָה, וְשִׁלַּח אֶת הָאֵם וְלָקַח אֶת הַבָּנִים, וּבַחֲזָרָתוֹ נָפַל וָמֵת. הֵיכָן אֲרִיכוּת יָמָיו שֶׁל זֶה? וְהֵיכָן טוֹבָתוֹ שֶׁל זֶה? אֶלָּא ״לְמַעַן יַאֲרִיכוּן יָמֶיךָ״ – בְּעוֹלָם שֶׁכּוּלּוֹ אָרוֹךְ, ״וּלְמַעַן יִיטַב לָךְ״ – לְעוֹלָם שֶׁכּוּלּוֹ טוֹב.
Malgré cela, il arriva qu'il y avait quelqu'un dont le père lui dit : Monte au sommet du bâtiment et apporte-moi des oisillons ; et il monta au sommet du bâtiment, renvoya la mère oiseau et prit les petits, accomplissant ainsi simultanément la mitsva de renvoyer la mère du nid et la mitsva d'honorer ses parents, mais en revenant il tomba et mourut. Où est la longueur des jours de celui-ci ? Et où est la bonté des jours de celui-ci ? Plutôt, le verset "afin que tes jours se prolongent" fait référence au monde qui est entièrement long, et "afin que cela aille bien pour toi" signifie dans le monde où tout est bien.
וְדִלְמָא לָא הֲוָה הָכִי? רַבִּי יַעֲקֹב מַעֲשֶׂה חֲזָא! וְדִלְמָא מְהַרְהֵר בַּעֲבֵירָה הֲוָה? מַחְשָׁבָה רָעָה אֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְצָרְפָהּ לְמַעֲשֶׂה.
La Guemara suggère : Mais peut-être que cet incident décrit par Rabbi Ya’akov n’a jamais eu lieu. Il est possible que tous ceux qui accomplissent ces mitzvot soient récompensés dans ce monde, et que la situation décrite par Rabbi Ya’akov ne se soit jamais produite. La Guemara répond : Rabbi Ya’akov lui-même a vu un incident de ce genre. La Guemara suggère : Mais peut-être que cet homme méditait de pécher à ce moment-là, et qu’il a été puni pour ses pensées. La Guemara répond : Il existe un principe selon lequel le Saint, béni soit-Il, n’associe pas une mauvaise pensée à un acte, c’est-à-dire qu’on n’est pas puni pour des pensées seules.
וְדִלְמָא מְהַרְהֵר בַּעֲבוֹדָה זָרָה הֲוָה, דִּכְתִיב: ״לְמַעַן תְּפֹשׂ אֶת בֵּית יִשְׂרָאֵל בְּלִבָּם״, וְאָמַר רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: זוֹ מַחְשֶׁבֶת עֲבוֹדָה זָרָה.
La Guemara objecte : Mais peut-être le fils contemplait l’idolâtrie à ce moment-là, comme il est écrit au sujet de l’idolâtrie : « Afin que Je puisse saisir la maison d’Israël dans leur propre cœur » (Ézéchiel 14:5), et Rav Aḥa bar Ya’akov dit : Cela fait référence à la punition pour la pensée de commettre l’idolâtrie.
הָכִי קָאָמַר: אִם אִיתָא דְּאִיכָּא שְׂכַר מִצְוֹת בְּהַאי עָלְמָא, תַּהֲנֵי לֵיהּ וְתַגֵּן עֲלֵיהּ דְּלָא לֵיתֵי לִידֵי הִרְהוּר וְלִיתַּזַּק, אֶלָּא שְׂכַר מִצְוֹת בְּהַאי עָלְמָא לֵיכָּא. וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁלוּחֵי מִצְוָה אֵינָן נִזּוֹקִים! בַּחֲזָרָתָם שָׁאנֵי.
La Guemara répond : C’est ce que Rabbi Ya’akov disait après avoir été témoin de l’incident mentionné ci-dessus : S’il est vrai qu’il y a une récompense pour l’accomplissement des mitzvot dans ce monde, cela devrait être efficace pour le fils et le protéger afin qu’il n’en vienne pas à envisager l’idolâtrie et à être blessé. Au contraire, il faut conclure qu’il n’y a pas de récompense pour l’accomplissement des mitzvot dans ce monde. La Guemara demande : Mais Rabbi Elazar n’a-t-il pas dit : Ceux qui sont en route pour accomplir une mitzva ne sont pas exposés au danger ? Comment est-il possible que cet individu, que son père a envoyé accomplir une mitzva, ait pu mourir ? La Guemara répond : Quand ils reviennent, c’est différent, car après qu’on a accompli la mitzva, on est exposé au danger.
וְהָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁלוּחֵי מִצְוָה אֵינָן נִזּוֹקִים, לֹא בַּהֲלִיכָתָן וְלֹא בַּחֲזָרָתָן! סוּלָּם רָעוּעַ הֲוָה, וּמָקוֹם דְּקָבוּעַ הֶיזֵּקָא שָׁאנֵי, דִּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר שְׁמוּאֵל אֵיךְ אֵלֵךְ וְשָׁמַע שָׁאוּל וַהֲרָגָנִי״.
La Guemara demande : Mais Rabbi Elazar n’a-t-il pas dit : Ceux qui sont en route pour accomplir une mitsva ne sont pas exposés au danger, ni lorsqu’ils sont en chemin pour accomplir la mitsva ni lorsqu’ils reviennent après l’avoir accomplie ? La Guemara répond : Dans ce cas-là, c’était une échelle branlante sur laquelle le fils est monté et descendu, et un endroit où le danger est établi est différent, et même ceux qui sont en route pour accomplir une mitsva sont exposés au danger. Cela ressort clairement de l’incident où le prophète Samuel se rendit pour oindre David comme roi à la place de Saül, comme il est écrit : « Et Samuel dit : Comment puis-je y aller ? Si Saül l’apprend, il me tuera » (I Samuel 16:2). Bien que Samuel fût en route pour accomplir une mitsva, il craignait qu’un malheur ne lui arrive en raison de dangers établis.
אָמַר רַב יוֹסֵף: אִלְמָלֵא דַּרְשֵׁיהּ אַחֵר לְהַאי קְרָא כְּרַבִּי יַעֲקֹב בַּר בְּרַתֵּיה – לָא חֲטָא. מַאי חֲזָא? אִיכָּא דְּאָמְרִי: כִּי הַאי מַעֲשֶׂה חֲזָא, וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: לִישָּׁנָא דְּרַבִּי חוּצְפִּית הַמְתוּרְגְּמָן חֲזָא, דַּהֲוָה מוּטֶּלֶת בָּאַשְׁפָּה. אָמַר: פֶּה שֶׁהֵפִיק מַרְגָּלִיּוֹת יִלְחוֹךְ עָפָר?! וְהוּא לָא יָדַע ״לְמַעַן יִיטַב לְךָ״ – בְּעוֹלָם שֶׁכּוּלּוֹ טוֹב, ״וּלְמַעַן יַאֲרִיכוּן יָמֶיךָ״ – בְּעוֹלָם שֶׁכּוּלּוֹ אָרוֹךְ.
Rav Yossef dit : Si Aḥer, littéralement Autre, l’appellation de l’ancien Sage Élisha ben Avouya, avait interprété de manière homilétique ce verset mentionné précédemment ainsi : « afin que cela aille bien pour toi » (Deutéronome 5:16), comme se référant au Monde à venir, comme l’a fait Rabbi Ya’akov, le fils de sa fille, il n’aurait pas péché. La Guemara demande : Qu’a vu Aḥer qui l’a conduit à l’hérésie ? Certains disent qu’il a vu un incident comme celui-ci dont Rabbi Ya’akov a été témoin, et certains disent qu’il a vu la langue de Rabbi Ḥoutzpit le diffuseur, qui avait été jetée dans une décharge après avoir été exécuté par le gouvernement. Aḥer dit : Une bouche qui a produit des perles de sagesse léchera-t-elle la poussière ? Mais il ne savait pas que l’expression « afin que cela aille bien pour toi » signifie dans le monde où tout est bien, et que l’expression « afin que tes jours soient longs » se réfère au monde qui est entièrement long.
הֲדַרַן עֲלָךְ שִׁילּוּחַ הַקֵּן, וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת חוּלִּין.