Drashot AI Logo
חָלָב אַמַּאי מוּתָּר? חָלָב נְבֵלָה הוּא!
pourquoi le lait est-il permis ? Tout le lait que la viande a absorbé devient en soi du lait non casher. Lorsqu’il ressort de la viande, il ne peut pas être annulé par le reste du lait, qui est de la même substance, car Rav soutient, conformément à Rabbi Yehuda, qu’un type d’aliment mélangé avec un aliment de son propre type n’est pas annulé. Par conséquent, toute la marmite de lait devrait être interdite.
לְעוֹלָם קָסָבַר רַב אֶפְשָׁר לְסוֹחֳטוֹ אָסוּר, וְשָׁאנֵי הָתָם דְּאָמַר קְרָא ״לֹא תְבַשֵּׁל גְּדִי בַּחֲלֵב אִמּוֹ״ – גְּדִי אָסְרָה תּוֹרָה, וְלֹא חָלָב.
La Guemara répond : Rav soutient en effet qu’un élément qui peut être essoré afin d’en retirer la substance interdite est interdit, et là-bas, le pot de lait mentionné ci-dessus est différent, comme le dit le verset : « Tu ne feras pas cuire un chevreau dans le lait de sa mère » (Deutéronome 14:21). Le verset enseigne que la Torah interdit seulement le chevreau, c’est-à-dire la viande, qui a été cuite dans le lait, mais non le lait qui a été cuit avec de la viande. Le lait lui-même ne devient pas non casher.
וְסָבַר רַב גְּדִי אָסְרָה תּוֹרָה וְלֹא חָלָב? וְהָא אִיתְּמַר: חֲצִי זַיִת בָּשָׂר וַחֲצִי זַיִת חָלָב שֶׁבִּשְּׁלָן זֶה עִם זֶה, אָמַר רַב: לוֹקֶה עַל אֲכִילָתוֹ, וְאֵינוֹ לוֹקֶה עַל בִּשּׁוּלוֹ. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ גְּדִי אָסְרָה תּוֹרָה וְלֹא חָלָב, אַאֲכִילָה אַמַּאי לוֹקֶה? חֲצִי שִׁיעוּר הוּא!
La Guemara objecte : Rav soutient-il vraiment que la Torah interdit seulement le chevreau, mais non le lait cuit avec lui ? Mais n’est-il pas enseigné : Si une demi-olive de viande et une demi-olive de lait ont été cuites ensemble, Rav dit : On reçoit la flagellation pour avoir consommé le volume combiné d’une olive, puisqu’on a mangé une olive entière d’aliment interdit. Mais on ne reçoit pas la flagellation pour avoir cuit les deux demi-olives, car on n’a pas cuit des éléments de la taille minimale. Et si l’on supposait que Rav soutient que la Torah interdit seulement le chevreau, mais non le lait, pourquoi cet individu reçoit-il la flagellation pour avoir consommé seulement une demi-olive de viande ? Ce n’est que la moitié de la mesure interdite.
אֶלָּא, לְעוֹלָם קָסָבַר רַב חָלָב נָמֵי אָסוּר, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּגוֹן שֶׁנָּפַל לְתוֹךְ יוֹרָה רוֹתַחַת, דְּמִבְלָע בָּלַע, מִפְלָט לָא פָּלֵט.
Au contraire, Rav soutient en réalité que le lait cuit avec de la viande est également interdit, et la raison pour laquelle Rav permet le pot de lait mentionné ci-dessus est que nous traitons ici d'un cas le volume d'une olive de viande est tombé dans un pot bouillant de lait. Dans un tel cas, la viande absorbe le lait, mais ne l'expulse pas, et par conséquent le lait interdit ne se mélange pas au reste.
סוֹף סוֹף כִּי נָיַיח, הֲדַר פָּלֵיט! כְּשֶׁקָּדַם וְסִילְּקוֹ.
La Guemara objecte : En fin de compte, lorsque la marmite refroidit après l’ébullition, la viande expulse alors le lait interdit. La Guemara répond : Il s’agit d’un cas où il a d’abord retiré la viande avant que la marmite ne refroidisse.
גּוּפָא: חֲצִי זַיִת בָּשָׂר וַחֲצִי זַיִת חָלָב שֶׁבִּשְּׁלָן זֶה עִם זֶה, אָמַר רַב: לוֹקֶה עַל אֲכִילָתוֹ, וְאֵינוֹ לוֹקֶה עַל בִּשּׁוּלוֹ. מָה נַפְשָׁךְ? אִי מִצְטָרְפִין – אַבִּשּׁוּל נָמֵי לִילְקֵי, אִי לֹא מִצְטָרְפִין – אַאֲכִילָה נָמֵי לָא לִילְקֵי.
La Guemara revient à la question elle-même mentionnée ci-dessus : Si une demi-olive de viande et une demi-olive de lait ont été cuites ensemble, Rav dit : On reçoit la flagellation pour avoir consommé le mélange, mais on ne reçoit pas la flagellation pour l’avoir cuit. La Guemara objecte : Quelle que soit la manière dont on l’envisage, cette décision est problématique. Si ces deux moitiés d’olive s’additionnent pour former la mesure requise, alors qu’il reçoive aussi la flagellation pour les avoir cuites également. Et si elles ne s’additionnent pas, alors qu’il ne reçoive pas non plus la flagellation pour leur consommation.
לְעוֹלָם לָא מִצְטָרְפִי, וּבְבָא מִיּוֹרָה גְּדוֹלָה.
La Guemara répond : En réalité, une demi-olive en volume de viande et une demi-olive en volume de lait ne se combinent pas pour former la mesure requise, et lorsque Rav dit que l’on reçoit la flagellation pour les avoir consommés, il fait référence à un cas où ils proviennent d’une grande marmite, dans laquelle une quantité importante de viande et de fromage avait été cuite. Le mélange est désormais considéré comme une seule entité interdite, de sorte qu’une demi-olive en volume du fromage et de la viande peuvent se combiner pour constituer la mesure requise pour engager la responsabilité de la consommation.
וְלֵוִי אָמַר: אַף לוֹקֶה עַל בִּשּׁוּלוֹ, וְכֵן תָּנֵי לֵוִי בְּמַתְנִיתִין: כְּשֵׁם שֶׁלּוֹקֶה עַל אֲכִילָתוֹ כָּךְ לוֹקֶה עַל בִּשּׁוּלוֹ, וּבְאֵי זֶה בִּשּׁוּל אָמְרוּ? בְּבִשּׁוּל שֶׁאֲחֵרִים אוֹכְלִין אוֹתוֹ מֵחֲמַת בִּשּׁוּלוֹ.
Et Lévi est en désaccord avec Rav sur cette question, et dit : Une demi-olive en volume de viande et une demi-olive en volume de lait peuvent se combiner pour former la mesure requise, et par conséquent on reçoit aussi la flagellation pour avoir cuit le mélange. Et c’est ainsi que Lévi enseigne dans sa collection de baraitot : De même qu’on reçoit la flagellation pour l’avoir consommé, de même on reçoit la flagellation pour l’avoir cuit. Et pour quel degré de cuisson ont-ils dit que l’on est passible de flagellation ? C’est pour un degré de cuisson qui produit une nourriture que d’autres, des gentils, mangeraient grâce à sa cuisson, c’est-à-dire une cuisson qui la rend propre à la consommation.
וְאֶפְשָׁר לְסוֹחֳטוֹ עַצְמוֹ – תַּנָּאֵי הִיא, דְּתַנְיָא: טִפַּת חָלָב שֶׁנָּפְלָה עַל הַחֲתִיכָה, כֵּיוָן שֶׁנָּתְנָה טַעַם בַּחֲתִיכָה – הַחֲתִיכָה עַצְמָהּ נַעֲשֵׂת נְבֵלָה, וְאוֹסֶרֶת כׇּל הַחֲתִיכוֹת כּוּלָּן מִפְּנֵי שֶׁהֵן מִינָהּ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
§ La Guemara revient à la question discutée précédemment : Et le cas d’un élément qui peut être essoré afin d’en retirer une substance interdite absorbée est lui-même l’objet d’un débat entre tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita : Si une goutte de lait est tombée sur un morceau de viande, dès qu’elle transmet du goût au morceau, le morceau lui-même devient non casher en tant que tel. Et il rend donc toutes les autres pièces de viande dans la marmite interdites, même si elles représentent ensemble plus de soixante fois sa taille ; cela est ainsi parce qu’elles sont du même type, et un type d’aliment mélangé à un aliment de son propre type n’est pas annulé. Telle est la déclaration de Rabbi Yehouda.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַד שֶׁתִּתֵּן טַעַם בָּרוֹטֶב וּבַקֵּיפֶה וּבַחֲתִיכוֹת.
Et les Rabbins disent que même le morceau de viande d’origine n’est pas interdit à moins qu’il n’y ait assez de lait pour donner du goût même à la sauce, aux épices et aux autres morceaux de viande dans la marmite, puisque l’on suppose que le lait se diffuse à partir du premier morceau jusqu’à être réparti uniformément dans toute la marmite.
אָמַר רַבִּי: נִרְאִין דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בְּשֶׁלֹּא נִיעֵר וְשֶׁלֹּא כִּסָּה, וְדִבְרֵי חֲכָמִים בְּשֶׁנִּיעֵר וְכִסָּה.
À propos de ce différend, Rabbi Yehuda HaNasi a dit : L’affirmation de Rabbi Yehuda semble correcte dans un cas où l’on n’a pas remué le contenu de la marmite et où on ne l’a pas couverte, deux choses qui favoriseraient la diffusion du lait dans toute la marmite. Et l’affirmation des Sages semble correcte dans un cas où l’on a remué le contenu de la marmite et l’a couverte.
מַאי ״לֹא נִיעֵר וְלֹא כִּסָּה״? אִילֵּימָא לֹא נִיעֵר כְּלָל, וְלֹא כִּסָּה כְּלָל – מִבְלָע בָּלַע, מִפְלָט לָא פָּלֵט.
La Guemara demande : Quel est le sens de la clause : Là où on n’a pas remué la marmite et on ne l’a pas couverte ? Si nous disons qu’il n’a pas remué du tout le contenu de la marmite et ne l’a pas couverte du tout, dans ce cas le morceau de viande sur lequel le lait est tombé absorbe la goutte de lait mais ne la rejette pas. Par conséquent, même selon l’opinion de Rabbi Yehuda, il n’y a aucune raison d’interdire les autres morceaux de viande.
וְאֶלָּא, לֹא נִיעֵר בַּתְּחִלָּה אֶלָּא בַּסּוֹף, וְלֹא כִּסָּה בַּתְּחִלָּה אֶלָּא בַּסּוֹף, אַמַּאי? הָא בָּלַע וְהָא פָּלֵט!
Et si vous dites plutôt qu'il n'a pas du tout remué le contenu de la marmite au début, immédiatement après que le lait y est tombé, mais a remué à la fin, ensuite, et de même il n'a pas couvert la marmite au début mais à la fin, il faut demander : Pourquoi tous les morceaux dans la marmite sont-ils interdits ? Le même lait que le morceau absorbe, il le rejette ensuite, et une fois que le lait se diffuse dans toute la marmite, il devrait être annulé.
קָסָבַר אֶפְשָׁר לְסוֹחֳטוֹ אָסוּר.
La Guemara répond : De toute évidence, Rabbi Yehuda HaNasi soutient qu’un élément qui peut être essoré reste interdit. Une fois que le premier morceau de viande absorbe le lait, il est considéré comme non casher en soi, et même après que le lait lui-même est annulé, le goût de la viande interdite rend le reste des morceaux interdit. Le goût de la viande ne peut pas être annulé par l’autre viande dans la marmite, car une substance en contact avec une substance du même type n’est pas annulée, selon l’opinion de Rabbi Yehuda.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria