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אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: פְּשִׁיטָא, הֵי מִינַּיְיהוּ מְשַׁוֵּית לְהוּ פּוֹשְׁעִים, וְהֵי מִינַּיְיהוּ מְשַׁוֵּית לְהוּ זְרִיזִין!
Abaye lui dit : Cela est évident ; lesquels de ses fils rendrait-il pécheurs, parce qu’ils sont trop paresseux pour monter, et lesquels d’entre eux rendrait-il vigilants, désireux d’accomplir la mitsva à la première occasion ?
אֶלָּא קְרָא לְמַאי אֲתָא? לִכְדַאֲחֵרִים. דְּתַנְיָא, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: הַמְקַמֵּץ, וְהַמְצָרֵף נְחֹשֶׁת, וְהַבּוּרְסִי — פְּטוּרִין מִן הָרְאִיָּיה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כׇּל זְכוּרְךָ״, מִי שֶׁיָּכוֹל לַעֲלוֹת עִם כׇּל זְכוּרְךָ. יָצְאוּ אֵלּוּ, שֶׁאֵין יְכוֹלִין לַעֲלוֹת עִם כׇּל זְכוּרְךָ.
Mais plutôt, dans quel but vient le verset : « Tous tes mâles », vient-il ? Il vient enseigner ce que Aḥerim ont enseigné. Comme il est enseigné dans une baraita : Aḥerim disent qu’un récupérateur avare, quelqu’un qui ramasse des excréments de chien pour les donner aux tanneurs afin de tanner des peaux ; un fondeur de cuivre, qui purifie le cuivre de ses scories ; et un tanneur de peaux sont tous exempts de la mitsva de comparution, car leur métier leur inflige une odeur désagréable. Comme il est dit : « Tous tes mâles », ce qui indique que seul celui qui est capable de monter avec tous tes mâles est obligé, à l’exclusion de ceux-ci. Comme les gens évitent leur compagnie, ils ne peuvent pas monter avec tous tes mâles.
מַתְנִי׳ עוֹלוֹת בַּמּוֹעֵד בָּאוֹת מִן הַחוּלִּין, וְהַשְּׁלָמִים מִן הַמַּעֲשֵׂר. יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל פֶּסַח, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מִן הַחוּלִּין, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מִן הַמַּעֲשֵׂר.
MICHNA : Les holocaustes qu’une personne sacrifie pendant les jours intermédiaires de la Fête doivent provenir de biens non consacrés, et non de biens consacrés tels que l’argent de la seconde dîme. Mais les sacrifices de paix peuvent être apportés à partir de la seconde dîme, c’est-à-dire à partir d’argent avec lequel on a racheté la seconde dîme, et qui est ensuite utilisé pour acheter de la nourriture à Jérusalem. En ce qui concerne le sacrifice de paix de la Fête offert le premier jour de la fête de Pessa'h, Beit Shammaï disent : il doit provenir de biens non consacrés, et Beit Hillel disent : il peut être apporté même à partir de la seconde dîme.
יִשְׂרָאֵל יוֹצְאִין יְדֵי חוֹבָתָן בִּנְדָרִים וּנְדָבוֹת וּבְמַעְשַׂר בְּהֵמָה. וְהַכֹּהֲנִים בְּחַטָּאוֹת וַאֲשָׁמוֹת וּבִבְכוֹר, וּבְחָזֶה וָשׁוֹק. אֲבָל לֹא בְּעוֹפוֹת, וְלֹא בִּמְנָחוֹת.
En général, les Israélites s’acquittent de leur obligation de manger des sacrifices de paix de réjouissance avec leurs vœux et offrandes volontaires donnés pendant l’année et sacrifiés lors de la Fête ; et également avec les dîmes animales. Et les prêtres s’acquittent de leur obligation de se réjouir avec la viande des sacrifices pour le péché et la culpabilité et avec les offrandes de premiers-nés, car les prêtres en reçoivent une part, ainsi qu’avec la poitrine et la cuisse des sacrifices de paix, auxquels ils ont aussi droit. Cependant, ils ne s’acquittent pas de leur obligation avec des oiseaux, par exemple un oiseau sacrifié comme sacrifice pour le péché, ni avec des offrandes de farine, car seule la consommation de viande constitue la réjouissance.
גְּמָ׳ אֶלָּא: עוֹלוֹת — בַּמּוֹעֵד הוּא דְּבָאוֹת מִן הַחוּלִּין, הָא בְּיוֹם טוֹב — מִן הַמַּעֲשֵׂר? אַמַּאי, דָּבָר שֶׁבְּחוֹבָה, הִיא! וְכׇל דָּבָר שֶׁבְּחוֹבָה, אֵינוֹ בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין.
GUEMARA : Lorsque la michna déclare que les holocaustes sacrifiés pendant les jours intermédiaires de la Fête peuvent provenir de biens non consacrés, cela conduit à la conclusion surprenante que pendant la Fête ils peuvent même provenir de la seconde dîme. La Guemara demande : Pourquoi cela devrait-il être le cas ? L’holocauste est une obligation, et il existe un principe selon lequel toute obligation concernant les offrandes ne peut provenir que de biens non consacrés qui ont été consacrés expressément à cette seule fin, et non de biens qui avaient été auparavant consacrés à une autre fin.
וְכִי תֵּימָא: הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּעוֹלוֹת בַּמּוֹעֵד בָּאוֹת, בְּיוֹם טוֹב אֵינָן בָּאוֹת, כְּמַאן — כְּבֵית שַׁמַּאי?!
Et si tu disais que cela nous enseigne que les holocaustes peuvent être offerts, c’est-à-dire sacrifiés, pendant les jours intermédiaires de la Fête, tandis que pendant la Fête ils ne peuvent pas être offerts du tout, selon l’opinion de qui est cette michna ? Elle est conforme à l’opinion de Beit Shammaï.
דִּתְנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְבִיאִין שְׁלָמִים וְאֵין סוֹמְכִין עֲלֵיהֶן, אֲבָל לֹא עוֹלוֹת. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְבִיאִין שְׁלָמִים וְעוֹלוֹת, וְסוֹמְכִין עֲלֵיהֶן.
Comme nous l’avons appris dans une michna (Beitza 19a), Beit Shammaï disent : On apporte des sacrifices de paix lors d’une fête, mais on ne pose pas les mains sur eux, car poser les mains sur un animal lors d’une fête est interdit par la loi rabbinique. Cependant, on ne peut pas offrir du tout des holocaustes, car ils ne sont pas consommés, et l’abattage n’est permis lors d’une fête que pour les besoins humains. Et Beit Hillel disent : On apporte à la fois des sacrifices de paix et des holocaustes, et on pose bien les mains sur eux. Il est peu probable qu’une michna anonyme suive l’opinion de Beit Shammaï, dont les décisions ne sont pas acceptées comme halakha.
חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: עוֹלוֹת נְדָרִים וּנְדָבוֹת — בַּמּוֹעֵד בָּאוֹת, בְּיוֹם טוֹב — אֵינָן בָּאוֹת. וְעוֹלַת רְאִיָּיה בָּאָה אֲפִילּוּ בְּיוֹם טוֹב, וּכְשֶׁהִיא בָּאָה — אֵינָהּ בָּאָה אֶלָּא מִן הַחוּלִּין. וְשַׁלְמֵי שִׂמְחָה בָּאִין אַף מִן הַמַּעֲשֵׂר. וַחֲגִיגַת יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל פֶּסַח, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מִן הַחוּלִּין, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מִן הַמַּעֲשֵׂר.
La Guemara répond : Cette michna est incomplète, et voici ce qu'elle enseigne : les holocaustes apportés en accomplissement d’un vœu ou comme offrande volontaire peuvent être apportés pendant les jours intermédiaires de la fête. Cependant, le jour de fête lui-même, ils ne peuvent pas être apportés. Et l’holocauste de comparution est apporté même le jour de fête, mais lorsqu’il est apporté, il ne peut provenir que de biens non consacrés, car il est obligatoire. Et les offrandes de paix de réjouissance peuvent même provenir de la seconde dîme. Et, en ce qui concerne l’offrande de paix de fête apportée le premier jour de Pessa'h, Beit Chammaï disent : Elle ne peut provenir que de biens non consacrés, et Beit Hillel disent : Elle peut même provenir de la seconde dîme.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: עוֹלוֹת, נְדָרִים וּנְדָבוֹת — בַּמּוֹעֵד בָּאוֹת, בְּיוֹם טוֹב — אֵינָן בָּאוֹת. וְעוֹלַת רְאִיָּיה בָּאָה אֲפִילּוּ בְּיוֹם טוֹב. וּכְשֶׁהִיא בָּאָה — אֵינָהּ בָּאָה אֶלָּא מִן הַחוּלִּין. וְשַׁלְמֵי שִׂמְחָה בָּאִין אַף מִן הַמַּעֲשֵׂר. וַחֲגִיגַת יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל פֶּסַח, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מִן הַחוּלִּין, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מִן הַמַּעֲשֵׂר.
Cet avis est également enseigné dans une baraita : les holocaustes apportés en accomplissement d’un vœu ou comme offrandes de don peuvent être apportés pendant les jours intermédiaires de la Fête. Cependant, pendant la Fête elle-même, ils ne peuvent pas être apportés. Et l’holocauste de comparution vient même pendant la Fête, mais lorsqu’il vient, il ne peut venir que de biens non consacrés. Et les sacrifices de paix de réjouissance peuvent venir même du second dîme. Et en ce qui concerne le sacrifice de paix de la Fête apporté le premier jour de la fête de Pessa'h, Beit Shammaï disent : il ne peut venir que de biens non consacrés, et Beit Hillel disent : il peut venir même du second dîme.
מַאי שְׁנָא חֲגִיגַת יוֹם טוֹב הָרִאשׁוֹן שֶׁל פֶּסַח? אָמַר רַב אָשֵׁי: הָא קָא מַשְׁמַע לַן, חֲגִיגַת חֲמִשָּׁה עָשָׂר — אִין, חֲגִיגַת אַרְבָּעָה עָשָׂר — לָא.
La Guemara demande : Qu’est-ce qui est différent au sujet de l’offrande de paix du Festival apportée le premier jour de la fête de Pessa'h ? Rav Ashi a dit : Cet accent mis sur la date précise nous enseigne que, pour l’offrande de paix du Festival du quinzième, c’est-à-dire les offrandes de pèlerinage de la fête apportées le premier jour de Pessa'h, oui, cette restriction s’applique ; cependant, pour l’offrande de paix du Festival du quatorzième, non, cette limitation n’est pas en vigueur. Si l’agneau pascal était trop petit pour un groupe, ils apportaient une offrande de paix supplémentaire afin que l’agneau pascal puisse être mangé lorsque l’on était déjà rassasié. Cette offrande était appelée l’offrande de paix du Festival du quatorze nissan. Puisque cette offrande n’est pas obligatoire, tout le monde convient qu’elle peut être achetée avec l’argent du second dîme.

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