מַאי דְּרַשׁ? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״וְאָתָא מֵרִבְבוֹת קֹדֶשׁ״ — אוֹת הוּא בָּרְבָבָה שֶׁלּוֹ.
La Guemara demande : quel verset a interprété Rabbi Akiva qui l’a empêché de commettre la même erreur que Aḥer ? Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : C’était le suivant : « Et Il est venu [ve’ata] des saintes myriades » (Deutéronome 33:2), qu’il a expliqué ainsi : Lui, Dieu, est unique [ot] parmi Ses myriades d’anges. Par conséquent, il savait qu’il n’avait vu qu’un ange.
וְרַבִּי אֲבָהוּ אָמַר: ״דָּגוּל מֵרְבָבָה״ — דּוּגְמָא הוּא בָּרְבָבָה שֶׁלּוֹ.
Et Rabbi Abbahu dit : Rabbi Akiva a interprété le verset : « Prééminent au-dessus d’une myriade » (Cantique des Cantiques 5:10) pour indiquer que Il est exemplaire parmi Sa myriade.
וְרֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: ״ה׳ צְבָאוֹת שְׁמוֹ״ — אָדוֹן הוּא בַּצָּבָא שֶׁלּוֹ.
Et Reish Lakish dit : Il a interprété le verset : « Le Seigneur des armées est Son nom » (Isaïe 48:2) ; Il est le Maître dans Son armée.
וְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״לֹא בָרוּחַ ה׳ וְאַחַר הָרוּחַ רַעַשׁ לֹא בָרַעַשׁ ה׳. וְאַחַר הָרַעַשׁ אֵשׁ לֹא בָאֵשׁ ה׳ וְאַחַר הָאֵשׁ קוֹל דְּמָמָה דַקָּה״, ״וְהִנֵּה ה׳ עוֹבֵר״.
Et Rav Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Il a interprété les versets : « Mais le Seigneur n’était pas dans le vent. Et après le vent, un tremblement de terre ; le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu ; mais le Seigneur n’était pas dans le feu. Et après le feu, une voix douce et subtile, » et il est dit dans ce verset : « Et voici, le Seigneur passait » (I Rois 19:11–12). Rabbi Akiva a utilisé ce verset afin de reconnaître le lieu de Sa présence et de s’abstenir d’y pénétrer.
תָּנוּ רַבָּנַן, שִׁשָּׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בַּשֵּׁדִים: שְׁלֹשָׁה כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת, וּשְׁלֹשָׁה כִּבְנֵי אָדָם. שְׁלֹשָׁה כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת — יֵשׁ לָהֶם כְּנָפַיִם כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת, וְטָסִין מִסּוֹף הָעוֹלָם וְעַד סוֹפוֹ כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת, וְיוֹדְעִין מַה שֶּׁעָתִיד לִהְיוֹת כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת.
§ La Guemara revient à la discussion des êtres célestes. Les Sages ont enseigné : Six affirmations ont été dites au sujet des démons : À trois égards ils sont comme les anges serviteurs, et à trois égards ils sont comme les humains. La baraita précise : À trois égards ils sont comme les anges serviteurs : Ils ont des ailes comme les anges serviteurs ; et ils volent d’une extrémité du monde à l’autre comme les anges serviteurs ; et ils savent ce qui sera dans l’avenir comme les anges serviteurs.
יוֹדְעִין סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא, שׁוֹמְעִין מֵאֲחוֹרֵי הַפַּרְגּוֹד, כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת.
La Guemara s’étonne de cette dernière affirmation : Vous viendrait-il à l’esprit qu’ils savent cela ? Même les anges ne connaissent pas l’avenir. Au contraire, ils entendent de derrière le rideau lorsque Dieu révèle quelque chose de l’avenir, comme les anges serviteurs.
וּשְׁלֹשָׁה כִּבְנֵי אָדָם — אוֹכְלִין וְשׁוֹתִין כִּבְנֵי אָדָם, פָּרִין וְרָבִין כִּבְנֵי אָדָם, וּמֵתִים כִּבְנֵי אָדָם.
Et à trois égards ils sont semblables aux humains : ils mangent et boivent comme les humains ; ils se multiplient comme les humains ; et ils meurent comme les humains.
שִׁשָּׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בִּבְנֵי אָדָם: שְׁלֹשָׁה כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת, שְׁלֹשָׁה כִּבְהֵמָה. שְׁלֹשָׁה כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת — יֵשׁ לָהֶם דַּעַת כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת, וּמְהַלְּכִין בְּקוֹמָה זְקוּפָה כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת, וּמְסַפְּרִים בִּלְשׁוֹן הַקֹּדֶשׁ כְּמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת. שְׁלֹשָׁה כִּבְהֵמָה — אוֹכְלִין וְשׁוֹתִין כִּבְהֵמָה, וּפָרִין וְרָבִין כִּבְהֵמָה, וּמוֹצִיאִין רְעִי כִּבְהֵמָה.
Six affirmations ont été dites au sujet des êtres humains : À trois égards, ils sont comme les anges serviteurs, et à trois égards ils sont comme les animaux. La baraita explique : À trois égards, ils sont comme les anges serviteurs : Ils ont de l’intelligence comme les anges serviteurs ; ils marchent droits comme les anges serviteurs ; et ils parlent dans la langue sainte comme les anges serviteurs. À trois égards, les êtres humains sont comme les animaux : Ils mangent et boivent comme les animaux ; ils se multiplient comme les animaux ; et ils émettent des excréments comme les animaux.
כׇּל הַמִּסְתַּכֵּל בְּאַרְבָּעָה דְּבָרִים רָתוּי לוֹ שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם כּוּ׳. בִּשְׁלָמָא מָה לְמַעְלָה מָה לְמַטָּה מָה לְאָחוֹר — לְחַיֵּי. אֶלָּא לְפָנִים — מָה דַּהֲוָה הֲוָה?
§ La michna a enseigné : Quiconque regarde quatre choses, il aurait mieux valu pour lui qu’il ne soit jamais entré dans le monde : quiconque réfléchit à ce qui est au-dessus du firmament ; à ce qui est au-dessous de la terre ; à ce qui était avant la création du monde ; et à ce qui sera après la fin du monde. La Guemara demande : Soit, il est interdit de réfléchir à ce qui est au-dessus, ce qui est au-dessous, et ce qui est après. Cela est compréhensible, puisqu’on examine des choses qui ne font pas partie du monde mais se trouvent au-delà de lui. Mais avant la création du monde, ce qui s’est passé s’est passé. Pourquoi est-il interdit de réfléchir à cela ?
רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי אֶלְעָזָר דְאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: מָשָׁל לְמֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁאָמַר לַעֲבָדָיו: בְּנוּ לִי פַּלְטֵירִין גְּדוֹלִין עַל הָאַשְׁפָּה. הָלְכוּ וּבָנוּ לוֹ, אֵין רְצוֹנוֹ שֶׁל מֶלֶךְ לְהַזְכִּיר שֵׁם אַשְׁפָּה.
La Guemara explique : Rabbi Yoḥanan et Rabbi Elazar disent tous deux : Cela peut être démontré au moyen d'une parabole au sujet d'un roi de chair et de sang qui dit à ses serviteurs : Construisez-moi de grands palais sur une décharge. Ils allèrent les construire pour lui. Il est clair que, dans ce cas, le roi ne souhaite pas qu'ils mentionnent la décharge. Ici aussi, Dieu ne veut pas que les gens se préoccupent du chaos qui a précédé le monde.
כׇּל שֶׁלֹּא חָס עַל כְּבוֹד קוֹנוֹ, רָתוּי לוֹ שֶׁלֹּא בָּא לְעוֹלָם. מַאי הִיא? רַבִּי אַבָּא אָמַר: זֶה הַמִּסְתַּכֵּל בַּקֶּשֶׁת. רַב יוֹסֵף אָמַר: זֶה הָעוֹבֵר עֲבֵירָה בַּסֵּתֶר. מִסְתַּכֵּל בַּקֶּשֶׁת, דִּכְתִיב: ״כְּמַרְאֵה הַקֶּשֶׁת אֲשֶׁר יִהְיֶה בֶעָנָן בְּיוֹם הַגֶּשֶׁם כֵּן מַרְאֵה הַנֹּגַהּ סָבִיב הוּא מַרְאֵה דְּמוּת כְּבוֹד ה׳״.
Il est enseigné dans la michna : Quiconque ne se soucie pas de l’honneur de son Créateur mériterait de n’être jamais venu au monde. La Guemara demande : Qu’est-ce que l’absence de souci pour l’honneur de son Créateur ? Rabbi Abba a dit : C’est quelqu’un qui regarde un arc-en-ciel. Rav Yossef a dit : C’est quelqu’un qui commet une transgression en privé. Ils précisent ensuite leurs opinions : Regarder un arc-en-ciel constitue un acte d’irrespect envers la Présence divine, comme il est écrit : « Comme l’aspect de l’arc qui est dans la nuée au jour de pluie, ainsi était l’aspect de la splendeur tout autour. C’était là l’aspect de la ressemblance de la gloire du Seigneur » (Ézéchiel 1:28), et c’est un déshonneur envers Dieu que de fixer Son image du regard.
רַב יוֹסֵף אָמַר: זֶה הָעוֹבֵר עֲבֵירָה בַּסֵּתֶר, כִּדְרַבִּי יִצְחָק. דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: כׇּל הָעוֹבֵר עֲבֵירָה בַּסֵּתֶר, כְּאִילּוּ דּוֹחֵק רַגְלֵי שְׁכִינָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳ הַשָּׁמַיִם כִּסְאִי וְהָאָרֶץ הֲדוֹם רַגְלָי״.
Rav Yosef a dit : C’est quelqu’un qui commet une transgression en privé, conformément à l’enseignement de Rabbi Yitzḥak, car Rabbi Yitzḥak a dit : Quiconque commet une transgression en privé, c’est comme s’il repoussait les pieds de la Présence divine, comme il est dit : « Ainsi parle le Seigneur : Les cieux sont Mon trône, et la terre l’escabeau de Mes pieds » (Isaïe 66:1). Si quelqu’un croit que personne ne peut voir ce qu’il fait en privé, c’est comme s’il disait que Dieu est absent de cet endroit. Il est donc comparé à quelqu’un qui tente d’éloigner Dieu de Son escabeau.
אִינִי?! וְהָאָמַר רַבִּי אִלְעָא הַזָּקֵן: אִם רוֹאֶה אָדָם שֶׁיִּצְרוֹ מִתְגַּבֵּר עָלָיו — יֵלֵךְ לְמָקוֹם שֶׁאֵין מַכִּירִין אוֹתוֹ, וְיִלְבַּשׁ שְׁחוֹרִין וְיִתְעַטֵּף שְׁחוֹרִין, וְיַעֲשֶׂה מַה שֶּׁלִּבּוֹ חָפֵץ, וְאַל יְחַלֵּל שֵׁם שָׁמַיִם בְּפַרְהֶסְיָא! לָא קַשְׁיָא: הָא — דְּמָצֵי כָּיֵיף לֵיהּ לְיִצְרֵיהּ, הָא — דְּלָא מָצֵי כָּיֵיף לְיִצְרֵיהּ.
La Guemara soulève une difficulté : Et est-ce bien le cas ? Mais Rabbi Ela l’Ancien n’a-t-il pas dit : Si une personne voit que son penchant la domine, qu’elle aille dans un endroit où elle n’est pas connue, qu’elle porte du noir et s’enveloppe de noir, à la manière des endeuillés, car elle doit avoir honte de sa faiblesse, et qu’elle fasse là-bas ce que son cœur désire, mais qu’elle ne profane pas le Nom du Ciel en public. Cela montre que pécher en privé est parfois préférable à l’accomplissement public d’une transgression. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Ce cas, où celui qui commet une transgression en public ne se soucie pas de l’honneur de son Créateur, se produit lorsqu’on est capable de surmonter son penchant et qu’on ne le fait pas. Cet autre cas, où il est préférable de pécher en privé, se produit lorsqu’on est incapable de surmonter son penchant. Il lui est donc conseillé, à tout le moins, de s’abstenir de profaner le nom de Dieu en public.
דָּרֵשׁ רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי נַחְמָנִי מְתוּרְגְּמָנֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ: כׇּל הַמִּסְתַּכֵּל בִּשְׁלֹשָׁה דְּבָרִים עֵינָיו כֵּהוֹת: בַּקֶּשֶׁת, וּבַנָּשִׂיא, וּבַכֹּהֲנִים. בַּקֶּשֶׁת — דִּכְתִיב: ״כְּמַרְאֵה הַקֶּשֶׁת אֲשֶׁר יִהְיֶה בֶעָנָן בְּיוֹם הַגֶּשֶׁם הוּא מַרְאֵה דְּמוּת כְּבוֹד ה׳״. בַּנָּשִׂיא — דִּכְתִיב: ״וְנָתַתָּ מֵהוֹדְךָ עָלָיו״. הַמִּסְתַּכֵּל בַּכֹּהֲנִים בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, שֶׁהָיוּ עוֹמְדִין עַל דּוּכָנָן וּמְבָרְכִין אֶת יִשְׂרָאֵל בַּשֵּׁם הַמְפוֹרָשׁ.
Rabbi Yehuda, fils de Rabbi Naḥmani, le diffuseur de Reish Lakish, a interprété un verset de manière homilétique : Quiconque regarde les trois choses suivantes, ses yeux s’obscurciront : celui qui regarde un arc-en-ciel, un Nasi et les prêtres. Il explique : Un arc-en-ciel, comme il est écrit : « Comme l’aspect de l’arc qui est dans la nuée au jour de pluie, ainsi était l’aspect de la splendeur tout autour ; tel était l’aspect de la ressemblance de la gloire du Seigneur » (Ézéchiel 1:28). Un Nasi, comme il est écrit : « Tu mettras sur lui une part de ta splendeur » (Nombres 27:20), ce qui indique que la splendeur de la Présence divine reposait sur Moïse, qui était le Nasi d’Israël. Le troisième point, regarder les prêtres, fait référence à celui qui regarde les prêtres lorsque le Temple est debout, car ils se tenaient sur leur estrade et bénissaient Israël avec le nom ineffable, moment où la Présence divine reposait au-dessus des jointures de leurs doigts.
דָּרֵשׁ רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי נַחְמָנִי מְתוּרְגְּמָנֵיהּ דְּרֵישׁ לָקִישׁ, מַאי דִּכְתִיב: ״אַל תַּאֲמִינוּ בְרֵעַ אַל תִּבְטְחוּ בְּאַלּוּף״ — אִם יֹאמַר לְךָ יֵצֶר הָרָע, חֲטוֹא וְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מוֹחֵל אַל תַּאֲמֵן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַל תַּאֲמִינוּ בְרֵעַ״, וְאֵין ״רַע״ אֶלָּא יֵצֶר הָרַע שֶׁנֶּאֱמַר ״כִּי יֵצֶר לֵב הָאָדָם רַע״,
À propos de ce Sage, la Guemara cite une autre de ses déclarations : Rabbi Yehuda, fils de Rabbi Naḥmani, le transmetteur de Reish Lakish, a interprété un verset de manière homilétique : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Ne mets pas ta confiance dans un compagnon, ne place pas ton assurance dans un ami intime » (Michée 7:5) ? Si le mauvais penchant te dit : Péche, et le Saint, Béni soit-Il, pardonnera, ne lui fais pas confiance, car il est dit : « Ne mets pas ta confiance dans un compagnon [rei’a]. » Et rei’a ne désigne nul autre que le mauvais [ra] penchant, comme il est dit : « Car le penchant du cœur de l’homme est mauvais [ra] » (Genèse 8:21).
וְאֵין ״אַלּוּף״ אֶלָּא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַלּוּף נְעוּרַי אָתָּה״. שֶׁמָּא תֹּאמַר מִי מֵעִיד בִּי? אַבְנֵי בֵיתוֹ וְקוֹרוֹת בֵּיתוֹ שֶׁל אָדָם הֵם מְעִידִין בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי אֶבֶן מִקִּיר תִּזְעָק וְכָפִיס מֵעֵץ יַעֲנֶנָּה״,
Et « ami intime » ne désigne nul autre que le Saint, béni soit-Il, comme il est dit : « Tu es l’ami intime de ma jeunesse » (Jérémie 3:4). De peur que tu ne dises : Puisque j’agis en privé, qui témoignera contre moi ? Les pierres de la maison et les poutres de la maison de chaque personne témoignent contre elle, comme il est dit : « Car la pierre criera du mur, et la poutre du bois lui répondra » (Habacuc 2:11).
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: נִשְׁמָתוֹ שֶׁל אָדָם מְעִידָה בּוֹ שֶׁנֶּאֱמַר ״מִשֹּׁכֶבֶת חֵיקֶךָ שְׁמוֹר פִּתְחֵי פִיךָ״, (אִי זוֹ הִיא דָּבָר שֶׁשּׁוֹכֶבֶת) [אֵי זֶה הוּא דָּבָר שֶׁשָּׁרוּי] בְּחֵיקוֹ שֶׁל אָדָם — הֱוֵי אוֹמֵר: זוֹ נְשָׁמָה. רַבִּי זְרִיקָא אֹמֵר: שְׁנֵי מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת הַמְלַוִּין אוֹתוֹ, הֵן מְעִידִין בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי מַלְאָכָיו יְצַוֶּה לָּךְ לִשְׁמָרְךָ בְּכׇל דְּרָכֶיךָ״. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵבָרָיו שֶׁל אָדָם מְעִידִין בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַתֶּם עֵדַי נְאֻם ה' וַאֲנִי אֵל״.
Et les Sages disent : l’âme d’une personne témoignera elle-même contre elle, comme il est dit : « Garde les portes de ta bouche de celle qui repose dans ton sein » (Michée 7:5). Quelle chose repose dans le sein d’une personne ? Il faut dire que c’est son âme. Rabbi Zerika a dit : Les deux anges serviteurs qui l’accompagnent, c’est-à-dire chaque individu, témoignent contre lui, comme il est dit : « Car Il ordonnera à Ses anges à ton sujet, afin de te garder dans toutes tes voies » (Psaumes 91:11). Et les Sages disent : les membres d’une personne témoignent contre elle, comme il est dit : « C’est pourquoi vous êtes Mes témoins, dit le Seigneur, et Je suis Dieu » (Isaïe 43:12), ce qui indique que chaque individu devient son propre témoin et témoigne contre lui-même au Jour du Jugement.
מַתְנִי׳ יוֹסֵי בֶּן יוֹעֶזֶר אוֹמֵר שֶׁלֹּא לִסְמוֹךְ, יוֹסֵף בֶּן יוֹחָנָן אוֹמֵר לִסְמוֹךְ. יְהוֹשֻׁעַ בֶּן פְּרַחְיָה אוֹמֵר שֶׁלֹּא לִסְמוֹךְ, נִיתַּאי הַאַרְבֵּלִי אוֹמֵר לִסְמוֹךְ. יְהוּדָה בֶּן טָבַאי אוֹמֵר שֶׁלֹּא לִסְמוֹךְ, שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח אוֹמֵר לִסְמוֹךְ. שְׁמַעְיָה אוֹמֵר לִסְמוֹךְ, אַבְטַלְיוֹן אוֹמֵר שֶׁלֹּא לִסְמוֹךְ. הִלֵּל וּמְנַחֵם לֹא נֶחְלְקוּ. יָצָא מְנַחֵם, נִכְנַס שַׁמַּאי. שַׁמַּאי אוֹמֵר שֶׁלֹּא לִסְמוֹךְ, הִלֵּל אוֹמֵר לִסְמוֹךְ.
MICHNA :Yosei ben Yo’ezer dit de ne pas poser les mains sur les offrandes avant de les abattre pendant une fête, car cela est considéré comme l’accomplissement d’un travail avec un animal pendant une fête. Son collègue, Yosef ben Yoḥanan, dit de les poser ; Yehoshua ben Peraḥya dit de ne pas les poser ; Nitai HaArbeli dit de les poser ; Yehuda ben Tabbai dit de ne pas les poser ; Shimon ben Shataḥ dit de les poser ; Shemaya dit de les poser ; Avtalyon dit de ne pas les poser. Hillel et Menaḥem n’étaient pas en désaccord sur cette question. Menaḥem partit de son poste, et Shammaï entra à sa place. Shammaï dit de ne pas les poser ; Hillel dit de les poser.