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תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: פַּעַם אַחַת נִכְנַסְתִּי אַחַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ לְבֵית הַכִּסֵּא, וְלָמַדְתִּי מִמֶּנּוּ שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים: לָמַדְתִּי שֶׁאֵין נִפְנִין מִזְרָח וּמַעֲרָב אֶלָּא צָפוֹן וְדָרוֹם, וְלָמַדְתִּי שֶׁאֵין נִפְרָעִין מְעוּמָּד אֶלָּא מְיוּשָּׁב, וְלָמַדְתִּי שֶׁאֵין מְקַנְּחִין בְּיָמִין אֶלָּא בִּשְׂמֹאל. אָמַר לוֹ בֶּן עַזַּאי: עַד כָּאן הֵעַזְתָּ פָּנֶיךָ בְּרַבְּךָ?! אָמַר לוֹ תּוֹרָה הִיא, וְלִלְמוֹד אֲנִי צָרִיךְ.
Il a été enseigné dans une baraita du traité Derekh Eretz que Rabbi Akiva a dit : Un jour, je suis entré aux toilettes après mon maître, Rabbi Yehoshua, et j’ai appris trois choses en observant son comportement : J’ai appris qu’on ne doit pas déféquer en faisant face à l’est et à l’ouest, mais plutôt en faisant face au nord et au sud ; j’ai appris qu’on ne doit pas se découvrir en étant debout, mais en étant assis, par souci de pudeur ; et j’ai appris qu’on ne doit pas s’essuyer avec la main droite, mais avec la gauche. Ben Azzai, élève de Rabbi Akiva, lui dit : As-tu été impertinent envers ton maître à ce point au point d’observer autant ? Il répondit : C’est la Torah, et je dois apprendre.
תַּנְיָא, בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: פַּעַם אַחַת נִכְנַסְתִּי אַחַר רַבִּי עֲקִיבָא לְבֵית הַכִּסֵּא, וְלָמַדְתִּי מִמֶּנּוּ שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים: לָמַדְתִּי שֶׁאֵין נִפְנִין מִזְרָח וּמַעֲרָב אֶלָּא צָפוֹן וְדָרוֹם, וְלָמַדְתִּי שֶׁאֵין נִפְרָעִין מְעוּמָּד אֶלָּא מְיוּשָּׁב, וְלָמַדְתִּי שֶׁאֵין מְקַנְּחִין בְּיָמִין אֶלָּא בִּשְׂמֹאל. אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה: עַד כָּאן הֵעַזְתָּ פָּנֶיךָ בְּרַבְּךָ?! אָמַר לוֹ: תּוֹרָה הִיא, וְלִלְמוֹד אֲנִי צָרִיךְ.
De même, nous avons appris dans une baraita : Ben Azzai a dit : Une fois, je suis entré dans des toilettes après Rabbi Akiva, et j’ai appris trois choses en observant son comportement : J’ai appris qu’on ne doit pas déféquer en faisant face à l’est et à l’ouest, mais plutôt en faisant face au nord et au sud ; j’ai appris qu’on ne doit pas se découvrir en étant debout, mais en étant assis ; et j’ai appris qu’on ne doit pas s’essuyer avec la main droite, mais avec la gauche. Rabbi Yehuda lui dit : As-tu été insolent envers ton maître à ce point ? Il répondit : C’est la Torah, et je dois apprendre.
רַב כָּהֲנָא עָל, גְּנָא תּוּתֵיהּ פּוּרְיֵיהּ דְּרַב. שַׁמְעֵיהּ דְּשָׂח וְשָׂחַק וְעָשָׂה צְרָכָיו. אֲמַר לֵיהּ: דָּמֵי פּוּמֵּיהּ דְּאַבָּא כִּדְלָא שָׂרֵיף תַּבְשִׁילָא. אֲמַר לֵיהּ: כָּהֲנָא, הָכָא אַתְּ? פּוּק, דְּלָאו אֹרַח אַרְעָא. אֲמַר לֵיהּ: תּוֹרָה הִיא, וְלִלְמוֹד אֲנִי צָרִיךְ.
Dans le même ordre d’idées, la Guemara rapporte que Rav Kahana entra et s’allongea sous le lit de Rav. Il entendit Rav bavarder et rire avec sa femme, et satisfaire ses besoins, c’est-à-dire avoir des relations avec elle. Rav Kahana dit à Rav : La bouche de Abba, Rav, est comme celle de quelqu’un qui n’a jamais mangé un plat cuit, c’est-à-dire que son comportement était lubrique. Rav lui dit : Kahana, tu es ici ? Sors, car c’est une manière de se comporter indésirable. Rav Kahana lui dit : C’est la Torah, et je dois apprendre.
מִפְּנֵי מָה אֵין מְקַנְּחִין בְּיָמִין אֶלָּא בִּשְׂמֹאל? אָמַר רָבָא: מִפְּנֵי שֶׁהַתּוֹרָה נִיתְּנָה בְּיָמִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִימִינוֹ אֵשׁ דָּת לָמוֹ״. רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁהִיא קְרוֹבָה לַפֶּה. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁקּוֹשֵׁר בָּהּ תְּפִילִּין. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: מִפְּנֵי שֶׁמַּרְאֶה בָּהּ טַעֲמֵי תוֹרָה.
La Guemara demande : Pourquoi ne faut-il pas s’essuyer avec la main droite, mais avec la gauche ? Rava a dit : Parce que la Torah a été donnée avec la droite, comme il est dit : « À Sa droite était pour eux une loi de feu » (Deutéronome 33:2). Rabba bar bar Ḥana a dit : Parce que la main droite est proche de la bouche, c’est-à-dire que les gens mangent avec la main droite. Et Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Parce qu’on attache les phylactères sur le bras gauche avec la main droite. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Parce qu’on indique les signes de cantillation de la Torah avec la main droite.
כְּתַנָּאֵי. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מִפְּנֵי שֶׁאוֹכֵל בָּהּ. רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: מִפְּנֵי שֶׁכּוֹתֵב בָּהּ. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מִפְּנֵי שֶׁמַּרְאֶה בָּהּ טַעֲמֵי תוֹרָה.
La Guemara note que cela est parallèle à une controverse tannaïtique : Rabbi Eliezer dit : Il est interdit de s’essuyer avec la main droite parce qu’on mange avec elle. Rabbi Yehoshoua dit : Parce qu’on écrit avec elle. Rabbi Akiva dit : Parce qu’on montre avec elle les notes de la Torah.
אָמַר רַבִּי תַּנְחוּם בַּר חֲנִילַאי: כׇּל הַצָּנוּעַ בְּבֵית הַכִּסֵּא נִצּוֹל מִשְּׁלֹשָׁה דְּבָרִים — מִן הַנְּחָשִׁים, וּמִן הָעַקְרַבִּים, וּמִן הַמַּזִּיקִין. וְיֵשׁ אוֹמְרִים אַף חֲלוֹמוֹתָיו מְיוּשָּׁבִים עָלָיו.
Rabbi Tanḥum bar Ḥanilai a dit : Quiconque est pudique aux toilettes sera sauvé de trois choses : des serpents, des scorpions et des démons. Et certains disent que même ses rêves seront apaisés pour lui.
הַהוּא בֵּית הַכִּסֵּא דַּהֲוָה בִּטְבֶרְיָא, כִּי הֲווֹ עָיְילִי בֵּיהּ בֵּי תְרֵי — אֲפִילּוּ בִּימָמָא מִתַּזְּקִי. רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי הֲווֹ עָיְילִי בֵּיהּ חַד וְחַד לְחוֹדֵיהּ — וְלָא מִתַּזְּקִי. אָמְרִי לְהוּ רַבָּנַן: לָא מִסְתְּפֵיתוּ? אָמְרִי לְהוּ: אֲנַן קַבָּלָה גְּמִירִינַן, קַבָּלָה דְּבֵית הַכִּסֵּא — צְנִיעוּתָא וּשְׁתִיקוּתָא. קַבָּלָה דְיִסּוּרֵי — שְׁתִיקוּתָא וּמִבְעֵי רַחֲמֵי.
La Guemara raconte : Il y avait des toilettes particulières dans la ville de Tibériade, où, lorsque deux personnes y entraient, même pendant la journée, elles subissaient un préjudice causé par des démons. Lorsque Rabbi Ami et Rabbi Assi entraient chacun seul, ils ne subissaient aucun préjudice. Les Sages leur dirent : N’avez-vous pas peur ? Rabbi Ami et Rabbi Assi leur dirent : Nous avons appris par tradition : La tradition pour éviter le danger dans les toilettes est de se conduire avec pudeur et silence. La tradition pour mettre fin à la souffrance est avec silence et prière.
אַבָּיֵי מְרַבְּיָא לֵיהּ אִמֵּיהּ אִמְּרָא לְמֵיעַל בַּהֲדֵיהּ לְבֵית הַכִּסֵּא. וּלְרַבֵּי לֵיהּ גַּדְיָא! שָׂעִיר בְּשָׂעִיר מִיחַלַּף.
Comme la peur des démons dans les toilettes était répandue, la Guemara rapporte : la mère d’Abaye éleva un agneau pour l’accompagner aux toilettes. La Guemara objecte : elle aurait dû lui élever une chèvre. La Guemara répond : une chèvre pouvait être confondue avec un démon-chèvre. Puisque le démon comme la chèvre sont appelés sa’ir, ils craignaient d’amener une chèvre dans un endroit fréquenté par des démons.
רָבָא, מִקַּמֵּי דַּהֲוָה רֵישָׁא, מְקַרְקְשָׁא לֵיהּ בַּת רַב חִסְדָּא אַמְגּוּזָא בְּלָקָנָא. בָּתַר דִּמְלַךְ, עֲבַדָא לֵיהּ כַּוְּותָא, וּמַנְּחָא לֵיהּ יְדָא אַרֵישֵׁיהּ.
Avant que Rava ne devienne le chef de la yeshiva, sa femme, la fille de Rav Ḥisda, faisait cliqueter une noix dans un récipient en cuivre pour lui. C’était afin de repousser les démons lorsqu’il était aux toilettes. Après avoir été choisi pour présider en tant que chef de la yeshiva, il eut besoin d’un degré supplémentaire de protection, alors elle lui aménagea une fenêtre, en face de l’endroit où il déféquait, et posa sa main sur sa tête.
אָמַר עוּלָּא: אֲחוֹרֵי הַגָּדֵר — נִפְנֶה מִיָּד. וּבַבִּקְעָה, כׇּל זְמַן שֶׁמִּתְעַטֵּשׁ וְאֵין חֲבֵרוֹ שׁוֹמֵעַ. אִיסִי בַּר נָתָן מַתְנֵי הָכִי: אֲחוֹרֵי הַגָּדֵר, כׇּל זְמַן שֶׁמִּתְעַטֵּשׁ וְאֵין חֲבֵרוֹ שׁוֹמֵעַ, וּבַבִּקְעָה — כׇּל זְמַן שֶׁאֵין חֲבֵרוֹ רוֹאֵהוּ.
En ce qui concerne l’endroit où l’on peut ou non aller pour déféquer, Ulla a dit : Derrière une clôture, on n’a pas besoin de s’éloigner des gens et on peut déféquer immédiatement. Dans une vallée ou un champ ouvert, il faut s’éloigner suffisamment pour que, si l’on émet des gaz, personne ne l’entende. Isi bar Natan a enseigné ce qui suit : Derrière une clôture il faut s’éloigner suffisamment pour que, si l’on émet des gaz, un autre ne l’entende pas, et dans une vallée, il faut s’éloigner suffisamment pour que personne ne puisse le voir.
מֵיתִיבִי: יוֹצְאִין מִפֶּתַח בֵּית הַבַּד, וְנִפְנִין לַאֲחוֹרֵי הַגָּדֵר, וְהֵן טְהוֹרִין!
La Guemara soulève une objection sur la base de ce que nous avons appris dans une michna de Teharot : Les ouvriers manuels, qui relèvent généralement de la catégorie des am ha’aretz et ne sont pas habituellement vigilants à l’égard des lois de pureté rituelle, sortent par l’entrée du pressoir à olives, défèquent derrière la clôture et sont rituellement purs. Il n’y a aucune raison de craindre qu’ils aient pu devenir impurs entre-temps. Cela indique qu’une plus grande distance est inutile.
בִּטְהָרוֹת הֵקֵלּוּ.
La Guemara répond : En ce qui concerne les lois de pureté rituelle, ils ont été indulgents. Afin d’assurer le maintien de la pureté, ils ont été indulgents et n’ont pas exigé une plus grande distance.
תָּא שְׁמַע: כַּמָּה יַרְחִקוּ וְיִהְיוּ טְהוֹרִין — כְּדֵי שֶׁיְּהֵא רוֹאֵהוּ! שָׁאנֵי אוֹכְלֵי טְהָרוֹת, דַּאֲקִילּוּ בְּהוּ רַבָּנַן.
Viens et écoute de ce que nous avons appris : Jusqu’à quelle distance les ouvriers peuvent-ils s’éloigner, et les fruits et l’huile resteront-ils purs ? Ils peuvent s’éloigner seulement jusqu’au point où il le voit encore. Cela contredit l’opinion de Isi bar Natan, qui exigeait qu’ils s’éloignent suffisamment pour ne pas être vus. La Guemara répond : Ceux qui mangent en pureté sont différents, car les Sages ont été indulgents avec eux.
רַב אָשֵׁי אָמַר: מַאי ״כׇּל זְמַן שֶׁאֵין חֲבֵרוֹ רוֹאֶה״ דְּקָאָמַר אִיסִי בַּר נָתָן — כׇּל זְמַן שֶׁאֵין חֲבֵרוֹ רוֹאֶה אֶת פֵּרוּעוֹ, אֲבָל לְדִידֵיהּ חָזֵי לֵיהּ.
Rav Ashi a dit : Quel est le sens de : Tant qu’un autre ne le voit pas, ce qui était le critère qu’Isi bar Natan a énoncé ? Il suffit qu’une autre personne ne puisse pas voir sa nudité, bien qu’elle le voie lui.
הַהוּא סַפְדָנָא דִּנְחֵית קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן, אֲמַר: ״הַאי צָנוּעַ בְּאוֹרְחוֹתָיו הֲוָה״. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: אַתְּ עֲיַילְתְּ בַּהֲדֵיהּ לְבֵית הַכִּסֵּא וְיָדְעַתְּ אִי צָנוּעַ אִי לָא? דְּתַנְיָא: אֵין קוֹרִין ״צָנוּעַ״ אֶלָּא לְמִי שֶׁצָּנוּעַ בְּבֵית הַכִּסֵּא.
La Guemara raconte : Il y avait un certain orateur funèbre qui alla faire l’éloge d’un personnage important en présence de Rav Naḥman. Au sujet du défunt, il dit : Cet homme était modeste dans ses voies. Rav Naḥman lui dit : Es-tu allé aux toilettes avec lui et sais-tu s’il était modeste ou non ? Comme nous l’avons appris dans une baraita : On ne peut qualifier de modeste que celui qui est modeste même aux toilettes, lorsqu’il n’y a personne d’autre.
וְרַב נַחְמָן מַאי נָפְקָא לֵיהּ מִינֵּיהּ? מִשּׁוּם דְּתַנְיָא: כְּשֵׁם שֶׁנִּפְרָעִין מִן הַמֵּתִים כָּךְ נִפְרָעִין מִן הַסַּפְדָנִין, וּמִן הָעוֹנִין אַחֲרֵיהֶן.
La Guemara demande : Et quelle différence cela faisait-il pour Rav Naḥman, pour qu’il insiste autant sur les détails de savoir si cet homme était modeste ou non ? La Guemara répond : Parce qu’il a été enseigné dans une baraita : De même que les défunts sont punis, ainsi le sont aussi ceux qui prononcent l’éloge funèbre et ceux qui répondent après eux.Les défunts sont punis pour les transgressions commises de leur vivant. Ceux qui prononcent l’éloge funèbre et ceux qui répondent sont punis pour avoir accepté l’attribution de vertus que le défunt ne possédait pas.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ צָנוּעַ — זֶה הַנִּפְנֶה בַּלַּיְלָה בַּמָּקוֹם שֶׁנִּפְנָה בַּיּוֹם.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Qui est une personne modeste ? C’est celui qui défèque la nuit là où il défèque pendant le jour, c’est-à-dire qui s’éloigne la nuit, pour se soulager, pas moins qu’il ne s’éloigne pendant le jour.
אִינִי?! וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לְעוֹלָם יַנְהִיג אָדָם אֶת עַצְמוֹ שַׁחֲרִית וְעַרְבִית, כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהֵא צָרִיךְ לְהִתְרַחֵק! וְתוּ, רָבָא בִּימָמָא הֲוָה אָזֵיל עַד מִיל, וּבְלֵילְיָא אָמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: פַּנּוֹ לִי דּוּכְתָּא בִּרְחוֹבָא דְמָתָא. וְכֵן אָמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְשַׁמָּעֵיהּ: חֲזִי מַאן דְּאִיכָּא אֲחוֹרֵי בֵּית חֶבְרַיָּא, דְּבָעֵינָא לְמִפְנֵי! לָא תֵּימָא בַּמָּקוֹם, אֶלָּא אֵימָא: כְּדֶרֶךְ שֶׁנִּפְנָה בַּיּוֹם.
La Guemara objecte : Est-ce bien le cas ? Rav Yehouda n’a-t-il pas dit que Rav a dit : Une personne doit toujours s’habituer à déféquer le matin et la nuit, lorsqu’il fait sombre, afin de ne pas avoir à s’éloigner ? De plus, pendant la journée, Rava allait jusqu’à un mil hors de la ville, et la nuit il disait à son serviteur : Prépare-moi une place dans la rue de la ville. Et de même, Rabbi Zeira disait à son serviteur : Vois qui se trouve derrière la maison d’étude, car j’ai besoin de déféquer. Ces Sages ne déféquaient pas la nuit au même endroit où ils déféquaient pendant la journée. Au contraire, corrige l’énoncé et dis ainsi : De la manière dont une personne défèque pendant la journée, c’est-à-dire qu’elle doit se conduire la nuit avec le même degré de pudeur avec lequel elle enlève ses vêtements lorsqu’elle défèque pendant la journée.
רַב אָשֵׁי אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא בַּמָּקוֹם, לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְקֶרֶן זָוִית.
Rav Ashi a dit : Même si tu dis que le texte peut rester tel qu’il était : Là où il défèque pendant la journée, cela n’était nécessaire que dans le cas d’un coin, où l’on peut se dissimuler. Par souci de pudeur, il doit contourner le coin la nuit, tout comme il le fait pendant la journée.
גּוּפָא. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לְעוֹלָם יַנְהִיג אָדָם אֶת עַצְמוֹ שַׁחֲרִית וְעַרְבִית, כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהֵא צָרִיךְ לְהִתְרַחֵק.
La Guemara traite de la question elle-même. Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Une personne doit toujours s’habituer à déféquer tôt le matin et tard la nuit afin de ne pas avoir à s’éloigner.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: הַשְׁכֵּם וָצֵא, הַעֲרֵב וָצֵא, כְּדֵי שֶׁלֹּא תִּתְרַחֵק. מַשְׁמֵשׁ וָשֵׁב, וְאַל תֵּשֵׁב וּתְמַשְׁמֵשׁ, שֶׁכָּל הַיּוֹשֵׁב וּמְמַשְׁמֵשׁ — אֲפִילּוּ עוֹשִׂין כְּשָׁפִים בְּאַסְפַּמְיָא, בָּאִין עָלָיו.
Cet avis a également été enseigné dans une baraita : Ben Azzai a dit : Lève-toi tôt le matin et va déféquer, attends le soir et va déféquer, afin que tu n’aies pas besoin de t’éloigner. Il a aussi dit : Touche d’abord autour de l’anus pour aider à l’ouverture des orifices puis assieds-toi ; ne t’assieds pas et ensuite ne touche pas, car quiconque s’assied et ensuite touche, même si de la sorcellerie est pratiquée en un lieu lointain comme Aspamia, la sorcellerie viendra sur lui.
וְאִי אִנְּשִׁי וִיתִיב וְאַחַר כָּךְ מַשְׁמֵשׁ, מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? — כִּי קָאֵי, לֵימָא הָכִי: ״לָא לִי לָא לִי, לָא תַּחִים וְלָא תַּחְתִּים, לָא הָנֵי וְלָא מֵהָנֵי, לָא חַרְשֵׁי דְחַרָּשָׁא וְלָא חַרְשֵׁי דְחַרָּשְׁתָא״.
La Guemara dit : Et si quelqu’un oublie, s’assied puis touche, quel est son remède ? Quand il se lève, il doit réciter l’incantation suivante : Pas pour moi, pas pour moi, ni taḥim ni taḥtim, types de sorcellerie, ni ceux-ci ni de ceux-ci, ni la sorcellerie d’un sorcier ni la sorcellerie d’une sorcière.

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