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הַכֹּל לְטוֹבָה.
Il agit pour le mieux.
וְאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: לְעוֹלָם יִהְיוּ דְּבָרָיו שֶׁל אָדָם מוּעָטִין לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַל תְּבַהֵל עַל פִּיךָ וְלִבְּךָ אַל יְמַהֵר לְהוֹצִיא דָבָר לִפְנֵי הָאֱלֹהִים כִּי הָאֱלֹהִים בַּשָּׁמַיִם וְאַתָּה עַל הָאָרֶץ עַל כֵּן יִהְיוּ דְבָרֶיךָ מְעַטִּים״.
Et Rav Huna dit que Rav dit au nom de Rabbi Meir : Les paroles d’une personne devraient תמיד être peu nombreuses devant le Saint, béni soit-Il, comme il est dit : « Ne te précipite pas avec ta bouche, et que ton cœur ne se hâte pas de prononcer une parole devant Dieu ; car Dieu est au ciel, et toi sur la terre. C’est pourquoi que tes paroles soient peu nombreuses » (Ecclésiaste 5:1).
דָּרַשׁ רַב נַחְמָן בַּר רַב חִסְדָּא: מַאי דִּכְתִיב ״וַיִּיצֶר ה׳ אֱלֹהִים אֶת הָאָדָם״ בִּשְׁנֵי יוֹדִין? — שְׁנֵי יְצָרִים בָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, אֶחָד יֵצֶר טוֹב וְאֶחָד יֵצֶר רָע.
Rav Naḥman bar Rav Ḥisda a interprété cela de manière homilétique : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Alors le Seigneur Dieu forma [vayyitzer] l’homme » (Genèse 2:7), avec un double yod ? Ce double yod fait allusion au fait que le Saint, béni soit-Il, a créé deux penchants : un bon penchant et un mauvais penchant.
מַתְקִיף לַהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אֶלָּא מֵעַתָּה, בְּהֵמָה דְּלָא כְּתִיב בַּהּ ״וַיִּיצֶר״ לֵית לַהּ יִצְרָא? וְהָא קָא חֲזֵינַן דְּמַזְּקָא וְנָשְׁכָא וּבָעֲטָא! אֶלָּא כִּדְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי, דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי ״אוֹי לִי מִיּוֹצְרִי וְאוֹי לִי מִיִּצְרִי״.
Rav Naḥman bar Yitzḥak s’oppose vivement à cela : Si tel est le cas, un animal, au sujet duquel vayyitzer n’est pas écrit avec un double yod, n’a-t-il pas d’inclination ? Ne voyons-nous pas qu’il cause des dommages, mord et rue ? Plutôt, il faut interpréter le double yod de manière homilétique, conformément à l’opinion de Rabbi Shimon ben Pazi, comme Rabbi Shimon ben Pazi l’a dit : Cela fait allusion à la difficulté de la vie humaine ; malheur à moi à cause de mon Créateur [yotzri] et malheur à moi à cause de mon inclination [yitzri]. Si l’on choisit de suivre soit son Créateur soit son inclination, malheur à lui à cause de l’autre.
אִי נָמֵי כִּדְרַבִּי יִרְמְיָה בֶּן אֶלְעָזָר. דְּאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בֶּן אֶלְעָזָר: דּוּ פַּרְצוּפִין בָּרָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בָּאָדָם הָרִאשׁוֹן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אָחוֹר וָקֶדֶם צַרְתָּנִי״.
Alternativement, cette duplication dans le langage de la création peut être expliquée conformément à la déclaration de Rabbi Yirmeya ben Elazar, car Rabbi Yirmeya ben Elazar a dit : Le Saint, béni soit-Il, a créé deux visages [du partzufin] chez Adam, le premier homme ; il fut créé à la fois mâle et femelle dans un seul corps, comme il est dit : « Tu m’as formé [tzartani] derrière et devant » (Psaumes 139:5) ; tzartani dérive du mot tzura [visage]. Dieu a formé deux visages dans une seule création, derrière et devant.
״וַיִּבֶן ה׳ אֱלֹהִים אֶת הַצֵּלָע״.
Il est écrit : « Et la tzela que le Seigneur Dieu avait prise de l’homme, fit une femme et l’amena à l’homme » (Genèse 2:22).
רַב וּשְׁמוּאֵל: חַד אָמַר פַּרְצוּף. וְחַד אָמַר זָנָב.
Rav et Shmuel sont en désaccord sur le sens du mot tzela : L’un a dit : Cela signifie visage. Ève était à l’origine un visage ou un côté d’Adam. Et l’un a dit : Cela signifie queue, ce qu’il explique en voulant dire que le tzela était un appendice, c’est-à-dire l’une des côtes dans la poitrine d’Adam.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר פַּרְצוּף — הַיְינוּ דִּכְתִיב ״אָחוֹר וָקֶדֶם צַרְתָּנִי״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זָנָב, מַאי ״אָחוֹר וָקֶדֶם צַרְתָּנִי״? כִּדְרַבִּי אַמֵּי, דְּאָמַר רַבִּי אַמֵּי: ״אָחוֹר״ — לְמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית, ״וָקֶדֶם״ — לְפוּרְעָנוּת.
La Guemara analyse cette dispute : Soit, selon celui qui a dit que tzela signifie visage ; c’est pourquoi il est écrit : « Tu m’as formé [tzartani] derrière et devant. » Cependant, selon celui qui a dit que tzela signifie queue, que signifie le verset : « Tu m’as formé [tzartani] derrière et devant » ? La Guemara répond : Cela peut s’expliquer conformément à l’opinion de Rabbi Ami, comme Rabbi Ami l’a dit : Derrière signifie qu’Adam a été créé à la fin de l’acte de la création ; et devant signifie qu’il fut le premier pour le châtiment.
בִּשְׁלָמָא ״אָחוֹר״ לְמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית — דְּלָא אִבְּרִי עַד מַעֲלֵי שַׁבְּתָא, אֶלָּא ״וָקֶדֶם״ לְפוּרְעָנוּת, פּוּרְעָנוּת דְּמַאי? אִילֵּימָא פּוּרְעָנוּת דְּנָחָשׁ, וְהָתַנְיָא רַבִּי אוֹמֵר: בִּגְדוּלָּה מַתְחִילִין מִן הַגָּדוֹל, וּבִקְלָלָה מַתְחִילִין מִן הַקָּטָן.
La Guemara demande : Soit, Adam était dernier, ou à la fin, dans l’acte de la création, c’est-à-dire qu’il n’a été créé que le sixième jour, veille de Chabbat ; cependant, auparavant, ou premier, pour la punition, à quelle punition cela fait-il référence ? Si vous dites qu’il fut le premier pour la punition à la suite de l’épisode avec le serpent, n’a-t-on pas enseigné dans une baraita que, concernant la punition, Rabbi Yehouda HaNassi dit : Lorsqu’on confère de l’honneur, on commence par le plus grand ; et pour la malédiction, on commence par le moins important.
בִּגְדוּלָּה מַתְחִילִין מִן הַגָּדוֹל — דִּכְתִיב: ״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶל אַהֲרֹן וְאֶל אֶלְעָזָר וְאֶל אִיתָמָר בָּנָיו הַנּוֹתָרִים קְחוּ וְגוֹ׳״. בִּקְלָלָה מַתְחִילִין מִן הַקָּטָן — בַּתְּחִלָּה נִתְקַלֵּל נָחָשׁ, וּלְבַסּוֹף נִתְקַלְּלָה חַוָּה, וּלְבַסּוֹף נִתְקַלֵּל אָדָם!
La Guemara explique : Lorsqu’on confère de l’honneur, on commence par le plus grand, comme il est écrit : « Et Moïse dit à Aaron, et à Éléazar et Itamar, ses fils restants : Prenez l’offrande de farine qui reste » (Lévitique 10:12). Aaron, qui était le plus grand parmi ceux qui étaient concernés, est mentionné en premier. Et dans la malédiction, on commence par le moins important, car d’abord le serpent fut maudit, puis Ève fut maudite, et finalement Adam lui-même fut maudit. Le châtiment n’a pas commencé avec Adam.
אֶלָּא פּוּרְעָנוּת דְּמַבּוּל, דִּכְתִיב: ״וַיִּמַח אֶת כׇּל הַיְקוּם אֲשֶׁר עַל פְּנֵי הָאֲדָמָה מֵאָדָם וְעַד בְּהֵמָה״, בְּרֵישָׁא אָדָם וַהֲדַר בְּהֵמָה.
Au contraire, cela fait référence à la punition du déluge, comme il est écrit : « Et Il effaça toute substance vivante qui était sur la face de la terre, depuis l’homme jusqu’au bétail, les reptiles et les oiseaux du ciel » (Genèse 7:23) ; la punition a commencé par l’homme, puis les animaux, et finalement toutes les autres créatures.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר פַּרְצוּף, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״וַיִּיצֶר״ בִּשְׁנֵי יוֹדִין. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זָנָב, מַאי ״וַיִּיצֶר״?
Revenant à l’interprétation de vayyitzer, la Guemara demande : Soit, selon celui qui a dit qu’Ève était à l’origine un visage ou un côté d’Adam ; c’est pourquoi il est écrit vayyitzer, avec un double yod, qui fait allusion aux deux formations. Cependant, selon celui qui a dit qu’elle était une queue, ou un appendice, d’Adam, que signifie l’orthographe de vayyitzer avec un double yod ?
כִּדְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי, דְּאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי: ״אוֹי לִי מִיּוֹצְרִי אוֹי לִי מִיִּצְרִי״.
La Guemara répond : Cela est interprété de manière homilétique conformément à l’opinion de Rabbi Shimon ben Pazi, comme l’a dit Rabbi Shimon ben Pazi : Cela vient souligner ce qu’une personne se dit à elle-même en toute circonstance : Malheur à moi à cause de mon Créateur, et malheur à moi à cause de mon inclination.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר פַּרְצוּף, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״זָכָר וּנְקֵבָה בְּרָאָם״, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זָנָב, מַאי ״זָכָר וּנְקֵבָה בְּרָאָם״? כִּדְרַבִּי אֲבָהוּ, דְּרַבִּי אֲבָהוּ רָמֵי: כְּתִיב: ״זָכָר וּנְקֵבָה בְּרָאָם״, וּכְתִיב ״כִּי בְּצֶלֶם אֱלֹהִים עָשָׂה אֶת הָאָדָם״! הָא כֵּיצַד? — בַּתְּחִלָּה עָלָה בְּמַחְשָׁבָה לִבְרֹאת שְׁנַיִם, וּלְבַסּוֹף לֹא נִבְרָא אֶלָּא אֶחָד.
Soit, selon celui qui a dit qu’Ève était un visage, c’est pourquoi il est écrit : « Mâle et femelle, Il les créa » (Genèse 5:2). Cependant, selon celui qui a dit qu’Ève était une queue, quel est le sens du verset : « Mâle et femelle, Il les créa » ? La Guemara répond : Cela peut s’expliquer conformément à l’opinion de Rabbi Abbahu. Car Rabbi Abbahu a soulevé une contradiction entre les versets : d’une part il est écrit : « Mâle et femelle, Il les créa », et d’autre part il est écrit : « Car à l’image de Dieu Il fit l’homme » (Genèse 9:6), ce qui indique que l’homme fut créé seul. Comment donc résout-il cette contradiction ? Au début, l’idée est venue à l’esprit de Dieu de créer deux êtres, et finalement, un seul fut effectivement créé.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר פַּרְצוּף, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״וַיִּסְגֹּר בָּשָׂר תַּחְתֶּנָּה״, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר זָנָב, מַאי ״וַיִּסְגֹּר בָּשָׂר תַּחְתֶּנָּה״? אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה, וְאִיתֵּימָא רַב זְבִיד, וְאִיתֵּימָא רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לִמְקוֹם חֲתָךְ.
La Guemara demande : Soit, selon celui qui a dit qu’Ève était un visage, c’est pourquoi il est écrit : « Et Il prit un de ses côtés et referma l’endroit avec de la chair à sa place » (Genèse 2:21), car il était nécessaire de fermer le côté qui était ouvert. Cependant, selon celui qui a dit qu’Ève était à l’origine une queue, que signifie le verset : « et referma l’endroit avec de la chair à sa place » ? Rabbi Yirmeya a dit, et certains disent que Rav Zevid a dit, et certains disent que Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Il était nécessaire de le dire uniquement au sujet de l’endroit de l’incision.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר זָנָב, הַיְינוּ דִּכְתִיב: ״וַיִּבֶן״, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר פַּרְצוּף, מַאי ״וַיִּבֶן״?
La Guemara conteste l’autre opinion : Soit, selon celui qui a dit qu’Ève était une queue, c’est pourquoi il est écrit : « Et le Seigneur Dieu construisit la tzela » (Genèse 2:22) ; c’était une construction entièrement nouvelle. Cependant, selon celui qui a dit qu’Ève était un visage complet ou un côté, quel est le sens de : « Et Il construisit » ? Qu’est-ce qui devait être construit ?
לְכִדְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא. דְּדָרֵשׁ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא: מַאי דִּכְתִיב ״וַיִּבֶן ה׳ אֶת הַצֵּלָע״? מְלַמֵּד שֶׁקִּלְּעָהּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְחַוָּה, וֶהֱבִיאָהּ לְאָדָם הָרִאשׁוֹן — שֶׁכֵּן בִּכְרַכֵּי הַיָּם קוֹרִין לְקַלָּעִיתָא ״בַּנָּיְיתָא״.
La Guemara répond : Cela doit être interprété de manière homilétique, conformément à l’opinion de Rabbi Shimon ben Menasya, comme Rabbi Shimon ben Menasya l’a interprété de manière homilétique : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et le Seigneur Dieu construisit le tzela » ? Ce verset enseigne que le Saint, béni soit-Il, tressa les cheveux d’Ève, puis l’amena à Adam, car dans les villes côtières, ils appellent le fait de tresser les cheveux construire.
דָּבָר אַחֵר: ״וַיִּבֶן״, אָמַר רַב חִסְדָּא, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: מְלַמֵּד שֶׁבְּנָאָהּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְחַוָּה כְּבִנְיַן אוֹצָר, מָה אוֹצָר זֶה קָצָר מִלְּמַעְלָה וְרָחָב מִלְּמַטָּה כְּדֵי לְקַבֵּל אֶת הַפֵּירוֹת, אַף אִשָּׁה קְצָרָה מִלְּמַעְלָה וּרְחָבָה מִלְּמַטָּה כְּדֵי לְקַבֵּל אֶת הַוָּלָד.
Alternativement, le verset : Et Il construisit, peut être compris comme une description de sa forme fondamentale, comme Rav Ḥisda l’a dit, et certains disent que cela est enseigné dans une baraita : Ce verset enseigne que le Saint, béni soit-Il, a construit Ève comme la structure d’un entrepôt. De même qu’un entrepôt est construit étroit en haut et large en bas, afin de contenir la récolte sans s’effondrer ; de même, une femme est créée étroite en haut et large en bas, afin de porter le fœtus.
״וַיְבִיאֶהָ אֶל הָאָדָם״, אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בֶּן אֶלְעָזָר: מְלַמֵּד שֶׁנַּעֲשָׂה הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שׁוֹשְׁבִין לְאָדָם הָרִאשׁוֹן, מִכָּאן לִמְּדָה תּוֹרָה דֶּרֶךְ אֶרֶץ שֶׁיַּחֲזוֹר גָּדוֹל עִם קָטָן בְּשׁוֹשְׁבִינוּת, וְאַל יֵרַע לוֹ.
Au sujet du verset : « Et il l’amena vers l’homme » (Genèse 2:22), Rabbi Yirmeya ben Elazar a dit : Ce verset enseigne que le Saint, béni soit-Il, fut le témoin de mariage d’Adam, le premier homme. De là, la Torah a enseigné qu’il est souhaitable, dans la conduite, qu’une personne plus grande recherche une personne moindre pour l’aider et servir comme son témoin de mariage. La personne plus grande doit aider la plus petite et ne doit pas se sentir mal à ce sujet, comme si cela était indigne de sa dignité.
וּלְמַאן דְּאָמַר ״פַּרְצוּף״, הֵי מִינַּיְיהוּ סַגִּי בְּרֵישָׁא? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מִסְתַּבְּרָא דְּגַבְרָא סַגִּי בְּרֵישָׁא. דְּתַנְיָא: לֹא יְהַלֵּךְ אָדָם אֲחוֹרֵי אִשָּׁה בַּדֶּרֶךְ, וַאֲפִילּוּ אִשְׁתּוֹ. נִזְדַּמְּנָה לוֹ עַל הַגֶּשֶׁר — יְסַלְּקֶנָּה לִצְדָדִין. וְכׇל הָעוֹבֵר אֲחוֹרֵי אִשָּׁה בַּנָּהָר — אֵין לוֹ חֵלֶק לְעוֹלָם הַבָּא.
La Guemara demande : Et selon celui qui a dit qu’Ève était un visage ou un côté d’Adam, lequel d’entre eux marchait devant ? Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Il est raisonnable de dire que l’homme marchait devant, comme cela est enseigné dans une baraita : Un homme ne doit pas marcher derrière une femme sur un chemin, car il la regardera constamment, même si c’est sa femme. Si une femme se présente à lui sur un pont, il doit marcher rapidement afin de la déplacer vers les côtés pour qu’elle ne marche pas devant lui. Et quiconque marche derrière une femme dans une rivière afin de voir sa peau découverte lorsqu’elle relève ses vêtements en traversant l’eau n’a pas de part dans le Monde à venir.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַמַּרְצֶה מָעוֹת לְאִשָּׁה מִיָּדוֹ לְיָדָהּ כְּדֵי לְהִסְתַּכֵּל בָּהּ, אֲפִילּוּ יֵשׁ בְּיָדוֹ תּוֹרָה וּמַעֲשִׂים טוֹבִים כְּמֹשֶׁה רַבֵּינוּ — לֹא יִנָּקֶה מִדִּינָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם. שֶׁנֶּאֱמַר ״יָד לְיָד לֹא יִנָּקֶה רָּע״ — לֹא יִנָּקֶה מִדִּינָהּ שֶׁל גֵּיהִנָּם.
Les Sages ont enseigné : Celui qui compte de l’argent pour une femme de sa main à la sienne afin de la regarder, même s’il a accumulé la Torah et de bonnes actions comme Moïse, notre maître, il ne sera pas absous du châtiment de la Géhenne, comme il est dit : « De main en main, l’homme mauvais ne restera pas impuni » (Proverbes 11:21) ; celui qui remet de l’argent de sa main à la sienne, même s’il a reçu la Torah de la main de Dieu dans la sienne, comme Moïse, il ne sera pas absous du châtiment de la Géhenne, qui est appelée mal.
אָמַר רַב נַחְמָן: מָנוֹחַ עַם הָאָרֶץ הָיָה, דִּכְתִיב: ״וַיֵּלֶךְ מָנוֹחַ אַחֲרֵי אִשְׁתּוֹ״.
Rav Naḥman a dit : Du verset suivant, nous savons que le père de Samson, Manoah, était un ignorant, comme il est écrit : « Et Manoah… alla derrière sa femme » (Juges 13:11).
מַתְקִיף לַהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אֶלָּא מֵעַתָּה, גַּבֵּי אֶלְקָנָה, דִּכְתִיב: ״וַיֵּלֶךְ אֶלְקָנָה אַחֲרֵי אִשְׁתּוֹ״, וְגַבֵּי אֱלִישָׁע, דִּכְתִיב: ״וַיָּקׇם וַיֵּלֶךְ אַחֲרֶיהָ״, הָכִי נָמֵי אַחֲרֶיהָ מַמָּשׁ? אֶלָּא אַחֲרֵי דְבָרֶיהָ וְאַחֲרֵי עֲצָתָהּ, הָכָא נָמֵי אַחֲרֵי דְבָרֶיהָ וְאַחֲרֵי עֲצָתָהּ.
Rav Naḥman bar Yitzḥak s’oppose vivement à cela : Si tel est le cas et que tu comprends le verset littéralement, que dis-tu du verset concernant Elkana, le père du prophète Samuel, comme il est écrit : « Et Elkana marcha derrière sa femme, » et qu’en est-il du verset concernant le prophète Élisée, comme il est écrit : « Et il se leva et la suivit » (II Rois 4:30) ? Ce verset signifie-t-il qu’il a littéralement marché derrière elle ? Au contraire, ce verset signifie certainement qu’il a suivi ses paroles et son conseil.Ici aussi, donc, le verset concernant Manoah peut être interprété de manière similaire ; il a suivi les paroles de sa femme et a suivi son conseil, et n’a pas littéralement marché derrière elle.
אָמַר רַב אָשֵׁי: וּלְמַאי דְּקָאָמַר רַב נַחְמָן, מָנוֹחַ עַם הָאָרֶץ הָיָה — אֲפִילּוּ בֵּי רַב נָמֵי לָא קְרָא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתָּקׇם רִבְקָה וְנַעֲרֹתֶיהָ וַתִּרְכַּבְנָה עַל הַגְּמַלִּים וַתֵּלַכְנָה אַחֲרֵי הָאִישׁ״ — וְלֹא לִפְנֵי הָאִישׁ.
Rav Ashi dit : Et selon ce qu’a dit Rav Naḥman, à savoir que Manoah était un ignorant ; il n’avait même pas appris à lire les récits élémentaires de la Torah que même les enfants apprennent à l’école, comme il est dit : « Rebecca se leva, ainsi que ses servantes, elles montèrent sur les chameaux et suivirent l’homme » (Genèse 24:61) ; elles le suivirent et ne marchèrent pas devant l’homme.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲחוֹרֵי אֲרִי וְלֹא אֲחוֹרֵי אִשָּׁה, אֲחוֹרֵי אִשָּׁה וְלֹא אֲחוֹרֵי עֲבוֹדָה זָרָה, אֲחוֹרֵי עֲבוֹדָה זָרָה וְלֹא אֲחוֹרֵי בֵּית הַכְּנֶסֶת בְּשָׁעָה שֶׁהַצִּבּוּר מִתְפַּלְּלִין.
À ce sujet, Rabbi Yoḥanan a dit : Il est préférable de marcher derrière un lion et non derrière une femme, et il est préférable de marcher derrière une femme et non derrière l’idolâtrie, car alors il semblera qu’il accompagne l’idolâtrie. Il est préférable de marcher derrière l’idolâtrie et non derrière une synagogue lorsque la congrégation prie, car il semble se séparer de la communauté en ne souhaitant pas se joindre à eux dans la prière.
וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא דָּרֵי מִידֵּי, וְאִי דָּרֵי מִידֵּי — לֵית לַן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵיכָּא פִּתְחָא אַחֲרִינָא, וְאִי אִיכָּא פִּתְחָא אַחֲרִינָא — לֵית לַן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא רְכִיב חֲמָרָא, אֲבָל רְכִיב חֲמָרָא — לֵית לַן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא מַנַּח תְּפִילִּין, אֲבָל מַנַּח תְּפִילִּין — לֵית לַן בַּהּ.
Cette dernière halakha comporte de nombreuses réserves : Et nous n’avons dit cela que dans un cas où il ne porte rien, et s’il porte quelque chose, cela ne s’applique pas, car tout le monde comprendra pourquoi il n’est pas entré dans la synagogue. Et nous n’avons dit cela que dans un cas où il n’y a pas d’autre entrée à la synagogue, et s’il y a une autre entrée, cela ne s’applique pas. Et nous n’avons dit cela que dans un cas où il ne monte pas un âne, et s’il monte un âne, cela ne s’applique pas. Et nous n’avons dit cela que dans un cas où il ne met pas les phylactères, mais s’il met les phylactères, cela ne s’applique pas.
אָמַר רַב: יֵצֶר הָרָע דּוֹמֶה לִזְבוּב וְיוֹשֵׁב בֵּין שְׁנֵי מִפְתְּחֵי הַלֵּב, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זְבוּבֵי מָוֶת יַבְאִישׁ יַבִּיעַ שֶׁמֶן רוֹקֵחַ״. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: כְּמִין חִטָּה הוּא דּוֹמֶה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לַפֶּתַח חַטָּאת רוֹבֵץ״.
Rav a dit : Le mauvais penchant est comme une mouche et il siège entre les deux ouvertures du cœur, comme il est dit : « Les mouches mortes rendent l’onguent du parfumeur fétide et putride » (Ecclésiaste 10:1). Et Shmuel a dit : Le mauvais penchant est comme une sorte de blé, comme il est dit : « La transgression [ḥatat] est couchée à la porte » (Genèse 4:7) ; ḥatat est interprété de manière homilétique comme lié à ḥitta, le blé.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁתֵּי כְּלָיוֹת יֵשׁ בּוֹ בְּאָדָם, אַחַת יוֹעַצְתּוֹ לְטוֹבָה וְאַחַת יוֹעַצְתּוֹ לְרָעָה. וּמִסְתַּבְּרָא דְּטוֹבָה לִימִינוֹ וְרָעָה לִשְׂמֹאלוֹ, דִּכְתִיב: ״לֵב חָכָם לִימִינוֹ וְלֵב כְּסִיל לִשְׂמֹאלוֹ״.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Une personne a deux reins ; l’un lui conseille de faire le bien et l’autre lui conseille de faire le mal. Et il est logique que celui qui lui conseille de faire le bien soit à sa droite, et que celui qui lui conseille de faire le mal soit à sa gauche, comme il est écrit : « L’entendement du sage est à sa droite, mais l’entendement de l’insensé est à sa gauche » (Ecclésiaste 10:2).
תָּנוּ רַבָּנַן: כְּלָיוֹת יוֹעֲצוֹת, לֵב מֵבִין, לָשׁוֹן מְחַתֵּךְ, פֶּה גּוֹמֵר, וֶשֶׁט מַכְנִיס וּמוֹצִיא כׇּל מִינֵי מַאֲכָל, קָנֶה מוֹצִיא קוֹל,
En marge du sujet des reins, la Guemara cite ce que les Sages ont enseigné dans une baraita au sujet des fonctions de divers organes : Les reins conseillent, le cœur comprend, la langue façonne les sons qui sortent de la bouche, la bouche achève la formation de la voix, l’œsophage fait entrer et sortir toutes sortes d’aliments, la trachée produit la voix,

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