כְּטִרְפָּא דִּטְרִיף. וְהַאי דְּאָזְלָא בָּתְרַהּ, דְּאָמְרָה לַהּ: הַב לִי בְּנַי. שֶׁבְּשָׁעָה שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בִּקֵּשׁ לְהָבִיא מַבּוּל לְעוֹלָם נָטַל שְׁנֵי כּוֹכָבִים מִכִּימָה וְהֵבִיא מַבּוּל לָעוֹלָם. וּכְשֶׁבִּקֵּשׁ לְסׇתְמָהּ, נָטַל שְׁנֵי כּוֹכָבִים מֵעַיִשׁ וּסְתָמָהּ.
comme si cela y avait été ajouté. La Guemara explique : Et le fait que la Grande Ourse suive les Pléiades, c’est comme si la Grande Ourse disait aux Pléiades : Rends-moi mes enfants, mes deux étoiles. Comme il est rapporté : Lorsque le Saint, béni soit-Il, voulut amener un déluge sur le monde, Il prit deux étoiles des Pléiades et fit venir le déluge sur le monde. Et ensuite, lorsqu’Il voulut combler le vide, Il prit deux étoiles de la Grande Ourse et combla le vide avec elles. Par conséquent, la constellation de la Grande Ourse tente de persuader les Pléiades, cherchant à récupérer ses étoiles.
וְלַיהְדַּר לַהּ? — אֵין הַבּוֹר מִתְמַלֵּא מֵחוּלְיָתוֹ. אִי נָמֵי — אֵין קָטֵיגוֹר נַעֲשָׂה סָנֵיגוֹר.
La Guemara demande : Et la remettre, pourquoi le Saint, béni soit-Il, n’a-t-Il pas rétabli les deux étoiles d’origine dans les Pléiades ? La Guemara répond : Une fosse ne peut pas être remplie avec sa propre terre ; lorsqu’une fosse est creusée, la terre qui en a été extraite est insuffisante pour la remplir de nouveau. Autrement, on pourrait dire qu’un accusateur ne peut pas devenir défenseur ; puisque ces étoiles ont causé le déluge, il n’est pas approprié qu’elles facilitent la fin du déluge.
וְלִיבְרֵי לַהּ תְּרֵי כֹּכְבֵי אַחֲרִינֵי! — ״אֵין כׇּל חָדָשׁ תַּחַת הַשָּׁמֶשׁ״. אָמַר רַב נַחְמָן: עָתִיד הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְהַחֲזִירָן לָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעַיִשׁ עַל בָּנֶיהָ תַנְחֵם״.
La Guemara soutient : Alors, Dieu aurait dû créer deux autres nouvelles étoiles pour les Pléiades. La Guemara répond : « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Ecclésiaste 1:9). Rav Naḥman a dit : À l’avenir, le Saint, béni soit-Il, restaurera ces mêmes étoiles à la Grande Ourse, comme il est dit : « Ou peux-tu guider [tanḥem] la Grande Ourse avec ses petits ? » (Job 38:32), ce qui est interprété de manière homilétique au sens de consolation [tanḥumim], apparemment en raison de la restauration de ces étoiles.
וְעַל הַזְּוָעוֹת. מַאי זְוָעוֹת? אָמַר רַב קַטִּינָא: גּוּהָא. רַב קַטִּינָא הֲוָה קָאָזֵיל בְּאוֹרְחָא. כִּי מְטָא אַפִּתְחָא דְּבֵי אוֹבָא טַמְיָא גְּנַח גּוּהָא. אָמַר: מִי יָדַע אוֹבָא טַמְיָא הַאי גּוּהָא מַהוּ? רְמָא לֵיהּ קָלָא: קַטִּינָא קַטִּינָא, אַמַּאי לָא יָדַעְנָא? בְּשָׁעָה שֶׁהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא זוֹכֵר אֶת בָּנָיו שֶׁשְּׁרוּיִים בְּצַעַר בֵּין אוּמּוֹת הָעוֹלָם מוֹרִיד שְׁתֵּי דְמָעוֹת לַיָּם הַגָּדוֹל, וְקוֹלוֹ נִשְׁמָע מִסּוֹף הָעוֹלָם וְעַד סוֹפוֹ, וְהַיְינוּ גּוּהָא.
Et nous avons appris dans la michna que sur les zeva’ot on récite la bénédiction : Celui dont la force et la puissance remplissent le monde. La Guemara demande : Que sont les zeva’ot ? Rav Ketina a dit : Un tremblement de terre. La Guemara raconte : Un jour, Rav Ketina marchait sur la route lorsqu’il arriva à l’entrée de la maison d’un nécromancien, et un tremblement de terre gronda. Il dit : Ce nécromancien sait-il ce qu’est ce tremblement de terre ? Le nécromancien éleva la voix et dit : Ketina, Ketina, pourquoi ne le saurais-je pas ? Assurément, ce tremblement de terre s’est produit parce que lorsque le Saint, béni soit-Il, se souvient de Ses enfants qui souffrent parmi les nations du monde, Il verse deux larmes dans la grande mer. Le son de leur réverbération s’entend d’une extrémité de la terre à l’autre. Et cela est un tremblement de terre.
אָמַר רַב קַטִּינָא: אוֹבָא טַמְיָא כַּדִּיב הוּא, וּמִילֵּיהּ כְּדִיבִין. אִי הָכִי — גּוּהָא גּוּהָא מִיבְּעֵי לֵיהּ? וְלָא הִיא, גּוּהָא גּוּהָא עָבֵיד, וְהַאי דְּלָא אוֹדִי לֵיהּ, כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיטְעֵי כּוּלֵּי עָלְמָא אַבָּתְרֵיהּ.
Rav Ketina a dit : Le nécromancien est un menteur et ses paroles sont des mensonges. Si c’était le cas, cela nécessiterait un tremblement de terre suivi d’un autre tremblement de terre, un pour chaque larme. La Guemara fait remarquer : Il n’en est pas ainsi, car cela provoque bien un tremblement de terre suivi d’un autre tremblement de terre ; et le fait que Rav Ketina ne l’ait pas admis, à savoir que le nécromancien avait raison, était afin que tout le monde ne le suive pas par erreur.
וְרַב קַטִּינָא דִּידֵיהּ אָמַר: סוֹפֵק כַּפָּיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְגַם אֲנִי אַכֶּה כַפִּי אֶל כַּפִּי וַהֲנִיחֹתִי חֲמָתִי״. רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: אֲנָחָה מִתְאַנֵּחַ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַהֲנִיחוֹתִי חֲמָתִי בָּם וְהִנֶּחָמְתִּי״. וְרַבָּנַן אָמְרִי: בּוֹעֵט בָּרָקִיעַ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֵידָד כְּדֹרְכִים יַעֲנֶה אֶל כׇּל יֹשְׁבֵי הָאָרֶץ״. רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: דּוֹחֵק אֶת רַגְלָיו תַּחַת כִּסֵּא הַכָּבוֹד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כֹּה אָמַר ה׳ הַשָּׁמַיִם כִּסְאִי וְהָאָרֶץ הֲדֹם רַגְלָי״.
Rav Ketina a également donné sa propre explication du tremblement de terre : parce que Dieu frappe Ses mains de colère, comme il est dit : « Moi aussi, Je frapperai Mes mains l’une contre l’autre et J’assouvirai Ma fureur ; Moi, le Seigneur, J’ai parlé » (Ézéchiel 21:22). Rabbi Natan dit : Le tremblement de terre est causé parce que Dieu soupire sur la détresse extrême dans laquelle se trouve Israël, comme il est dit : « Ainsi Ma colère s’épuisera, et J’assouvirai Ma fureur sur eux, et Je serai apaisé » (Ézéchiel 5:13). Et les Rabbins disent : Un tremblement de terre est causé lorsque Dieu donne un coup de pied au firmament, provoquant un grondement, comme il est dit : « Le Seigneur rugit d’en haut, de Sa sainte demeure Il fait entendre Sa voix. Il rugit puissamment sur Sa demeure, Il crie comme ceux qui foulent le raisin, contre tous les habitants de la terre » (Jérémie 25:30). Rav Aḥa bar Ya’akov a dit : Un tremblement de terre est causé lorsque Dieu force Ses pieds sous le trône de gloire et le monde tremble, comme il est dit : « Le ciel est Mon trône, et la terre est l’escabeau de Mes pieds » (Isaïe 66:1).
וְעַל הָרְעָמִים. מַאי רְעָמִים? אָמַר שְׁמוּאֵל: עֲנָנֵי בְּגַלְגַּלָּא. שֶׁנֶּאֱמַר: ״קוֹל רַעַמְךָ בַּגַּלְגַּל הֵאִירוּ בְרָקִים תֵּבֵל רָגְזָה וַתִּרְעַשׁ הָאָרֶץ״. וְרַבָּנַן אָמְרִי: עֲנָנֵי דְּשָׁפְכִי מַיָּא לַהֲדָדֵי, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לְקוֹל תִּתּוֹ הֲמוֹן מַיִם בַּשָּׁמַיִם״. רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: בַּרְקָא תַּקִּיפָא דְּבָרֵיק בַּעֲנָנָא, וּמְתַבַּר גְּזִיזֵי דְבַרְזָא. רַב אָשֵׁי אָמַר: עֲנָנֵי חַלְחוֹלֵי מְחַלְחֲלִי, וְאָתֵי זִיקָא וּמְנַשֵּׁב אַפּוּמַּיְיהוּ, וְדָמֵי כְּזִיקָּא עַל פּוּם דַּנֵּי. וּמִסְתַּבְּרָא כְּרַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב, דְּבָרֵיק בַּרְקָא, וּמְנַהֲמֵי עֲנָנֵי, וְאָתֵי מִטְרָא.
Nous aussi avons appris dans la michna que sur le tonnerre on récite : Celui dont la force et la puissance remplissent le monde. La Guemara demande : Qu’est-ce qui cause le tonnerre ? Shmuel a dit : Lorsque les nuages situés dans la courbure du firmament entrent en collision avec le firmament lui-même, ils produisent ce son, comme il est dit : « La voix de Ton tonnerre était dans le tourbillon ; les éclairs illuminèrent le monde ; la terre trembla et fut secouée » (Psaumes 77:19). Et les Sages disent : Le tonnerre est le son de nuages déversant de l’eau les uns dans les autres, comme il est dit : « Au son de Son don d’une multitude d’eaux dans les cieux » (Jérémie 10:13). Rav Aḥa bar Ya’akov a dit : Le tonnerre est causé par un puissant éclair qui jaillit dans le nuage et brise les grêlons. Rav Ashi a dit : Parce que les nuages sont creux, et lorsque le vent vient et souffle sur leurs ouvertures, cela sonne comme le vent soufflant dans l’ouverture d’une cruche. La Guemara conclut : Et cela est logique conformément à l’opinion de Rav Aḥa bar Ya’akov ; car l’éclair jaillit, les nuages grondent, et la pluie vient.
וְעַל הָרוּחוֹת. מַאי רוּחוֹת? אָמַר אַבָּיֵי: זַעְפָּא. וְאָמַר אַבָּיֵי: גְּמִירִי, דְּזַעְפָּא בְּלֵילְיָא לָא הָוֵי. וְהָא קָא חֲזֵינַן דְּהָוֵי! — הָהוּא, דְּאַתְחֵיל בִּימָמָא. וְאָמַר אַבָּיֵי: גְּמִירִי, דְּזַעְפָּא תַּרְתֵּי שָׁעֵי לָא קָאֵי, לְקַיֵּים מַה שֶּׁנֶּאֱמַר: ״לֹא תָקוּם פַּעֲמַיִם צָרָה״. וְהָא קָא חָזֵינַן דְּקָאֵי! — דְּמַפְסֵיק בֵּינֵי בֵּינֵי.
Nous aussi avons appris dans la michna qu’au sujet du vent on récite la bénédiction : Dont la force et la puissance remplissent le monde. La Guemara demande : Quels sont ces vents ? Abaye a dit : Ce sont des vents de tempête. Abaye a dit : Nous avons appris par tradition qu’il n’y a pas de vents de tempête la nuit. La Guemara demande : Ne voyons-nous pas qu’il y en a la nuit ? La Guemara répond : Ce vent de tempête qui souffle la nuit ne commence pas à souffler la nuit ; au contraire, il commence à souffler pendant le jour. Et Abaye a dit : Nous avons appris par tradition qu’un vent de tempête ne dure pas deux heures, afin d’accomplir ce qui est dit : « La détresse ne se lèvera pas une seconde fois » (Nahum 1:9). La Guemara demande : Ne voyons-nous pas qu’il dure plus de deux heures ? La Guemara répond : En réalité, il ne dure pas plus de deux heures. Le fait que nous ayons l’impression qu’il dure plus longtemps est dû à des cas où il ne souffle pas sans interruption, mais il s’arrête brièvement entre-temps.
וְעַל הַבְּרָקִים אוֹמֵר ״בָּרוּךְ … שֶׁכֹּחוֹ וּגְבוּרָתוֹ מָלֵא עוֹלָם״. מַאי בְּרָקִים? אָמַר רָבָא: בַּרְקָא. וְאָמַר רָבָא: בַּרְקָא יְחִידָאָה, וּבַרְקָא חִיוָּרָא, וּבַרְקָא יְרוּקְתָּא, וַעֲנָנֵי דְּסָלְקָן בְּקֶרֶן מַעֲרָבִית וְאָתְיָין מִקֶּרֶן דְּרוֹמִית, וְתַרְתֵּי עֲנָנֵי דְּסָלְקָן חֲדָא לְאַפֵּי חֲבֶרְתָּהּ — כּוּלְּהוּ קַשְׁיָין.
Nous aussi avons appris dans la michna que sur l’éclair on récite : Béni… dont la force et la puissance remplissent le monde. La Guemara demande : Qu’est-ce que cet éclair ? Rava dit : Une lumière vive. Et Rava dit : Un seul éclair, un éclair blanc, un éclair vert, des nuages qui s’élèvent dans le coin occidental et viennent du coin méridional, et deux nuages qui s’élèvent l’un en face de l’autre sont tous des signes de malheur.
לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְמִבְעֵי רַחֲמֵי. וְהָנֵי מִילֵּי בְּלֵילְיָא, אֲבָל בְּצַפְרָא — לֵית בְּהוּ מְשָׁשָׁא.
La Guemara demande : Quelle différence pratique y a-t-il à savoir qu’ils sont des signes de malheur ? La Guemara répond : Afin que nous puissions prier pour la miséricorde de Dieu, afin qu’ils ne nous causent aucun tort. La Guemara remarque que cela ne s’applique que lorsque ces phénomènes apparaissent la nuit. Le matin, en revanche, ils sont insignifiants.
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק: הָנֵי עֲנָנֵי דְצַפְרָא לֵית בְּהוּ מְשָׁשָׁא, דִּכְתִיב: ״וְחַסְדְּכֶם כַּעֲנַן בֹּקֶר וְגוֹ׳״. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי, הָא אָמְרִי אִינָשֵׁי: כַּד מִפְתָּח בָּבֵי מִיטְרָא, בַּר חַמָּרָא, מוּךְ שַׂקָּיךְ וּגְנִי! לָא קַשְׁיָא: הָא דִּקְטִר בְּעֵיבָא, הָא דִּקְטִר בַּעֲנָנֵי.
Rabbi Shmuel bar Yitzḥak a dit : Les nuages du matin se dissipent immédiatement, et donc n’ont pas de substance, comme il est écrit : « Car votre bonté est comme un nuage du matin, et comme la rosée qui tôt disparaît » (Osée 6:4). À ce sujet, Rav Pappa dit à Abaye : Mais est-ce que les gens ne disent pas le proverbe suivant : S’il pleut lorsque les gens ouvrent leurs portes le matin, conducteur d’ânes, replie ton sac et va dormir, car la pluie continuera à tomber toute la journée. Apparemment, les nuages du matin indiquent qu’il pleuvra toute la journée. La Guemara répond : Ce n’est pas difficile, car cela, qui suggère qu’il y aura une pluie abondante, se réfère à un cas où le ciel est couvert de nuages épais, tandis que cet avis, selon lequel Rabbi Shmuel bar Yitzḥak a dit que les nuages du matin n’ont pas de substance et ne produiront pas beaucoup de pluie, se réfère à un cas où le ciel est couvert de nuages légers qui se dissiperont certainement.
אָמַר רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: לֹא נִבְרְאוּ רְעָמִים אֶלָּא לִפְשׁוֹט עַקְמוּמִית שֶׁבַּלֵּב, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָאֱלֹהִים עָשָׂה שֶׁיִּרְאוּ מִלְּפָנָיו״. וְאָמַר רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הָרוֹאֶה אֶת הַקֶּשֶׁת בֶּעָנָן צָרִיךְ שֶׁיִּפּוֹל עַל פָּנָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כְּמַרְאֵה הַקֶּשֶׁת אֲשֶׁר יִהְיֶה בֶעָנָן וְגוֹ׳ וָאֶרְאֶה וָאֶפֹּל עַל פָּנַי״. לָיְיטִי עֲלַהּ בְּמַעְרְבָא, מִשּׁוּם דְּמִחֲזֵי כְּמַאן דְּסָגֵיד לְקַשְׁתָּא. אֲבָל בָּרוֹכֵי וַדַּאי מְבָרֵךְ. מַאי מְבָרֵךְ? — ״בָּרוּךְ … זוֹכֵר הַבְּרִית״. בְּמַתְנִיתָא תָּנָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא אוֹמֵר: ״נֶאֱמָן בִּבְרִיתוֹ וְקַיָּים בְּמַאֲמָרוֹ״. אָמַר רַב פָּפָּא: הִלְכָּךְ נֵימְרִינְהוּ לְתַרְוַיְיהוּ: ״בָּרוּךְ … זוֹכֵר הַבְּרִית, וְנֶאֱמָן בִּבְרִיתוֹ וְקַיָּים בְּמַאֲמָרוֹ״.
Rabbi Alexandri a dit que Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Le tonnerre n’a été créé que pour inspirer la crainte et redresser la perversité du cœur, comme il est dit : « Et Dieu l’a fait ainsi, afin que les hommes Le craignent » (Ecclésiaste 3:14). Et Rabbi Alexandri a dit que Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Celui qui voit un arc-en-ciel dans un nuage doit tomber sur sa face, comme il est dit : « Comme l’apparence de l’arc qui est dans le nuage au jour de la pluie, ainsi était l’apparence de la splendeur tout autour. Telle était l’apparence de la ressemblance de la gloire du Seigneur. Et quand je l’ai vu, je suis tombé sur ma face » (Ézéchiel 1:28). Les couleurs de l’arc-en-ciel symbolisent la gloire de Dieu et il ne faut pas les fixer du regard. Pourtant, en Occident, en Eretz Yisrael, ils maudissaient celui qui tombait sur sa face en voyant un arc-en-ciel, car il paraît comme quelqu’un qui se prosterne devant l’arc-en-ciel. En ce qui concerne la bénédiction, cependant, tous s’accordent à dire que l’on récite certainement une bénédiction. Quelle bénédiction récite-t-on ? Béni…Qui se souvient de l’alliance avec Noé. Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Yishmael, fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka, dit que la bénédiction est : Béni…Qui est fidèle à Son alliance et accomplit Sa parole. Rav Pappa a dit : C’est pourquoi nous dirons les deux ensemble : Béni…Qui se souvient de l’alliance, est fidèle à Son alliance et accomplit Sa parole.
עַל הֶהָרִים וְעַל הַגְּבָעוֹת. אַטּוּ כׇּל הָנֵי דַּאֲמַרַן עַד הַשְׁתָּא, לָאו מַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית נִינְהוּ? וְהָכְתִיב ״בְּרָקִים לַמָּטָר עָשָׂה״! אָמַר אַבָּיֵי: כְּרוֹךְ וּתְנִי. רָבָא אָמַר: הָתָם מְבָרֵךְ תַּרְתֵּי — ״בָּרוּךְ … שֶׁכֹּחוֹ מָלֵא עוֹלָם״, וְ״עוֹשֶׂה מַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית״. הָכָא ״עוֹשֶׂה מַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית״ — אִיכָּא, ״שֶׁכֹּחוֹ מָלֵא עוֹלָם״ לֵיכָּא.
Nous avons appris dans la michna que sur les montagnes et les collines on récite : Béni…Auteur de la création. La Guemara demande : Faut-il en déduire que toutes celles que nous avons mentionnées jusqu’à présent, comme les éclairs, ne sont pas des actes de la création ? Parmi la louange de Dieu pour la création du monde et la formation des montagnes, n’est-il pas aussi écrit : « Il fait les éclairs pour la pluie » (Psaumes 135:7) ? Abaye a dit : Combine les deux déclarations et enseigne que dans tous les cas de notre michna, on récite ces deux bénédictions. Rava a dit : Là-bas, sur les éclairs et le tonnerre, on récite deux bénédictions : Béni…Dont la puissance remplit le monde, et : Auteur de la création. Ici, cependant, sur les montagnes et les collines, on récite la bénédiction : Auteur de la création, mais il n’est pas nécessaire de réciter : Dont la puissance remplit le monde.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הָרוֹאֶה רָקִיעַ בְּטׇהֳרָתָהּ, אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ … עוֹשֵׂה בְרֵאשִׁית״. אִימַּתִּי? אָמַר אַבָּיֵי: כִּי אָתֵי מִטְרָא כּוּלֵּי לֵילְיָא, וּבְצַפְרָא אָתֵי אִסְתָּנָא וּמְגַלְּיָא לְהוּ לִשְׁמַיָּא.
Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Celui qui voit le firmament dans sa pureté récite : Béni…Auteur de la création. La Guemara demande : Quand le firmament apparaît-il dans sa pureté ? Abaye a dit : Lorsque la pluie tombe toute la nuit et que, le matin, un vent du nord souffle, dévoilant les cieux.
וּפְלִיגָא דְּרַפְרָם בַּר פָּפָּא אָמַר רַב חִסְדָּא. דְּאָמַר רַפְרָם בַּר פָּפָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: מִיּוֹם שֶׁחָרַב בֵּית הַמִּקְדָּשׁ לֹא נִרְאֵית רָקִיעַ בְּטׇהֳרָתָהּ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אַלְבִּישׁ שָׁמַיִם קַדְרוּת וְשַׂק אָשִׂים כְּסוּתָם״.
La Guemara note : Et en cela ils sont en désaccord avec Rafram bar Pappa, qui a dit que Rav Ḥisda a dit, comme l’a dit Rafram bar Pappa, que Rav Ḥisda a dit : Depuis le jour où le Temple a été détruit, le firmament n’a pas été vu dans sa pureté, comme il est dit : « Je revêts les cieux de noirceur et je fais du sac leur couverture » (Isaïe 50:3).