וַהֲדַר לְרֵישָׁא. אֲמַר לֵיהּ: מַאי טַעְמָא עָבֵיד מָר הָכִי? אֲמַר לֵיהּ, דְּאָמַר רַבִּי שֵׁילָא אָמַר רַב: טָעָה — חוֹזֵר לָרֹאשׁ.
et il retourna au début de la Grâce après le repas et la répéta. Giddel bar Manyumi dit à Rav Naḥman : Pourquoi le maître a-t-il agi de cette manière ? Il dit : Comme Rabbi Sheila l’a dit, à savoir que Rav a dit : Si quelqu’un s’est trompé, il retourne au début.
וְהָא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: טָעָה — אוֹמֵר ״בָּרוּךְ שֶׁנָּתַן״! אֲמַר לֵיהּ: לָאו אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַב מְנַשְּׁיָא בַּר תַּחְלִיפָא אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא פָּתַח בְּ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״, אֲבָל פָּתַח בְּ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ — חוֹזֵר לָרֹאשׁ.
Giddel bar Manyumi objecta : Rav Houna n’a-t-il pas dit que Rav a dit : Si quelqu’un s’est trompé, il récite : Béni… qui a donné ? Rav Naḥman lui dit : N’a-t-il pas été déclaré à ce sujet que Rabbi Menashya bar Taḥlifa a dit que Rav a dit : Ils n’ont enseigné cela que dans un cas où il n’avait pas encore commencé à réciter : Qui est bon et fait le bien ; cependant, s’il a déjà commencé à réciter : Qui est bon et fait le bien, il doit revenir au début de la Grâce après le repas ?
אָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין אָמַר רַב עַמְרָם אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: טָעָה וְלֹא הִזְכִּיר שֶׁל רֹאשׁ חֹדֶשׁ בַּתְּפִלָּה — מַחֲזִירִין אוֹתוֹ. בְּבִרְכַּת הַמָּזוֹן — אֵין מַחֲזִירִין אוֹתוֹ.
Rav Idi bar Avin a dit que Rav Amram a dit que Rav Naḥman a dit que Shmuel a dit : Si quelqu’un s’est trompé et n’a pas mentionné la formule de la Nouvelle Lune dans sa prière deAmida, nous exigeons qu’il revienne au début de la prière et la répète. Cependant, si quelqu’un s’est trompé et a oublié de mentionner la Nouvelle Lune dans la Grâce après le repas, nous n’exigeons pas qu’il revienne au début et la répète.
אֲמַר לֵיהּ רַב אָבִין לְרַב עַמְרָם: מַאי שְׁנָא תְּפִלָּה וּמַאי שְׁנָא בִּרְכַּת הַמָּזוֹן? אֲמַר לֵיהּ: אַף לְדִידִי קַשְׁיָא לִי וּשְׁאֵילְתֵּיהּ לְרַב נַחְמָן, וַאֲמַר לִי: מִינֵּיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל לָא שְׁמִיעַ לִי, אֶלָּא נֶחְזֵי אֲנַן: תְּפִלָּה דְּחוֹבָה הִיא — מַחֲזִירִין אוֹתוֹ. בִּרְכַּת מְזוֹנָא, דְּאִי בָּעֵי אָכֵיל אִי בָּעֵי לָא אָכֵיל — אֵין מַחֲזִירִין אוֹתוֹ.
Rav Avin dit à Rav Amram à ce sujet : Quelle est la différence entre la prière de la Amida et le Bénédicité après le repas ? Il lui dit : Cette question a aussi été difficile pour moi, et j’ai interrogé Rav Naḥman à ce sujet, et il m’a dit : Je n’ai pas entendu la raison de Mar Shmuel lui-même, mais voyons si nous pouvons l’analyser nous-mêmes. Car la prière de la Amida, qui est une obligation, exige qu’il revienne au début de la prière et la répète. Quant au Bénédicité après le repas, qui n’est pas une obligation, puisque s’il veut manger, il mange, et s’il veut ne pas manger, il ne mange pas, nous n’exigeons pas qu’il revienne au début et la répète. Le Bénédicité après le repas n’est pas une obligation à part entière ; il dépend du fait de manger, ce qui est facultatif. Par conséquent, l’omission de la mention de la nouvelle lune dans le Bénédicité après le repas n’est pas une source d’inquiétude.
אֶלָּא מֵעַתָּה שַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים, דְּלָא סַגִּי דְּלָא אָכֵיל — הָכִי נָמֵי דְּאִי טָעֵי הָדַר? — אֲמַר לֵיהּ: אִין, דְּאָמַר רַבִּי שֵׁילָא אָמַר רַב: טָעָה — חוֹזֵר לָרֹאשׁ. וְהָא אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: טָעָה — אוֹמֵר ״בָּרוּךְ שֶׁנָּתַן״! — לָאו אִיתְּמַר עֲלַהּ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא פָּתַח בְּ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״, אֲבָל פָּתַח בְּ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ — חוֹזֵר לָרֹאשׁ.
La Guemara demande : Si tel est le cas, les Shabbats et les Fêtes, lorsqu’il y a une mitsva de manger et lorsqu’il n’est pas possible de s’abstenir de manger, là aussi, s’il s’est trompé et ne les a pas mentionnés dans le Birkat Hamazon, dirais-tu qu’il doit revenir au début et le répéter ? Il dit : Oui. Comme l’a dit Rabbi Sheila, à savoir que Rav a dit : Si quelqu’un s’est trompé, il revient au début du Birkat Hamazon. La Guemara demande : Rav Houna n’a-t-il pas dit que Rav a dit : Si quelqu’un s’est trompé, il récite : Béni… qui a donné ? La Guemara rejette cela : N’a-t-il pas été dit à ce sujet : Ils n’ont enseigné cela que dans un cas où il n’avait pas encore commencé à réciter : Qui est bon et fait le bien ; cependant, s’il a déjà commencé à réciter : Qui est bon et fait le bien, il doit revenir au début du Birkat Hamazon.
עַד כַּמָּה מְזַמְּנִין וְכוּ׳.
Il y a une divergence dans la michna : Combien faut-il manger pour obliger ceux avec qui l’on a mangé à un zimmun ? Le volume d’une olive ; Rabbi Yehouda dit : Le volume d’un œuf.
לְמֵימְרָא דְּרַבִּי מֵאִיר חָשֵׁיב לֵיהּ כְּזַיִת, וְרַבִּי יְהוּדָה כְּבֵיצָה? וְהָא אִיפְּכָא שָׁמְעִינַן לְהוּ, דִּתְנַן: וְכֵן מִי שֶׁיָּצָא מִיְּרוּשָׁלַיִם וְנִזְכַּר שֶׁהָיָה בְּיָדוֹ בְּשַׂר קֹדֶשׁ, אִם עָבַר צוֹפִים — שׂוֹרְפוֹ בִּמְקוֹמוֹ, וְאִם לָאו — חוֹזֵר וְשׂוֹרְפוֹ לִפְנֵי הַבִּירָה מֵעֲצֵי הַמַּעֲרָכָה.
La Guemara demande : Cela veut-il dire que Rabbi Meir considère comme significatif un volume de la taille d’une olive et que Rabbi Yehuda considère comme significatif un volume de la taille d’un œuf ? Ne les avons-nous pas entendus dire le contraire ailleurs ? Comme nous l’avons appris dans une michna : De même, celui qui a quitté Jérusalem et s’est souvenu qu’il avait dans sa main de la viande consacrée, qu’il n’est pas permis de sortir de Jérusalem, s’il a dépassé le mont Scopus, ou tout autre endroit situé à une distance comparable du mont du Temple, il brûle la viande sanctifiée à l’endroit où il se trouve ; et si il n’a pas encore parcouru cette distance, il doit revenir pour la brûler devant le Temple avec le bois de l’arrangement qui était destiné à brûler les objets consacrés devenus impropres.
עַד כַּמָּה הֵם חוֹזְרִים? רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: זֶה וְזֶה בִּכְבֵיצָה. וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: זֶה וְזֶה בִּכְזַיִת.
La michna continue : Quelle quantité de viande doit être en leur possession pour les obliger à revenir ? Rabbi Meïr dit : Il faut revenir pour un volume d’un œuf de ceci, de la viande consacrée, et de cela, du levain mentionné précédemment. Et Rabbi Yehouda dit : Il faut revenir pour un volume d’une olive de ceci et de cela. Leurs opinions là-bas semblent contredire leurs opinions dans notre michna.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוּחְלֶפֶת הַשִּׁיטָה. אַבָּיֵי אָמַר: לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ. הָכָא בִּקְרָאֵי פְּלִיגִי, רַבִּי מֵאִיר סָבַר: ״וְאָכַלְתָּ״ — זוֹ אֲכִילָה, ״וְשָׂבָעְתָּ״ — זוֹ שְׁתִיָּה, וַאֲכִילָה בִּכְזַיִת. וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: ״וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ״ — אֲכִילָה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ שְׂבִיעָה, וְאֵיזוֹ זוֹ — כְּבֵיצָה.
Pour résoudre cette contradiction, Rabbi Yoḥanan a dit : Les opinions sont inversées dans l’une de ces sources et doivent être corrigées. Abaye a dit : En réalité, ne les inverse pas. Ici, en ce qui concerne le zimmun, ils sont en désaccord au sujet de l’interprétation de versets. Rabbi Meir soutient : « Et tu mangeras », c’est manger ; « et tu seras rassasié », c’est boire après avoir mangé. La halakha est conforme au principe halakhique standard selon lequel manger est défini comme la consommation d’un volume d’olive. Et Rabbi Yehuda soutient : « Et tu mangeras et tu seras rassasié », cela renvoie à une consommation qui inclut la satiété. Et qu’est-ce qui est considéré comme une consommation avec satiété ? La consommation d’un volume d’œuf.
הָתָם בִּסְבָרָא פְּלִיגִי, רַבִּי מֵאִיר סָבַר: חֲזָרָתוֹ כְּטוּמְאָתוֹ, מָה טוּמְאָתוֹ בִּכְבֵיצָה — אַף חֲזָרָתוֹ בִּכְבֵיצָה. וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: חֲזָרָתוֹ כְּאִיסּוּרוֹ, מָה אִיסּוּרוֹ בִּכְזַיִת — אַף חֲזָרָתוֹ בִּכְזַיִת.
D’un autre côté, là-bas, dans le cas du levain et des aliments consacrés, ils sont en désaccord non pas au sujet de l’interprétation des versets, mais au sujet du raisonnement logique. Rabbi Meir soutient : L’obligation de restituer un aliment consacré est analogue à son impureté rituelle, et de même que sa susceptibilité à l’impureté rituelle n’existe que lorsqu’il a la taille d’un volume d’œuf, de même, l’obligation de le restituer n’existe que lorsqu’il a la taille d’un volume d’œuf. Et Rabbi Yehuda soutient : L’obligation de restituer un aliment consacré est analogue à son interdiction, et de même que son interdiction n’existe que lorsqu’il a la taille d’un volume d’olive, de même, l’obligation de le restituer n’existe que lorsqu’il a la taille d’un volume d’olive.
מַתְנִי׳ כֵּיצַד מְזַמְּנִין? בִּשְׁלֹשָׁה — אוֹמֵר: ״נְבָרֵךְ״, בִּשְׁלֹשָׁה וָהוּא — אוֹמֵר: ״בָּרְכוּ״.
MISHNA: La michna établit des distinctions dans les halakhot de la bénédiction du zimmun, selon le nombre de personnes présentes. Comment récite-t-on le zimmun ? Dans un groupe de trois personnes, celui qui récite le zimmun dit : Bénissons Celui de la nourriture duquel nous avons mangé. Dans un groupe de trois personnes et lui, celui qui récite le zimmun dit : Bénissez Celui de la nourriture duquel nous avons mangé, car même sans lui il y a suffisamment de personnes pour réciter le zimmun.
בַּעֲשָׂרָה — אוֹמֵר ״נְבָרֵךְ אֱלֹהֵינוּ״, בַּעֲשָׂרָה וָהוּא — אוֹמֵר ״בָּרְכוּ״. אֶחָד עֲשָׂרָה וְאֶחָד עֲשָׂרָה רִבּוֹא.
Avec l’augmentation du nombre de participants, la bénédiction devient plus complexe. Dans un groupe de dix personnes, celui qui récite le zimmundit : Bénissons notre Dieu. Dans un groupe de dix personnes et lui, celui qui récite le zimmundit : Bénissez notre Dieu. Cette formule est récitée aussi bien dans un groupe de dix que dans un groupe de cent mille.
בְּמֵאָה — הוּא אוֹמֵר ״נְבָרֵךְ ה׳ אֱלֹהֵינוּ״, בְּמֵאָה וָהוּא — אוֹמֵר ״בָּרְכוּ״. וּבְאֶלֶף — הוּא אוֹמֵר ״נְבָרֵךְ לַה׳ אֱלֹהֵינוּ אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל״, בְּאֶלֶף וָהוּא — אוֹמֵר ״בָּרְכוּ״. בְּרִבּוֹא — אוֹמֵר ״נְבָרֵךְ לַה׳ אֱלֹהֵינוּ אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל אֱלֹהֵי צְבָאוֹת יוֹשֵׁב הַכְּרוּבִים עַל הַמָּזוֹן שֶׁאָכַלְנוּ״, בְּרִבּוֹא וָהוּא — אוֹמֵר ״בָּרְכוּ״.
Dans un groupe de cent personnes, celui qui récite le zimmun dit : Bénissons le Seigneur notre Dieu. Dans un groupe de cent personnes et lui, celui qui récite le zimmun dit : Bénissez le Seigneur notre Dieu. Dans un groupe de mille personnes, celui qui récite le zimmun dit : Bénissons le Seigneur notre Dieu, le Dieu d’Israël. Dans un groupe de mille personnes et lui, il dit : Bénissez le Seigneur notre Dieu, le Dieu d’Israël. Dans un groupe de dix mille personnes, celui qui récite le zimmun dit : Bénissons le Seigneur notre Dieu, le Dieu d’Israël, le Dieu des Armées, qui siège sur les chérubins, pour la nourriture que nous avons mangée. Dans un groupe de dix mille personnes et lui, celui qui récite le zimmun dit : Bénissez le Seigneur notre Dieu, le Dieu d’Israël, le Dieu des Armées, qui siège sur les chérubins, pour la nourriture que nous avons mangée.
כָּעִנְיָן שֶׁהוּא מְבָרֵךְ, כָּךְ עוֹנִים אַחֲרָיו ״בָּרוּךְ ה׳ אֱלֹהֵינוּ אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל אֱלֹהֵי צְבָאוֹת יוֹשֵׁב הַכְּרוּבִים עַל הַמָּזוֹן שֶׁאָכַלְנוּ״.
Le principe est que de même qu’il récite la bénédiction, de même les personnes présentes répondent en récitant : Béni soit le Seigneur notre Dieu, le Dieu d’Israël, le Dieu des Armées, qui siège sur les chérubins, pour la nourriture que nous avons mangée.
רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: לְפִי רוֹב הַקָּהָל הֵם מְבָרְכִים, שֶׁנֶּאֱמַר ״בְּמַקְהֵלוֹת בָּרְכוּ אֱלֹהִים ה׳ מִמְּקוֹר יִשְׂרָאֵל״. אָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: מַה מָּצִינוּ בְּבֵית הַכְּנֶסֶת, אֶחָד מְרוּבִּים וְאֶחָד מוּעָטִים אוֹמֵר ״בָּרְכוּ אֶת ה׳״. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: ״בָּרְכוּ אֶת ה׳ הַמְבוֹרָךְ״.
De même, Rabbi Yossei HaGelili dit : Selon la taille de l’assemblée, on récite la bénédiction, comme il est dit : « Bénissez Dieu dans les assemblées nombreuses, le Seigneur, vous qui êtes de la source d’Israël » (Psaumes 68:27). Rabbi Akiva a dit qu’il n’y a pas de distinctions selon la taille de l’assemblée : Que trouvons-nous dans la synagogue ? Aussi bien lorsqu’il y en a beaucoup que lorsqu’il y en a peu, tant qu’il y a un quorum de dix, l’officiant dit : Bénissez [barekhu] le Seigneur. Rabbi Yishmaël a dit que dans la synagogue, on récite : Bénissez le Seigneur, le Béni.
גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: לְעוֹלָם אַל יוֹצִיא אָדָם אֶת עַצְמוֹ מִן הַכְּלָל.
GEMARA :Shmuel a dit : On ne doit jamais s’exclure de la collectivité.
תְּנַן: בִּשְׁלֹשָׁה וָהוּא — אוֹמֵר ״בָּרְכוּ״!
La Guemara soulève une objection à partir de ce que nous avons appris dans notre michna : Dans un groupe de trois personnes et lui, celui qui récite le zimmundit : Bénissez Celui de la nourriture duquel nous avons mangé. Ce faisant, il s’exclut du collectif.
אֵימָא:
La Guemara répond : Dis que le sens de la michna est :