וְיֵשׁ מֵהֶן שֶׁחוֹתֵם בָּהֶן בְּ״בָרוּךְ״ וְאֵין פּוֹתֵחַ בְּ״בָרוּךְ״. וְ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ פּוֹתֵחַ בְּ״בָרוּךְ״ וְאֵין חוֹתֵם בְּ״בָרוּךְ״. מִכְּלָל דִּבְרָכָה בִּפְנֵי עַצְמָהּ הִיא.
et il y a parmi celles-ci des bénédictions que celui qui la récite conclut sa récitation par : Béni, mais ne commence pas sa récitation par : Béni. La bénédiction : Qui est bon et fait le bien, celui qui la récite commence à la réciter par : Béni, mais ne conclut pas sa récitation par : Béni. Cela prouve par inférence qu’il s’agit d’une bénédiction indépendante.
וְאָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: תִּדַּע דְּ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ לָאו דְּאוֹרָיְיתָא — שֶׁהֲרֵי עוֹקְרִין אוֹתָהּ בְּבֵית הָאֵבֶל. כִּדְתַנְיָא: מָה הֵם אוֹמְרִים בְּבֵית הָאֵבֶל? — ״בָּרוּךְ הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״בָּרוּךְ דַּיַּין הָאֱמֶת״.
Et Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Sache que la bénédiction : Qui est bon et fait le bien, n’est pas requise par la loi de la Torah, puisqu’elle est supprimée dans la maison du endeuillé, comme cela a été enseigné dans une baraita selon l’opinion de Rabbi Akiva : Que disent-ils dans la maison du endeuillé ? Béni…Qui est bon et fait le bien. Rabbi Akiva dit : Béni…le Juge de vérité.
״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ — אִין, ״דַּיַּין אֱמֶת״ — לָא?! אֶלָּא אֵימָא אַף ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״.
Le premier avis dans la baraita est contesté : Celui qui est bon et fait le bien, oui, cela est récité dans la maison du endeuillé, le Juge véritable, non, cela n’est pas récité ? Plutôt, dis : Celui qui est bon et fait le bien est récité aussi.
מָר זוּטְרָא אִיקְּלַע לְבֵי רַב אָשֵׁי, אִיתְּרַע בֵּיהּ מִלְּתָא, פְּתַח וּבָרֵיךְ: ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב, אֵל אֱמֶת, דַּיַּין אֱמֶת, שׁוֹפֵט בְּצֶדֶק, לוֹקֵחַ בַּמִּשְׁפָּט, וְשַׁלִּיט בְּעוֹלָמוֹ לַעֲשׂוֹת בּוֹ כִּרְצוֹנוֹ, כִּי כׇל דְּרָכָיו מִשְׁפָּט, שֶׁהַכֹּל שֶׁלּוֹ וַאֲנַחְנוּ עַמּוֹ וַעֲבָדָיו, וּבַכֹּל אֲנַחְנוּ חַיָּיבִים לְהוֹדוֹת לוֹ וּלְבָרְכוֹ, גּוֹדֵר פְּרָצוֹת בְּיִשְׂרָאֵל הוּא יִגְדּוֹר אֶת הַפִּרְצָה הַזֹּאת בְּיִשְׂרָאֵל לְחַיִּים״.
La Guemara raconte : Mar Zutra se trouva venir à la maison de Rav Ashi lorsqu’un cas de deuil frappa Rav Ashi. Mar Zutra commença une bénédiction combinée et récita :
Celui qui est bon et fait le bien,
Dieu de vérité, le Juge véritable,
Qui juge avec droiture, reprend avec justice,
et est le maître de Son monde pour y faire comme Il le veut,
car toutes Ses voies sont justes,
que tout est à Lui et nous sommes Son peuple et Ses serviteurs,
et en toute chose nous sommes tenus de Le remercier et de Le bénir,
Qui répare les brèches en Israël,
Il réparera cette brèche en Israël pour la vie.
Mar Zutra inclut les deux : Celui qui est bon et fait le bien, ainsi que le deuil et l’acceptation de la justice divine.
לְהֵיכָן הוּא חוֹזֵר? רַב זְבִיד מִשְּׁמֵיהּ דְּאַבָּיֵי אָמַר: חוֹזֵר לָרֹאשׁ, וְרַבָּנַן אָמְרִי לַמָּקוֹם שֶׁפָּסַק, וְהִלְכְתָא לַמָּקוֹם שֶׁפָּסַק.
Revenant au sujet initial, il a été mentionné ci-dessus qu’une personne interrompt son repas pour former un zimmun avec deux autres qui ont fini de manger. La question est posée : Où reprend-il lorsqu’il termine son propre repas et doit commencer à réciter sa propre Grâce après le repas ? Rav Zevid, au nom d’Abaye, a dit : Il reprend depuis le début et récite toute la Grâce après le repas. Et les Sages disent : Il reprend à l’endroit où il s’est arrêté. Et la halakha est : Il reprend à l’endroit où il s’est arrêté, c’est-à-dire au début de la deuxième bénédiction.
אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ גָּלוּתָא לְרַב שֵׁשֶׁת: אַף עַל גַּב דְּרַבָּנַן קַשִּׁישֵׁי אַתּוּן, פָּרְסָאֵי בְּצׇרְכֵי סְעוּדָה בְּקִיאִי מִינַּיְיכוּ. בִּזְמַן שֶׁהֵן שְׁתֵּי מִטּוֹת, גָּדוֹל — מֵסֵב בָּרֹאשׁ, וְשֵׁנִי לוֹ — לְמַעְלָה הֵימֶנּוּ. וּבִזְמַן שֶׁהֵם שָׁלֹשׁ, גָּדוֹל — מֵסֵב בָּאֶמְצַע, שֵׁנִי לוֹ — לְמַעְלָה הֵימֶנּוּ, שְׁלִישִׁי לוֹ — לְמַטָּה הֵימֶנּוּ.
Au sujet des repas, la Guemara rapporte ce qui suit : L’Exilarque dit à Rav Sheshet : Bien que vous soyez des Sages âgés, les Perses sont plus experts que vous en ce qui concerne l’étiquette requise aux repas. La coutume perse veut que lorsqu’il y a deux divans sur lesquels on s’accoude, le plus grand des deux s’accoude en premier, et la personne seconde après lui en importance s’accoude sur le divan au-dessus de lui, à côté de sa tête. Lorsqu’il y a trois divans, le plus grand des trois s’accoude sur le divan du milieu, le second après lui en importance s’accoude sur le divan au-dessus de lui, et le troisième après lui en importance s’accoude sur le divan au-dessous du plus grand des trois.
אֲמַר לֵיהּ, וְכִי בָּעֵי אִישְׁתַּעוֹיֵי בַּהֲדֵיהּ, מְתָרֵיץ תָּרוֹצֵי וְיָתֵיב וּמִשְׁתַּעֵי בַּהֲדֵיהּ?! אֲמַר לֵיהּ: שָׁאנֵי פָּרְסָאֵי, דְּמַחְוֵי לֵיהּ בְּמָחוֹג.
Rav Sheshet dit à l’Exilarque que la coutume est défectueuse. Si le plus grand souhaite parler avec celui qui vient juste après lui en importance et qui est accoudé au-dessus de sa tête, il doit se redresser, s’asseoir et ce n’est qu’alors qu’il pourra lui parler. L’Exilarque répondit : Les Perses sont différents, car ils font des signes et communiquent avec des gestes de la main, surtout pendant les repas, il n’est donc pas nécessaire de se redresser.
מַיִם רִאשׁוֹנִים מֵהֵיכָן מַתְחִילִין? אֲמַר לֵיהּ: מִן הַגָּדוֹל.
Rav Sheshet demanda à l'Exilarque au sujet de la pratique perse concernant les premières eaux. Lorsqu'on se lave les mains avant le repas, par qui commencent-ils ? L'Exilarque lui dit : Ils commencent par le plus grand.
יֵשֵׁב גָּדוֹל וְיִשְׁמוֹר יָדָיו עַד שֶׁנּוֹטְלִין כּוּלָּן? אֲמַר לֵיהּ: לְאַלְתַּר מַיְיתוּ תַּכָּא קַמֵּיהּ.
Rav Sheshet demanda : Si tel est le cas, la personne la plus importante présente doit-elle s’asseoir et garder les mains propres et attendre jusqu’à ce que tout le monde se soit lavé afin que tous puissent ensuite être servis ? L’Exilarque lui dit : On lui apporte immédiatement sa table [takka], car la coutume voulait que chacun mange à sa propre table privée, et l’on apportait la table à la personne la plus importante présente immédiatement après qu’elle se soit lavé les mains, afin qu’elle n’ait pas à attendre les autres.
מַיִם אַחֲרוֹנִים מֵהֵיכָן מַתְחִילִין? אֲמַר לֵיהּ: מִן הַקָּטָן.
Rav Sheshet demanda à l'Exilarque au sujet de la pratique perse concernant les eaux finales. Lorsqu'on se lave les mains après le repas, par où commencent-ils ? L'Exilarque lui dit : Ils commencent par le moins important des convives.
וְגָדוֹל יָתֵיב וְיָדָיו מְזוֹהָמוֹת עַד שֶׁנּוֹטְלִין כּוּלָּן? אֲמַר לֵיהּ: לָא מְסַלְּקִי תַּכָּא מִקַּמֵּיהּ עַד דְּנִימְטֵי מַיָּא לְגַבֵּיהּ.
Rav Sheshet dit : Si tel est le cas, la personne la plus importante présente devrait-elle rester assise avec les mains sales jusqu’à ce que tous se lavent les mains ? L’Exilarque lui dit : On ne retire pas la table de devant lui jusqu’à ce que l’eau lui parvienne ; il peut continuer à manger pendant que les autres se lavent les mains.
אֲמַר רַב שֵׁשֶׁת: אֲנָא מַתְנִיתָא יָדַעְנָא, דְּתַנְיָא: כֵּיצַד סֵדֶר הֲסִבָּה? — בִּזְמַן שֶׁהֵן שְׁתֵּי מִטּוֹת — גָּדוֹל מֵסֵב בָּרֹאשׁ, וְשֵׁנִי לוֹ לְמַטָּה הֵימֶנּוּ. בִּזְמַן שֶׁהֵן שָׁלֹשׁ מִטּוֹת — גָּדוֹל מֵסֵב בָּרֹאשׁ, שֵׁנִי לוֹ לְמַעְלָה הֵימֶנּוּ, שְׁלִישִׁי לוֹ לְמַטָּה הֵימֶנּוּ. מַיִם הָרִאשׁוֹנִים מַתְחִילִין מִן הַגָּדוֹל. מַיִם אַחֲרוֹנִים, בִּזְמַן שֶׁהֵם חֲמִשָּׁה — מַתְחִילִין מִן הַגָּדוֹל, וּבִזְמַן שֶׁהֵם מֵאָה — מַתְחִילִין מִן הַקָּטָן עַד שֶׁמַּגִּיעִים אֵצֶל חֲמִישִׁי, וְחוֹזְרִין וּמַתְחִילִין מִן הַגָּדוֹל. וְלִמְקוֹם שֶׁמַּיִם אַחֲרוֹנִים חוֹזְרִין — לְשָׁם בְּרָכָה חוֹזֶרֶת.
Rav Sheshet a dit : En ce qui concerne la conduite au cours d’un repas, je connais une baraita, comme cela a été enseigné : Quel est l’ordre pour s’accouder ? Lorsqu’il y a deux divans sur lesquels on s’accoudait, le plus grand des deux s’accoude en premier, et la personne seconde après lui en importance s’accoude sur le divan au-dessous de lui. Lorsqu’il y a trois divans, le plus grand des trois s’accoude en premier, sur le divan du milieu, le second après lui en importance s’accoude sur le divan au-dessus de lui, et le troisième après lui en importance s’accoude sur le divan au-dessous du plus grand des trois. Les premières eaux avant le repas, on commence par le plus grand présent. Les dernières eaux ; lorsqu’ils sont cinq personnes, on commence par le plus grand présent. Lorsqu’ils sont plus nombreux, même cent, on commence les dernières eaux par le moins important des convives jusqu’à atteindre les cinq plus grands présents, puis on revient et on commence par le plus grand présent. Et à l’endroit où reviennent les dernières eaux, la bénédiction revient également, et le plus grand présent, le premier parmi les cinq derniers à se laver les mains, récite le Bénédicité après le repas.
מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַב, דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: כׇּל הַנּוֹטֵל יָדָיו בָּאַחֲרוֹנָה תְּחִלָּה — הוּא מְזוּמָּן לִבְרָכָה.
Cettebaraitasoutient l’opinion de Rav, comme l’a dit Rabbi Ḥiyya bar Ashi, selon laquelle Rav a dit : Quiconque se lave les mains en premier à la fin du repas est désigné pour réciter la bénédiction de la Grâce après les repas.
רַב וְרַבִּי חִיָּיא הֲווֹ יָתְבִי בִּסְעוֹדְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי, אֲמַר לֵיהּ רַבִּי לְרַב: קוּם, מְשִׁי יְדָךְ. חַזְיֵיהּ דְּקָא מְרַתֵּת. אֲמַר לֵיהּ: בַּר פַּחֲתֵי, ״עַיֵּין בְּבִרְכַּת מְזוֹנָא״ קָאָמַר לָךְ.
De même, la Guemara rapporte : Rav et Rabbi Ḥiyya étaient assis à un repas devant Rabbi Yehouda HaNassi. Rabbi Yehouda HaNassi dit à Rav : Lève-toi, lave-toi les mains. Rabbi Ḥiyya vit que Rav tremblait de peur, craignant peut-être de s’être mal conduit pendant le repas et de devoir donc se laver les mains. Rabbi Ḥiyya lui dit : Fils de nobles, il te dit de revoir la Grâce après le repas, car le premier à se laver les mains après le repas a l’honneur de diriger la bénédiction.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מְכַבְּדִין לֹא בִּדְרָכִים וְלֹא בִּגְשָׁרִים,
La Guemara continue de discuter du sujet du lavage après un repas. Les Sages ont enseigné : Bien qu’il soit d’usage de faire preuve de déférence envers les plus grands, néanmoins, on ne montre de déférence ni sur les routes ni sur les ponts,