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מַתְנִי׳ הֵבִיאוּ לְפָנָיו מָלִיחַ תְּחִלָּה וּפַת עִמּוֹ — מְבָרֵךְ עַל הַמָּלִיחַ וּפוֹטֵר אֶת הַפַּת, שֶׁהַפַּת טְפֵלָה לוֹ. זֶה הַכְּלָל: כׇּל שֶׁהוּא עִיקָּר וְעִמּוֹ טְפֵלָה — מְבָרֵךְ עַל הָעִיקָּר וּפוֹטֵר אֶת הַטְּפֵלָה.
MICHNA : Si l’on lui a apporté d’abord un aliment salé à manger et du pain avec lui, il récite une bénédiction sur l’aliment salé et, par là, dispense le pain, parce que l’aliment salé est principal, tandis que le pain lui est secondaire. Tel est le principe : Tout aliment qui est principal et auquel un aliment secondaire est associé, on récite une bénédiction sur le principal et, ce faisant, dispense le secondaire de sa propre bénédiction.
גְּמָ׳ וּמִי אִיכָּא מִידֵּי דְּהָוֵי מָלִיחַ עִיקָּר וּפַת טְפֵלָה? אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב עַוִּירָא אָמַר רַב אָשֵׁי: בְּאוֹכְלֵי פֵּירוֹת גִּנּוֹסַר שָׁנוּ.
GEMARA: La Guemara demande : Existe-t-il donc une circonstance où un aliment salé est principal et le pain secondaire ? En général, aucun repas n’a un aliment salé comme composant principal. Rav Aḥa, fils de Rav Avira, a dit que Rav Ashi a dit : Cette halakha a été enseignée au sujet de ceux qui mangent les fruits de Génosar, qui sont extrêmement sucrés et qui étaient mangés avec des aliments salés afin d’atténuer cette douceur. Ils mangeaient du pain avec ces aliments salés.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: כִּי הֲוָה אָזְלִינַן בָּתְרֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן לְמֵיכַל פֵּירוֹת גִּנּוֹסַר, כִּי הֲוֵינַן בֵּי מְאָה — מְנַקְּטִינַן לֵיהּ לְכֹל חַד וְחַד עַשְׂרָה עַשְׂרָה, וְכִי הֲוֵינַן בֵּי עַשְׂרָה, מְנַקְּטִינַן לֵיהּ כֹּל חַד וְחַד מְאָה מְאָה. וְכׇל מְאָה מִינַּיְיהוּ הֲוָה מַחֲזִיק לְהוּ צַנָּא בַּר תְּלָתָא סָאוֵי וְאָכֵיל לְהוּ, וּמִשְׁתְּבַע דְּלָא טְעֵים זִיּוּנָא. זִיּוּנָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא אֵימָא ״מְזוֹנָא״.
Dans le même ordre d’idées, la Guemara emploie l’hyperbole pour louer les fruits de Génosar. Rabba bar bar Ḥana a dit : Lorsque nous allions derrière Rabbi Yoḥanan pour manger des fruits de Génosar, lorsque nous étions cent personnes ensemble, chacun de nous lui apportait dix fruits, et lorsque nous étions dix personnes ensemble, chacun de nous lui apportait cent fruits, et chaque centaine de fruits nécessitait un panier de trois se’a pour les contenir. Rabbi Yoḥanan les mangeait tous, et était prêt à jurer qu’il n’avait goûté aucune nourriture. La Guemara demande : Vous vient-il à l’esprit qu’il prétendait qu’il n’avait goûté aucune nourriture ? Plutôt, dites qu’il n’avait goûté aucune sustenance. En raison de leur goût délicieux, il n’était toujours pas rassasié.
רַבִּי אֲבָהוּ אָכֵיל עַד דַּהֲוָה שָׁרֵיק לֵיהּ דּוּדְבָא מֵאַפּוּתֵיהּ. וְרַב אַמֵּי וְרַב אַסִּי הֲווֹ אָכְלִי עַד דִּנְתוּר מָזַיְיהוּ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ הֲוָה אָכֵיל עַד דְּמָרֵיד. וְאָמַר לְהוּ רַבִּי יוֹחָנָן לִדְבֵי נְשִׂיאָה וַהֲוָה מְשַׁדַּר לֵיהּ רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה בָּאלוֹשֵׁי אַבָּתְרֵיהּ, וּמַיְיתִי לֵיהּ לְבֵיתֵיהּ.
La Guemara continue dans l’hyperbole : Rabbi Abbahu mangea des fruits de Génosar jusqu’à ce que ces fruits doux et luxuriants rendent sa peau si glissante qu’une mouche glisserait de son front. Et Rav Ami et Rav Asi en mangeaient jusqu’à ce que leurs cheveux tombent. Rabbi Shimon ben Lakish en mangeait jusqu’à en devenir confus. Et alors Rabbi Yoḥanan informait la maison du Nasi de son état, et Rabbi Yehuda Nesia envoyait les autorités à sa poursuite et elles le ramenaient chez lui.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר: עִיר אַחַת הָיְתָה לוֹ לְיַנַּאי הַמֶּלֶךְ בְּהַר הַמֶּלֶךְ, שֶׁהָיוּ מוֹצִיאִים מִמֶּנָּה שִׁשִּׁים רִבּוֹא סִפְלֵי טָרִית לְקוֹצְצֵי תְּאֵנִים מֵעֶרֶב שַׁבָּת לְעֶרֶב שַׁבָּת.
Dans le même esprit, la Guemara rapporte : Lorsque Rav Dimi arriva d’Eretz Israël en Babylonie, il dit : Le roi Yannai avait une ville sur la Montagne du Roi, d’où l’on prenait six cent mille bols de sardines pour ceux qui cueillaient des figues des arbres au cours de la semaine, de la veille de Chabbat à la veille de Chabbat. Il y avait tant d’ouvriers, et le fruit était si doux, qu’ils avaient besoin d’une quantité si vaste de poisson salé pour pouvoir continuer leur travail.
כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר: אִילָן אֶחָד הָיָה לוֹ לְיַנַּאי הַמֶּלֶךְ בְּהַר הַמֶּלֶךְ, שֶׁהָיוּ מוֹרִידִים מִמֶּנּוּ אַרְבָּעִים סְאָה גּוֹזָלוֹת מִשָּׁלֹשׁ בְּרֵיכוֹת בְּחֹדֶשׁ. כִּי אֲתָא רַבִּי יִצְחָק אָמַר: עִיר אַחַת הָיְתָה בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וְגוּפְנִית שְׁמָהּ, שֶׁהָיוּ בָּהּ שְׁמֹנִים זוּגוֹת אַחִים כֹּהֲנִים נְשׂוּאִים לִשְׁמֹנִים זוּגוֹת אֲחָיוֹת כֹּהֲנוֹת. וּבְדַקוּ רַבָּנַן מִסּוּרָא וְעַד נְהַרְדָּעָא וְלָא אַשְׁכַּחוּ בַּר מִבְּנָתֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא, דַּהֲווֹ נְסִיבָן לְרָמִי בַּר חָמָא וּלְמָר עוּקְבָא בַּר חָמָא. וְאַף עַל גַּב דְּאִינְהִי הֲווֹ כָּהֲנָתָא, אִינְהוּ לָא הֲווֹ כָּהֲנֵי.
Au sujet de la Montagne du Roi et d’Eretz Yisrael, lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : Le roi Yannai avait un arbre sur la Montagne du Roi dont on retirait quarante se’a de pigeons provenant de trois couvées chaque mois. Lorsque Rabbi Yitzḥak vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : Il y avait une ville en Eretz Yisrael nommée Gufnit, dans laquelle il y avait quatre-vingts paires de frères qui étaient prêtres, mariés à quatre-vingts paires de sœurs, toutes issues de familles sacerdotales. Et, pour évaluer la fréquence de ce phénomène, la Guemara rapporte : Les Sages vérifièrent de Soura à Neharde’a et, à l’exception des filles de Rav Ḥisda, qui étaient mariées à Rami bar Ḥama et à son frère Mar Ukva bar Ḥama, ils ne purent trouver de cas semblable. Et, même dans le cas qu’ils trouvèrent, bien qu’elles, les sœurs, fussent les filles d’un prêtre, eux, les frères, n’étaient pas prêtres. Dans pratiquement tout le pays de Babylonie, ils ne purent trouver de circonstance semblable.
אָמַר רַב: כׇּל סְעוּדָה שֶׁאֵין בָּהּ מֶלַח, אֵינָהּ סְעוּדָה. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל סְעוּדָה שֶׁאֵין בָּהּ שְׂרִיף, אֵינָהּ סְעוּדָה.
Au sujet des aliments salés, Rav a dit : Tout repas dans lequel il n’y a pas de sel n’est pas considéré comme un repas. Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Tout repas dans lequel il n’y a pas de plat cuit avec de la sauce (Rachi) n’est pas considéré comme un repas.
מַתְנִי׳ אָכַל עֲנָבִים וּתְאֵנִים וְרִמּוֹנִים — מְבָרֵךְ אַחֲרֵיהֶם שָׁלֹשׁ בְּרָכוֹת, דִּבְרֵי רַבָּן גַּמְלִיאֵל. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בְּרָכָה אַחַת מֵעֵין שָׁלֹשׁ. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֲפִילּוּ אָכַל שֶׁלֶק וְהוּא מְזוֹנוֹ — מְבָרֵךְ עָלָיו שָׁלֹשׁ בְּרָכוֹת. הַשּׁוֹתֶה מַיִם לִצְמָאוֹ — מְבָרֵךְ ״שֶׁהַכֹּל נִהְיָה בִּדְבָרוֹ״. רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: ״בּוֹרֵא נְפָשׁוֹת רַבּוֹת וְחֶסְרוֹנָן״.
MICHNA :Celui qui a mangé du fruit pour lequel Eretz Yisrael a été louée, raisins, figues et grenades, récite les trois bénédictions de la Grâce après les Repas, comme il le ferait après avoir mangé du pain ; telle est la déclaration de Rabban Gamliel. Et les Sages disent : Il suffit de réciter une bénédiction abrégée tirée des trois bénédictions de la Grâce après les Repas. Rabbi Akiva dit : Les trois bénédictions de la Grâce après les Repas ne sont pas limitées au pain ; au contraire, même si quelqu’un a mangé des légumes bouillis, et que c’est sa nourriture principale, il récite les trois bénédictions de la Grâce après les Repas. De plus : Celui qui boit de l’eau pour étancher sa soif récite : Par la parole de qui toutes choses sont venues à l’existence. Rabbi Tarfon dit : Il récite : Qui crée les nombreuses formes de vie et leurs besoins.
גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל? דִּכְתִיב: ״אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״אֶרֶץ אֲשֶׁר לֹא בְמִסְכֵּנֻת תֹּאכַל בָּהּ לֶחֶם וְגוֹ׳״, וּכְתִיב: ״וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ וּבֵרַכְתָּ אֶת ה׳ אֱלֹהֶיךָ״.
GUEMARA : La Guemara demande : Quelle est la raison de l’opinion de Rabban Gamliel ? La Guemara répond : Comme il est écrit dans le verset qui traite de l’éloge d’Eretz Israël : « Un pays de blé et d’orge, de vignes, de figues et de grenades, un pays d’huile d’olive et de miel » (Deutéronome 8:8), et il est écrit : « Un pays dans lequel tu mangeras du pain sans disette » (Deutéronome 8:9), et il est écrit : « Tu mangeras, tu seras rassasié, puis tu béniras l’Éternel, ton Dieu pour le bon pays qu’Il t’a donné » (Deutéronome 8:10). Rabban Gamliel conclut de là que les fruits pour lesquels Eretz Israël a été louée sont inclus dans la mitsva de réciter une bénédiction après avoir mangé. Puisque cette section de la Torah fait allusion à trois bénédictions, les fruits aussi requièrent trois bénédictions.
וְרַבָּנַן ״אֶרֶץ״ הִפְסִיק הָעִנְיָן. וְרַבָּן גַּמְלִיאֵל נָמֵי ״אֶרֶץ״ הִפְסִיק הָעִנְיָן! הָהוּא מִבְּעֵי לֵיהּ לְמַעוֹטֵי הַכּוֹסֵס אֶת הַחִטָּה.
Et qu’en pensent les Rabbins ? Le verset : « Un pays où tu mangeras du pain sans disette », a conclu la discussion de cette question, et la mitsva : « Tu mangeras, tu seras rassasié, puis tu béniras », ne s’applique qu’au pain. Et si c’est le cas, même selon Rabban Gamliel, est-ce que « pays » ne conclut pas la discussion de cette question ? Au contraire, ce verset est nécessaire afin d’exclure celui qui mâche du blé cru de l’obligation de réciter la Bénédiction après le repas. Même selon Rabban Gamliel, cela n’a pas le statut juridique du pain.
אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: כׇּל שֶׁהוּא מֵחֲמֵשֶׁת הַמִּינִין, בַּתְּחִלָּה — מְבָרֵךְ עָלָיו ״בּוֹרֵא מִינֵי מְזוֹנוֹת״, וּלְבַסּוֹף — בְּרָכָה אַחַת מֵעֵין שָׁלֹשׁ.
Rabbi Ya’akov bar Idi a dit que Rabbi Ḥanina a dit : Tout ce qui provient des cinq espèces de céréales, au début, on récite sur cela : Qui crée les diverses sortes de nourriture, et à la fin, une bénédiction abrégée des trois bénédictions de la Grâce après les repas.
אָמַר רַבָּה בַּר מָרִי אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: כׇּל שֶׁהוּא מִשִּׁבְעַת הַמִּינִין, בַּתְּחִלָּה — מְבָרֵךְ ״בּוֹרֵא פְּרִי הָעֵץ״, וּלְבַסּוֹף — בְּרָכָה אַחַת מֵעֵין שָׁלֹשׁ.
Rabba bar Mari a dit que Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Tout ce qui fait partie des sept espèces pour lesquelles Eretz Yisrael a été louée, au début, on récite à son sujet : Qui crée le fruit de l’arbre, et ensuite et à la fin, une bénédiction abrégée des trois bénédictions de la Grâce après les repas.
אָמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב דִּימִי: מַאי נִיהוּ ״בְּרָכָה אַחַת מֵעֵין שָׁלֹשׁ״? אָמַר לֵיהּ: אַפֵּירֵי דְעֵץ ״עַל הָעֵץ וְעַל פְּרִי הָעֵץ, וְעַל תְּנוּבַת הַשָּׂדֶה, וְעַל אֶרֶץ חֶמְדָּה טוֹבָה וּרְחָבָה שֶׁהִנְחַלְתָּ לַאֲבוֹתֵינוּ לֶאֱכוֹל מִפִּרְיָהּ וְלִשְׂבּוֹעַ מִטּוּבָהּ. רַחֵם ה׳ אֱלֹהֵינוּ עַל יִשְׂרָאֵל עַמֶּךָ, וְעַל יְרוּשָׁלַיִם עִירֶךָ, וְעַל מִקְדָּשְׁךָ, וְעַל מִזְבְּחֶךָ. וְתִבְנֶה יְרוּשָׁלַיִם עִיר קׇדְשְׁךָ בִּמְהֵרָה בְּיָמֵינוּ. וְהַעֲלֵנוּ לְתוֹכָהּ, וְשַׂמְּחֵנוּ בָּהּ. כִּי אַתָּה טוֹב וּמֵטִיב לַכֹּל״.
Abaye dit à Rav Dimi : Quelle est la formule d’une bénédiction abrégée des trois bénédictions de la Grâce après les repas ? Il lui dit : Sur les fruits d’un arbre on récite :
Pour l’arbre et le fruit de l’arbre,
et pour la production du champ,
et pour la terre désirable, bonne et vaste que Tu as donnée en héritage à nos ancêtres
afin qu’ils mangent de son fruit et soient rassasiés de sa bonté.
Aie compassion, Seigneur notre Dieu,
d’Israël Ton peuple et de Jérusalem Ta ville,
et de Ton Temple et de Ton autel.
Puisse-Tu rebâtir Jérusalem, Ta ville sainte, rapidement de nos jours,
et puisses-Tu nous y ramener dans la joie
car Tu es bon et fais le bien à tous.
דַּחֲמֵשֶׁת הַמִּינִין: ״עַל הַמִּחְיָה וְעַל הַכַּלְכָּלָה וְעַל תְּנוּבַת הַשָּׂדֶה כּוּ׳״. וְחוֹתֵם: ״עַל הָאָרֶץ וְעַל הַמִּחְיָה״.
Après avoir mangé des produits cuits au four à partir de l’une des cinq espèces de céréales, on récite : Pour la nourriture et la subsistance et pour le produit du champ, et on conclut : Pour la terre et pour la nourriture.
מִיחְתָּם בְּמַאי חָתֵים? כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר: רַב חָתֵים בְּרֹאשׁ חֹדֶשׁ ״בָּרוּךְ מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְרָאשֵׁי חֳדָשִׁים״, הָכָא מַאי?
Cependant, la question fut soulevée : En termes de conclusion, par quoi conclut-il la bénédiction ? Puisqu’on ne conclut pas une bénédiction par deux thèmes, avec lequel des thèmes doit-il conclure la bénédiction ? Lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Israël en Babylonie, il dit : Rav avait l’habitude de conclure la bénédiction sur la Nouvelle Lune ainsi : Béni… qui sanctifie Israël et les Nouvelles Lunes. Apparemment, on peut conclure une bénédiction par deux thèmes. Que récite-t-on ici ?
רַב חִסְדָּא אָמַר: ״עַל הָאָרֶץ וְעַל פֵּירוֹתֶיהָ״. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״עַל הָאָרֶץ וְעַל הַפֵּירוֹת״. אָמַר רַב עַמְרָם, וְלָא פְּלִיגִי: הָא לַן, וְהָא לְהוּ.
Rav Ḥisda a dit : Pour la terre et pour ses fruits. Rabbi Yoḥanan a dit : Pour la terre et pour les fruits. Rav Amram a dit : Ils ne sont pas en désaccord ; plutôt, cette bénédiction, pour ses fruits, est pour nous, en Babylonie, et cette bénédiction, pour les fruits, est pour eux, en Eretz Yisrael.
מַתְקִיף לַהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: אִינְהוּ אָכְלִי, וַאֲנַן מְבָרְכִין?! אֶלָּא אֵיפוֹךְ: רַב חִסְדָּא אָמַר ״עַל הָאָרֶץ וְעַל הַפֵּירוֹת״, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר ״עַל הָאָרֶץ וְעַל פֵּירוֹתֶיהָ״.
Rav Naḥman bar Yitzḥak objecte vivement : Eux, en Terre d’Israël, mangent et nous, en Babylonie, récitons une bénédiction ? Comment pouvons-nous, habitants de Babylonie, réciter une bénédiction pour les fruits de la Terre d’Israël alors que nous mangeons les fruits de Babylonie ? Au contraire, inversez les opinions : Rav Ḥisda a dit : Pour la terre et pour les fruits, et Rabbi Yoḥanan a dit : Pour la terre et pour ses fruits.

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