הַיְינוּ רַבָּנַן!
est identique à l’opinion des Rabbins, car la fin de la période qui commence au milieu de l’après-midi est le coucher du soleil.
אֶלָּא מַאי, עַד וְלֹא עַד בַּכְּלָל? אֵימָא סֵיפָא: וְשֶׁל מוּסָפִין כׇּל הַיּוֹם. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד שֶׁבַע שָׁעוֹת. וְתַנְיָא: הָיוּ לְפָנָיו שְׁתֵּי תְּפִלּוֹת, אַחַת שֶׁל מוּסָף וְאַחַת שֶׁל מִנְחָה — מִתְפַּלֵּל שֶׁל מִנְחָה וְאַחַר כָּךְ שֶׁל מוּסָף, שֶׁזּוֹ תְּדִירָה, וְזוֹ אֵינָהּ תְּדִירָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִתְפַּלֵּל שֶׁל מוּסָף וְאַחַר כָּךְ שֶׁל מִנְחָה, שֶׁזּוֹ עוֹבֶרֶת, וְזוֹ אֵינָהּ עוֹבֶרֶת.
La Guemara rejette immédiatement cette preuve : Plutôt, quelle est l’alternative ? Que jusqu’à signifie jusqu’à sans inclure ? La difficulté demeure. Dis la clause finale de la michna : La prière additionnelle peut être récitée toute la journée. Rabbi Yehouda dit : Elle peut être récitée jusqu’à sept heures. Et il a été enseigné dans une baraita : Si l’obligation de réciter deux prières se présentait à lui, l’une la prière additionnelle et l’autre la prière de l’après-midi, il récite la prière de l’après-midi d’abord et la prière additionnelle ensuite, parce que celle-ci, la prière de l’après-midi, est récitée de façon fréquente, et celle-là, la prière additionnelle, est récitée de façon relativement peu fréquente, puisqu’elle n’est récitée que le Chabbat, la nouvelle lune et les fêtes. Le principe énonce : Lorsqu’une pratique fréquente et une pratique peu fréquente se rencontrent, la pratique fréquente prévaut sur la peu fréquente. Rabbi Yehouda dit : Il récite la prière additionnelle d’abord et la prière de l’après-midi ensuite, parce que le temps de réciter celle-ci, la prière additionnelle, va bientôt expirer, et celui-ci, le temps de réciter la prière de l’après-midi, n’expirera pas bientôt, car on peut la réciter jusqu’au milieu de l’après-midi.
אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא ״עַד וְעַד בַּכְּלָל״, הַיְינוּ דְּמַשְׁכַּחַתְּ לְהוּ שְׁתֵּי תְּפִלּוֹת בַּהֲדֵי הֲדָדֵי. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ ״עַד וְלֹא עַד בַּכְּלָל״, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לְהוּ שְׁתֵּי תְּפִלּוֹת בַּהֲדֵי הֲדָדֵי? כֵּיוָן דְּאָתְיָא לַהּ שֶׁל מִנְחָה, אָזְלָא לַהּ שֶׁל מוּסָפִין!
Le point pertinent est le suivant : Soit, si vous dites que jusqu’à signifie jusqu’à et y compris, c’est ainsi que vous pouvez trouver une situation où les moments pour réciter deux prières, la prière de l’après-midi et la prière additionnelle, se chevauchent. Mais si vous dites que jusqu’à signifie jusqu’à sans inclure, et que jusqu’à sept heures signifie jusqu’au début de la septième heure, midi, alors comment pouvez-vous trouver une situation où les moments pour réciter deux prières se chevauchent ? Une fois que le moment de réciter la prière de l’après-midi, une demi-heure après midi, est arrivé, le moment de réciter la prière additionnelle est-il déjà passé ?
אֶלָּא מַאי, ״עַד וְעַד בַּכְּלָל״? קַשְׁיָא רֵישָׁא, מַאי אִיכָּא בֵּין רַבִּי יְהוּדָה לְרַבָּנַן?! — מִי סָבְרַתְּ דְּהַאי ״פְּלַג מִנְחָה״ פְּלַג אַחֲרוֹנָה קָאָמַר? פְּלַג רִאשׁוֹנָה קָאָמַר, וְהָכִי קָאָמַר: אֵימַת נָפֵיק פְּלַג רִאשׁוֹנָה וְעָיֵיל פְּלַג אַחֲרוֹנָה — מִכִּי נָפְקִי אַחַת עֶשְׂרֵה שָׁעוֹת חָסֵר רְבִיעַ.
Plutôt, quelle est l’alternative ? Que jusqu’à signifie jusqu’à et y compris ? Alors la première clause de la michna est difficile, comme expliqué ci-dessus au sujet du point médian de l’après-midi : Quelle est la différence halakhique entre l’opinion de Rabbi Yehouda et l’opinion des Sages ? La Guemara répond : Penses-tu que, lorsque ce point médian de l’après-midi a été mentionné, il parlait de la période suivant le point médian, la dernière partie de l’après-midi, d’une heure et quart avant le coucher du soleil jusqu’au coucher du soleil ? Telle n’était pas l’intention. Au contraire, il parlait de la période précédant le point médian, la première partie de l’après-midi, qui, comme expliqué ci-dessus, va de neuf heures et demie après le lever du soleil jusqu’à une heure et quart avant le coucher du soleil. Par conséquent, jusqu’au point médian de l’après-midi signifie jusqu’à la fin de la première moitié de cette période de l’après-midi. Et c’est ce qu’il dit : Quand la première moitié sort-elle et la seconde moitié entre-t-elle ? À partir du moment où onze heures moins un quart se sont écoulées depuis le lever du soleil. L’usage que Rabbi Yehouda fait du terme jusqu’à signifie toujours jusqu’à et y compris.
אָמַר רַב נַחְמָן: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא.
En pratique, cela signifie que, selon Rabbi Yehouda, il est permis de réciter la prière du matin jusqu’à la fin de la quatrième heure. À l’appui de cela, Rav Naḥman a dit : Nous aussi, nous avons appris cela dans une michna :
רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בָּבָא הֵעִיד חֲמִשָּׁה דְּבָרִים: שֶׁמְמָאֲנִין אֶת הַקְּטַנָּה, וְשֶׁמַּשִּׂיאִין אֶת הָאִשָּׁה עַל פִּי עֵד אֶחָד, וְעַל תַּרְנְגוֹל שֶׁנִּסְקַל בִּירוּשָׁלַיִם עַל שֶׁהָרַג אֶת הַנֶּפֶשׁ, וְעַל יַיִן בֶּן אַרְבָּעִים יוֹם שֶׁנִּתְנַסֵּךְ עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ, וְעַל תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר שֶׁקָּרֵב בְּאַרְבַּע שָׁעוֹת.
Rabbi Yehuda ben Bava a témoigné au sujet de cinq questions dehalakha :
Lorsqu’une jeune fille orpheline, mariée par sa mère ou son frère avant d’atteindre l’âge de la majorité, atteint l’âge de la majorité, elle peut refuser de continuer à vivre avec son mari et ainsi annuler rétroactivement leur mariage. Normalement, les refus de mariage sont découragés. Cependant, dans certains cas précis où il est clair que, si le mariage restait en vigueur, cela engendrerait des problèmes liés au lévirat et à la ḥalitza, Rabbi Yehuda ben Bava a témoigné que l’on peut persuader la jeune fille mineure de refuser de continuer à vivre avec son mari, résolvant ainsi les complications en jeu dans ce cas.
Et il a témoigné qu’on peut permettre à une femme qui, après avoir appris la mort de son mari, cherche à se remarier, de se marier sur la base du témoignage d’un seul témoin, contrairement aux deux témoins requis pour les autres témoignages de la Torah.
Et il a témoigné au sujet d’un coq qui fut lapidé à mort à Jérusalem pour avoir tué une personne, afin d’enseigner que la loi de la Torah (Exode 21:28), qui exige la lapidation d’un bœuf ayant tué une personne, s’applique également aux autres animaux.
Et il a témoigné au sujet d’un vin de quarante jours qui était utilisé pour la libation sur l’autel.
Et il a témoigné au sujet de l’offrande quotidienne du matin qui était sacrifiée à la quatrième heure du jour.
שְׁמַע מִינַּהּ ״עַד וְעַד בַּכְּלָל״. שְׁמַע מִינַּהּ.
Apprends de cela ce témoignage final, qui est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, selon laquelle jusqu’à signifie jusqu’à et y compris. La Guemara conclut : En effet, apprends de cela.
אָמַר רַב כָּהֲנָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה, הוֹאִיל וּתְנַן בִּבְחִירָתָא כְּווֹתֵיהּ.
Sur la base de cette michna, Rav Kahana a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, puisque nous avons appris dans une michna du traité préféré, Eduyyot, conformément à son opinion. Puisque la halakha est tranchée conformément à toutes les mishnayot dans Eduyyot, l’opinion d’un tanna qui tranche conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda dans cette michna signifie que la halakha est conforme à cette opinion.
וְעַל תָּמִיד שֶׁל שַׁחַר שֶׁקָּרֵב בְּאַרְבַּע שָׁעוֹת, מַאן תְּנָא לְהָא דִּתְנַן: ״וְחַם הַשֶּׁמֶשׁ וְנָמָס״, בְּאַרְבַּע שָׁעוֹת.
Et au sujet de l’offrande matinale quotidienne qui était sacrifiée à la quatrième heure. Sur cette base, la Guemara tente d’identifier le tanna qui a enseigné ce que nous avons appris dans la michna au sujet de la manne qui tombait pour les enfants d’Israël dans le désert : « Et ils la ramassaient matin après matin, chacun selon ce qu’il mange, et lorsque le soleil chauffait, elle fondait » (Exode 16:21) ; cela se produisait quatre heures après le début du jour.
אַתָּה אוֹמֵר בְּאַרְבַּע שָׁעוֹת, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בְּשֵׁשׁ שָׁעוֹת?! כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״כְּחֹם הַיּוֹם״, הֲרֵי שֵׁשׁ שָׁעוֹת אָמוּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְחַם הַשֶּׁמֶשׁ וְנָמָס״ — בְּאַרְבַּע שָׁעוֹת. מַנִּי? לָא רַבִּי יְהוּדָה וְלָא רַבָּנַן. אִי רַבִּי יְהוּדָה עַד אַרְבַּע שָׁעוֹת נָמֵי צַפְרָא הוּא! אִי רַבָּנַן — עַד חֲצוֹת נָמֵי צַפְרָא הוּא.
La baraita continue : Dirais-tu que le moment où le soleil devint chaud était à la quatrième heure, ou peut-être seulement à la sixième heure du jour ? Lorsque le verset dit : « À la chaleur du jour » (Genèse 18:1), six heures sont déjà mentionnées dans la Torah comme la chaleur du jour. Comment donc puis-je établir le verset : « Et lorsque le soleil devint chaud, cela fondit » ? Cela doit faire référence à un moment plus tôt, à la quatrième heure. La Guemara demande : Qui est le tanna de cette michna ? Ce n’est ni Rabbi Yehouda ni les Sages. Si c’était conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, jusqu’à quatre heures cela aussi est considéré comme le matin, car il soutient que l’offrande quotidienne du matin peut encore être sacrifiée alors, tandis qu’ici il est dit que la manne était recueillie le matin et qu’elle fondait après le matin. Si c’était conforme à l’opinion des Sages, jusqu’à midi cela aussi est considéré comme le matin, puisque, selon les Sages, l’offrande quotidienne du matin pouvait être sacrifiée jusqu’à midi. Apparemment, il s’agit d’une position entièrement nouvelle.
אִי בָּעֵית אֵימָא רַבִּי יְהוּדָה, אִי בָּעֵית אֵימָא רַבָּנַן: אִי בָּעֵית אֵימָא רַבָּנַן: אָמַר קְרָא ״בַּבֹּקֶר בַּבֹּקֶר״ — חַלְּקֵהוּ לִשְׁנֵי בְּקָרִים. וְאִי בָּעֵית אֵימָא רַבִּי יְהוּדָה: הַאי בֹּקֶר יַתִּירָא — לְהַקְדִּים לוֹ שָׁעָה אַחַת. דְּכוּלָּא עָלְמָא מִיהָא ״וְחַם הַשֶּׁמֶשׁ וְנָמָס״ בְּאַרְבַּע שָׁעוֹת.
La Guemara répond : Si vous voulez, dites que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, et si vous voulez, dites à la place que la michna est conforme à l’opinion des Sages. La Guemara explique : Si vous voulez, dites conformément à l’opinion des Sages. Le verset déclare : Matin après matin, divise-le en deux matins. Le matin, selon les Sages, dure jusqu’à midi. La répétition du terme matin dans la Torah indique que la période pendant laquelle la manne était ramassée prenait fin à l’issue de la première moitié de la matinée, c’est-à-dire à la fin de la troisième heure. Et si vous voulez, dites à la place conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui dirait que : Ce matin supplémentaire dans l’expression matin après matin vient rendre la fin de la période pendant laquelle la manne était ramassée une heure plus tôt. En tout état de cause, tout le monde est d’accord pour dire que le verset, Et lorsque le soleil chauffait, cela fondait, fait référence à quatre heures de la journée.
מַאי מַשְׁמַע? אָמַר רַבִּי אַחָא בַּר יַעֲקֹב: אָמַר קְרָא ״וְחַם הַשֶּׁמֶשׁ וְנָמָס״ — אֵיזוֹ הִיא שָׁעָה שֶׁהַשֶּׁמֶשׁ חַם וְהַצֵּל צוֹנֵן — הֱוֵי אוֹמֵר בְּאַרְבַּע שָׁעוֹת.
La Guemara demande : D’où l’inférence est-elle tirée que tel est le sens du verset ? Rabbi Aḥa bar Ya’akov a dit : Le verset déclare : « Quand le soleil devint chaud, cela fondit. » Quelle est l’heure où le soleil est chaud mais l’ombre reste fraîche, avant la chaleur du jour, quand même l’ombre est chaude ? Tu dois dire : à la quatrième heure.
תְּפִלַּת הַמִּנְחָה עַד הָעֶרֶב וְכוּ׳. אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרַב יִצְחָק: הָתָם אָמַר רַב כָּהֲנָא הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה, הוֹאִיל וּתְנַן בִּבְחִירָתָא כְּווֹתֵיהּ, הָכָא מַאי? אִישְׁתִּיק וְלָא אֲמַר לֵיהּ וְלָא מִידֵּי. אָמַר רַב חִסְדָּא: נֶחְזֵי אֲנַן, מִדְּרַב מְצַלֵּי שֶׁל שַׁבָּת בְּעֶרֶב שַׁבָּת מִבְּעוֹד יוֹם, שְׁמַע מִינַּהּ הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה.
Nous avons appris dans la michna : Les Sages soutiennent que la prière de l’après-midi peut être récitée jusqu’au soir. Rabbi Yehouda dit : Elle ne peut être récitée que jusqu’au milieu de l’après-midi. Rav Ḥisda dit à Rav Yitzḥak : Là-bas, au sujet de la prière du matin, Rav Kahana a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, puisque nous avons appris dans une michna du traité préféré, Eduyyot, conformément à son opinion. Ici, quelle est la décision ? Il garda le silence et ne lui dit rien, car il ne connaissait aucune décision établie à ce sujet. Rav Ḥisda dit : Voyons et essayons de résoudre cela nous-mêmes à partir du fait que Rav a récité les prières de Shabbat la veille de Shabbat alors qu’il faisait encore jour. Apprends de cela que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, et que le temps de la prière de l’après-midi se termine au milieu de l’après-midi, après quoi on peut réciter la prière du soir.
אַדְּרַבָּה מִדְּרַב הוּנָא וְרַבָּנַן לָא הֲווֹ מְצַלּוּ עַד אוּרְתָּא, שְׁמַע מִינַּהּ אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. הַשְׁתָּא דְּלָא אִתְּמַר הִלְכְתָא לָא כְּמָר וְלָא כְּמָר, דַּעֲבַד כְּמָר — עֲבַד, וְדַעֲבַד כְּמָר — עֲבַד.
La Guemara rejette immédiatement la preuve fondée sur la pratique de Rav : Au contraire, du fait que Rav Houna et les Sages, élèves de Rav, ne priaient pas avant le soir, apprends-en que la halakha n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda. La Guemara conclut : Maintenant que la halakha n’a été établie ni conformément à l’opinion de ce Sage ni conformément à l’opinion de cet autre Sage, celui qui a agi conformément à l’opinion de ce Sage a agi légitimement, et celui qui a agi conformément à l’opinion de cet autre Sage a agi légitimement, car cette halakha est laissée à la décision de chaque individu.
רַב אִיקְּלַע לְבֵי גְּנִיבָא וְצַלִּי שֶׁל שַׁבָּת בְּעֶרֶב שַׁבָּת, וַהֲוָה מְצַלֵּי רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא לַאֲחוֹרֵי דְרַב, וְסַיֵּים רַב וְלָא פַּסְקֵיהּ לִצְלוֹתֵיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה. שְׁמַע מִינַּהּ תְּלָת: שְׁמַע מִינַּהּ מִתְפַּלֵּל אָדָם שֶׁל שַׁבָּת בְּעֶרֶב שַׁבָּת. וּשְׁמַע מִינַּהּ מִתְפַּלֵּל תַּלְמִיד אֲחוֹרֵי רַבּוֹ. וּשְׁמַע מִינַּהּ אָסוּר לַעֲבוֹר כְּנֶגֶד הַמִּתְפַּלְּלִין.
La Guemara rapporte : Rav se rendit à la maison du sage, Geniva, et pria la prière de Shabbat la veille de Shabbat avant la tombée de la nuit. Rabbi Yirmeya bar Abba priait derrière Rav, et Rav termina sa prière mais ne recula pas de trois pas et n'interrompit pas la prière de Rabbi Yirmeya. De cet épisode, on déduit trois halakhot : On en déduit qu'on peut prier la prière de Shabbat la veille de Shabbat avant la tombée de la nuit. Et on en déduit qu'un élève peut prier derrière son rabbin. Et on en déduit qu'il est interdit de passer devant ceux qui prient.
מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי. דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אָסוּר לַעֲבוֹר כְּנֶגֶד הַמִּתְפַּלְּלִין. אִינִי?! וְהָא רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי חָלְפִי. רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי — חוּץ לְאַרְבַּע אַמּוֹת הוּא דְּחָלְפִי.
La Guemara répond : Cela appuie l’opinion de Rabbi Yehoshua ben Levi, car Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : Il est interdit de passer devant ceux qui prient. La Guemara demande : Est-ce bien le cas ? Rabbi Ami et Rabbi Assi ne sont-ils pas passés devant ceux qui priaient ? La Guemara répond : Rabbi Ami et Rabbi Assi se trouvaient à plus de quatre coudées de ceux qui priaient au moment où ils sont passés.
וְרַבִּי יִרְמְיָה הֵיכִי עָבֵיד הָכִי?! וְהָא אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לְעוֹלָם אַל יִתְפַּלֵּל אָדָם
Un détail en particulier était surprenant : Comment Rabbi Yirmeya a-t-il agi ainsi et prié derrière Rav ? Rav Yehuda n’a-t-il pas dit que Rav a dit : Une personne ne devrait jamais prier