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וְהָכָא בְּטוֹפֵחַ עַל מְנָת לְהַטְפִּיחַ, אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.
Et ici, la différence entre eux réside dans un cas où c’est suffisamment humide pour humidifier d’autres choses. Selon le premier tanna, l’interdiction ne s’applique que lorsque l’urine est suffisamment humide pour humidifier d’autres objets, tandis que, selon Rabbi Yossei, elle s’applique tant que l’urine elle-même est humide, même si elle n’est pas suffisamment humide pour humidifier d’autres objets.
יָרַד לִטְבּוֹל, אִם יָכוֹל לַעֲלוֹת כוּ׳: לֵימָא תַּנָּא סְתָמָא כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר עַד הָנֵץ הַחַמָּה?
Nous avons appris dans une michna que celui qui est descendu pour s’immerger en raison d’une émission séminale doit calculer s’il est capable de remonter ou non, se couvrir d’un vêtement et réciter le Shema du matin avant le lever du soleil. La Guemara demande : Disons que Rabbi Yehouda HaNassi a enseigné cela dans la michna non attribuée conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer, qui a dit : On peut réciter le Shemajusqu’au lever du soleil.
אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, וְדִלְמָא כְּוָתִיקִין. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וָתִיקִין הָיוּ גּוֹמְרִין אוֹתָהּ עִם הָנֵץ הַחַמָּה.
La Guemara rejette immédiatement cette supposition : Même si tu dis que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua, qui est en désaccord avec Rabbi Eliezer et soutient que l’on peut réciter le Shema du matin jusqu’à la troisième heure du jour, et peut-être la halakha dans la michna s’adressait à ceux dont la pratique était conforme à la coutume des vatikin, des personnes pieuses qui étaient scrupuleuses dans l’accomplissement des mitsvot, au sujet desquelles Rabbi Yoḥanan a dit : Les vatikin terminaient la récitation du Shema au lever du soleil.
וְאִם לָאו — יִתְכַּסֶּה בְּמַיִם וְיִקְרָא. וַהֲרֵי לִבּוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה?
Nous avons appris dans la michna : Et si l’on calcule qu’il ne pourra pas remonter et se couvrir d’un vêtement à temps pour réciter le Shema, il devra se couvrir dans l’eau et réciter le Shema là-bas. La Guemara demande : Comment peut-on réciter le Shema avec la tête au-dessus de l’eau ? Son cœur voit sa nudité, puisqu’il n’y a pas de séparation entre eux.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, וְאִי תֵּימָא רַבִּי אַחָא בַּר אַבָּא בַּר אַחָא מִשּׁוּם רַבֵּינוּ: בְּמַיִם עֲכוּרִין שָׁנוּ, דְּדָמוּ כְּאַרְעָא סְמִיכְתָּא, שֶׁלֹּא יִרְאֶה לִבּוֹ עֶרְוָתוֹ.
À ce sujet, Rabbi Elazar a dit, et certains disent que c’était Rabbi Aḥa bar Abba bar Aḥa au nom de Rabbeinu, Rav : Cela a été enseigné au sujet d’une eau trouble, qui est considérée comme une terre solide. Par conséquent, cela constitue une barrière de sorte que son cœur ne voie pas sa nudité.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַיִם צְלוּלִין — ישֵׁב בָּהֶן עַד צַוָּארוֹ וְקוֹרֵא. וְיֵשׁ אוֹמְרִים עוֹכְרָן בְּרַגְלוֹ.
Sur ce même sujet, les Sages ont enseigné dans une baraita : Si quelqu’un se trouvait dans une eau claire, il doit s’y asseoir jusqu’au cou et réciter le Shema. Et certains disent : il trouble l’eau avec son pied.
וְתָנָא קַמָּא, וַהֲרֵי לִבּוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה! קָסָבַר לִבּוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה — מוּתָּר. וַהֲרֵי עֲקֵבוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה! קָסָבַר עֲקֵבוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה מוּתָּר.
La Guemara demande : Et, selon le premier tanna, est-ce que son cœur ne voit pas sa nudité à travers l’eau claire ? La Guemara répond : Il soutient que même si son cœur voit sa nudité, il est permis de réciter le Shema. La Guemara poursuit et demande : Mais, dans l’eau claire, est-ce que son talon ne voit pas sa nudité ? La Guemara répond : Ici aussi, le premier tanna soutient que dans un cas où son talon voit sa nudité, cela est permis.
אִתְּמַר: עֲקֵבוֹ רוֹאֶה אֶת הָעֶרְוָה מוּתָּר, נוֹגֵעַ — אַבָּיֵי אָמַר: אָסוּר, וְרָבָא אָמַר: מוּתָּר. רַב זְבִיד מַתְנִי לַהּ לְהָא שְׁמַעְתָּא הָכִי. רַב חִינָּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא מַתְנִי לַהּ הָכִי: נוֹגֵעַ — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר, רוֹאֶה — אַבָּיֵי אָמַר: אָסוּר, רָבָא אָמַר: מוּתָּר: לֹא נִתְּנָה תּוֹרָה לְמַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת. וְהִלְכְתָא נוֹגֵעַ — אָסוּר, רוֹאֶה — מוּתָּר.
La Guemara note : il a été enseigné : Si le talon d’une personne voit sa nudité, cela est permis. Cependant, quelle est la halakha dans un cas où son talon touche sa nudité ? Peut-on, dans cette circonstance, réciter le Shema ou non ? Abaye a dit : C’est interdit, et Rava a dit : C’est permis. La Guemara note : Rav Zevid a enseigné cette halakha de cette manière. Rav Ḥinnana, fils de Rav Ika, l’a enseignée ainsi : Dans un cas où son talon touche sa nudité, tout le monde est d’accord pour dire que c’est interdit. Leur différend porte sur un cas où son talon voit sa nudité. Abaye a dit : C’est interdit, et Rava a dit : C’est permis ; la Torah n’a pas été donnée aux anges de service, et une personne qui, contrairement à un ange de service, a des organes génitaux, ne peut éviter cela. Et la halakha est que si son talon touche sa nudité, c’est interdit, mais s’il ne fait que voir sa nudité, c’est permis.
אָמַר רָבָא: צוֹאָה בַּעֲשָׁשִׁית, מוּתָּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ. עֶרְוָה בַּעֲשָׁשִׁית, אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ. צוֹאָה בַּעֲשָׁשִׁית מוּתָּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ דְּצוֹאָה בְּכִיסּוּי תַּלְיָא מִילְּתָא, וְהָא מִיכַּסְּיָא. עֶרְוָה בַּעֲשָׁשִׁית אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּהּ, ״וְלֹא יִרְאֶה בְךָ עֶרְוַת דָּבָר״ אָמַר רַחֲמָנָא. וְהָא קָמִיתְחַזְיָא.
Rava a dit : Face à des excréments couverts seulement par un revêtement semblable à une lanterne, qui est transparent, il est permis de réciter le Shema. Mais face à la nudité couverte seulement par un revêtement semblable à une lanterne, il est interdit de réciter le Shema. Face à des excréments dans une lanterne, il est permis de réciter le Shema car, en ce qui concerne les excréments, la possibilité de réciter le Shema dépend du fait qu’ils soient couverts, comme il est dit : « Et couvre tes excréments » (Deutéronome 23:14), et bien qu’ils soient visibles, ils sont couverts. En revanche, face à la nudité couverte seulement par un revêtement semblable à une lanterne, il est interdit de réciter le Shema ; la Torah dit : « Et qu’aucune chose indécente ne soit vue chez toi » (Deutéronome 23:15), et ici elle est vue.
אָמַר אַבָּיֵי: צוֹאָה כׇּל שֶׁהוּ, מְבַטְּלָהּ בְּרוֹק. אָמַר רָבָא: וּבְרוֹק עָבֶה. אָמַר רָבָא: צוֹאָה בְּגוּמָּא — מַנִּיחַ סַנְדָּלוֹ עָלֶיהָ, וְקוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע. בְּעָא מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא: צוֹאָה דְּבוּקָה בְּסַנְדָּלוֹ — מַאי? תֵּיקוּ.
Abaye a dit : Une petite quantité d’excréments peut être annulée par de la salive, et tant qu’elle est couverte, il est permis de réciter le Shema. Rava a dit : Cela s’applique spécifiquement lorsqu’il s’agit de salive épaisse. Rava a dit : Des excréments dans un trou dans le sol, il place sa sandale dessus pour le couvrir et récite le Shema. Mar, fils de Ravina, a soulevé un dilemme : Quelle est la halakha dans un cas où des excréments sont collés à sa sandale ? Peut-être serait-il considéré comme sale dans ce cas ? Que ce dilemme reste sans résolution.
אָמַר רַב יְהוּדָה: גּוֹי עָרוֹם אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדּוֹ. מַאי אִירְיָא גּוֹי? אֲפִילּוּ יִשְׂרָאֵל נָמֵי! יִשְׂרָאֵל פְּשִׁיטָא לֵיהּ דְּאָסוּר, אֶלָּא גּוֹי אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ מַהוּ דְתֵימָא, הוֹאִיל וּכְתִיב בְּהוּ ״אֲשֶׁר בְּשַׂר חֲמוֹרִים בְּשָׂרָם״, אֵימָא כַּחֲמוֹר בְּעָלְמָא הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאִינְהוּ נָמֵי אִיקְּרוּ עֶרְוָה, דִּכְתִיב: ״וְעֶרְוַת אֲבִיהֶם לֹא רָאוּ״.
Rav Yehouda a dit : Face à un gentil nu, il est interdit de réciter le Shema. La Guemara demande : Pourquoi Rav Yehouda a-t-il traité particulièrement le cas d'un gentil ? Même en ce qui concerne un Juif, cela est aussi interdit. La Guemara répond : Face à la nudité d'un Juif, il est évident que cela est interdit ; cependant, face à la nudité d'un gentil, il était nécessaire pour lui de le dire. De peur que tu ne dises que, puisqu'il est écrit au sujet des gentils : "Leur chair est la chair des ânes" (Ézéchiel 23:20), dis que sa nudité est comme celle d'un simple âne et ne constitue pas une nudité. Rav Yehouda nous a enseigné que leur nudité est également considérée comme une nudité, comme il est écrit au sujet des fils de Noé : "Et ils ne virent pas la nudité de leur père" (Genèse 9:23). Bien que Noé ait précédé Abraham et ne fût donc pas juif, sa nudité est mentionnée.
וְלֹא יִתְכַּסֶּה לֹא בַּמַּיִם הָרָעִים וְלֹא בְּמֵי הַמִּשְׁרָה עַד שֶׁיָּטִיל לְתוֹכָן מַיִם. וְכַמָּה מַיָּא רָמֵי וְאָזֵיל? אֶלָּא הָכִי קָאָמַר לֹא יִתְכַּסֶּה לֹא בְּמַיִם הָרָעִים וְלֹא בְּמֵי הַמִּשְׁרָה כְּלָל. וּמֵי רַגְלַיִם עַד שֶׁיָּטִיל לְתוֹכָן מַיִם, וְיִקְרָא.
Et nous avons appris dans la michna : Et celui qui doit réciter le Shema ne peut pas se couvrir ni avec de l’eau fétide ni avec de l’eau dans laquelle le lin a été trempé, jusqu’à ce qu’il y verse d’autre eau. La Guemara demande : Combien d’eau continue-t-il à verser afin de les rendre une couverture permise ? S’il se couvre avec de l’eau dans laquelle le lin a été trempé, il doit s’agir d’une quantité considérable d’eau, nécessitant au moins une quantité tout aussi considérable d’eau pour la neutraliser. Plutôt, voici ce que cela dit : On ne peut se couvrir ni avec de l’eau fétide ni avec de l’eau dans laquelle le lin a été trempé du tout ; et l’urine, qui est considérée comme répugnante, jusqu’à ce qu’il y ajoute de l’eau propre, et ce n’est qu’alors qu’il peut réciter le Shema.
תָּנוּ רַבָּנַן: כַּמָּה יָטִיל לְתוֹכָן מַיִם — כׇּל שֶׁהוּא. רַבִּי זַכַּאי אוֹמֵר: רְבִיעִית.
Les Sages ont enseigné un désaccord connexe dans une baraita : Combien d’eau faut-il ajouter pour annuler l’urine ? N’importe quelle quantité suffit. Rabbi Zakkaï dit : Il faut ajouter un quart de log.
אָמַר רַב נַחְמָן: מַחֲלוֹקֶת לְבַסּוֹף. אֲבָל בַּתְּחִילָּה, כׇּל שֶׁהֵן.
Rav Naḥman a dit : Cette controverse concerne un cas où l’urine se trouve déjà dans un récipient, et ensuite on cherche à l’annuler. Cependant, si l’eau pure était dans un récipient dès le début, avant l’urine, chaque goutte d’urine est annulée au moment où elle entre dans le récipient, et par conséquent n’importe quelle quantité d’eau pure dans le récipient suffit.
וְרַב יוֹסֵף אָמַר: מַחֲלוֹקֶת לְכַתְּחִילָּה. אֲבָל לְבַסּוֹף דִּבְרֵי הַכֹּל רְבִיעִית. אֲמַר לֵיהּ רַב יוֹסֵף לְשַׁמָּעֵיהּ: אַיְּיתִי לִי רְבִיעֵיתָא דְמַיָּא, כְּרַבִּי זַכַּאי.
Et Rav Yosef dit : Cette divergence concerne la quantité d’eau qu’il faut avoir dans le récipient au début, avant l’urine. Cependant, ensuite, tout le monde est d’accord qu’il faut un quart de log. La Guemara rapporte : Rav Yosef dit à son serviteur au début : Apporte-moi un quart de log d’eau, conformément à l’opinion de Rabbi Zakkaï.
תָּנוּ רַבָּנַן: גְּרָף שֶׁל רְעִי וְעָבִיט שֶׁל מֵי רַגְלַיִם — אָסוּר לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע כְּנֶגְדָּן, וְאַף עַל פִּי שֶׁאֵין בָּהֶן כְּלוּם. וּמֵי רַגְלַיִם עַצְמָן — עַד שֶׁיָּטִיל לְתוֹכָן מַיִם. וְכַמָּה יָטִיל לְתוֹכָן מַיִם — כׇּל שֶׁהוּא. רַבִּי זַכַּאי אוֹמֵר: רְבִיעִית. בֵּין לִפְנֵי הַמִּטָּה בֵּין לְאַחַר הַמִּטָּה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לְאַחַר הַמִּטָּה — קוֹרֵא, לִפְנֵי הַמִּטָּה — אֵינוֹ קוֹרֵא, אֲבָל מַרְחִיק הוּא אַרְבַּע אַמּוֹת וְקוֹרֵא. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אֲפִילּוּ בֵּית מֵאָה אַמָּה — לֹא יִקְרָא עַד שֶׁיּוֹצִיאֵם אוֹ שֶׁיַּנִּיחֵם תַּחַת הַמִּטָּה.
Les Sages ont enseigné un développement de ce point dans la Tosefta : Face à un pot de chambre utilisé pour des excréments ou de l’urine, il est interdit de réciter le Shema, même s’il n’y a rien dedans, car il est toujours considéré comme impur. Face à l’urine elle-même, on ne peut pas réciter le Shematant qu’il n’y a pas versé de l’eau. Et quelle quantité d’eau doit-il y verser ? N’importe quelle quantité. Rabbi Zakkai dit : Un quart de log. Telle est la règle aussi bien lorsque c’est devant le lit que lorsque c’est derrière le lit. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Lorsque c’est derrière le lit, on peut réciterShema, mais lorsque c’est devant le lit, on ne peut pas réciterShema, mais il doit s’éloigner de quatre coudées et seulement alors réciterShema. Rabbi Shimon ben Elazar est encore plus strict, disant : Même dans une maison de cent coudées, on ne peut pas réciterShematant qu’il ne l’a pas retiré ou placé sous le lit.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵיכִי קָאָמַר, אַחַר הַמִּטָּה — קוֹרֵא מִיָּד, לִפְנֵי הַמִּטָּה — מַרְחִיק אַרְבַּע אַמּוֹת וְקוֹרֵא, אוֹ דִילְמָא הָכִי קָאָמַר: לְאַחַר הַמִּטָּה — מַרְחִיק אַרְבַּע אַמּוֹת וְקוֹרֵא, לִפְנֵי הַמִּטָּה — אֵינוֹ קוֹרֵא כְּלָל.
Un dilemme fut soulevé devant les étudiants de la yeshiva : Comment Rabban Shimon ben Gamliel énonce-t-il cette halakha ? Que voulait-il dire ? Voulait-il dire que, si le pot de chambre est derrière le lit, il réciteShemaimmédiatement ; devant le lit, il s’éloigne de quatre coudées et récite ? Ou bien dit-il ce qui suit : Si le pot de chambre est derrière le lit, il s’éloigne de quatre coudées puis réciteShema, mais s’il est devant le lit, il ne peut pas réciterShemadu tout ?
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַחַר הַמִּטָּה — קוֹרֵא מִיָּד, לִפְנֵי הַמִּטָּה — מַרְחִיק אַרְבַּע אַמּוֹת. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אֲפִילּוּ בֵּית מֵאָה אַמָּה — לֹא יִקְרָא עַד שֶׁיּוֹצִיאֵם אוֹ שֶׁיַּנִּיחֵם תַּחַת הַמִּטָּה.
Afin de résoudre ce dilemme, la Guemara cite une preuve. Viens et entends qu’il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Shimon ben Elazar dit : Si c’est derrière le lit, il récite le Shema immédiatement ; devant le lit, il s’éloigne de quatre coudées. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Même dans une grande maison de cent coudées, on ne peut pas réciter le Shema tant qu’il ne l’a pas retiré ou placé sous le lit. Ainsi, nous voyons de cette baraita que, si le récipient est obstrué par le lit, il peut réciter le Shema immédiatement.
בַּעְיָין אִיפְּשִׁיטָא לַן, מַתְנְיָיתָא קַשְׁיָין אַהֲדָדֵי: אֵיפוֹךְ בָּתְרָיְיתָא.
La Guemara note : Notre dilemme a été résolu, mais les baraitot se contredisent. Les déclarations faites au nom de Rabban Shimon ben Gamliel dans une baraita ont été faites au nom de Rabbi Shimon ben Elazar dans l’autre. La Guemara résout la contradiction : Inversez la dernière baraita et dites que les noms des tanna’im ont été attribués aux mauvaises opinions.
מָה חָזֵית דְּאָפְכַתְּ בָּתְרָיְיתָא? אֵיפוֹךְ קַמַּיְיתָא!
Cette solution est difficile : Qu’as-tu vu qui t’a conduit à inverser la baraita ultérieure ? Inverse la première.
מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר כּוּלֵּיהּ בַּיִת כְּאַרְבַּע אַמּוֹת דָּמֵי — רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר הִיא.
La Guemara prouve que la dernière baraita doit être inversée conformément aux opinions exprimées par ces Sages en général. Qui as-tu entendu dire qu’une maison entière est considérée comme quatre coudées ? C’est Rabbi Shimon ben Elazar, qui a exprimé cette opinion dans les halakhot de eiruv (Rav Nissim). Par conséquent, il est raisonnable de supposer que ce serait aussi son opinion concernant ces halakhot, et la baraita a été inversée en conséquence.
אָמַר רַב יוֹסֵף: בְּעַאי מִינֵּיהּ מֵרַב הוּנָא: מִטָּה פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה פְּשִׁיטָא לִי דִּכְלָבוּד דָּמֵי. שְׁלֹשָׁה, אַרְבָּעָה, חֲמִשָּׁה, שִׁשָּׁה, שִׁבְעָה, שְׁמֹנָה, תִּשְׁעָה, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: לָא יָדַעְנָא. עֲשָׂרָה וַדַּאי לָא מִיבְּעֵי לִי. אָמַר אַבָּיֵי: שַׁפִּיר עֲבַדְתְּ דְּלָא אִיבַּעְיָא לְךָ, כׇּל עֲשָׂרָה רְשׁוּתָא אַחֲרִיתִי הִיא.
Rav Yosef a dit : J’ai soumis un dilemme à Rav Houna : Il m’est évident qu’un lit sous lequel il y a un espace de moins de trois paumes est considéré comme attaché [lavud] au sol, comme si le vide en dessous n’existait pas, car la halakha considère qu’un vide de moins de trois paumes est fermé. Quel est donc le dilemme ? Quelle est la halakha si cet espace est de trois, quatre, cinq, six, sept, huit ou neuf paumes ? Il lui a dit : Je ne sais pas. Cependant, en ce qui concerne un espace de plus de dix paumes, je n’ai certainement aucun dilemme, car il est clair que cet espace est considéré comme un domaine distinct. Abaye lui dit : Tu as bien fait de ne pas avoir de dilemme, car la halakha est que tout espace de dix paumes de haut constitue un domaine distinct.
אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא, פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה כְּלָבוּד דָּמֵי. עֲשָׂרָה — רְשׁוּתָא אַחֲרִיתִי הִיא. מִשְּׁלֹשָׁה עַד עֲשָׂרָה — הַיְינוּ דִּבְעָא מִינֵּיהּ רַב יוֹסֵף מֵרַב הוּנָא וְלָא פְּשַׁט לֵיהּ. אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר. וְכֵן אָמַר בָּאלִי אָמַר רַב יַעֲקֹב בְּרַהּ דְּבַת שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר. וְרָבָא אָמַר: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר.
Rava résuma et dit : La halakha est que moins de trois palmes est considéré comme relié et il est permis de réciter le Shema. Dix palmes constituent un domaine distinct. De trois à dix palmes, c’est le cas au sujet duquel Rav Yosef souleva un dilemme devant Rav Houna, et Rav Houna ne le résolut pas pour lui. Rav dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar. Et de même, le Sage Bali dit que Rav Ya’akov, fils de la fille de Shmuel, dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar. Et Rava dit : La halakha n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar.
רַב אַחַאי אִיעַסַּק לֵיהּ לִבְרֵיהּ בֵּי רַב יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָא, עַיְּילֵיהּ לְחוּפָּה, וְלָא הֲוָה מִסְתַּיְּיעָא מִילְּתָא. אֲזַל בָּתְרֵיהּ לְעַיּוֹנֵי, חֲזָא סֵפֶר תּוֹרָה דְּמַנְּחָא. אֲמַר לְהוּ: אֵיכוּ הַשְׁתָּא לָא אֲתַאי סַכֵּנְתּוּן לִבְרִי. דְּתַנְיָא: בַּיִת שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סֵפֶר תּוֹרָה אוֹ תְּפִילִּין אָסוּר לְשַׁמֵּשׁ בּוֹ אֶת הַמִּטָּה עַד שֶׁיּוֹצִיאֵם אוֹ שֶׁיַּנִּיחֵם כְּלִי בְּתוֹךְ כְּלִי.
La Guemara rapporte : Rav Aḥai arrangea le mariage de son fils avec la famille de Rav Yitzḥak bar Shmuel bar Marta. Il le conduisit sous le dais nuptial pour la cérémonie de mariage, mais il n’eut pas de succès dans ses tentatives de consommer le mariage. Rav Aḥai le suivit pour examiner les causes possibles du problème et vit un rouleau de la Torah placé là. Il leur dit : Si je n’étais pas venu maintenant, vous auriez mis en danger la vie de mon fils. Comme il a été enseigné dans une baraita : Dans une pièce où se trouve un rouleau de la Torah ou des phylactères, il est interdit d’avoir des relations conjugales jusqu’à ce qu’il les retire de la pièce ou qu’il les place dans un récipient à l’intérieur d’un second récipient.
אָמַר אַבָּיֵי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּכְלִי שֶׁאֵינוֹ כִּלְיָין, אֲבָל בִּכְלִי שֶׁהוּא כִּלְיָין — אֲפִילּוּ עֲשָׂרָה מָאנֵי כְּחַד מָאנָא דָּמֵי. אָמַר רָבָא: גְּלִימָא
Abaye a dit : Ils ont seulement enseigné qu’un récipient à l’intérieur d’un autre récipient est suffisant lorsque le récipient n’est pas le leur, le récipient habituel du rouleau de la Torah ou des phylactères. Mais un récipient qui est leur récipient habituel, même dix récipients sont considérés comme un seul récipient, et le rouleau de la Torah ou les phylactères doivent être couverts dans un autre récipient qui n’est pas habituellement utilisé à cette fin. Rava a dit : Un manteau

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