בְּפָמַלְיָא שֶׁל מַעְלָה. וּבְפָמַלְיָא שֶׁל מַטָּה, וּבֵין הַתַּלְמִידִים הָעוֹסְקִים בְּתוֹרָתֶךָ בֵּין עוֹסְקִין לִשְׁמָהּ בֵּין עוֹסְקִין שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ. וְכָל הָעוֹסְקִין שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ יְהִי רָצוֹן שֶׁיְּהוּ עוֹסְקִין לִשְׁמָהּ״.
dans l’entourage céleste [pamalia] des anges, dont chacun sert une nation particulière (voir Daniel 10), et dont les luttes internes provoquent la guerre sur terre ;
et dans l’entourage terrestre, les Sages,
et parmi les disciples engagés dans l’étude de Ta Torah,
qu’ils s’engagent dans son étude pour elle-même ou non pour elle-même.
Et tous ceux qui sont engagés dans l’étude de la Torah non pour elle-même,
que ce soit Ta volonté qu’ils en viennent à s’engager dans son étude pour elle-même.
רַבִּי אָלֶכְּסַנְדְרִי בָּתַר צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ, שֶׁתַּעֲמִידֵנוּ בְּקֶרֶן אוֹרָה, וְאַל תַּעֲמִידֵנוּ בְּקֶרֶן חֲשֵׁכָה, וְאַל יִדְוֶה לִבֵּנוּ, וְאַל יֶחְשְׁכוּ עֵינֵינוּ״. אִיכָּא דְאָמְרִי, הָא רַב הַמְנוּנָא מְצַלֵּי לַהּ. וְרַבִּי אָלֶכְּסַנְדְרִי בָּתַר דִּמְצַלֵּי אָמַר הָכִי: ״רִבּוֹן הָעוֹלָמִים, גָּלוּי וְיָדוּעַ לְפָנֶיךָ שֶׁרְצוֹנֵנוּ לַעֲשׂוֹת רְצוֹנֶךָ, וּמִי מְעַכֵּב? — שְׂאוֹר שֶׁבָּעִיסָּה וְשִׁעְבּוּד מַלְכֻיוֹת. יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ שֶׁתַּצִּילֵנוּ מִיָּדָם, וְנָשׁוּב לַעֲשׂוֹת חוּקֵּי רְצוֹנְךָ בְּלֵבָב שָׁלֵם״.
Après sa prière, Rabbi Alexandri dit ce qui suit :
Que telle soit Ta volonté, Seigneur notre Dieu,
que Tu nous places dans un coin éclairé et non dans un coin obscur,
et ne laisse pas nos cœurs faiblir ni nos yeux s’obscurcir.
Certains disent que c’était la prière que Rav Hamnuna avait l’habitude de réciter, et qu’après que Rabbi Alexandri avait prié, il disait ce qui suit :
Maître de l’Univers, il est révélé et connu devant Toi
que notre volonté est d’accomplir Ta volonté, et qu’est-ce qui nous en empêche ?
D’une part, le levain dans la pâte, le mauvais penchant qui se trouve en chaque personne ;
et l’assujettissement aux royaumes d’autre part.
Que telle soit Ta volonté
que Tu nous délivres de leurs mains, à la fois du mauvais penchant et des royaumes étrangers,
afin que nous puissions revenir accomplir les décrets de Ta volonté avec un cœur parfait.
רָבָא בָּתַר צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״אֱלֹהַי, עַד שֶׁלֹּא נוֹצַרְתִּי אֵינִי כְּדַאי, וְעַכְשָׁיו שֶׁנּוֹצַרְתִּי כְּאִלּוּ לֹא נוֹצַרְתִּי. עָפָר אֲנִי בְּחַיַּי, קַל וָחוֹמֶר בְּמִיתָתִי, הֲרֵי אֲנִי לְפָנֶיךָ כִּכְלִי מָלֵא בּוּשָׁה וּכְלִימָּה. יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהַי, שֶׁלֹּא אֶחֱטָא עוֹד, וּמַה שֶּׁחָטָאתִי לְפָנֶיךָ מָרֵק בְּרַחֲמֶיךָ הָרַבִּים, אֲבָל לֹא עַל יְדֵי יִסּוּרִין וָחֳלָאִים רָעִים״. וְהַיְינוּ וִידּוּי דְרַב הַמְנוּנָא זוּטֵי בְּיוֹמָא דְכִפּוּרֵי.
Après sa prière, Rava dit ce qui suit :
Mon Dieu, avant d’avoir été créé, je n’avais aucune valeur,
et maintenant que j’ai été créé, c’est comme si je n’avais pas été créé, je ne suis pas plus important.
Je suis poussière dans la vie, à plus forte raison dans ma mort.
Je suis devant Toi comme un vase rempli de honte et d’humiliation.
Par conséquent, que telle soit Ta volonté, Seigneur mon Dieu, que je ne pèche plus,
et que ces transgressions que j’ai commises,
purifie-les dans Ton abondante miséricorde ;
mais que cette purification ne soit pas par le moyen de la souffrance et d’une grave maladie, mais plutôt d’une manière que je pourrai supporter facilement.
Et ceci est la confession de Rav Hamnuna Zuti à Yom Kippour.
מָר בְּרֵיהּ דְּרָבִינָא כִּי הֲוָה מְסַיֵּים צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״אֱלֹהַי, נְצוֹר לְשׁוֹנִי מֵרָע וְשִׂפְתוֹתַי מִדַּבֵּר מִרְמָה, וְלִמְקַלְּלַי נַפְשִׁי תִדּוֹם, וְנַפְשִׁי כֶּעָפָר לַכֹּל תִּהְיֶה. פְּתַח לִבִּי בְּתוֹרָתֶךָ, וּבְמִצְוֹתֶיךָ תִּרְדּוֹף נַפְשִׁי. וְתַצִּילֵנִי מִפֶּגַע רָע, מִיֵּצֶר הָרָע, וּמֵאִשָּׁה רָעָה, וּמִכָּל רָעוֹת הַמִּתְרַגְּשׁוֹת לָבֹא בָּעוֹלָם. וְכָל הַחוֹשְׁבִים עָלַי רָעָה מְהֵרָה הָפֵר עֲצָתָם וְקַלְקֵל מַחְשְׁבוֹתָם. יִהְיוּ לְרָצוֹן אִמְרֵי פִי וְהֶגְיוֹן לִבִּי לְפָנֶיךָ ה׳ צוּרִי וְגוֹאֲלִי״.
Lorsque Mar, fils de Ravina, terminait sa prière, il disait ce qui suit :
Mon Dieu, garde ma langue du mal et mes lèvres de parler avec tromperie.
Face à ceux qui me maudissent, que mon âme reste silencieuse
et que mon âme soit comme la poussière pour tous.
Ouvre mon cœur à Ta Torah,
et que mon âme poursuive tes mitzvot.
Et sauve-moi d’un mauvais malheur, du mauvais penchant,
d’une mauvaise femme, et de tous les maux qui s’abattent soudainement sur le monde.
Et tous ceux qui projettent le mal contre moi,
déjoue rapidement leur conseil et fais échouer leurs desseins.
Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur trouvent grâce devant Toi,
Seigneur, mon Rocher et mon Rédempteur.
רַב שֵׁשֶׁת כִּי הֲוָה יָתֵיב בְּתַעֲנִיתָא, בָּתַר דִּמְצַלֵּי אָמַר הָכִי: ״רִבּוֹן הָעוֹלָמִים, גָּלוּי לְפָנֶיךָ בִּזְמַן שֶׁבֵּית הַמִּקְדָּשׁ קַיָּים, אָדָם חוֹטֵא — וּמַקְרִיב קָרְבָּן. וְאֵין מַקְרִיבִין מִמֶּנּוּ, אֶלָּא חֶלְבּוֹ וְדָמוֹ, וּמִתְכַּפֵּר לוֹ. וְעַכְשָׁיו יָשַׁבְתִּי בְּתַעֲנִית וְנִתְמַעֵט חֶלְבִּי וְדָמִי, יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ שֶׁיְּהֵא חֶלְבִּי וְדָמִי שֶׁנִּתְמַעֵט כְּאִילּוּ הִקְרַבְתִּיו לְפָנֶיךָ עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ, וְתִרְצֵנִי״.
La Guemara raconte que lorsque Rav Sheshet s’asseyait pour observer un jeûne, après avoir prié il disait ce qui suit :
Maître de l’Univers, il est révélé devant Toi
que lorsque le Temple est debout, quelqu’un faute et offre un sacrifice.
Et bien que seuls sa graisse et son sang fussent offerts de ce sacrifice sur l’autel, sa transgression lui est expiée.
Et maintenant, je me suis assis pour observer un jeûne et ma graisse et mon sang ont diminué.
Puisse-t-il être Ta volonté que ma graisse et mon sang qui ont diminué soient considérés comme si j’avais offert un sacrifice devant Toi sur l’autel,
et puisse-je trouver grâce à Tes yeux.
Après avoir cité des déclarations que divers Sages récitaient après leurs prières, la Guemara cite des passages supplémentaires récités par les Sages en différentes occasions.
רַבִּי יוֹחָנָן כִּי הֲוָה מְסַיֵּים סִפְרָא דְאִיּוֹב, אָמַר הָכִי: ״סוֹף אָדָם לָמוּת וְסוֹף בְּהֵמָה לִשְׁחִיטָה, וְהַכֹּל לְמִיתָה הֵם עוֹמְדִים. אַשְׁרֵי מִי שֶׁגָּדֵל בַּתּוֹרָה וַעֲמָלוֹ בַּתּוֹרָה, וְעוֹשֶׂה נַחַת רוּחַ לְיוֹצְרוֹ, וְגָדֵל בְּשֵׁם טוֹב וְנִפְטָר בְּשֵׁם טוֹב מִן הָעוֹלָם, וְעָלָיו אָמַר שְׁלֹמֹה: 'טוֹב שֵׁם מִשֶּׁמֶן טוֹב וְיוֹם הַמָּוֶת מִיּוֹם הִוָּלְדוֹ'״.
Lorsque Rabbi Yoḥanan achevait l’étude du livre de Job, il disait ce qui suit :
En fin de compte, une personne mourra et un animal sera abattu, et tous sont destinés à la mort. Par conséquent, la mort elle-même n’est pas une cause de grande angoisse.
Au contraire, heureux est celui qui a grandi dans la Torah, dont le labeur est dans la Torah,
qui procure du plaisir à son Créateur,
qui a grandi avec un bon nom et qui a quitté le monde avec un bon nom.
Une telle personne a pleinement vécu sa vie, et à son sujet, Salomon a dit :
« Un bon nom vaut mieux qu’une huile précieuse, et le jour de la mort que le jour de la naissance » (Ecclésiaste 7:1) ; celui qui fut irréprochable dans sa vie atteint le jour de sa mort à un niveau plus élevé que celui où il se trouvait au commencement.
מַרְגְּלָא בְּפוּמֵּיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: ״גְּמוֹר בְּכָל לְבָבְךָ וּבְכָל נַפְשְׁךָ לָדַעַת אֶת דְּרָכַי, וְלִשְׁקוֹד עַל דַּלְתֵי תוֹרָתִי. נְצוֹר תּוֹרָתִי בְּלִבְּךָ, וְנֶגֶד עֵינֶיךָ תִּהְיֶה יִרְאָתִי. שְׁמוֹר פִּיךְ מִכָּל חֵטְא, וְטַהֵר וְקַדֵּשׁ עַצְמְךָ מִכָּל אַשְׁמָה וְעָוֹן. וַאֲנִי אֶהְיֶה עִמְּךָ בְּכָל מָקוֹם״.
Rabbi Meir avait coutume de dire l’expression suivante :
Étudie de tout ton cœur et de toute ton âme pour connaître Mes voies
et sois assidu aux portes de Ma Torah.
Garde Ma Torah dans ton cœur,
et que la crainte de Moi soit devant tes yeux.
Garde ta bouche de toute transgression,
et purifie-toi et sanctifie-toi de toute faute et iniquité.
Et si tu fais ainsi, Moi, Dieu, je serai avec toi partout.
מַרְגְּלָא בְּפוּמַּיְיהוּ דְּרַבָּנַן דְּיַבְנֶה: ״אֲנִי בְּרִיָּה, וַחֲבֵרִי בְּרִיָּה. אֲנִי מְלַאכְתִּי בָּעִיר וְהוּא מְלַאכְתּוֹ בַּשָּׂדֶה. אֲנִי מַשְׁכִּים לִמְלַאכְתִּי, וְהוּא מַשְׁכִּים לִמְלַאכְתּוֹ. כְּשֵׁם שֶׁהוּא אֵינוֹ מִתְגַּדֵּר בִּמְלַאכְתִּי, כָּךְ אֲנִי אֵינִי מִתְגַּדֵּר בִּמְלַאכְתּוֹ. וְשֶׁמָּא תֹּאמַר: אֲנִי מַרְבֶּה, וְהוּא מַמְעִיט — שָׁנִינוּ: אֶחָד הַמַּרְבֶּה וְאֶחָד הַמַּמְעִיט וּבִלְבַד שֶׁיְּכַוֵּין לִבּוֹ לַשָּׁמַיִם״.
Les Sages de Yavne avaient coutume de dire :
Moi, qui étudie la Torah, je suis une créature de Dieu, et mon prochain, qui se livre à un autre travail, est une créature de Dieu.
Mon travail est dans la ville et le sien est dans les champs.
Je me lève tôt pour mon travail et il se lève tôt pour son travail.
Et de même qu’il ne prétend pas accomplir mon travail, de même je ne prétends pas accomplir son travail.
De peur que tu ne dises : Moi, je m’adonne beaucoup à l’étude de la Torah, tandis que lui ne s’adonne à l’étude de la Torah qu’un peu, donc je vaux mieux que lui,
cela a déjà été enseigné :
Celui qui apporte un sacrifice important et celui qui apporte un sacrifice modeste ont un mérite égal,
pourvu qu’il dirige son cœur vers le Ciel (Rav Hai Gaon, Arukh).
מַרְגְּלָא בְּפוּמֵּיהּ דְּאַבָּיֵּי: לְעוֹלָם יְהֵא אָדָם עָרוּם בְּיִרְאָה. ״מַעֲנֶה רַךְ מֵשִׁיב חֵמָה״. וּמַרְבֶּה שָׁלוֹם עִם אֶחָיו וְעִם קְרוֹבָיו וְעִם כָּל אָדָם וַאֲפִילּוּ עִם גּוֹי בַּשּׁוּק, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא אָהוּב לְמַעְלָה וְנֶחְמָד לְמַטָּה, וִיהֵא מְקוּבָּל עַל הַבְּרִיּוֹת.
Abaye avait coutume de dire :Il faut toujours être avisé et utiliser toute stratégie afin de parvenir à la crainte du Ciel et à l’accomplissement des mitzvot. Il faut accomplir le verset : « Une réponse douce détourne la fureur » (Proverbes 15:1) et prendre des mesures pour accroître la paix avec ses frères et avec ses proches,et avec tous les gens, même avec un non-Juif au marché, bien qu’il n’ait aucune importance à ses yeux et qu’il ne le connaisse pas du tout (Me’iri), afin d’être aimé en haut aux yeux de Dieu, agréable en bas aux yeux des gens, et acceptable pour toutes les créatures de Dieu.
אָמְרוּ עָלָיו עַל רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי שֶׁלֹּא הִקְדִּימוֹ אָדָם שָׁלוֹם מֵעוֹלָם, וַאֲפִילּוּ גּוֹי בַּשּׁוּק.
Incidemment, la Guemara mentionne que l’on disait de Rabban Yoḥanan ben Zakkai que personne ne l’avait jamais précédé pour adresser une salutation, pas même un non-Juif au marché, car Rabban Yoḥanan le saluait toujours en premier.
מַרְגְּלָא בְּפוּמֵּיהּ דְּרָבָא: תַּכְלִית חָכְמָה — תְּשׁוּבָה וּמַעֲשִׂים טוֹבִים, שֶׁלֹּא יְהֵא אָדָם קוֹרֵא וְשׁוֹנֶה וּבוֹעֵט בְּאָבִיו וּבְאִמּוֹ וּבְרַבּוֹ וּבְמִי שֶׁהוּא גָּדוֹל מִמֶּנּוּ בְּחָכְמָה וּבְמִנְיָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״רֵאשִׁית חָכְמָה יִרְאַת ה׳ שֵׂכֶל טוֹב לְכָל עוֹשֵׂיהֶם״. ״לָעוֹשִׂים״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״לְעוֹשֵׂיהֶם״ — לָעוֹשִׂים לִשְׁמָהּ וְלֹא לָעוֹשִׂים שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ. וְכָל הָעוֹשֶׂה שֶׁלֹּא לִשְׁמָהּ, נוֹחַ לוֹ שֶׁלֹּא נִבְרָא.
Rava avait l’habitude de dire :
L’objectif de la sagesse de la Torah est d’atteindre le repentir et les bonnes actions ;
qu’une personne ne lise pas la Torah et n’étudie pas la michna pour devenir arrogante
et mépriser son père, sa mère et son maître
ainsi que celui qui est plus grand qu’elle en sagesse ou en nombre d’élèves qui étudient devant lui,
comme il est dit : « Le commencement de la sagesse, c’est la crainte du Seigneur ; une bonne intelligence appartient à tous ceux qui les accomplissent » (Psaumes 111:10).
Il n’est pas dit simplement : Tous ceux qui accomplissent, mais plutôt : Tous ceux qui les accomplissent, c’est-à-dire ceux qui accomplissent ces actions comme elles doivent l’être, à savoir ceux qui font de tels actes pour eux-mêmes, pour l’amour des actes eux-mêmes, et non ceux qui les font sans cette intention.
Rava poursuivit : Celui qui les fait sans cette intention, il aurait été préférable pour lui de ne pas avoir été créé.
מַרְגְּלָא בְּפוּמֵּיהּ דְּרַב: לֹא כָּעוֹלָם הַזֶּה הָעוֹלָם הַבָּא. הָעוֹלָם הַבָּא אֵין בּוֹ לֹא אֲכִילָה וְלֹא שְׁתִיָּהּ וְלֹא פְּרִיָּה וּרְבִיָּה וְלֹא מַשָּׂא וּמַתָּן וְלֹא קִנְאָה וְלֹא שִׂנְאָה וְלֹא תַּחֲרוּת, אֶלָּא צַדִּיקִים יוֹשְׁבִין וְעַטְרוֹתֵיהֶם בְּרָאשֵׁיהֶם וְנֶהֱנִים מִזִּיו הַשְּׁכִינָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֶּחֱזוּ אֶת הָאֱלֹהִים וַיֹּאכְלוּ וַיִּשְׁתּוּ״.
Rav avait coutume de dire :
Le Monde à venir n’est pas comme ce monde-ci.
Dans le Monde à venir, il n’y a ni nourriture ni boisson,
ni procréation, ni négociations commerciales,
ni jalousie, ni haine, ni rivalité.
Au contraire, les justes siègent avec leurs couronnes sur la tête, jouissant de l’éclat de la Présence divine, comme il est dit :
« Ils contemplèrent Dieu, et ils mangèrent et burent » (Exode 24:11), ce qui signifie que contempler la face de Dieu équivaut à manger et à boire.
גְּדוֹלָה הַבְטָחָה שֶׁהִבְטִיחָן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְנָשִׁים יוֹתֵר מִן הָאֲנָשִׁים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״נָשִׁים שַׁאֲנַנּוֹת קֹמְנָה שְׁמַעְנָה קוֹלִי בָּנוֹת בֹּטְחוֹת הַאְזֵנָּה אִמְרָתִי״.
La Guemara déclare : Plus grande est la promesse pour l’avenir faite par le Saint, béni soit-Il, aux femmes qu’aux hommes, comme il est dit : « Levez-vous, femmes insouciantes ; écoutez Ma voix, filles confiantes, prêtez l’oreille à ce que Je dis » (Isaïe 32:9). Cette promesse d’aisance et de confiance n’est pas donnée aux hommes.
אֲמַר לֵיהּ רַב לְרַבִּי חִיָּיא: נָשִׁים בְּמַאי זָכְיָין? בְּאַקְרוֹיֵי בְּנַיְיהוּ לְבֵי כְנִישְׁתָּא, וּבְאַתְנוֹיֵי גַּבְרַיְיהוּ בֵּי רַבָּנַן, וְנָטְרִין לְגַבְרַיְיהוּ עַד דְּאָתוּ מִבֵּי רַבָּנַן.
Rav dit à Rabbi Ḥiyya : Par quel mérite les femmes méritent-elles de recevoir cette récompense ? Rabbi Ḥiyya répondit : Elles méritent cette récompense pour amener leurs enfants à lire la Torah à la synagogue, et pour envoyer leurs maris étudier la michna dans la maison d’étude, et pour attendre leurs maris jusqu’à ce qu’ils reviennent de la maison d’étude.
כִּי הֲווֹ מִפַּטְרִי רַבָּנַן מִבֵּי רַבִּי אַמֵּי, וְאָמְרִי לַהּ מִבֵּי רַבִּי חֲנִינָא, אָמְרִי לֵיהּ הָכִי: ״עוֹלָמְךָ תִּרְאֶה בְּחַיֶּיךָ, וְאַחֲרִיתְךָ לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא, וְתִקְוָתְךָ לְדוֹר דּוֹרִים. לִבְּךָ יֶהְגֶּה תְּבוּנָה, פִּיךָ יְדַבֵּר חָכְמוֹת וּלְשׁוֹנְךָ יַרְחִישׁ רְנָנוֹת, עַפְעַפֶּיךָ יַיְשִׁירוּ נֶגְדְּךָ, עֵינֶיךָ יָאִירוּ בִּמְאוֹר תּוֹרָה, וּפָנֶיךָ יַזְהִירוּ כְּזוֹהַר הָרָקִיעַ, שִׂפְתוֹתֶיךָ יַבִּיעוּ דַּעַת, וְכִלְיוֹתֶיךָ תַּעֲלוֹזְנָה מֵישָׁרִים, וּפְעָמֶיךָ יָרוּצוּ לִשְׁמוֹעַ דִּבְרֵי עַתִּיק יוֹמִין״.
Lorsque les Sages qui avaient étudié là prenaient congé de la maison d’étude de Rabbi Ami, et certains disent qu’il s’agissait de la maison d’étude de Rabbi Ḥanina, ils lui disaient la bénédiction suivante :
Puisse-tu voir ton monde, puisses-tu profiter de tout le bien du monde de ton vivant,
et puisse ta fin être pour la vie dans le Monde à venir,
et puisse ton espérance être maintenue durant de nombreuses générations.
Que ton cœur médite l’intelligence,
ta bouche dise la sagesse, et ta langue murmure la louange.
Que tes paupières regardent droit devant toi,
tes yeux brillent dans la lumière de la Torah,
et que ton visage rayonne comme l’éclat du firmament.
Que tes lèvres expriment la connaissance,
tes reins se réjouissent dans la droiture,
et que tes pieds courent pour entendre les paroles de l’Ancien des jours, Dieu (voir Daniel 7).
כִּי הֲווֹ מִפַּטְרִי רַבָּנַן מִבֵּי רַב חִסְדָּא, וְאָמְרִי לַהּ מִבֵּי רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי, אָמְרוּ לֵיהּ הָכִי: ״אַלּוּפֵינוּ מְסֻבָּלִים וְגוֹ׳״.
Lorsque les Sages prenaient congé de la maison d’étude de Rav Ḥisda, et certains disent qu’il s’agissait de la maison d’étude de Rabbi Shmuel bar Naḥmani, ils lui disaient ce qui suit, conformément au verset : « Nos dirigeants sont chargés, il n’y a ni brèche, ni sortie, ni cri sur nos places » (Psaumes 144:14).
״אַלּוּפֵינוּ מְסֻבָּלִים״ — רַב וּשְׁמוּאֵל, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי אֶלְעָזָר, חַד אָמַר: ״אַלּוּפֵינוּ״ — בַּתּוֹרָה, וּ״מְסֻבָּלִים״ — בְּמִצְוֹת. וְחַד אָמַר: ״אַלּוּפֵינוּ״ — בַּתּוֹרָה וּבְמִצְוֹת, וּ״מְסֻבָּלִים״ — בְּיִסּוּרִים.
Nos dirigeants sont chargés. Rav et Shmuel, et certains disent Rabbi Yoḥanan et Rabbi Elazar, ont débattu de la bonne compréhension de ce verset. L’un a dit : Nos dirigeants dans la Torah sont chargés de mitzvot. Et l’autre a dit : Nos dirigeants dans la Torah et les mitzvot sont chargés de souffrance.