אִי הָכִי מַאי אִירְיָא הַכּוֹנֵס אֶת הַבְּתוּלָה? אֲפִילּוּ כּוֹנֵס אֶת הָאַלְמָנָה נָמֵי.
La Guemara soulève cette question : Si tel est le cas, pourquoi discuter en particulier du cas de celui qui épouse une vierge ? Même celui qui épouse une veuve accomplit une mitsva et devrait lui aussi être exempté.
הָכָא — טְרִיד, וְהָכָא — לָא טְרִיד.
La Guemara répond que, néanmoins, il existe une distinction entre celui qui épouse une vierge et celui qui épouse une veuve. Ici, dans le cas de celui qui épouse une vierge, le marié est préoccupé par ses pensées, tandis qu’ici, dans le cas de celui qui épouse une veuve, il n’est pas préoccupé.
אִי מִשּׁוּם טִרְדָּא, אֲפִילּוּ טָבְעָה סְפִינָתוֹ בַּיָּם נָמֵי, אַלְּמָה אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: אָבֵל חַיָּיב בְּכָל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה, חוּץ מִן הַתְּפִילִּין שֶׁהֲרֵי נֶאֱמַר בָּהֶן ״פְּאֵר״, שֶׁנֶּאֱמַר ״פְּאֵרְךָ חֲבוֹשׁ עָלֶיךָ וְגוֹ׳״!
La Guemara objecte : Si un marié est dispensé de la récitation du Shema simplement en raison de sa préoccupation, alors même quelqu’un qui est préoccupé parce que son navire a coulé en mer devrait être dispensé. Si tel est le cas, pourquoi alors Rabbi Abba bar Zavda a-t-il dit que Rav a dit : Un endeuillé est tenu par toutes les mitsvot mentionnées dans la Torah, à l’exception de la mitsva de mettre les phylactères, car le terme splendeur est énoncé au sujet des phylactères, comme il est dit que le prophète Ézéchiel eut l’interdiction de faire le deuil et qu’il lui fut dit : « Attache ta splendeur sur toi » (Ézéchiel 24:17). Si même un endeuillé, qui est peiné et préoccupé, est tenu de réciter le Shema, il est clair que la préoccupation n’a aucune incidence sur l’obligation d’une personne.
אָמְרִי הָתָם טִרְדָּא דִרְשׁוּת הָכָא טִרְדָּא דְמִצְוָה.
La Guemara répond : Néanmoins, il existe une distinction entre les cas. Là-bas, il s'agit d'un cas de préoccupation pour un acte volontaire, car il n'y a pas de mitsva à être préoccupé par son deuil, mais ici, dans le cas d'un marié, la cause de la préoccupation est la mitsva elle-même.
מַתְנִי׳ רָחַץ לַיְלָה הָרִאשׁוֹן שֶׁמֵּתָה אִשְׁתּוֹ. אָמְרוּ לוֹ תַּלְמִידָיו: לִמַּדְתָּנוּ רַבֵּינוּ שֶׁאָבֵל אָסוּר לִרְחוֹץ? אָמַר לָהֶם אֵינִי כִּשְׁאָר בְּנֵי אָדָם, אִסְטְנִיס אֲנִי.
MICHNA : La michna rapporte un autre épisode illustrant une conduite inhabituelle de Rabban Gamliel. Il se lava la première nuit après la mort de sa femme. Ses élèves lui dirent : Ne nous as-tu pas enseigné, notre maître, qu’il est interdit à un endeuillé de se laver ? Il leur répondit : Je ne suis pas comme les autres, je suis délicat [istenis]. Pour moi, ne pas me laver cause une véritable souffrance physique, et même un endeuillé n’a pas besoin de souffrir physiquement dans le cadre de son deuil.
וּכְשֶׁמֵּת טָבִי עַבְדּוֹ קִבֵּל עָלָיו תַּנְחוּמִין. אָמְרוּ לוֹ תַּלְמִידָיו: לִמַּדְתָּנוּ רַבֵּינוּ שֶׁאֵין מְקַבְּלִין תַּנְחוּמִין עַל הָעֲבָדִים? אָמַר לָהֶם: אֵין טָבִי עַבְדִּי כִּשְׁאָר כָּל הָעֲבָדִים, כָּשֵׁר הָיָה.
Un autre incident exceptionnel est rapporté : Lorsque son esclave, Tavi, mourut, Rabban Gamliel accepta les condoléances pour sa mort comme on le ferait pour un proche parent. Ses élèves lui dirent : Ne nous as-tu pas enseigné, notre maître, qu’on n’accepte pas de condoléances pour la mort des esclaves ? Rabban Gamliel dit à ses élèves : Mon esclave, Tavi, n’est pas comme tous les autres esclaves ; il était vertueux et il convient de lui accorder le même respect qu’à un membre de la famille.
חָתָן אִם רוֹצֶה לִקְרוֹת קְרִיאַת שְׁמַע לַיְלָה הָרִאשׁוֹן — קוֹרֵא, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לֹא כָּל הָרוֹצֶה לִיטּוֹל אֶת הַשֵּׁם, יִטּוֹל.
En ce qui concerne la récitation du Shema la nuit de son mariage, les Sages ont dit que si, malgré son exemption, un marié souhaite réciter le Shema la première nuit, il peut le faire. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Ce n’est pas toute personne qui souhaite s’attribuer la réputation d’une personne craignant Dieu qui peut se l’attribuer, et par conséquent, ce n’est pas toute personne qui souhaite réciter le Shema la nuit de son mariage qui peut le faire.
גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא דְּרַבָּן (שִׁמְעוֹן בֶּן) גַּמְלִיאֵל? קָסָבַר: אֲנִינוּת לַיְלָה — דְּרַבָּנַן, דִּכְתִיב: ״וְאַחֲרִיתָהּ כְּיוֹם מָר״. וּבִמְקוֹם אִיסְטְנִיס לָא גְזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן.
GUEMARA : En ce qui concerne le bain de Rabban Gamliel durant la première nuit après la mort de sa femme, la Guemara demande : Quelle est la raison pour laquelle Rabban Gamliel n’a pas observé les coutumes de deuil après la mort de sa femme ? La Guemara répond : Il soutient que le deuil aigu [aninut] ne s’applique que le jour même du décès, mais le deuil aigu la nuit est seulement d’ordre rabbinique, comme il est écrit : « Je changerai vos fêtes en deuil, et tous vos chants en lamentations ; je mettrai le sac sur tous les reins et la calvitie sur toute tête ; j’en ferai comme le deuil d’un fils unique, et la fin sera comme un jour amer” (Amos 8:10). Par conséquent, selon la loi de la Torah, le deuil aigu d’une personne n’a lieu que pendant le jour, comme un jour amer, tandis que le deuil aigu de la nuit suivante n’est que rabbinique. Et dans le cas d’une personne délicate, les Sages n’ont pas décrété qu’elle doive s’affliger pendant la période de deuil aigu.
וּכְשֶׁמֵּת טָבִי עַבְדּוֹ וְכוּ׳.
Nous avons appris dans notre michna que : Lorsque son serviteur, Tavi, mourut, Rabban Gamliel reçut des condoléances pour lui.
תָּנוּ רַבָּנַן: עֲבָדִים וּשְׁפָחוֹת אֵין עוֹמְדִין עֲלֵיהֶם בְּשׁוּרָה, וְאֵין אוֹמְרִים עֲלֵיהֶם בִּרְכַּת אֲבֵלִים וְתַנְחוּמֵי אֲבֵלִים.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Pour des esclaves et servantes qui meurent, on ne se tient pas en rang de consolateurs pour consoler les endeuillés, et l’on ne récite ni la bénédiction des endeuillés ni la consolation des endeuillés.
מַעֲשֶׂה וּמֵתָה שִׁפְחָתוֹ שֶׁל רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. נִכְנְסוּ תַּלְמִידָיו לְנַחֲמוֹ. כֵּיוָן שֶׁרָאָה אוֹתָם עָלָה לַעֲלִיָּיה, וְעָלוּ אַחֲרָיו. נִכְנַס לָאַנְפִּילוֹן, נִכְנְסוּ אַחֲרָיו. נִכְנַס לַטְּרַקְלִין, נִכְנְסוּ אַחֲרָיו. אָמַר לָהֶם: כִּמְדוּמֶּה אֲנִי שֶׁאַתֶּם נִכְוִים בְּפוֹשְׁרִים, עַכְשָׁיו אִי אַתֶּם נִכְוִים אֲפִילּוּ בְּחַמֵּי חַמִּין, לֹא כָּךְ שָׁנִיתִי לָכֶם: עֲבָדִים וּשְׁפָחוֹת אֵין עוֹמְדִים עֲלֵיהֶם בְּשׁוּרָה, וְאֵין אוֹמְרִים עֲלֵיהֶם בִּרְכַּת אֲבֵלִים וְלֹא תַּנְחוּמֵי אֲבֵלִים? אֶלָּא מָה אוֹמְרִים עֲלֵיהֶם? — כְּשֵׁם שֶׁאוֹמְרִים לוֹ לְאָדָם עַל שׁוֹרוֹ וְעַל חֲמוֹרוֹ שֶׁמֵּתוּ — ״הַמָּקוֹם יְמַלֵּא לְךָ חֶסְרוֹנְךָ״, כָּךְ אוֹמְרִים לוֹ עַל עַבְדּוֹ וְעַל שִׁפְחָתוֹ ״הַמָּקוֹם יְמַלֵּא לְךָ חֶסְרוֹנְךָ״.
Un incident est rapporté selon lequel, lorsque la servante de Rabbi Eliezer mourut, ses élèves entrèrent pour le consoler. Lorsqu’il les vit s’approcher, il monta à l’étage, et ils montèrent après lui. Il entra dans le vestibule [anpilon], et ils entrèrent après lui. Il entra dans la salle de banquet [teraklin], et ils entrèrent après lui. Voyant qu’ils le suivaient partout, il leur dit : Il me semble que vous vous laisseriez brûler par de l’eau tiède, voulant dire que vous auriez pu comprendre l’allusion et que, lorsque je suis monté à l’étage, vous auriez compris que je ne souhaitais pas recevoir vos consolations. À présent je vois que vous ne vous laissez même pas brûler par de l’eau bouillante. Ne vous ai-je pas enseigné ce qui suit : Pour des esclaves et des servantes qui meurent, on ne se tient pas en rangée de consolateurs pour consoler les endeuillés, et on ne récite ni la bénédiction des endeuillés ni la consolation des endeuillés, car la relation entre maître et esclave n’est pas comme une relation familiale ? Plutôt, que dit-on à leur sujet lorsqu’ils meurent ? De même que nous disons à une personne au sujet de son bœuf ou de son âne qui est mort : Que l’Omniprésent compense ta perte, de même nous disons pour son esclave ou sa servante qui est mort(e) : Que l’Omniprésent compense ta perte, car le lien entre un maître et son esclave est seulement de nature financière.
תַּנְיָא אִידַּךְ: עֲבָדִים וּשְׁפָחוֹת אֵין מַסְפִּידִין אוֹתָן. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אִם עֶבֶד כָּשֵׁר הוּא — אוֹמְרִים עָלָיו: ״הוֹי אִישׁ טוֹב וְנֶאֱמָן וְנֶהֱנֶה מִיגִיעוֹ״. אָמְרוּ לוֹ: אִם כֵּן, מָה הִנַּחְתָּ לַכְּשֵׁרִים?
Il a été enseigné dans une autrebaraita : On ne prononce pas d’éloge funèbre pour les esclaves et les servantes. Rabbi Yossei dit : S’il était un serviteur vertueux, on récite sur lui une sorte d’éloge funèbre : Hélas, un homme bon et loyal qui a joui des fruits de son dur labeur. Ils lui dirent : Si tel est le cas, quelle louange as-tu laissée aux vertueux d’Israël ? Un Juif serait fier d’être loué de cette manière.
תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין קוֹרִין ״אָבוֹת״ אֶלָּא לִשְׁלֹשָׁה, וְאֵין קוֹרִין ״אִמָּהוֹת״ אֶלָּא לְאַרְבַּע.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : On ne peut appeler que trois personnes patriarches, Abraham, Isaac et Jacob, mais non les enfants de Jacob. Et on ne peut appeler que quatre personnes matriarches, Sarah, Rebecca, Rachel et Léa.
אָבוֹת מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּלָא יָדְעִינַן אִי מֵרְאוּבֵן קָא אָתֵינַן אִי מִשִּׁמְעוֹן קָא אָתֵינַן, אִי הָכִי אִמָּהוֹת נָמֵי לָא יָדְעִינַן אִי מֵרָחֵל קָא אָתֵינַן אִי מִלֵּאָה קָא אָתֵינַן! אֶלָּא, עַד הָכָא חֲשִׁיבִי, טְפִי לָא חֲשִׁיבִי.
La Guemara demande : Quelle est la raison de cette exclusivité concernant les Patriarches ? Si vous dites que c’est parce que nous ne savons pas si nous descendons de Ruben ou de Simon, alors nous ne pouvons pas dire avec précision notre père Ruben, par exemple, dans ce cas, concernant les Matriarches également, nous ne savons pas si nous descendons de Rachel ou de Léa, et nous ne devrions pas non plus appeler Rachel et Léa matriarches. Au contraire, la raison pour laquelle les fils de Jacob ne sont pas appelés patriarches n’est pas celle-là, mais parce que jusqu’à Jacob ils sont suffisamment importants pour être appelés patriarches, mais au-delà de Jacob, ils ne sont pas suffisamment importants pour être appelés patriarches.
תַּנְיָא אִידָךְ: עֲבָדִים וּשְׁפָחוֹת אֵין קוֹרִין אוֹתָם ״אַבָּא פְּלוֹנִי״ וְ״אִמָּא פְּלוֹנִית״. וְשֶׁל רַבָּן גַּמְלִיאֵל הָיוּ קוֹרִים אוֹתָם ״אַבָּא פְּלוֹנִי״ וְ״אִמָּא פְּלוֹנִית״.
Cela sert d’introduction ; bien que les personnes âgées soient souvent appelées avec le titre honorifique : Père Untel, il a été enseigné dans une autrebaraita : On ne peut pas appeler les esclaves et les servantes père [abba] Untel ou mère [imma] Unetelle. Mais on appelait les esclaves et les servantes de Rabban Gamliel « Père Untel » et « Mère Unetelle ».
מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר?! מִשּׁוּם דַּחֲשִׁיבִי.
La Guemara demande : une histoire est-elle citée afin de contredire la halakha énoncée précédemment ? La Guemara répond : Il n’y a pas de contradiction ; plutôt, parce que les serviteurs de Rabban Gamliel étaient importants, on s’adressait à eux avec ces titres honorifiques.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מַאי דִּכְתִיב, ״כֵּן אֲבָרֶכְךָ בְחַיָּי בְּשִׁמְךָ אֶשָּׂא כַפָּי״? ״כֵּן אֲבָרֶכְךָ בְחַיָּי״ — זוֹ קְרִיאַת שְׁמַע. ״בְּשִׁמְךָ אֶשָּׂא כַפָּי״ — זוֹ תְּפִלָּה. וְאִם עוֹשֶׂה כֵּן — עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״כְּמוֹ חֵלֶב וָדֶשֶׁן תִּשְׂבַּע נַפְשִׁי״. וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁנּוֹחֵל שְׁנֵי עוֹלָמִים — הָעוֹלָם הַזֶּה וְהָעוֹלָם הַבָּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְשִׂפְתֵי רְנָנוֹת יְהַלֶּל פִּי״.
La Guemara cite une déclaration aggadique concernant la prière et la récitation du Shema. Rabbi Elazar a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Ainsi je Te bénirai tant que je vivrai ; en Ton nom j’élèverai mes mains » (Psaumes 63:5) ? « Ainsi je Te bénirai tant que je vivrai » fait référence à la récitation du Shema, et « en Ton nom j’élèverai mes mains » fait référence à la prière de la Amida, qui est caractérisée comme le fait de lever les mains vers Dieu. Et si l’on fait ainsi, récite le Shema et prie, le verset dit à son sujet : « Comme de graisse et de moelle, mon âme sera rassasiée » (Psaumes 63:6). Et non seulement reçoit-il cette récompense, mais il hérite de deux mondes, ce monde-ci et le Monde à venir, comme il est dit : « Avec des lèvres de joies [renanot], ma bouche Te loue » (Psaumes 63:6). Le pluriel, joies, renvoie à deux joies : celle de ce monde-ci et celle du Monde à venir.
רַבִּי אֶלְעָזָר בָּתַר דִּמְסַיֵּים צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ, שֶׁתְּשַׁכֵּן בְּפוּרֵינוּ אַהֲבָה וְאַחְוָה וְשָׁלוֹם וְרֵיעוּת. וְתַרְבֶּה גְּבוּלֵנוּ בְּתַלְמִידִים וְתַצְלִיחַ סוֹפֵנוּ אַחֲרִית וְתִקְוָה. וְתָשִׂים חֶלְקֵנוּ בְּגַן עֵדֶן, וְתַקְּנֵנוּ בְּחָבֵר טוֹב וְיֵצֶר טוֹב בְּעוֹלָמֶךָ. וְנַשְׁכִּים וְנִמְצָא יִחוּל לְבָבֵנוּ לְיִרְאָה אֶת שְׁמֶךָ, וְתָבֹא לְפָנֶיךָ קוֹרַת נַפְשֵׁנוּ לְטוֹבָה״.
La Guemara décrit comment après que Rabbi Elazar eut terminé sa prière, il prononça la prière supplémentaire suivante :
Puisse-t-il être Ta volonté, Seigneur notre Dieu,
de faire résider dans notre part l’amour et la fraternité, la paix et l’amitié.
Et puisses-Tu rendre nos frontières riches en disciples
et faire en sorte que nous réussissions finalement, afin que nous ayons une bonne fin et espérance.
Et puisses-Tu placer notre part dans le Jardin d’Éden,
et établir pour nous un bon compagnon et une bonne inclination dans Ton monde.
Et puissions-nous nous lever tôt et trouver l’aspiration de nos cœurs à craindre Ton nom,
et que la satisfaction de nos âmes vienne devant Toi, c’est-à-dire que Tu entendes nos prières afin que nous ayons un contentement spirituel dans ce monde pour le bien.
רַבִּי יוֹחָנָן בָּתַר דִּמְסַיֵּים צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ, שֶׁתָּצִיץ בְּבׇשְׁתֵּנוּ, וְתַבִּיט בְּרָעָתֵנוּ, וְתִתְלַבֵּשׁ בְּרַחֲמֶיךָ, וְתִתְכַּסֶּה בְּעֻזֶּךָ, וְתִתְעַטֵּף בַּחֲסִידוּתֶךָ, וְתִתְאַזֵּר בַּחֲנִינוּתֶךָ, וְתָבֹא לְפָנֶיךָ מִדַּת טוּבְךָ וְעִנְוְתָנוּתֶךְ״.
De même, la Guemara raconte que après que Rabbi Yoḥanan eut terminé sa prière, il récita la prière supplémentaire suivante :
Puisse-t-il être Ta volonté, Seigneur notre Dieu,
que Tu regardes notre honte et voies notre détresse,
que Tu Te revêtes de Ta miséricorde,
et que Tu Te couvres de Ta puissance,
que Tu T’enveloppes de Ta bonté aimante,
et que Tu Te ceignes de Ta grâce,
et que Tes attributs de bonté et d’humilité viennent devant Toi.
רַבִּי זֵירָא בָּתַר דִּמְסַיֵּים צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ, שֶׁלֹּא נֶחֱטָא וְלֹא נֵבוֹשׁ וְלֹא נִכָּלֵם מֵאֲבוֹתֵינוּ״.
De même, après que Rabbi Zeira eut terminé ses prières, il disait la prière supplémentaire suivante :
Que telle soit Ta volonté, Seigneur notre Dieu,
que nous ne péchions pas et ne nous couvrions pas de honte,
et que nous ne nous déshonorions pas devant nos ancêtres,
au sens où nos actions ne doivent pas déshonorer les actions de nos ancêtres.
רַבִּי חִיָּיא בָּתַר דִּמְצַלֵּי אָמַר הָכִי: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ, שֶׁתְּהֵא תּוֹרָתְךָ אוּמָּנוּתֵנוּ, וְאַל יִדְוֶה לִבֵּנוּ, וְאַל יֶחְשְׁכוּ עֵינֵינוּ״.
Après que Rabbi Ḥiyya eut prié, il dit ce qui suit :
Que telle soit Ta volonté, Seigneur notre Dieu,
que Ta Torah soit notre vocation,
et que notre cœur ne défaille pas et que nos yeux ne s’obscurcissent pas.
רַב בָּתַר צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ שֶׁתִּתֵּן לָנוּ חַיִּים אֲרוּכִּים, חַיִּים שֶׁל שָׁלוֹם, חַיִּים שֶׁל טוֹבָה, חַיִּים שֶׁל בְּרָכָה, חַיִּים שֶׁל פַּרְנָסָה, חַיִּים שֶׁל חִלּוּץ עֲצָמוֹת, חַיִּים שֶׁיֵּשׁ בָּהֶם יִרְאַת חֵטְא, חַיִּים שֶׁאֵין בָּהֶם בּוּשָׁה וּכְלִימָּה, חַיִּים שֶׁל עוֹשֶׁר וְכָבוֹד, חַיִּים שֶׁתְּהֵא בָּנוּ אַהֲבַת תּוֹרָה וְיִרְאַת שָׁמַיִם, חַיִּים שֶׁתְּמַלֵּא לָנוּ אֶת כָּל מִשְׁאֲלוֹת לִבֵּנוּ לְטוֹבָה״.
Après sa prière, Rav dit ce qui suit :
Puisse-t-il être Ta volonté, Seigneur notre Dieu,
que Tu nous accordes une longue vie, une vie de paix,
une vie de bonté, une vie de bénédiction,
une vie de subsistance, une vie de liberté de mouvement d’un endroit à l’autre, où nous ne soyons pas attachés à un seul lieu,
une vie de crainte du péché, une vie sans honte ni disgrâce,
une vie de richesse et d’honneur,
une vie dans laquelle nous ayons l’amour de la Torah et la révérence pour le Ciel,
une vie dans laquelle Tu accomplis tous les désirs de notre cœur pour le bien.
רַבִּי בָּתַר צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ וֵאלֹהֵי אֲבוֹתֵינוּ, שֶׁתַּצִּילֵנוּ מֵעַזֵּי פָּנִים וּמֵעַזּוּת פָּנִים, מֵאָדָם רָע, וּמִפֶּגַע רָע, מִיֵּצֶר רָע, מֵחָבֵר רָע, מִשָּׁכֵן רָע, וּמִשָּׂטָן הַמַּשְׁחִית, וּמִדִּין קָשֶׁה וּמִבַּעַל דִּין קָשֶׁה, בֵּין שֶׁהוּא בֶּן בְּרִית בֵּין שֶׁאֵינוֹ בֶּן בְּרִית״.
Après sa prière, Rabbi Yehuda HaNasi dit ce qui suit :
Puisse-t-il être Ta volonté, Seigneur notre Dieu et Dieu de nos ancêtres,
que Tu nous sauves des arrogants et de l’arrogance en général,
d’un homme mauvais, d’un mauvais malheur,
d’un mauvais penchant, d’un mauvais compagnon,
d’un mauvais voisin, de Satan le destructeur,
d’une épreuve sévère et d’un adversaire sévère,
qu’il soit membre de l’alliance, un Juif,
ou qu’il ne soit pas membre de l’alliance.
וְאַף עַל גַּב דְּקָיְימִי קָצוֹצֵי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי.
Et la Guemara note que Rabbi Yehuda HaNasi récitait cette prière chaque jour malgré le fait que des officiers royaux montaient la garde sur Rabbi Yehuda HaNasi pour sa protection ; néanmoins, il priait pour éviter tout conflit ou empêchement résultant de l’arrogance.
רַב סָפְרָא בָּתַר צְלוֹתֵיהּ אָמַר הָכִי: ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ, שֶׁתָּשִׂים שָׁלוֹם
Après sa prière, Rav Safra dit ce qui suit :
Que telle soit Ta volonté, Seigneur notre Dieu, que Tu établisses la paix