גְּמָ׳ מַאי הָרִיס? אָמַר רַב פָּפָּא: תּוֹרָא בָּרָא דְּעֵינָא. דַּק תְּבַלּוּל, תָּנוּ רַבָּנַן: דַּק מְשׁוּקָּע — הֲרֵי זֶה מוּם, צָף — אֵינוֹ מוּם.
GUEMARA : La liste des défauts de l’œil dans la michna comprenait une paupière [ris] qui était percée, endommagée ou fendue. La Guemara demande : Quel est le sens de : le ris ? Rav Pappa dit : Cela signifie la ligne extérieure, ou barrière, de l’œil, c’est-à-dire la paupière. La michna ajoutait encore : Une cataracte, un tevallul. En ce qui concerne une cataracte, les Sages ont enseigné : une cataracte enfoncée, c’est-à-dire une cataracte qui se trouve dans l’œil lui-même, est un défaut, mais une cataracte flottante, c’est-à-dire une cataracte qui flotte au-dessus de l’œil, n’est pas un défaut.
וְהָתַנְיָא אִיפְּכָא! לָא קַשְׁיָא, הָא בַּשָּׁחוֹר הָא בַּלָּבָן. וְהָא: אֵין מוּמִין בַּלָּבָן! אֶלָּא, הָא בְּדוּק לָבָן, הָא בְּדוּק שָׁחוֹר.
La Guemara demande : Mais n’enseigne-t-on pas le contraire dans une baraita, à savoir qu’une cataracte enfoncée n’est pas un défaut, tandis qu’une cataracte flottante est un défaut ? La Guemara répond : Cela ne pose pas de difficulté, car cette première baraita se réfère à une cataracte dans la partie noire de l’œil, tandis que cette seconde baraita se réfère à une cataracte dans la partie blanche de l’œil. La Guemara objecte : Mais il a été enseigné qu’il n’y a pas de défauts dans la partie blanche de l’œil. Plutôt, les deux baraitot se réfèrent à la partie noire de l’œil, et cette seconde baraita se réfère à une cataracte blanche, tandis que cette première baraita se réfère à une cataracte noire.
דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: סָח לִי יֹאשִׁיָּה דְּמִן אוּשָׁא: דַּק שָׁחוֹר מְשׁוּקָּע — הֲרֵי זֶה מוּם, צָף — אֵינוֹ מוּם. דַּק לָבָן מְשׁוּקָּע — אֵינוֹ מוּם, צָף — הֲרֵי זֶה מוּם, וְסִימָנָיךְ: בַּרְקָא.
C’est comme le dit Rabba bar bar Ḥana : Yoshiya de Usha m’a dit que, concernant une cataracte noire, si elle est enfoncée, c’est un défaut, mais si elle est flottante, ce n’est pas un défaut. À l’inverse, concernant une cataracte blanche, si elle est enfoncée, ce n’est pas un défaut, tandis que si elle est flottante, c’est un défaut. Et votre moyen mnémotechnique pour vous en souvenir est barka, qui est une maladie dans laquelle des taches blanches flottent au-dessus de l’œil, et cela est considéré comme un défaut.
חִלָּזוֹן נָחָשׁ וְעָצָב. אִיבַּעְיָא לְהוּ: חִלָּזוֹן הוּא נָחָשׁ, אוֹ דִלְמָא חִלָּזוֹן אוֹ נָחָשׁ?
§ La michna a inclus dans sa liste des défauts de l’œil une excroissance en forme de escargot, serpent ou baie qui couvre la pupille. Un dilemme fut soulevé devant les Sages : l’escargot mentionné dans la michna est-il la même chose que le serpent, ou peut-être s’agit-il de deux défauts distincts, et la michna veut-elle dire un escargot ou un serpent ?
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: סָח לִי רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן אֶלְעָזָר, זָקֵן אֶחָד הָיָה בִּשְׁכוּנָתֵינוּ, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹסֵי לָקוֹנְיָא שְׁמוֹ, וּמִיָּמַי לֹא עָבַרְתִּי לְפָנָיו. פַּעַם אַחַת עָבַרְתִּי לְפָנָיו, אָמַר לִי: שֵׁב בְּנִי, שֵׁב. חִלָּזוֹן זֶה מוּם קָבוּעַ לִשְׁחוֹט עָלָיו, וְזֶהוּ נָחָשׁ שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים.
La Guemara répond : Viens et écoute, car Rabba bar bar Ḥana dit : Rabbi Yoḥanan ben Elazar m’a dit : Il y avait un certain ancien dans notre quartier, et Rabbi Shimon ben Yosei Lakonya était son nom, et de tous mes jours je ne suis pas passé devant lui. Mais une fois je suis passé devant lui, et il m’a dit : Assieds-toi, mon fils, assieds-toi, et je t’enseignerai une chose : Cet escargot que tu vois dans l’œil d’un premier-né est un défaut permanent, et il est permis d’abattre l’animal à cause de cela. Et c’est aussi le serpent mentionné par les Sages comme un défaut.
וְאַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ: אֵין אָדָם רוֹאֶה מוּמִין לְעַצְמוֹ, אֲבָל מוֹרֶה הֲלָכָה לַתַּלְמִידִים, וְתַלְמִידִים מוֹרִין לוֹ.
Rabbi Shimon ben Yosei Lakonya ajoute : Et bien que les Sages aient dit qu’une personne ne peut pas voir les défauts chez elle-même, et que par conséquent je ne puisse pas autoriser ce premier-né pour moi-même, néanmoins une autorité halakhique peut rendre une décision halakhique à ses élèves, et les élèves peuvent ensuite rendre une décision halakhique pour lui sur la base de ce qu’il leur a enseigné. Par conséquent, puisque je vous ai enseigné cette halakha, vous pouvez m’autoriser mon premier-né en raison de ce défaut.
וְהָאָמַר רַבִּי אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא: כׇּל תַּלְמִיד חָכָם שֶׁמּוֹרֶה הֲלָכָה וּבָא, אִם קוֹדֶם מַעֲשֶׂה אֲמָרָהּ — שׁוֹמְעִין לוֹ, וְאִם לָאו — אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ! אִיהוּ נָמֵי מוֹרֶה וּבָא הֲוָה מֵעִיקָּרָא.
La Guemara demande : Comment Rabbi Yoḥanan ben Elazar a-t-il pu autoriser le premier-né de cette manière ? Mais Rabbi Abba ne dit-il pas que Rav Houna dit : En ce qui concerne tout érudit de la Torah qui est engagé à rendre une décision de halakha dans une situation qui le concerne personnellement, s’il a déjà énoncé la décision avant l’incident, c’est-à-dire avant qu’elle ne le concerne, on l’écoute ; et sinon, c’est-à-dire si la décision a suivi l’incident, on ne l’écoute pas ? La Guemara répond que lui aussi, Rabbi Shimon ben Yosei Lakonya, était engagé à rendre cette décision de halakha dès le départ, avant qu’elle ne devienne pertinente pour lui.
אֵיזֶהוּ תְּבַלּוּל? לָבָן הַפּוֹסֵק אֶת הַסִּירָא. מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דְּתַנְיָא: לָבָן וְנִכְנָס בַּשָּׁחוֹר, שָׁחוֹר וְנִכְנָס בַּלָּבָן — הֲרֵי זֶה מוּם, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: לָבָן וְנִכְנָס בַּשָּׁחוֹר — הֲרֵי זֶה מוּם, שָׁחוֹר וְנִכְנָס בַּלָּבָן — אֵינוֹ מוּם, שֶׁאֵין מוּמִין בַּלָּבָן.
§ La michna a en outre déclaré : Qu’est-ce qu’un tevallul ? C’est un fil blanc qui traverse l’iris et pénètre dans la pupille noire. La Guemara demande : De qui l’opinion exprimée dans la michna est-elle celle ? C’est l’opinion de Rabbi Yossei, comme cela a été enseigné dans une baraita : S’il y a soit un fil blanc qui entre dans le noir, soit un fil noir qui entre dans le blanc, cela constitue un défaut ; telle est la déclaration de Rabbi Meïr. Rabbi Yossei dit : Si c’est un fil blanc qui entre dans le noir, c’est un défaut, mais si c’est un fil noir qui entre dans le blanc, ce n’est pas un défaut, car il n’y a pas de défauts dans le blanc de l’œil.
אָמַר רַב: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי? דִּכְתִיב: ״יָצָא מֵחֵלֶב עֵינֵימוֹ״, תַּרְבָּא דְּעֵינָא — אִיקְּרִי, ״עֵינֵימוֹ״ סְתָמָא — לָא אִיקְּרִי. וְרַבִּי מֵאִיר מַאי טַעְמֵיהּ? מָה לְשׁוֹן ״תְּבַלּוּל״? דָּבָר הַמְבַלְבֵּל אֶת הָעֵינַיִם.
Rav dit : Quelle est la raison de Rabbi Yossei ? Comme il est écrit : « Leurs yeux ressortent de graisse » (Psaumes 73:7), ce qui est interprété comme signifiant que les méchants s’engagent sur une mauvaise voie à cause de la graisse dans les yeux, qui se trouve dans la partie blanche. Cela indique que la partie blanche est appelée la graisse de l’œil, mais elle n’est pas appelée simplement : Leurs yeux. En revanche, un tevallul n’est considéré comme un défaut que s’il se trouve dans l’œil lui-même, comme il est dit : « Ou tevallul dans son œil » (Lévitique 21:20). La Guemara demande en outre : Et en ce qui concerne Rabbi Meïr, quelle est sa raison ? La Guemara répond que Rabbi Meïr expliquerait ainsi : Quel est le sens de l’expression tevallul ? C’est une substance qui mélange [hamevalbel] à l’intérieur des yeux, c’est-à-dire qui passe à travers le blanc et le noir de quelque manière que ce soit.
מַתְנִי׳ חֲוַרְוָור וְהַמַּיִם הַקְּבוּעִין. אֵיזֶהוּ חֲוַרְוָור הַקָּבוּעַ? כֹּל שֶׁשָּׁהָה שְׁמוֹנִים יוֹם. רַבִּי חֲנַנְיָא בֶּן אַנְטִיגְנוֹס אֹמֵר: בּוֹדְקִין אוֹתוֹ שָׁלֹשׁ פְּעָמִים בְּתוֹךְ שְׁמוֹנִים יוֹם.
MICHNA :Des taches pâles sur l’œil et des larmes coulant de l’œil de façon constante sont des défauts qui permettent l’abattage du premier-né. Quelles sont les taches pâles qui sont constantes ? Ce sont toutes taches qui ont persisté pendant quatre-vingts jours. Rabbi Ḥananya ben Antigonus a dit : On l’examine trois fois au cours de quatre-vingts jours. Ce n’est que si les taches sont constatées lors des trois examens qu’elles sont considérées comme constantes.
וְאֵלּוּ הֵן מַיִם הַקְּבוּעִין: אָכַל לַח וְיָבֵשׁ שֶׁל גְּשָׁמִים, לַח וְיָבֵשׁ שֶׁל שְׁלָחִים, אוֹ אָכַל הַיָּבֵשׁ וְאַחַר כָּךְ הַלַּח — אֵינוֹ מוּם, עַד שֶׁיֹּאכַל הַלַּח וְאַחַר כָּךְ הַיָּבֵשׁ.
Et voici ce que sont les larmes constantes, c’est-à-dire que c’est ainsi que l’on sait si le défaut est temporaire ou permanent : Dans un cas où l’animal a mangé, à des fins médicinales, du fourrage humide et du fourrage sec provenant d’un champ arrosé exclusivement par la pluie, ou si l’animal a mangé du fourrage humide et du fourrage sec provenant d’un champ irrigué, ou même si l’animal ne les a pas mangés ensemble mais a mangé le sec et ensuite a mangé l’humide, et que l’état de larmes constantes n’a pas été guéri, ce n’est pas un défaut. Ce n’est pas un défaut à moins que l’animal ne mange l’humide et ensuite mange le sec sans être guéri par cela.
גְּמָ׳ מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּתַנְיָא: חֲוַרְוָור קָבוּעַ — אַרְבָּעִים יוֹם, וּמַיִם הַקְּבוּעִים — שְׁמוֹנִים יוֹם, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וְרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חֲוַרְוָור — שְׁמוֹנִים יוֹם.
GUEMARA : La Guemara demande : De qui est l’opinion exprimée dans la michna ? C’est l’opinion de Rabbi Yehouda, comme cela est enseigné dans une baraita : Un défaut de taches pâles constantes est un état qui a persisté pendant quarante jours, et des larmes constantes est un état qui a persisté pendant quatre-vingts jours ; c’est l’avis de Rabbi Meïr. Et Rabbi Yehouda dit : Un défaut de taches pâles constantes est un état qui a persisté pendant quatre-vingts jours.
וְאֵלּוּ הֵן מַיִם הַקְּבוּעִים: אָכַל לַח וְיָבֵשׁ שֶׁל בֵּית הַשְּׁלָחִין, אוֹ שֶׁאָכַל יָבֵשׁ וְאַחַר כָּךְ אָכַל הַלַּח — אֵין מוּם עַד שֶׁיֹּאכַל יָבֵשׁ אַחַר הַלַּח, וְיֶשְׁנוֹ שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים.
La baraita continue : Et voici ce que sont les larmes constantes, selon l’opinion de Rabbi Yehouda : Dans un cas où l’animal a mangé du fourrage humide et du fourrage sec provenant d’un champ irrigué, ou a mangé le fourrage sec puis a mangé l’humide, et que l’animal n’a pas guéri, son statut en tant que défaut n’est pas certain. Ce n’est pas un défaut à moins que l’animal mange le fourrage sec après avoir mangé l’humide et n’en soit pas guéri. Et la durée de cette période pendant laquelle il mange du fourrage humide puis sec s’étend sur trois mois.
וְהָא תַּרְוַיְיהוּ תְּנַנְהִי: אָכַל לַח וְיָבֵשׁ שֶׁל גְּשָׁמִים, לַח וְיָבֵשׁ שֶׁל בֵּית הַשְּׁלָחִין!
La Guemara demande : Mais comment la michna peut-elle être conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda ? Nous avons appris dans la michna qu’il existe deux types de champs : un cas où l’animal a mangé du fourrage humide et du fourrage sec provenant d’un champ arrosé exclusivement par la pluie, et un cas où l’animal a mangé du fourrage humide et du fourrage sec provenant d’un champ irrigué et n’a pas guéri. Dans l’un ou l’autre cas, ce n’est pas un défaut. En revanche, Rabbi Yehouda n’a mentionné que du fourrage humide et du fourrage sec provenant d’un champ qui nécessite une irrigation, d’où l’on peut déduire que, si l’animal a été nourri de fourrage humide et de fourrage sec provenant d’un champ arrosé exclusivement par la pluie et qu’il n’a pas guéri, son état constitue un défaut.
חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: אָכַל לַח וְיָבֵשׁ שֶׁל גְּשָׁמִים — הֲרֵי זֶה מוּם, בֵּית הַשְּׁלָחִין — אֵינוֹ מוּם, וְהַגְּשָׁמִים נָמֵי, אָכַל יָבֵשׁ וְאַחַר כָּךְ אָכַל לַח — אֵינוֹ מוּם, עַד שֶׁיֹּאכַל יָבֵשׁ אַחַר הַלַּח.
La Guemara répond que la michna est incomplète, et voici ce qu'elle enseigne, conformément à la décision de Rabbi Yehouda dans la baraita : Si l'animal a mangé du fourrage humide et du fourrage sec provenant d'un champ arrosé exclusivement par la pluie, c'est un défaut. S'il a mangé du fourrage humide et du fourrage sec provenant d'un champ irrigué, ce n'est pas un défaut. Et en ce qui concerne également un champ arrosé exclusivement par la pluie, s'il a mangé le fourrage sec puis a mangé le fourrage humide, ce n'est pas un défaut. Ce n'est pas un défaut tant que l'animal ne mange pas le fourrage sec après l'humide.
וְיֶשְׁנוֹ שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים. אִינִי? וְהָתַנְיָא — וְהָא רַב אִידִי בַּר אָבִין אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַשְׁיָאן: אֲדָר וְנִיסָן — לַח, אֱלוּל וְתִשְׁרִי — יָבֵשׁ! אֵימָא: אֲדָר וַחֲצִי נִיסָן — לַח, אֱלוּל וַחֲצִי תִשְׁרֵי — יָבֵשׁ.
En ce qui concerne l’affirmation de la baraita : Et la durée de cette période pendant laquelle on mange du fourrage humide puis sec est de trois mois, la Guemara demande : Est-ce bien ainsi ? Mais n’a-t-on pas enseigné que Rav Idi bar Avin dit que Rav Yitzḥak bar Ashiyan dit : Les mois de Adar et Nissan constituent la période humide mentionnée dans la michna, car le fourrage est encore humide à cette époque de l’année ; et les mois de Eloul et Tichri constituent la période sèche, car c’est la fin de l’été ? Au total, cela fait quatre mois, et non trois. La Guemara répond qu’il faut dire ainsi : Les mois de Adar et la moitié de Nissan constituent la période humide, et les mois de Eloul et la moitié de Tichri constituent la période sèche, pour un total de trois mois.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: לַח בִּזְמַן לַח, וְיָבֵשׁ בִּזְמַן הַיָּבֵשׁ, אוֹ דִלְמָא: לַח וְיָבֵשׁ בִּזְמַן הַלַּח?
Concernant la décision de la michna selon laquelle l’animal doit recevoir du fourrage humide puis du fourrage sec, un dilemme fut soulevé devant les Sages : cela signifie-t-il qu’il doit être nourri de fourrage humide au temps de l’humide, c’est-à-dire à la fin de la saison des pluies, et de sec fourrage au temps du sec, à la fin de l’été ? Ou peut-être est-il nourri de fourrage humide puis de fourrage sec restant de l’été précédent, tous deux au temps de l’humide.
תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַשְׁיָאן: אֲדָר וְנִיסָן — לַח, אֱלוּל וְתִשְׁרִי — יָבֵשׁ. דִּלְמָא פֵּירֵי דֶּאֱלוּל וְתִשְׁרִי מַאֲכִילִנַן לֵיהּ בַּאֲדָר וְנִיסָן!
La Guemara suggère : Viens et écoute, car Rav Idi bar Avin dit que Rav Yitzḥak bar Ashiyan a dit : Les mois de Adar et Nissan sont la période du fourrage humide ; Eloul et Tichri sont la période du fourrage sec. Cela indique que l’animal reçoit le fourrage disponible à ce moment-là. La Guemara réfute cette preuve : Cette déclaration ne se rapporte pas nécessairement au moment où on le nourrit, car peut-être le nourrit-on en Adar et Nissan avec la récolte de Eloul et Tichri.
וְכַמָּה מַאֲכִילִין אוֹתוֹ? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי פִּנְחָס בֶּן עָרוֹבָא: כִּגְרוֹגֶרֶת. אָמַר רָבָא: (בָּעֵי) [בָּעַן] בְּמַעְרְבָא: כִּגְרוֹגְרוֹת בִּסְעוּדָה רִאשׁוֹנָה,
La Guemara demande : Et combien lui donne-t-on à manger ? Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Pineḥas ben Arova : On lui donne la quantité d’un volume de figue. Rava dit : On soulève un dilemme en Occident, Eretz Yisrael : cela signifie-t-il qu’on lui donne la quantité d’un volume de figue à son premier repas de chaque jour,