לֵימָא קָסָבַר: מְטַנֶּפֶת אֵינָהּ חוֹזֶרֶת וְיוֹלֶדֶת בְּתוֹךְ שְׁנָתָהּ. אִם תִּימְצֵי לוֹמַר: מְטַנֶּפֶת חוֹזֶרֶת וְיוֹלֶדֶת בְּתוֹךְ שְׁנָתָהּ — יוֹלֶדֶת וַדַּאי אֵינָהּ חוֹזֶרֶת וְיוֹלֶדֶת בְּתוֹךְ שְׁנָתָהּ.
Dirons-nous que le tanna de cette baraita soutient qu’un animal qui expulse un écoulement trouble ne revient pas à son état fertile et ne met pas bas au cours de sa première année ? La Guemara rejette cette suggestion : Il est possible que le tanna ne soutienne pas cette opinion. Même si vous dites qu’un animal qui expulse un écoulement trouble revient à son état fertile et met bas au cours de sa première année, un animal qui a effectivement mis bas à une progéniture vivante ne revient certainement pas à son état fertile et ne met pas bas au cours de sa première année.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אֲנִי רָאִיתִי גְּדִיָּיה כּוּ׳. מַאי אִיכָּא בֵּין תַּנָּא קַמָּא לְרַבִּי שִׁמְעוֹן? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דִּזְעֵירִי.
§ La baraita enseigne que Rabbi Shimon dit : J’ai vu un seul chevreau qui a produit une descendance suffisante pour être assujettie à la dîme au cours de sa première année de vie. En revanche, le premier tanna dans la baraita n’ajoute pas l’expression : Au cours de sa première année de vie. La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il entre l’opinion du premier tanna et celle de Rabbi Shimon ? La Guemara répond qu’il existe une différence entre eux dans un cas où les chèvres de deuxième génération expulsent un écoulement trouble le premier jour de leur septième mois, qui est le septième mois de leur année pour la dîme animale. Et ils sont en désaccord au sujet de la déclaration de Ze’eiri, citée plus haut, selon laquelle l’expulsion d’un écoulement qui exempte un animal du fait que sa future descendance soit comptée comme premier-né est un écoulement qui l’empêche d’être fécondé pendant au moins trente jours.
תַּנָּא קַמָּא אִית לֵיהּ דִּזְעֵירִי, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן לֵית לֵיהּ דִּזְעֵירִי. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אִית לְהוּ דִּזְעֵירִי, וְהָכָא בְּיוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִין קָא מִיפַּלְגִי. לְתַנָּא קַמָּא אֵינָהּ יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִין, לְרַבִּי שִׁמְעוֹן יוֹלֶדֶת.
Le premier tanna accepte l’affirmation de Ze’eiri, et il soutient donc que, dans un tel cas, les chèvres ne peuvent pas devenir gestantes avant le premier jour du huitième mois, ce qui signifie qu’elles ne peuvent pas mettre bas avant le premier jour de la deuxième année. Et Rabbi Shimon n’accepte pas l’affirmation de Ze’eiri ; il soutient que les chèvres peuvent devenir gestantes pendant le septième mois et mettre bas pendant le dernier mois de leur première année de vie. Et si vous voulez, dites que tous acceptent l’affirmation de Ze’eiri, et ici ils sont en désaccord quant à savoir si un animal met bas après des mois incomplets ou non, c’est-à-dire prématurément. Selon le premier tanna, un animal ne met pas bas après des mois incomplets ; selon Rabbi Shimon, un animal met bas après des mois incomplets.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא אֵינָהּ יוֹלֶדֶת לִמְקוּטָּעִין, וְהָכָא בְּמִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ קָמִיפַּלְגִי: לְתַנָּא קַמָּא — לָא אָמְרִינַן מִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ, לְרַבִּי שִׁמְעוֹן — אָמְרִינַן מִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ.
Et si tu veux, dis que tous acceptent la déclaration de Ze’eiri et que tous conviennent qu’un animal ne met pas bas après des mois incomplets, et ici ils sont en désaccord quant à savoir si le statut halakhique d’une partie du jour est comme une journée entière ou non. Selon le premier tanna, nous ne disons pas qu’une partie du jour est comme une journée entière, ce qui signifie que la naissance la plus précoce possible est le premier jour de la deuxième année. Selon Rabbi Shimon, nous disons qu’une partie du jour est comme une journée entière, et il est donc possible que la chèvre mette bas le dernier jour de la première année.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּכוּלֵּי עָלְמָא אָמְרִינַן מִקְצָת הַיּוֹם כְּכוּלּוֹ, וְהָכָא בִּמְחוּסַּר זְמַן נִכְנָס לַדִּיר לְהִתְעַשֵּׂר קָמִיפַּלְגִי,
Et si tu veux, dis que tout le monde est d’accord pour dire qu’une partie du jour est comme un jour entier, et ici ils sont en désaccord quant à savoir si un animal dont le moment n’est pas encore arrivé, c’est-à-dire qui n’a pas encore sept jours, et qui ne peut pas être sacrifié sur l’autel, entre dans l’enclos pour être soumis à la dîme. Selon le premier tanna, il n’entre pas dans l’enclos pour être soumis à la dîme ; selon Rabbi Shimon, il y entre.