כְּאַבְנֵי בֵּית קוּלִיס, מַהוּ?
S'ils étaient disposés comme les pierres de la maison de culte dédiée à la divinité romaine Mercure, quelle est la halakha ?
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: מָצָא מָעוֹת מְפוּזָּרוֹת – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ, כְּאַבְנֵי בֵּית קוּלִיס – חַיָּיב לְהַכְרִיז. וְאֵלּוּ הֵן אַבְנֵי בֵּית קוּלִיס: אַחַת מִכָּאן וְאַחַת מִכָּאן וְאַחַת עַל גַּבֵּיהֶן.
La Guemara suggère : Viens et entends une résolution du dilemme. Comme il est enseigné dans une baraita : Si quelqu’un a trouvé des pièces dispersées, elles lui appartiennent. Si elles étaient disposées comme les pierres de la maison de culte dédiée à Mercure, il est tenu de proclamer sa trouvaille. La Guemara explique : Et voici ce que sont les pièces qui étaient disposées comme les pierres de la maison de culte dédiée à Mercure : L’une était placée ici d’un côté, et l’une était placée là à côté d’elle, et l’une était placée au-dessus des deux d’elles.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹצֵא סֶלַע בְּשׁוּק, וּמְצָאוֹ חֲבֵירוֹ וְאָמַר: שֶׁלִּי הִיא, חֲדָשָׁה הִיא, נִירוֹנִית הִיא, שֶׁל מֶלֶךְ פְּלוֹנִי הִיא – לֹא אָמַר כְּלוּם. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ שְׁמוֹ כָּתוּב עָלֶיהָ – לֹא אָמַר כְּלוּם. לְפִי שֶׁאֵין סִימָן לְמַטְבֵּעַ. דְּאָמַר: דִּלְמָא אַפּוֹקֵי אַפְּקַהּ וּמֵאִינִישׁ אַחֲרִינָא נְפַל.
§ Les Sages ont enseigné dans une baraita : Dans le cas de quelqu’un qui trouve une pièce de sela sur le marché et qu’une autre personne le trouve et dit : Elle est à moi, et le signe distinctif est qu’elle est neuve, ou que c’est une pièce frappée par l’empereur Néron, ou qu’elle a été frappée par tel ou tel roi, il n’a rien dit et celui qui l’a trouvée n’a pas besoin de lui rendre la sela. De plus, même si son nom est écrit sur la sela, il n’a rien dit, du fait qu’il n’existe pas de signe distinctif pour une pièce qui soit efficace pour sa restitution, car celui qui l’a trouvée dit : Peut-être l’a-t-il dépensée et elle est tombée d’une autre personne.
מַתְנִי׳ מָצָא אַחַר הַגָּפָה אוֹ אַחַר הַגָּדֵר גּוֹזָלוֹת מְקוּשָּׁרִים, אוֹ בִּשְׁבִילִין שֶׁבַּשָּׂדוֹת – הֲרֵי זֶה לֹא יִגַּע בָּהֶן. מָצָא כְּלִי בָּאַשְׁפָּה, אִם מְכוּסֶּה – לֹא יִגַּע בּוֹ, אִם מְגוּלֶּה – נוֹטֵל וּמַכְרִיז.
MICHNA : Si quelqu’un a trouvé, derrière une clôture en bois ou derrière une clôture en pierre, des oisillons attachés, ou s’il les a trouvés sur les sentiers qui traversent les champs, il ne peut pas les toucher, car ils ont certainement été placés là intentionnellement. Dans un cas où quelqu’un a trouvé un récipient dans une décharge, si il est dissimulé, il ne peut pas y toucher, car une personne l’y a certainement dissimulé. S’il est à découvert, celui qui l’a trouvé prend l’objet et proclame sa trouvaille.
גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא? דְּאָמְרִינַן: הָנֵי, אִינָשׁ אַצְנְעִינְהוּ, וְאִי שָׁקֵיל לְהוּ – לֵית לְהוּ לְמָרַיְיהוּ סִימָנָא בְּגַוַּויְיהוּ, הִלְכָּךְ לִשְׁבְּקִינְהוּ עַד דְּאָתֵי מָרַיְיהוּ וְשָׁקֵיל לְהוּ.
GUEMARA :Quelle est la raison pour laquelle on ne peut pas toucher les oisillons ? La Guemara répond : La raison est que nous disons au sujet de ces oiseaux : Quelqu’un les a cachés, et si quelqu’un les prend, leur propriétaire n’a sur eux aucun signe distinctif qui lui permettrait de les réclamer. Par conséquent, que celui qui les trouve laisse les oiseaux à leur place jusqu’à ce que leur propriétaire vienne les prendre.
וְאַמַּאי לֶיהֱוֵי קֶשֶׁר סִימָנָא! אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: בִּמְקוּשָּׁרִין בְּכַנְפֵיהֶן, דְּכוּלֵּי עָלְמָא הָכִי מְקַטְּרִי לְהוּ.
La Guemara demande : Mais pourquoi ? Que le nœud qui les attache serve de leur signe distinctif. Rabbi Abba bar Zavda a dit que Rav a dit : Il s’agit d’un cas où les oiseaux étaient attachés par les ailes. Puisque tout le monde les attache de cette manière, le nœud qui attache les oiseaux n’est pas un signe distinctif.
וְלֶהֱוֵי מָקוֹם סִימָן! אָמַר רַב עוּקְבָא בַּר חָמָא: בְּמִדַּדִּין. אִי בְּמִדַּדִּין – מֵעָלְמָא אָתוּ וּמוּתָּרִין!
La Guemara demande : Et que leur emplacement serve de leur signe distinctif. Rav Ukva bar Ḥama a dit : Il s’agit d’un cas où les oiseaux sautillent et ne restent pas en place. La Guemara demande : Si c’est un cas où les oiseaux sautillent, peut-être que les oiseaux sont venus à cet endroit d’ailleurs et il est permis à celui qui les trouve de les garder.
אִיכָּא לְמֵימַר מֵעָלְמָא אֲתוֹ, וְאִיכָּא לְמֵימַר אִינָשׁ אַצְנְעִינְהוּ, וְהָוֵה לֵיהּ סְפֵק הִינּוּחַ, וְאָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר זַבְדָּא אָמַר רַב: כֹּל סְפֵק הִינּוּחַ – לְכַתְּחִילָּה לֹא יִטּוֹל, וְאִם נָטַל לֹא יַחֲזִיר.
La Guemara répond : On peut dire que les oiseaux sont venus d’ailleurs et on peut dire qu’une personne les a cachés, et le résultat est une incertitude quant à savoir si le placement des oiseaux était délibéré, c’est-à-dire s’ils sont ou non des objets perdus. Et Rabbi Abba bar Zavda dit que Rav dit : Dans tout cas d’incertitude quant à savoir si le placement d’un objet était délibéré, on ne peut pas le prendre ab initio. Et s’il l’a pris, il n’a pas besoin de le rendre.
מָצָא כְּלִי בָּאַשְׁפָּה, מְכוּסֶּה – לֹא יִגַּע בּוֹ, מְגוּלֶּה – נוֹטֵל וּמַכְרִיז. וּרְמִינְהוּ: מָצָא כְּלִי טָמוּן בָּאַשְׁפָּה – נוֹטֵל וּמַכְרִיז, שֶׁכֵּן דֶּרֶךְ אַשְׁפָּה לִפַּנּוֹת.
§ La michna enseigne : Dans un cas où quelqu’un a trouvé un récipient dans une décharge, si celui-ci est dissimulé, il ne peut pas y toucher, car une personne l’y a certainement caché. Si celui-ci est à découvert, celui qui le trouve prend l’objet et proclame sa trouvaille. La Guemara soulève une contradiction à partir d’une baraita : Si quelqu’un a trouvé un récipient dissimulé dans une décharge, celui qui le trouve prend l’objet et proclame sa trouvaille, parce qu’il est courant qu’une décharge soit nettoyée. Par conséquent, vraisemblablement, il n’a pas été placé là ; c’est plutôt un objet perdu, et l’on est tenu de proclamer sa trouvaille.
אָמַר רַב זְבִיד, לָא קַשְׁיָא: הָא בְּכוּבֵּי וְכָסֵי, הָא בְּסַכִּינֵי וְהֶמְנֵיק. בְּכוּבֵּי וְכָסֵי – לֹא יִגַּע, בְּסַכִּינֵי וְהֶמְנֵיק – נוֹטֵל וּמַכְרִיז.
Rav Zevid a dit que cela n’est pas difficile : Cette michna fait référence à des récipients ou à des coupes. Cettebaraita fait référence à des couteaux ou à une fourchette [vehamnik]. La Guemara développe : Dans le cas de récipients ou de coupes, qui sont grands, il est inconcevable qu’ils soient tombés là par inadvertance, donc il ne peut pas les toucher. Dans le cas de couteaux ou de fourchettes, qui sont petits, il y a place au doute quant à savoir s’ils ont été placés là ou s’ils sont tombés, donc celui qui les trouve prend l’objet et proclame sa trouvaille.
רַב פָּפָּא אָמַר: הָא וְהָא בְּכוּבֵּי וְכָסֵי, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּאַשְׁפָּה הָעֲשׂוּיָה לִפַּנּוֹת, כָּאן בְּאַשְׁפָּה שֶׁאֵינָהּ עֲשׂוּיָה לִפַּנּוֹת.
Rav Pappa a dit : Tant cettebaraita que cette michna parlent de récipients et de coupes, et malgré cela, il n’y a pas de difficulté : Ici, la baraita parle d’un dépotoir destiné à être vidé ; il doit donc prendre le récipient et proclamer sa trouvaille afin qu’il ne soit pas évacué avec les déchets. Là-bas, la michna parle d’un dépotoir qui n’est pas destiné à être vidé ; puisqu’il est possible que le propriétaire l’y ait placé, celui qui le trouve ne peut pas y toucher.
אַשְׁפָּה הָעֲשׂוּיָה לִפַּנּוֹת אֲבֵידָה מִדַּעַת הִיא! אֶלָּא בְּאַשְׁפָּה שֶׁאֵינָהּ עֲשׂוּיָה לִפַּנּוֹת, וְנִמְלַךְ עָלֶיהָ לְפַנּוֹתָהּ.
La Guemara demande : Comment quelqu’un pourrait-il être tenu de proclamer sa trouvaille d’un ustensile dans une décharge destinée à être nettoyée ? Même si le propriétaire de l’ustensile l’y a caché, c’est une perte délibérée et le propriétaire a renoncé à la propriété de l’ustensile. La Guemara répond : Au contraire, la baraita fait référence à une décharge qui n’est pas destinée à être nettoyée, et le propriétaire du terrain a changé d’avis et a décidé de la nettoyer.
בִּשְׁלָמָא לְרַב פָּפָּא – הַיְינוּ דְּקָתָנֵי: שֶׁכֵּן דֶּרֶךְ אַשְׁפָּה לִפַּנּוֹת. אֶלָּא לְרַב זְבִיד, מַאי שֶׁכֵּן דֶּרֶךְ אַשְׁפָּה לִפַּנּוֹת? שֶׁכֵּן דֶּרֶךְ אַשְׁפָּה לְפַנּוֹת לָהּ כֵּלִים קְטַנִּים.
La Guemara demande : Soit, selon Rav Pappa, c’est la raison pour laquelle letanna enseigne dans la baraita : Il le prend et proclame sa trouvaille, parce qu’il est courant qu’une décharge soit nettoyée, puisque la décision dépend de la question de savoir si la décharge sera finalement nettoyée. Mais selon Rav Zevid, la raison de la décision dans la baraita est que les ustensiles trouvés étaient des couteaux et des fourchettes. Quelle est la pertinence de l’affirmation dans la baraita : Parce qu’il est courant qu’une décharge soit nettoyée ? La Guemara répond que selon Rav Zevid, cela signifie : Parce qu’il est courant que de petits ustensiles soient jetés par inadvertance dans une décharge, c’est-à-dire abandonnés à l’intérieur.
מַתְנִי׳ מָצָא בְּגַל וּבְכוֹתֶל יָשָׁן – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ. מָצָא בְּכוֹתֶל חָדָשׁ, מֵחֶצְיוֹ וְלַחוּץ – שֶׁלּוֹ, מֵחֶצְיוֹ וְלִפְנִים – שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת. אִם הָיָה מַשְׂכִּירוֹ לַאֲחֵרִים – אֲפִילּוּ בְּתוֹךְ הַבַּיִת, הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ.
MICHNA : Si quelqu’un a trouvé des objets perdus dans un tas de gravats de pierre ou dans un vieux mur, ceux-ci lui appartiennent . Si quelqu’un a trouvé des objets perdus dans un mur neuf, de son milieu vers l’extérieur, ils lui appartiennent . S’il a trouvé les objets de son milieu vers l’intérieur, ils appartiennent au propriétaire de la maison. Si le propriétaire avait l’habitude de louer la maison à d’autres régulièrement et qu’il y avait un renouvellement constant des occupants, même si quelqu’un trouvait des objets perdus à l’intérieur de la maison, ceux-ci lui appartiennent . Puisqu’il est impossible d’identifier le propriétaire des objets perdus d’après l’endroit, il perdra certainement tout espoir de récupérer ses objets perdus.
גְּמָ׳ תָּנָא: מִפְּנֵי שֶׁיָּכוֹל לוֹמַר לוֹ שֶׁל אֲמוֹרִיִּים הֵן. אַטּוּ אֱמוֹרִים מַצְנְעִי, יִשְׂרָאֵל לָא מַצְנְעִי? לָא צְרִיכָא
GUEMARA : La michna enseigne que si quelqu’un a trouvé un objet perdu dans un tas de gravats ou dans un vieux mur, il lui appartient. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Il lui appartient en raison du fait que, lorsque le propriétaire du tas ou du mur revendique le bien, celui qui l’a trouvé peut lui dire : Ils appartiennent aux Amoréens, qui vivaient en Eretz Yisrael avant qu’elle ne soit conquise par les Juifs. La Guemara demande : Est-ce à dire que les Amoréens cachent des objets mais que les Juifs ne cachent pas d’objets ? Peut-être était-ce le propriétaire de la maison qui a placé l’objet dans le mur ou dans le tas. La Guemara répond : Non, la baraita est nécessaire uniquement dans le cas spécifique