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דְּאָמַר לֹא הָיוּ דְבָרִים מֵעוֹלָם.
celui qui dit que ces questions, le prêt, n'ont jamais eu lieu et que le billet à ordre est falsifié. Par conséquent, il n'a aucun droit sur le papier sur lequel le billet à ordre est écrit.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מַחְלוֹקֶת בְּשֶׁאֵין חַיָּיב מוֹדֶה. דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: שְׁטָר שֶׁאֵין בּוֹ אַחְרָיוּת נְכָסִים – אֵינוֹ גּוֹבֶה לָא מִמְּשַׁעְבְּדִי וְלָא מִבְּנֵי חָרֵי. וְרַבָּנַן סָבְרִי: מִמְּשַׁעְבְּדִי הוּא דְּלָא גָּבֵי, מִבְּנֵי חָרֵי – מִגְבָּא גָּבֵי. אֲבָל כְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה – דִּבְרֵי הַכֹּל יַחְזִיר, וְלָא חָיְישִׁינַן לְפֵרָעוֹן וְלִקְנוּנְיָא.
§ Rabbi Elazar dit : Le différend dans la michna entre Rabbi Meir et les Sages porte sur un cas la partie tenue pour responsable n’admet pas la dette. Car Rabbi Meir soutient qu’avec un billet à ordre qui ne comporte pas de garantie sur les biens, on ne peut recouvrer une dette ni sur des biens grevés qui ont été vendus ni sur des biens non vendus. Et les Sages soutiennent que ce n’est que sur des biens grevés qu’on ne peut pas recouvrer une dette au moyen de ce billet à ordre, mais qu’on recouvre une dette sur des biens non vendus. Mais dans un cas la partie tenue pour responsable admet la dette, tout le monde s’accorde à dire que celui qui l’a trouvée doit rendre le billet à ordre, et nous ne soupçonnons pas le créancier et le débiteur de se livrer à un remboursement et à une collusion [veliknuneya] au détriment de celui qui a acheté un terrain au débiteur.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: מַחְלוֹקֶת כְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה, דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: שְׁטָר שֶׁאֵין בּוֹ אַחְרָיוּת נְכָסִים – מִמְּשַׁעְבְּדִי הוּא דְּלָא גָּבֵי, אֲבָל מִבְּנֵי חָרֵי – מִגְבָּא גָּבֵי. וְרַבָּנַן סָבְרִי: מִמְּשַׁעְבְּדֵי נָמֵי גָּבֵי. אֲבָל כְּשֶׁאֵין חַיָּיב מוֹדֶה – דִּבְרֵי הַכֹּל לֹא יַחְזִיר, דְּחָיְישִׁינַן לְפֵרָעוֹן.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Le différend porte sur un cas la partie redevable reconnaît la dette. Car Rabbi Meïr soutient que l’on ne peut recouvrer une dette que sur des biens grevés au moyen d’un billet à ordre qui ne comporte pas de garantie sur les biens, mais l’on recouvre la dette sur des biens non vendus. Et les Sages soutiennent que l’on recouvre la dette aussi sur des biens grevés. Mais, dans un cas où la partie redevable ne reconnaît pas la dette, tout le monde s’accorde à dire que celui qui l’a trouvée ne peut pas rendre le billet à ordre, car nous soupçonnons qu’il y a peut-être eu remboursement.
תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, וּתְיוּבְתָּא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בַּחֲדָא, וּתְיוּבְתָּא דִשְׁמוּאֵל בְּתַרְתֵּי.
Il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan, et de celle-ci il y a aussi une réfutation concluante d’un élément de l’opinion de Rabbi Elazar et une réfutation concluante de deux éléments de l’opinion de Shmuel.
מָצָא שִׁטְרֵי חוֹב וְיֵשׁ בָּהֶם אַחְרָיוּת נְכָסִים, אַף עַל פִּי שֶׁשְּׁנֵיהֶם מוֹדִים – לֹא יַחְזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה. אֵין בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים, בִּזְמַן שֶׁהַלֹּוֶה מוֹדֶה – יַחְזִיר לַמַּלְוֶה, אֵין הַלֹּוֶה מוֹדֶה – לֹא יַחְזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.
La baraita enseigne : Dans un cas où quelqu’un a trouvé des billets à ordre et qu’ils comportent une garantie sur des biens, même si les deux, le créancier et le débiteur, sont d’accord sur l’existence de la dette, celui qui les a trouvés ne doit pas le rendre ni à ce créancier ni à ce débiteur. S’ils ne comportent pas de garantie sur des biens, alors, dans un cas où le débiteur reconnaît la dette, il faut rendre le billet à ordre au créancier. Mais si le débiteur ne reconnaît pas la dette, il ne faut pas le rendre ni à ce créancier ni à ce débiteur. Telle est la déclaration de Rabbi Meir.
שֶׁהָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: שְׁטָרי שֶׁיֵּשׁ (בָּהֶם) [בּוֹ] אַחְרָיוּת נְכָסִים, גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים. וְשֶׁאֵין (בָּהֶם) [בּוֹ] אַחְרָיוּת נְכָסִים, גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים.
La baraita continue : Comme le disait Rabbi Meir : Avec des billets à ordre qui incluent une garantie sur un bien, on peut recouvrer la dette sur des biens grevés ; mais avec ceux qui n’incluent pas de garantie sur un bien, on recouvre la dette seulement sur des biens non vendus. Et les Sages disent : Avec ce type comme cet autre type de billet à ordre, on peut recouvrer la dette sur des biens grevés.
תְּיוּבְתָּא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר בַּחֲדָא, דְּאָמַר: לְרַבִּי מֵאִיר שְׁטָר שֶׁאֵין בּוֹ אַחְרָיוּת נְכָסִים – אֵינוֹ גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים וְלֹא מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. וְקָאָמַר: בֵּין לְרַבִּי מֵאִיר בֵּין לְרַבָּנַן לָא חָיְישִׁינַן לִקְנוּנְיָא.
Ceci est une réfutation concluante d’un élément de l’opinion du rabbin Elazar, qui dit que selon le rabbin Meir, avec un billet à ordre qui n’inclut pas de garantie sur les biens, on ne peut recouvrer une dette ni sur des biens grevés qui ont été vendus ni sur des biens non vendus. Et le rabbin Elazar dit aussi que selon le rabbin Meir comme selon les Sages, nous ne soupçonnons pas qu’il y ait collusion entre le débiteur et le créancier.
וּבָרָיְיתָא קָתָנֵי: שְׁטָר שֶׁאֵין בּוֹ אַחְרָיוּת נְכָסִים – מִמְּשַׁעְבְּדִי הוּא דְּלָא גָּבֵי, הָא מִבְּנֵי חוֹרִין מִגְבָּא גָּבֵי. וְקָתָנֵי: בֵּין לְרַבִּי מֵאִיר בֵּין לְרַבָּנַן, חָיְישִׁינַן לִקְנוּנְיָא. דְּקָתָנֵי: אַף עַל פִּי שֶׁשְּׁנֵיהֶם מוֹדִים לֹא יַחְזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה. אַלְמָא חָיְישִׁינַן לִקְנוּנְיָא.
Et la baraita enseigne qu’avec un billet à ordre qui n’inclut pas de garantie sur un bien, le créancier ne peut pas recouvrer une dette à partir d’un bien grevé, mais il peut la recouvrer à partir d’un bien non vendu. Et la baraita enseigne aussi que, selon les opinions de Rabbi Meir comme des Sages, nous soupçonnons qu’il y a collusion entre le débiteur et le créancier, comme il est enseigné que si quelqu’un a trouvé des billets à ordre comprenant une garantie sur un bien, même si les deux, le créancier et le débiteur, sont d’accord sur l’existence de la dette, celui qui les a trouvés ne doit pas le rendre ni à ce créancier ni à ce débiteur. Apparemment, nous soupçonnons une collusion. Cela réfute l’opinion de Rabbi Elazar selon laquelle il n’y a pas de soupçon de collusion.
וְהָא הָנֵי תַּרְתֵּי הוּא?
La Guemara demande : Mais ces deux éléments ne sont-ils pas des éléments de la déclaration de Rabbi Elazar qui sont réfutés par la baraita ? Pourquoi a-t-il été dit plus haut qu’un seul élément est réfuté ?

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