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וְסָפַר מָתָא – כּוּלָּן כְּמוּתְרִין וְעוֹמְדִין דָּמֵי. כְּלָלָא דְּמִילְּתָא: כֹּל פְּסֵידָא דְּלָא הָדַר – כְּמוּתְרִין וְעוֹמְדִין דָּמֵי.
et un scribe de la ville qui rédige des documents au nom des résidents locaux, tous ceux-ci sont considérés comme avertis à l’avance. Par conséquent, toute perte causée par eux est déduite de leur salaire, et ils sont sanctionnés sans qu’un avertissement préalable soit nécessaire. Le principe de cette question est le suivant : en ce qui concerne toute perte qui n’est pas récupérable, ils sont considérés comme avertis à l’avance.
הָהוּא שַׁתָּלָא, דַּאֲמַר לְהוּ: הַבוּ לִי שְׁבָחַאי דְּבָעֵינָא לְמִיסַּק לְאַרְעָא דְיִשְׂרָאֵל. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא בַּר שְׁמוּאֵל. אֲמַר לְהוּ: הַבוּ לֵיהּ שְׁבָחֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ רָבָא: אִיהוּ אַשְׁבַּח, אַרְעָא לָא אַשְׁבַּח! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא פַּלְגָא דִּשְׁבָחָא קָאָמֵינָא לָךְ. אֲמַר לֵיהּ: עַד הָאִידָּנָא הֲוָה שָׁקֵיל בַּעַל הַבַּיִת פַּלְגָא וְשַׁתָּלָא פַּלְגָא. הַשְׁתָּא בָּעֵי לְמִיתַּב מְנָתָא לַאֲרִיסָא! אֲמַר לֵיהּ: רִיבְעָא דִשְׁבָחָא קָאָמֵינָא.
§ La Guemara raconte : Il y avait un certain planteur qui dit au propriétaire du champ : Donne-moi la valeur de mon amélioration, car je souhaite monter en Eretz Israël. Le propriétaire vint demander une décision devant Rav Pappa bar Shmuel, qui lui dit : Donne au planteur la valeur de son amélioration. Rava dit à Rav Pappa bar Shmuel : Est-ce que lui seul a amélioré le champ, tandis que la terre ne l’a pas amélioré ? On ne peut pas lui attribuer toute l’amélioration. Rav Pappa bar Shmuel dit à Rava : Je te dis qu’il a droit à la moitié de la valeur de l’amélioration. Rava lui dit : Jusqu’à présent, le propriétaire de la terre prenait la moitié et le planteur prenait la moitié, tandis que le planteur travaillait le champ. Maintenant le propriétaire doit aussi donner une part au métayer, afin que le métayer continue à travailler le champ. Rav Pappa bar Shmuel lui dit : Je te dis de lui donner un quart de la valeur de l’amélioration, la moitié de la somme à laquelle il a droit.
סְבַר רַב אָשֵׁי לְמֵימַר ״רִיבְעָא״ דְּהוּא דַּנְקָא. דְּאָמַר רַב מִנְיוֹמֵי בְּרֵיהּ דְּרַב נְחוּמִי: בְּאַתְרָא דְּשָׁקֵיל שַׁתָּלָא פַּלְגָא וַאֲרִיסָא תִּילְתָּא, הַאי שַׁתָּלָא דְּבָעֵי לְאִסְתַּלּוֹקֵי – יָהֲבִינַן לֵיהּ שְׁבָחָא וּמְסַלְּקִינַן לֵיהּ כִּי הֵיכִי דְּלָא נִמְטְיֵיהּ הֶפְסֵד לְבַעַל הַבַּיִת.
Rav Ashi pensa dire que, lorsqu’il faisait référence à un quart, il voulait dire un quart qui est un sixième, c’est-à-dire un quart de la somme due au propriétaire, puisque la somme due au propriétaire représente les deux tiers de toute la récolte. Ce paiement s’élèverait donc à un sixième du total. Comme l’a dit Rav Minyumi, fils de Rav Naḥumi : Dans un endroit où le planteur prend la moitié des fruits et le métayer prend un tiers, en ce qui concerne un planteur qui veut partir, nous lui donnons sa part de la valeur de l’amélioration et nous le retirons de telle manière que le propriétaire ne subisse aucune perte.
אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא רִיבְעָא דְּהוּא דַּנְקָא – שַׁפִּיר, אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ רִיבְעָא מַמָּשׁ, קָא מָטֵי לֵיהּ פְּסֵידָא לְבַעַל הַבַּיִת פַּלְגָא דַּנְקָא!
Soit, si vous dites qu'il voulait dire un quart qui est un sixième, c'est bien et les calculs sont corrects, mais si vous dites qu'il faisait référence à un quart réel, le propriétaire subit la perte de la moitié d'un sixième. En effet, si le propriétaire avait payé le planteur au départ, il ne lui aurait donné que la moitié, tandis que maintenant il doit donner au planteur un quart et au métayer un tiers. Il paie ainsi un douzième supplémentaire.
אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף לְרַב אָשֵׁי, וְלֵימָא לֵיהּ: אַנְתְּ מְנָתָא דִּילָךְ – הַב לֵיהּ לַאֲרִיסָא, וַאֲנָא מְנָתָא דִּילִי מַאי דְּבָעֵינָא עָבֵידְנָא בֵּיהּ. אָמַר: כִּי מָטֵית לִשְׁחִיטַת קֳדָשִׁים, תָּא וְאַקְשִׁי לִי.
Rav Aḥa, fils de Rav Yosef, dit à Rav Ashi : Que le planteur dise au propriétaire : Toi, donne ta part au métayer, et moi je ferai ce que je veux de ma part. J’ai correctement accompli ma moitié du travail, alors pourquoi devrais-je subir une perte parce que tu veux payer le métayer ? Rav Ashi dit lui répondit : Quand tu arriveras au traité de : L’abattage des animaux sacrificiels, c’est-à-dire le traité Zevaḥim, viens et pose-moi cette difficulté . En d’autres termes, ta question est bonne, digne d’un traité difficile rempli de raisonnements complexes tel que Zevaḥim.
גּוּפָא, אָמַר רַב מִנְיוֹמֵי בְּרֵיהּ דְּרַב נְחוּמִי: בְּאַתְרָא דְּשָׁקֵיל שַׁתָּלָא פַּלְגָא וַאֲרִיסָא תִּילְתָּא, הַאי שַׁתָּלָא דְּבָעֵי אִיסְתַּלּוֹקֵי – יָהֲבִינַן לֵיהּ שְׁבָחֵיהּ וּמְסַלְּקִינַן לֵיהּ כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיפְסוֹד בַּעַל הַבַּיִת. אָמַר רַב מִנְיוֹמֵי בְּרֵיהּ דְּרַב נְחוּמִי: קוֹפָא סָבָא – פַּלְגָא. שַׁטְפַהּ נַהֲרָא – רִיבְעָא.
En ce qui concerne l’affaire elle-même, Rav Minyumi, fils de Rav Naḥumi, a dit : Dans un endroit où le planteur prend la moitié des fruits et le métayer un tiers, en ce qui concerne un planteur qui veut partir, nous lui donnons sa part de la valeur de l’amélioration et nous l’écartons de telle manière que le propriétaire ne subisse aucune perte. Rav Minyumi, fils de Rav Naḥumi, a en outre dit : En ce qui concerne une vieille vigne dans un vignoble, le planteur reçoit la moitié. Bien qu’il n’ait pas planté la vigne, puisqu’il a été chargé de tout le vignoble, il reçoit une part de ce qui s’y trouvait auparavant. Si une rivière a inondé le vignoble et que le propriétaire et le planteur viennent se partager les arbres tombés, le planteur reçoit un quart.
הָהוּא גַּבְרָא דְּמַשְׁכֵּין פַּרְדֵּיסָא לְחַבְרֵיהּ לַעֲשַׂר שְׁנִין, וְקַשׁ לַחֲמֵשׁ שְׁנִין. אַבָּיֵי אָמַר: פֵּירָא הָוֵי. רָבָא אָמַר: קַרְנָא הָוֵי, וְיִלָּקַח בּוֹ קַרְקַע, וְהוּא אוֹכֵל פֵּירוֹת.
§ La Guemara raconte : Il y avait un certain homme qui hypothéqua un verger à un autre, c’est-à-dire au créancier, pour dix ans afin que celui-ci utilise les profits tirés du verger comme remboursement de la dette. Mais le verger vieillit après cinq ans et ne produisit plus de fruits de qualité. Par conséquent, la seule manière de procéder était d’abattre ses arbres et de les vendre comme bois. Abaye dit : Ce bois est considéré comme le produit du verger, et par conséquent le créancier a le droit de les abattre et de les vendre. Rava dit : Le bois est classé comme capital et est donc considéré comme faisant partie du verger lui-même. Par conséquent, le créancier n’a aucun droit sur le bois lui-même, mais une autre terre est achetée avec les profits de la vente du bois et le créancier consomme le produit de cette terre jusqu’à ce que la dette soit remboursée.
מֵיתִיבִי: יָבַשׁ הָאִילָן אוֹ נִקְצַץ, שְׁנֵיהֶם אֲסוּרִים בּוֹ. כֵּיצַד יַעֲשׂוּ? יִמָּכְרוּ לְעֵצִים, וְיִלָּקַח בָּהֶן קַרְקַע, וְהוּא אוֹכֵל פֵּירוֹת. מַאי לָאו, יָבַשׁ דּוּמְיָא דְּנִקְצַץ: מָה נִקְצַץ בִּזְמַנּוֹ, אַף יָבַשׁ בִּזְמַנּוֹ, וְקָתָנֵי: יִלָּקַח בָּהֶן קַרְקַע וְהוּא אוֹכֵל פֵּירוֹת. אַלְמָא קַרְנָא הָוֵי!
La Guemara soulève une objection contre cela à partir d’une baraita qui traite des halakhot d’une hypothèque : Si l’arbre a séché ou a été coupé, il est interdit aux deux, au créancier et au débiteur, de prendre cela pour eux-mêmes. Comment doivent-ils procéder ? Il est vendu comme bois, et une terre doit être achetée avec le produit, et lui, c’est-à-dire le créancier, consomme les fruits de cette terre. La Guemara précise : Quoi, ne s’agit-il pas d’un arbre sec qui est semblable à un arbre qui a été coupé, en ce que, de même que l’arbre a été coupé en son temps approprié, de même l’arbre a séché en son temps approprié ? Et pourtant, le tanna enseigne qu’une terre doit être achetée avec l’argent et le créancier consomme les fruits. Apparemment, le bois est considéré comme faisant partie du capital, et non des profits. Cela soutient l’opinion de Rava et présente une difficulté pour Abaye.
לָא: נִקְצַץ דּוּמְיָא דְּיָבַשׁ, מָה יָבַשׁ בְּלֹא זְמַנּוֹ – אַף נִקְצַץ בְּלֹא זְמַנּוֹ.
La Guemara rejette cet argument : Non, l’arbre abattu mentionné dans la baraita est semblable à l’arbre sec : De même que cet arbre a séché avant son temps, de même celui-ci a été abattu avant son temps. Puisque cela ne s’est pas produit naturellement, le bois est classé comme produit ; si le verger avait séché au moment attendu, ses arbres auraient été considérés comme faisant partie de la terre.
תָּא שְׁמַע: נָפְלוּ לָהּ גְּפָנִים וְזֵיתִים זְקֵנִים –
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve de l’opinion de Rava à partir d’une michna (Ketoubot 79b) : Si une femme, après son mariage, avait de vieilles vignes et de vieux oliviers qui lui avaient été légués par héritage,

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