בָּעֵי רַב אָשֵׁי: בּוֹר, מַהוּ שֶׁתַּפְסִיק? אַמַּת הַמַּיִם, מַהוּ שֶׁתַּפְסִיק? רְשׁוּת הָרַבִּים מַהוּ? רִיכְבָּא דְּדִיקְלֵי מַהוּ? תֵּיקוּ.
Rav Ashi soulève un dilemme : Dans le cas d’une fosse située entre les arbres, quelle est la halakha quant à la possibilité qu’elle fasse séparation entre les arbres, et que, par conséquent, le propriétaire des arbres n’acquière pas le terrain ? De même, dans le cas d’un cours d’eau, quelle est la halakha quant à la possibilité qu’il fasse séparation entre les arbres ? En ce qui concerne la voie publique qui fait séparation entre les arbres, quelle est la halakha ? Enfin, dans le cas d’une rangée de palmiers, quelle est la halakha ? Aucune réponse n’est trouvée à ces problèmes, et la Guemara déclare que les dilemmes resteront sans résolution.
בְּעָא מִינֵּיהּ הִלֵּל מֵרַבִּי: עָלָה אֶרֶז בֵּינֵיהֶן, מַהוּ? ״עָלָה״?! בִּרְשׁוּתָא דִידֵיהּ נְפַק! אֶלָּא ״הָיָה אֶרֶז בֵּינֵיהֶן, מַהוּ?״ אֲמַר לֵיהּ: קָנָה וְקָנָה.
Hillel soulève un dilemme devant Rabbi Yehouda HaNassi : Si un cèdre a poussé entre les trois arbres qu’une personne a achetés, quelle est la halakha ? La Guemara demande : S’il a poussé, alors il est apparu dans son domaine, puisqu’il possède déjà le terrain, et il est donc évident que le cèdre lui appartient. Plutôt, le dilemme est le suivant : Si, lorsqu’une personne a acheté trois arbres, il y avait déjà un cèdre entre eux, quelle est la halakha ? Est-il considéré comme une séparation entre les trois arbres ? Rabbi Yehouda HaNassi lui dit : Puisqu’il a acheté les arbres, il a ainsi acquis le cèdre et acquis la terre entre eux.
כֵּיצַד הֵן עוֹמְדִים? רַב אָמַר: כְּשׁוּרָה, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: כַּחֲצוּבָא. מַאן דְּאָמַר כְּשׁוּרָה – כׇּל שֶׁכֵּן כַּחֲצוּבָא; וּמַאן דְּאָמַר כַּחֲצוּבָא – אֲבָל כְּשׁוּרָה לָא, מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דְּמִיזְדְּרַע בֵּינְתַיְיהוּ.
La Guemara demande : De quelle manière les trois arbres doivent-ils être disposés pour que l’acheteur acquière le terrain entre eux ? Rav dit : Ils peuvent être plantés en ligne droite, et Shmuel dit : Ils doivent être plantés en forme de trépied. La Guemara note : Selon celui qui dit que les arbres peuvent être disposés en ligne droite, à plus forte raison on acquiert le terrain lorsque les arbres sont plantés en forme de trépied. Mais selon celui qui dit qu’ils doivent être disposés en trépied, l’acheteur n’acquiert le terrain que dans ce cas ; mais si les arbres ont été plantés en ligne droite, il n’acquiert pas le terrain. Quelle en est la raison ? C’est parce que, lorsque les arbres sont plantés en ligne droite, on peut semer entre eux, et par conséquent le vendeur ne renoncerait pas à son droit sur le terrain entre les arbres.
מַתְקֵיף לַהּ רַב הַמְנוּנָא: וּלְמַאן דְּאָמַר כַּחֲצוּבָא, מַאי טַעְמָא – דְּלָא מִיזְדְּרַע בֵּינְתַיְיהוּ? אֶלָּא מֵעַתָּה, זַבֵּין לֵיהּ תְּלָת הִיגֵי רוֹמָיָיתָא, דְּלָא מִיזְדְּרַע בֵּינְתַיְיהוּ, הָכִי נָמֵי דְּיֵשׁ לוֹ קַרְקַע?! אָמַר לֵיהּ: הָנָךְ לָא חֲשִׁיבִי, הָנָךְ חֲשִׁיבִי.
Rav Hamnouna objecte à cela : Et selon celui qui dit que les arbres doivent être plantés en forme de trépied, quelle est la raison pour laquelle celui qui achète les arbres acquiert le terrain ? Est-ce parce qu’on ne peut pas semer entre les arbres ? Mais si c’est le cas, dans un cas où il lui a vendu trois arbustes épineux romains, entre lesquels on ne peut pas semer, dirait-il aussi que l’acheteur a la propriété du terrain ? L’autre Sage dit à Rav Hamnouna : Ces arbustes romains ne sont pas importants, car ce ne sont que des arbustes et non des arbres, et par conséquent le terrain n’est pas acquis lorsqu’on les achète. En revanche, ces arbres sont importants.
מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר רֹאשׁ בְּהֵמָה גַּסָּה – לֹא מָכַר אֶת הָרַגְלַיִם, מָכַר אֶת הָרַגְלַיִם – לֹא מָכַר אֶת הָרֹאשׁ. מָכַר אֶת הַקָּנֶה – לֹא מָכַר אֶת הַכָּבֵד, מָכַר אֶת הַכָּבֵד – לֹא מָכַר אֶת הַקָּנֶה. אֲבָל בְּדַקָּה; מָכַר אֶת הָרֹאשׁ – מָכַר אֶת הָרַגְלַיִם, מָכַר אֶת הָרַגְלַיִם – לֹא מָכַר אֶת הָרֹאשׁ. מָכַר אֶת הַקָּנֶה – מָכַר אֶת הַכָּבֵד, מָכַר אֶת הַכָּבֵד – לֹא מָכַר אֶת הַקָּנֶה.
MICHNA :Celui qui vend la tête d’un gros animal domestique n’a pas vendu avec elle les pattes avant, car chaque partie est considérée comme importante en soi. À plus forte raison, si l’on a vendu les pattes avant, on n’a pas vendu la tête. De même, si l’on a vendu la trachée et les poumons, on n’a pas vendu le foie, malgré le fait qu’ils soient parfois attachés; et si l’on a vendu le foie, on n’a pas vendu la trachée et les poumons. Mais dans le cas des petits animaux domestiques, si l’on a vendu la tête, on a vendu les pattes avant, bien que, si l’on a vendu les pattes, on n’a pas vendu la tête. De même, si l’on a vendu la trachée et les poumons, on a vendu le foie, mais si l’on a vendu le foie, on n’a pas vendu la trachée et les poumons.
אַרְבַּע מִדּוֹת בַּמּוֹכְרִין: מָכַר לוֹ חִטִּין יָפוֹת וְנִמְצְאוּ רָעוֹת – הַלּוֹקֵחַ יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ. רָעוֹת וְנִמְצְאוּ יָפוֹת – מוֹכֵר יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ. רָעוֹת וְנִמְצְאוּ רָעוֹת; יָפוֹת וְנִמְצְאוּ יָפוֹת – אֵין אֶחָד מֵהֶם יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ.
Il y a quatre cas fondamentaux concernant les vendeurs et les acheteurs. Si le vendeur lui a vendu du blé et a dit que le blé était bon, et qu’il s’avère qu’il est mauvais, l’acheteur, mais non le vendeur, peut se rétracter de la vente. Si le vendeur lui a vendu ce qu’il pensait être du blé mauvais et qu’il s’avère qu’il est bon, le vendeur peut se rétracter de la vente, mais l’acheteur ne le peut pas. S’il a vendu du blé mauvais et qu’il s’avère qu’il est mauvais, ou du blé bon et qu’il s’avère qu’il est bon, aucun des deux ne peut se rétracter de la vente, puisque la condition de la vente a été remplie.
שְׁחַמְתִּית וְנִמְצֵאת לְבָנָה, לְבָנָה וְנִמְצֵאת שְׁחַמְתִּית; עֵצִים שֶׁל זַיִת וְנִמְצְאוּ שֶׁל שִׁקְמָה, שֶׁל שִׁקְמָה וְנִמְצְאוּ שֶׁל זַיִת; יַיִן וְנִמְצָא חוֹמֶץ, חוֹמֶץ וְנִמְצָא יַיִן – שְׁנֵיהֶם יְכוֹלִין לַחֲזוֹר בָּהֶן.
Si le vendeur a vendu du blé brun rougeâtre et qu’il s’avère être blanc, ou du blé blanc et qu’il s’avère être brun rougeâtre, et de même, s’il a vendu du bois d’olivier et qu’il s’avère être du bois de sycomore, ou s’il a vendu du bois de sycomore et qu’il s’avère être du bois d’olivier, ou si le vendeur lui a vendu du vin et qu’il s’avère être du vinaigre, ou du vinaigre et qu’il s’avère être du vin, dans tous ces cas, les deux, le vendeur et l’acheteur, peuvent se rétracter de la vente. Puisque la vente portait sur un article différent de celui qui a été livré, la transaction peut être annulée même s’il n’y a pas eu d’erreur quant au prix.
גְּמָ׳ אָמַר רַב חִסְדָּא: מָכַר לוֹ שָׁוֶה חָמֵשׁ – בְּשֵׁשׁ, וְהוּקַר וְעָמַד עַל שְׁמֹנֶה, מִי נִתְאַנָּה? לוֹקֵחַ. לוֹקֵחַ יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ, וְלֹא מוֹכֵר; מִשּׁוּם
GUEMARA :Rav Ḥisda dit : Si le vendeur lui a vendu un objet qui valait cinq dinars pour six dinars, et l’objet a augmenté de prix et sa valeur a atteint huit dinars, et que le vendeur a souhaité rendre l’argent et annuler la vente parce que la valeur de l’objet avait augmenté, qui a été exploité ici ? L’acheteur ; par conséquent, l’acheteur, mais non le vendeur, peut se rétracter de la vente, bien que dans une telle situation le vendeur y perde. Cela est parce que