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מִלְּתָא אַחֲרִיתִי קָאָמַר.
parlait d’une autre question et ne traitait pas nécessairement du même cas discuté au début de la michna.
אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע: מָכַר אֶת הַקָּרוֹן – לֹא מָכַר אֶת הַפְּרָדוֹת. וְתָנֵי רַב תַּחְלִיפָא בַּר מַעְרְבָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: מָכַר אֶת הַקָּרוֹן – מָכַר אֶת הַפְּרָדוֹת. וַאֲמַר לֵיהּ: וְהָא אֲנַן ״לֹא מָכַר״ תְּנַן! וַאֲמַר לֵיהּ: אִיסְמְיַיהּ? וַאֲמַר לֵיהּ: לָא, תִּתַּרְגֵּם מַתְנִיתָךְ בַּאֲדוּקִים בּוֹ.
Ravina dit à Rav Ashi : Viens et écoute une résolution du dilemme, comme cela a été enseigné dans la michna précédente : Si quelqu’un a vendu un chariot, il n’a pas vendu les mules qui tirent le chariot. Et Rav Taḥlifa, de l’Ouest, c’est-à-dire Eretz Yisrael, a enseigné une baraita devant Rabbi Abbahu : Si quelqu’un a vendu un chariot, il a vendu les mules avec lui. Et Rabbi Abbahu lui dit : Mais n’avons-nous pas appris dans la michna qu’il n’a pas vendu les mules ? Et Rav Taḥlifa lui dit : Dois-je effacer cette baraita ? Et Rabbi Abbahu lui dit : Non, tu dois expliquer que ta baraita se réfère à un cas les mules sont attachées au chariot.
מִכְּלָל דְּמַתְנִיתִין בְּשֶׁאֵין אֲדוּקִים בּוֹ; וּמִדְּרֵישָׁא בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו – סֵיפָא נָמֵי בְּשֶׁאֵין עוֹדָן עָלָיו!
On peut apprendre par déduction de la déclaration de Rabbi Abbahu que la michna traite d’une situation les mulets ne sont pas attachés à la charrette. Et puisque la première clause, c’est-à-dire la michna précédente, traite d’un cas correspondant à une situation les ustensiles ne sont pas sur l’âne, c’est-à-dire que les mulets ne sont pas attachés à la charrette, la dernière clause, la michna ici, doit elle aussi traiter d’une situation les ustensiles ne sont pas sur l’âne.
אַדְּרַבָּה – אֵימָא רֵישָׁא: אֲבָל לֹא מָכַר לֹא אֶת הָעֲבָדִים וְלֹא אֶת הָאַנְתִיקֵי. וְאָמְרִינַן, מַאי ״אַנְתִיקֵי״? אָמַר רַב פָּפָּא: עִיסְקָא דִּבְגַוַּהּ. וּמִדְּרֵישָׁא בְּעוֹדָן עָלָיו. סֵיפָא נָמֵי בְּעוֹדָן עָלָיו! אֶלָּא תְּנָא – מִילֵּי מִילֵּי קָתָנֵי.
La Guemara rejette cette preuve : Au contraire, dis la première clause, c’est-à-dire la michna précédente : Celui qui vend un bateau vend aussi le mât avec lui, mais il n’a vendu ni les esclaves ni l’antikei. Et nous avons dit : Que signifie antikei ? Rav Pappa a dit : Cela signifie la marchandise qui se trouve dans le bateau. Mais, selon ta logique, puisque la première clause, c’est-à-dire la michna concernant le bateau, traite d’un cas la marchandise se trouve sur le bateau, la clause suivante, la michna ici, doit elle aussi traiter d’un cas les ustensiles se trouvent sur l’âne. Au contraire, le tanna enseigne chaque énoncé séparément, et les circonstances d’une décision ne prouvent pas qu’une autre décision se réfère à un cas parallèle.
[סִימָן: זַגָּם, נִסָּן] אָמַר אַבָּיֵי: רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וְרַבִּי מֵאִיר, וְרַבִּי נָתָן, וְסוֹמְכוֹס, וְנַחוּם הַמָּדִי – כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ: כִּי מְזַבֵּין אִינִישׁ מִידֵּי, אִיהוּ וְכֹל תַּשְׁמִישְׁתֵּיהּ מְזַבֵּין.
La Guemara fournit un moyen mnémotechnique fondé sur les lettres des noms des tannaïm mentionnés ici : Zayin, gimmel, mem ; noun, samekh, noun. Abaye a dit : Rabbi Eliezer, et Rabban Shimon ben Gamliel, et Rabbi Meir, et Rabbi Natan, et Soumakhos, et Naḥoum le Mède soutiennent tous que lorsqu’une personne vend un objet, elle le vend avec tous ses accessoires.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר – דִּתְנַן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת בֵּית הַבַּד – מָכַר אֶת הַקּוֹרָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל – דִּתְנַן, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַמּוֹכֵר אֶת הָעִיר – מָכַר אֶת הַסַּנְטֵר. רַבִּי מֵאִיר – דְּתַנְיָא, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מָכַר אֶת הַכֶּרֶם – מָכַר תַּשְׁמִישֵׁי הַכֶּרֶם. רַבִּי נָתָן וְסוֹמְכוֹס – בִּיצִּית וְדוּגִית. נַחוּם הַמָּדִי – הָא דַּאֲמַרַן.
Rabbi Eliezer soutient cela, comme nous l’avons appris dans une michna (67b) selon laquelle Rabbi Eliezer dit : Celui qui vend un pressoir à olives a vendu la poutre utilisée pour presser les olives, malgré le fait que la poutre puisse être retirée du pressoir. Rabban Shimon ben Gamliel soutient cela, comme nous l’avons appris dans une michna (68b) selon laquelle Rabban Shimon ben Gamliel dit : Celui qui vend une ville a vendu le gardien de la ville. Rabbi Meir soutient cela, comme il est enseigné dans une baraita selon laquelle Rabbi Meir dit : Si quelqu’un a vendu une vigne, il a vendu les accessoires de la vigne. Rabbi Natan et Soumakhos soutiennent cela, comme ils l’affirment au sujet du bitzit et du dugit, c’est-à-dire les petites embarcations du navire, qu’ils considèrent comme vendues lorsque le navire est vendu (73a). Naḥum le Mède soutient cela, comme cela ressort de ce que nous avons dit dans la michna ici.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פְּעָמִים מְכוּרִין וְכוּ׳. מַאי שְׁנָא ״חֲמוֹרְךָ זוֹ״, וּמַאי שְׁנָא ״חֲמוֹרְךָ הוּא״?
§ La michna enseigne que Rabbi Yehouda dit : Il y a des cas où les ustensiles sont vendus, et il y a des cas où ils ne sont pas vendus. Comment cela ? Si l’âne était devant lui et que ses ustensiles étaient sur lui, et que l’acheteur lui dit : Vends-moi cet âne à toi, ses ustensiles sont vendus. Si l’acheteur dit : L’âne est-il à toi ? Je souhaite l’acheter, ses ustensiles ne sont pas vendus. La Guemara demande : Quelle est la différence dans le cas où l’acheteur a dit : Vends-moi cet âne à toi, et quelle est la différence dans le cas où il a dit : L’âne est-il à toi ?
אָמַר רָבָא: ״חֲמוֹרְךָ זוֹ״ – יָדַע דַּחֲמָרָא דִידֵיהּ הוּא, וְהַאי דְּקָא אָמַר לֵיהּ: ״זוֹ״ – מִשּׁוּם כֵּלָיו קָאָמַר לֵיהּ. ״חֲמוֹרְךָ הוּא״ – דְּלָא יֵדַע דַּחֲמָרָא דִידֵיהּ הוּא, וְהָכִי קָאָמַר לֵיהּ: חֲמוֹרְךָ הוּא – שֶׁתִּמְכְּרֶנָּה לִי?
Rava a dit que, lorsque l’acheteur dit : Vends-moi cet âne à toi, il sait que l’âne appartient au vendeur, et quant à ce qu’il lui a dit : Celui-ci, il a dit cela à cause de ses ustensiles. En revanche, lorsque l’acheteur dit : L’âne est-il à toi, cela indique que l’acheteur ne sait pas que l’âne appartient au vendeur, et cela est ce qu’il est en train de lui dire : L’âne est-il à toi pour que tu puisses me le vendre ? Dans ce cas, il ne s’intéresse qu’à l’âne et non à ses ustensiles.
מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר – מָכַר אֶת הַסְּיָח. מָכַר אֶת הַפָּרָה – לֹא מָכַר אֶת בְּנָהּ. מָכַר אַשְׁפָּה – מָכַר זִבְלָהּ. מָכַר בּוֹר – מָכַר מֵימֶיהָ. מָכַר כַּוֶּורֶת – מָכַר דְּבוֹרִים. מָכַר שׁוֹבָךְ – מָכַר יוֹנִים.
MICHNA :Celui qui vend une ânesse a vendu aussi son petit avec elle. Mais celui qui a vendu une vache n’a pas vendu son petit. Celui qui a vendu un tas de fumier a vendu son fumier. Celui qui a vendu une citerne a vendu son eau. Celui qui a vendu une ruche a vendu les abeilles qui s’y trouvent, et de même celui qui a vendu un colombier a vendu les colombes.
גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאָמַר לֵיהּ: ״הִיא וּבְנָהּ״ – אֲפִילּוּ פָּרָה וּבְנָהּ נָמֵי! אִי דְּלָא אָמַר לֵיהּ ״הִיא וּבְנָהּ״ – אֲפִילּוּ חֲמוֹר נָמֵי לָא!
GUEMARA : La michna enseigne que si quelqu’un vend une ânesse, il a vendu son petit ; mais s’il vend une vache, il n’a pas vendu son veau. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances ? Si c’est un cas le vendeur dit à l’acheteur qu’il vend elle et son petit, même la vache et son petit devraient être vendus aussi. Si c’est un cas où il ne lui dit pas qu’il vend elle et son petit, même l’ânesse ne devrait pas être vendue avec son petit.
אָמַר רַב פָּפָּא: דְּאָמַר לֵיהּ: ״חֲמוֹר מְנִיקָה וּפָרָה מְנִיקָה אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״; בִּשְׁלָמָא פָּרָה – אִיכָּא לְמֵימַר לַחֲלָבָהּ בָּעֵי לַהּ; אֶלָּא חֲמוֹר – מַאי קָאָמַר לֵיהּ? שְׁמַע מִינַּהּ – הִיא וּבְנָהּ קָאָמַר לֵיהּ; וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״סְיָח״ – שֶׁמְּהַלֵּךְ אַחַר סִיחָה נָאָה.
Rav Pappa a dit : Cela fait référence à un cas le vendeur a dit à l’acheteur : Je te vends une ânesse qui allaite, ou : je te vends une vache qui allaite. Certes, en ce qui concerne la vache, on pourrait dire qu’il en a besoin pour son lait, et le veau qui tète ne serait pas nécessairement inclus dans la vente. Mais en ce qui concerne l’ânesse, pour quelle raison lui dit-il que l’ânesse allaite ? Puisqu’il n’a pas besoin du lait d’une ânesse, apprends de là qu’il lui dit qu’il vend celle-ci et son petit. La Guemara ajoute incidemment : Et pourquoi la michna appelle-t-elle un ânon seyaḥ ? C’est parce qu’il suit et obéit à une parole agréable [siḥa], tandis qu’un vieil âne doit être conduit de force.
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָן אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִּכְתִיב: ״עַל כֵּן יֹאמְרוּ הַמֹּשְׁלִים וְגוֹ׳״?
La Guemara cite une discussion connexe. Rabbi Shmuel bar Naḥman dit que Rabbi Yoḥanan dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « C’est pourquoi ceux qui parlent en paraboles [hamoshlim] disent : Venez à Heshbon ! Que la ville [ir] de Sihon soit bâtie et affermie ! Car un feu est sorti de Heshbon, une flamme de la ville de Sihon ; elle a dévoré Ar de Moab, les maîtres des hauts lieux de l’Arnon » (Nombres 21:27–28) ?
״הַמֹּשְׁלִים״ – אֵלּוּ הַמּוֹשְׁלִים בְּיִצְרָם. ״בּוֹאוּ חֶשְׁבּוֹן״ – בּוֹאוּ וּנְחַשֵּׁב חֶשְׁבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם; הֶפְסֵד מִצְוָה כְּנֶגֶד שְׂכָרָהּ, וּשְׂכַר עֲבֵירָה כְּנֶגֶד הֶפְסֵדָהּ.
La Guemara interprète ces versets de manière homilétique. « Hamoshlim » ; ce sont les personnes qui dominent [hamoshlim] leur mauvais penchant. Elles diront : « Venez à Heshbon, » c’est-à-dire : Venez et calculons le compte de [ḥeshbono] le monde, c’est-à-dire la perte financière entraînée par l’accomplissement d’une mitzva par contraste avec sa récompense, et la récompense pour avoir commis une transgression, c’est-à-dire le plaisir et le gain reçus, par contraste avec la perte que cela entraîne.
״תִּבָּנֶה וְתִכּוֹנֵן״ – אִם אַתָּה עוֹשֶׂה כֵּן, תִּבָּנֶה בָּעוֹלָם הַזֶּה וְתִכּוֹנֵן לָעוֹלָם הַבָּא. ״עִיר סִיחוֹן״ – אִם מֵשִׂים אָדָם עַצְמוֹ כְּעַיִר זֶה, שֶׁמְּהַלֵּךְ אַחַר סִיחָה נָאָה – מָה כְּתִיב אַחֲרָיו? ״כִּי אֵשׁ יָצְאָה מֵחֶשְׁבּוֹן וְגוֹ׳״ – תֵּצֵא אֵשׁ מִמְּחַשְּׁבִין, וְתֹאכַל אֶת שֶׁאֵינָן מְחַשְּׁבִין.
« Qu’elle soit bâtie et établie » signifie que si tu fais ce calcul, tu seras bâti dans ce monde et tu seras établi dans le Monde à venir. L’expression « ville [ir] de Sihon » signifie que si une personne se façonne comme ce jeune âne [ayir] qui suit une parole agréable [siḥa], c’est-à-dire si l’on est facilement tenté d’écouter son penchant, qu’est-il écrit après cela ? « Car un feu est sorti de Heshbon…il a dévoré », c’est-à-dire qu’un feu sortira de ceux qui calculent l’effet de leurs actes dans le monde, et consumera ceux qui ne calculent pas et n’examinent pas leurs voies, mais font plutôt ce qui leur plaît.
״וְלֶהָבָה מִקִּרְיַת סִיחֹן״ – מִקִּרְיַת צַדִּיקִים שֶׁנִּקְרְאוּ ״שִׂיחִין״. ״אָכְלָה עָר מוֹאָב״ – זֶה הַמְהַלֵּךְ אַחַר יִצְרוֹ, כְּעַיִר זֶה שֶׁמְּהַלֵּךְ אַחַר סִיחָה נָאָה. ״בַּעֲלֵי בָּמוֹת אַרְנֹן״ – אֵלּוּ גַּסֵּי הָרוּחַ, דְּאָמַר מָר: כׇּל אָדָם שֶׁיֵּשׁ בּוֹ גַּסּוּת הָרוּחַ, נוֹפֵל בְּגֵיהִנָּם.
Une interprétation similaire s’applique à la suite du verset : « Une flamme de la ville de Sihon » ; cela signifie qu’une flamme viendra de la ville des justes, qui sont appelés arbres [siḥin]. « Elle a dévoré Ar de Moab » ; cela fait référence à celui qui suit son penchant comme ce jeune âne [ayir] qui suit des paroles agréables. « Les maîtres des hauts lieux d’Arnon » ; cela fait référence aux arrogants. Comme le Maître le dit : Toute personne qui a de l’arrogance tombera dans la Géhenne.
״וַנִּירָם״ – אָמַר רָשָׁע: אֵין רָם, ״אָבַד חֶשְׁבּוֹן״ – אָבַד חֶשְׁבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם; ״עַד דִּיבֹן״ – אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: הַמְתֵּן עַד שֶׁיָּבֹא דִּין, ״וַנַּשִּׁים
La Guemara interprète un verset suivant : « Nous avons tiré sur eux [vanniram], Heshbon a péri jusqu’à Dibon, et nous avons dévasté jusqu’à Nophah, qui atteint Medeba » (Nombres 21:30). Vanniram”; cela indique que la personne méchante dit : Il n’y a pas de Très-Haut [ein ram] qui gouverne le monde. « Heshbon a péri » signifie : Le compte [ḥeshbon] du monde a péri, c’est-à-dire qu’ils prétendent qu’il n’y a pas de responsabilité pour les actes d’une personne. « Jusqu’à Dibon [divon] »; le Saint, béni soit-Il, dit : Attendez jusqu’à ce que le jugement vienne [yavo din]. « Et nous avons dévasté

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