וְגָנוּ אַפַּרְקִיד. וַהֲוָה זְקִיפָא בִּרְכֵּיהּ דְּחַד מִינַּיְיהוּ, וְעָיֵל טַיָּיעָא תּוּתֵי בִּרְכֵּיהּ כִּי רְכִיב גַּמְלָא, וּזְקִיפָא רוּמְחֵיהּ וְלָא נָגַע בֵּיהּ. פְּסַקִי חֲדָא קַרְנָא דִתְכֵלְתָּא דְּחַד מִינַּיְיהוּ, וְלָא הֲוָה מִסְתַּגִּי לַן. אָמַר לִי: דִּלְמָא שְׁקַלְתְּ מִידֵּי מִינַּיְיהוּ? אַהְדְּרֵיהּ, דִּגְמִירִי דְּמַאן דְּשָׁקֵיל מִידֵּי מִינַּיְיהוּ לָא מִסְתַּגִּי לֵיהּ. אֲזַלִי אַהְדַּרְתֵּיהּ, וַהֲדַר מִסְתַּגִּי לַן.
et ils étaient couchés sur le dos. Et le genou de l’un d’eux était relevé, et il était si énorme que l’Arabe passa sous son genou monté sur un chameau, sa lance dressée, sans le toucher. J’ai coupé un coin du vêtement bleu azur qui porte des franges rituelles de l’un d’eux, et nous ne pouvions pas marcher. L’Arabe me dit : Peut-être as-tu pris quelque chose d’eux ? Rends-le, car nous savons par tradition que celui qui prend quelque chose d’eux ne peut pas marcher. J’ai alors rendu le coin du vêtement, et alors nous avons pu marcher.
כִּי אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּנַן, אֲמַרוּ לִי: כֹּל ״אַבָּא״ – חַמְרָא, וְכֹל ״בַּר בַּר חָנָה״ – סִיכְסָא! לְמַאי הִלְכְתָא עֲבַדְתְּ הָכִי? לְמִידַּע אִי כְּבֵית שַׁמַּאי אִי כְּבֵית הִלֵּל? אִיבְּעִי לָךְ לְמִימְנֵי חוּטִין וּלְמִימְנֵי חוּלְיוֹת.
Lorsque je me suis présenté devant les Sages, ils m'ont dit en guise de reproche : Tout Abba est un âne, et tout bar bar Ḥana est un idiot. Car afin de clarifier quelle halakha as-tu appliquée en faisant cela ? Si tu voulais savoir si la halakhaest conforme à l'opinion de Beit Shammaï ou conforme à l'opinion de Beit Hillel, quant à savoir s'il y a quatre ou trois fils et nœuds dans les franges rituelles, dans ce cas il n'était pas nécessaire d'emporter quoi que ce soit avec toi, car tu aurais dû simplement compter les fils et compter les nœuds.
אֲמַר לִי: תָּא אַחְוֵי לָךְ הַר סִינַי. אֲזַלִי, חֲזַאי דְּהָדְרָא לֵיהּ עַקְרַבָּא, וְקָיְימָא כִּי חֲמָרֵי חִווֹרָתִי. שָׁמַעְתִּי בַּת קוֹל שֶׁאוֹמֶרֶת: ״אוֹי לִי שֶׁנִּשְׁבַּעְתִּי; וְעַכְשָׁיו שֶׁנִּשְׁבַּעְתִּי – מִי מֵפֵר לִי?״
Rabba bar bar Ḥana poursuit son récit. Cet Arabe aussi m'a dit : Viens, je te montrerai le mont Sinaï. J'y suis allé et j'ai vu que des scorpions l'entouraient, et ils se tenaient aussi hauts que des ânes blancs. J'ai entendu une Voix divine dire : Malheur à Moi d'avoir prêté serment ; et maintenant que J'ai prêté serment, qui l'annulera pour Moi ?
כִּי אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּנַן, אֲמַרוּ לִי: כָּל ״אַבָּא״ – חַמְרָא, כׇּל ״בַּר בַּר חָנָה״ – סִיכְסָא! הָיָה לְךָ לוֹמַר ״מוּפָר לָךְ״! וְהוּא סָבַר: דִּלְמָא שְׁבוּעֲתָא דְמַבּוּל הוּא. וְרַבָּנַן – אִם כֵּן, ״אוֹי לִי״ לָמָּה?
Lorsque je suis venu devant les Sages, ils m’ont dit en guise de reproche : Tout Abba est un âne, et tout bar bar Ḥana est un idiot. Tu aurais dû dire : Ton serment est annulé. La Guemara explique : Et Rabba bar bar Ḥana n’a pas annulé le serment parce qu’il a raisonné : Peut-être que Dieu fait référence au serment selon lequel Il ne submergera plus la terre. Mais les Sages soutiendraient que si c’était le cas, pourquoi dire : Malheur à Moi ? Au contraire, cela doit faire référence au serment d’exil de Dieu sur le peuple juif.
אָמַר לִי: תָּא אַחְוֵי לָךְ בְּלוּעֵי דְקֹרַח. חֲזַאי תְּרֵי בִּיזְעֵי, וַהֲווֹ קָא מַפְּקִי קוּטְרָא. שְׁקַל גְּבָבָא דְעַמְרָא וְאַמְשִׁינֵּהּ בְּמַיָּא, וְדַעֲצִיתֵהּ בְּרֵאשֵׁהּ דְּרוּמְחָא וְעַיְּילֵיהּ הָתָם, וְכִי אַפֵּיק, הֲוָה אִיחֲרַךְ אִיחֲרוֹכֵי. אָמַר לִי: אַצֵּית מַאי שָׁמְעַתְּ, וּשְׁמַעִית דַּהֲווֹ אָמְרִין: ״מֹשֶׁה וְתוֹרָתוֹ אֱמֶת, וְהֵן בַּדָּאִין״. אֲמַר לִי: כֹּל תְּלָתִין יוֹמֵי מַהְדַּר לְהוּ גֵּיהִנָּם לְהָכָא כְּבָשָׂר בְּקַלַּחַת, וְאָמְרִי הָכִי: ״מֹשֶׁה וְתוֹרָתוֹ אֱמֶת, וְהֵן בַּדָּאִין״.
Rabba bar bar Ḥana poursuit son récit. L’Arabe me dit aussi : Viens, je vais te montrer ceux qui ont été engloutis par la terre à cause du péché de Coré. Je vis deux fissures dans le sol d’où s’échappait de la fumée. L’Arabe prit une touffe de laine, la trempa dans l’eau, la fixa à la pointe d’une lance et la plaça là. Et lorsqu’il la retira, la laine était brûlée. Il me dit : Écoute ce que tu entends ; et j’entendis qu’ils disaient : Moïse et sa Torah sont vrais, et eux, c’est-à-dire nous dans la terre, sommes des menteurs. L’Arabe me dit encore : Tous les trente jours, la Géhenne les ramène ici, comme de la viande dans une marmite qui est remuée par l’eau bouillante pendant sa cuisson. Et chaque fois ils disent ceci : Moïse et sa Torah sont vrais, et eux, c’est-à-dire nous dans la terre, sommes des menteurs.
אָמַר לִי: תָּא אַחְוֵי לָךְ הֵיכָא דְּנָשְׁקִי אַרְעָא וּרְקִיעָא אַהֲדָדֵי. שְׁקַלְתָּא לְסִילְתַּאי, אַתְנַחְתָּא בְּכַוְּותָא דִרְקִיעָא. אַדִּמְצַלֵּינָא, בְּעֵיתֵיהּ וְלָא אַשְׁכַּחְתֵּהּ. אָמֵינָא לֵיהּ: אִיכָּא גַּנָּבֵי הָכָא? אֲמַר לִי: הַאי גִּלְגְּלָא דִרְקִיעָא הֲוָה דְּהָדַר, נְטַר עַד לִמְחַר הָכָא – וּמַשְׁכַּחַתְּ לַהּ.
Cet Arabe aussi m'a dit : Viens, je te montrerai l'endroit où la terre et les cieux se touchent. J'ai pris mon panier et je l'ai placé dans une fenêtre des cieux. Après avoir fini de prier, je l'ai cherché mais je ne l'ai pas trouvé. Je lui ai dit : Y a-t-il des voleurs ici ? Il m'a dit : C'est la sphère céleste qui tourne autour ; attends ici jusqu'à demain et tu le trouveras.
רַבִּי יוֹחָנָן מִשְׁתַּעֵי: זִימְנָא חֲדָא הֲוָה קָא אָזְלִינַן בִּסְפִינְתָּא; וַחֲזֵינַן הָהוּא כְּווֹרָא דְּאַפְּקֵיהּ לְרֵישֵׁיהּ מִיַּמָּא, וְדָמְיָין עַיְינֵיהּ כִּתְרֵי סֵיהֲרֵי; וּנְפוּץ מַיָּא מִתַּרְתֵּי זִימֵיהּ כִּתְרֵי מַבָּרֵי דְסוּרָא. רַב סָפְרָא מִשְׁתַּעֵי: זִימְנָא חֲדָא הֲוָה קָא אָזְלִינַן בִּסְפִינְתָּא; וַחֲזֵינַן הָהוּא כְּווֹרָא דְּאַפְּקֵיהּ לְרֵישֵׁיהּ מִיַּמָּא, וַהֲוָה לֵיהּ קַרְנֵי וַחֲקִיק עֲלָיהּ: ״אֲנָא בְּרִיָּה קַלָּה שֶׁבַּיָּם״; וַהֲוֵינָא תְּלָת מְאָה פַּרְסֵי, וְאָזֵילְנָא לְפוּמָּא דְלִוְיָתָן. אָמַר רַב אָשֵׁי: הָהוּא עִיזָּא דְיַמָּא הוּא, דְּבָחִישָׁא וְאִית לַהּ קַרְנֵי.
§ Rabbi Yoḥanan raconte : Une fois, nous voyagions sur un navire et nous avons vu un certain poisson qui sortit sa tête de la mer, et ses yeux avaient l’apparence de deux lunes, et de l’eau jaillissait de ses deux branchies comme les deux fleuves de Sura. Rav Safra raconte : Une fois, nous voyagions sur un navire et nous avons vu un certain poisson qui sortit sa tête de la mer, et il avait des cornes, et ce qui suit était inscrit sur elles : Je suis une humble créature de la mer et je mesure trois cents parasanges de long, et j’entre dans la bouche du léviathan. Rav Ashi dit : C’est le bouc de la mer, qui cherche dans la mer et a des cornes.
רַבִּי יוֹחָנָן מִשְׁתַּעֵי: זִימְנָא חֲדָא הֲוָה קָא אָזְלִינַן בִּסְפִינְתָּא; וַחֲזֵינַן הָהִיא קַרְטְלִיתָא, דַּהֲווֹ קָא מְקַבְּעִי בַּהּ אֲבָנִים טוֹבוֹת וּמַרְגָּלִיּוֹת, וְהָדְרִי לַהּ מִינֵי דִכְווֹרֵי דְּמִקְּרֵי כַּרְשָׁא. נְחֵית
Rabbi Yoḥanan raconte : Une fois, nous voyagions sur un navire et nous avons vu une certaine caisse [kartalita] dans laquelle étaient serties des pierres précieuses et des perles, et une espèce de poisson appelée requins l’entourait. Il descendit,