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קִנְאַת סוֹפְרִים תַּרְבֶּה חָכְמָה.
La jalousie parmi les enseignants accroît la sagesse.
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וּמוֹדֶה רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ בְּרוֹכְלִין הַמַּחֲזִירִין בָּעֲיָירוֹת, דְּלָא מָצֵי מְעַכֵּב; דְּאָמַר מָר: עֶזְרָא תִּקֵּן לָהֶן לְיִשְׂרָאֵל שֶׁיְּהוּ רוֹכְלִין מַחֲזִירִין בָּעֲיָירוֹת, כְּדֵי שֶׁיְּהוּ תַּכְשִׁיטִין מְצוּיִין לִבְנוֹת יִשְׂרָאֵל.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Et Rav Houna, fils de Rav Yehoshua, qui a dit que les habitants d’une ville peuvent empêcher les artisans venant d’autres villes, reconnaît au sujet des vendeurs de parfums qui voyagent d’une ville à l’autre que les habitants de la ville ne peuvent pas empêcher leur entrée dans leur ville. Comme le Maître l’a dit : Ezra a institué une ordonnance pour le peuple juif selon laquelle les vendeurs de parfums doivent aller de ville en ville afin que des cosmétiques soient disponibles pour les femmes juives. Puisque cette ordonnance a été instituée en faveur des femmes juives, les Sages ont statué que ces colporteurs ne pouvaient pas être empêchés d’entrer dans une ville.
וְהָנֵי מִילֵּי לְאַהְדּוֹרֵי, אֲבָל לְאִקְּבוֹעֵי – לָא. וְאִי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן הוּא, אֲפִילּוּ לְאִקְּבוֹעֵי נָמֵי. כִּי הָא דְּרָבָא שְׁרָא לְהוּ לְרַבִּי יֹאשִׁיָּה וּלְרַב עוֹבַדְיָה לְאִקְּבוֹעֵי – דְּלָא כְּהִלְכְתָא. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּרַבָּנַן נִינְהוּ, אָתוּ לִטַּרְדוּ מִגִּירְסַיְיהוּ.
La Guemara continue : Et cette règle ne s’applique qu’à celui qui cherche à voyager de ville en ville comme colporteur. Mais, s’il veut établir une boutique, cette décision n’a pas été énoncée, et les habitants de la ville peuvent l’en empêcher. Et s’il est un érudit de la Torah, il peut même établir une boutique comme marchand de parfums. C’est comme cet incident dans lequel Rava permit à Rabbi Yoshiya et à Rav Ovadya d’établir une boutique non conformément à la halakha. Quelle est la raison de cette décision ? La raison est que, puisqu’ils sont des rabbins, ils risquent d’être distraits de leurs études s’ils doivent voyager d’un endroit à l’autre.
הָנְהוּ דִּיקּוּלָאֵי דְּאַיְיתוֹ דִּיקְלָאֵי לְבָבֶל. אֲתוֹ בְּנֵי מָתָא קָא מְעַכְּבִי עִלָּוַיְהוּ. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבִינָא, אֲמַר לְהוּ: מֵעָלְמָא אָתוּ, וּלְעָלְמָא לִיזַבְּנוּ. וְהָנֵי מִילֵּי בְּיוֹמָא דְשׁוּקָא, אֲבָל בְּלָא יוֹמָא דְשׁוּקָא – לָא. וּבְיוֹמָא דְשׁוּקָא נָמֵי לָא אָמְרִינַן אֶלָּא לְזַבּוֹנֵי בְּשׁוּקָא, אֲבָל לְאַהְדּוֹרֵי – לָא.
§ La Guemara raconte : Il y avait ces vendeurs de paniers qui apportèrent des paniers en Babylonie. Les habitants de la ville vinrent et les empêchèrent d’y vendre. Les deux parties vinrent devant Ravina pour obtenir une décision. Ravina leur dit : Les vendeurs de paniers venaient de l’extérieur de la ville, et ils vendent à ceux de l’extérieur de la ville, c’est-à-dire à des hôtes qui ne sont pas résidents de la ville. La Guemara commente : Et cette déclaration ne s’applique que le jour du marché, lorsque des gens d’autres villes viennent faire des achats, mais ils ne peuvent pas vendre leurs marchandises les jours sans marché. Et même en ce qui concerne les jours de marché, nous disons cela seulement en ce qui concerne la vente au marché, mais cette halakha ne s’applique pas au fait de circuler dans la ville.
הָנְהוּ עָמוֹרָאֵי דְּאַיְיתוֹ עַמְרָא לְפוּם נַהֲרָא. אֲתוֹ בְּנֵי מָתָא קָא מְעַכְּבִי עִלָּוַיְהוּ. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, אָמַר לְהוּ: דִּינָא הוּא דִּמְעַכְּבִי עֲלַיְיכוּ. אֲמַרוּ לֵיהּ: אִית לַן אַשְׁרַאי! אֲמַר לְהוּ: זִילוּ זַבְּנוּ שִׁיעוּר חַיּוּתַיְיכוּ עַד דְּעָקְרִיתוּ אַשְׁרַאי דִּידְכוּ, וְאָזְלִיתוּ.
La Guemara rapporte en outre : Il y avait ces vendeurs de laine qui apportèrent de la laine à la ville de Pum Nahara. Les habitants de la ville vinrent et les empêchèrent de la vendre. Les deux parties vinrent devant Rav Kahana pour obtenir une décision. Rav Kahana leur dit : La halakha est qu’ils peuvent vous empêcher de vendre votre marchandise. Les vendeurs de laine lui dirent : Nous avons des dettes à recouvrer dans la ville, et nous devons entre-temps vendre notre marchandise pour subvenir à nos besoins jusqu’à ce que nous soyons payés. Rav Kahana leur dit : Allez et vendez la quantité nécessaire pour subvenir à vos besoins jusqu’à ce que vous ayez recouvré vos dettes, puis partez.
רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא אַיְיתִי גְּרוֹגְרוֹת בִּסְפִינָה. אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ גָּלוּתָא לְרָבָא: פּוֹק חֲזִי, אִי צוּרְבָּא מֵרַבָּנַן הוּא – נַקֵּיט לֵיהּ שׁוּקָא. אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב אַדָּא בַּר אַבָּא: פּוֹק תְּהִי לֵיהּ בְּקַנְקַנֵּיהּ.
§ La Guemara raconte : Rav Dimi de Neharde’a apporta des figues sèches sur un bateau pour les vendre. L’Exilarque dit à Rava : Va et vois ; s’il est un érudit de la Torah, réserve-lui le marché, c’est-à-dire déclare qu’il a le droit exclusif de vendre des figues sèches. Rava dit à son élève Rav Adda bar Abba : Va et sens sa jarre, c’est-à-dire détermine si Rav Dimi est ou non un érudit de la Torah.
נְפַק [אֲזַל] בְּעָא מִינֵּיהּ: פִּיל שֶׁבְּלַע כְּפִיפָה מִצְרִית, וֶהֱקִיאָהּ דֶּרֶךְ בֵּית הָרְעִי, מַהוּ? לָא הֲוָה בִּידֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מָר נִיהוּ רָבָא? טְפַח לֵיהּ בְּסַנְדָּלֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: בֵּין דִּידִי לְרָבָא אִיכָּא טוּבָא, מִיהוּ עַל כׇּרְחָךְ אֲנָא רַבָּךְ, וְרָבָא רַבָּה דְרַבָּךְ.
Rav Adda bar Abba alla et posa une question à Rav Dimi : En ce qui concerne un éléphant qui a avalé un panier en osier et l’a excrété intact avec ses excréments, quelle est la halakha ? Le récipient est-il encore susceptible d’impureté rituelle, ou est-il considéré comme digéré et non susceptible à l’impureté ? Une réponse n’était pas disponible pour Rav Dimi. Rav Dimi dit à Rav Adda bar Abba : Le Maître est-il Rava, c’est-à-dire, êtes-vous Rava, pour m’avoir posé une question si difficile ? Rav Adda bar Abba le frappa avec sa chaussure d’une manière méprisante et lui dit : Il y a une grande différence entre moi et Rava ; mais, bon gré mal gré, je suis ton maître, et Rava est le maître de ton maître.
לָא נַקִּטוּ לֵיהּ שׁוּקָא, פְּסוּד גְּרוֹגְרוֹת דִּידֵיהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף, אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי מָר מַאי עֲבַדוּ לִי! אֲמַר לֵיהּ: מַאן דְּלָא שַׁהֲיַיהּ לְאוֹנִיתָא דְּמַלְכָּא דֶּאֱדוֹם, לָא נְשַׁהֲיַיהּ לְאוֹנִיתָיךְ. דִּכְתִיב: ״כֹּה אָמַר ה׳: עַל שְׁלֹשָׁה פִּשְׁעֵי מוֹאָב וְעַל אַרְבָּעָה לֹא אֲשִׁיבֶנּוּ, עַל שׇׂרְפוֹ עַצְמוֹת מֶלֶךְ אֱדוֹם לַסִּיד״.
Sur la base de cet échange, Rav Adda bar Abba décida que Rav Dimi n’était pas un grand érudit de la Torah et, par conséquent, il ne lui réserva pas le marché, et Rav Dimi perdit ses figues sèches, car elles pourrirent. Rav Dimi se présenta devant Rav Yosef pour se plaindre, et lui dit : Le Maître devrait voir ce qu’ils m’ont fait. Rav Yosef lui dit : Celui qui n’a pas retardé la rétribution pour l’humiliation du roi d’Édom ne doit pas retarder Sa réponse à ton humiliation, mais doit punir quiconque t’a affligé, comme il est écrit : « Ainsi parle le Seigneur : Pour trois transgressions de Moab, et pour quatre, Je ne révoquerai pas cela, parce qu’il a brûlé les os du roi d’Édom jusqu’à en faire de la chaux » (Amos 2:1).
נָח נַפְשֵׁיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַבָּא. רַב יוֹסֵף אָמַר: אֲנָא עֲנֵישְׁתֵּיהּ – דַּאֲנָא לַטְיִיתֵיהּ. רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא אָמַר: אֲנָא עֲנֵישְׁתֵּיהּ, דְּאַפְסֵיד גְּרוֹגְרוֹת דִּידִי. אַבָּיֵי אָמַר: אֲנָא עֲנֵישְׁתֵּיהּ, דַּאֲמַר לְהוּ לְרַבָּנַן: אַדִּמְגָרְמִיתוּ גַּרְמֵי בֵּי אַבָּיֵי, תּוּ אִכְלוּ בִּישְׂרָא [שַׁמִּינָא] בֵּי רָבָא. וְרָבָא אָמַר: אֲנָא עֲנֵישְׁתֵּיהּ, [דְּכִי הֲוָה אָזֵיל לְבֵי טַבָּחָא לְמִשְׁקַל אוּמְצָא,] אָמַר לְהוּ לְטַבָּחֵי: אֲנָא שָׁקֵילְנָא בִּישְׂרָא מִיקַּמֵּי שַׁמָּעֵיהּ דְּרָבָא, דַּאֲנָא עֲדִיפְנָא מִינֵּיהּ.
La Guemara rapporte que Rav Adda bar Abba mourut. Rav Yosef dit : C’est moi qui l’ai puni, c’est-à-dire que je suis responsable de sa mort, car je l’ai maudit. Rav Dimi de Neharde’a dit : C’est moi qui l’ai puni, car il m’a causé une perte de figues sèches. Abaye dit : C’est moi qui l’ai puni, c’est-à-dire qu’il fut puni à cause de moi parce qu’il ne m’a pas témoigné le respect approprié. Car Rav Adda bar Abba dit aux Sages : Au lieu de ronger des os dans l’école d’Abaye, vous feriez mieux de manger de la viande grasse dans l’école de Rava, c’est-à-dire qu’il vaut mieux étudier avec Rava qu’avec Abaye. Et Rava dit : C’est moi qui l’ai puni, car lorsqu’il allait chez le boucher pour acheter un morceau de viande, il disait aux bouchers : Je prendrai de la viande avant le serviteur de Rava, car je suis plus grand que lui.
רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: אֲנָא עֲנֵישְׁתֵּיהּ – דְּרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק רֵישׁ כַּלָּה הֲוָה. כׇּל יוֹמָא מִיקַּמֵּי דְּנֵיעוּל לְכַלָּה, מַרְהֵיט בַּהֲדֵיהּ רַב אַדָּא בַּר אַבָּא לִשְׁמַעְתֵּיהּ, וַהֲדַר עָיֵיל לְכַלָּה.
Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : C’est moi qui l’ai puni, c’est-à-dire qu’il a été puni à cause de moi, car Rav Naḥman bar Yitzḥak était le chef des conférences de la kalla, les rassemblements pour l’étude de la Torah pendant Eloul et Adar. Rav Naḥman bar Yitzḥak enseignait aux étudiants immédiatement après la leçon donnée par le chef de l’académie. Chaque jour, avant d’entrer pour la conférence de la kalla, il révisait sa conférence avec Rav Adda bar Abba, puis il entrait dans la maison d’étude pour la conférence de la kalla.
הָהוּא יוֹמָא נַקְטוּהּ רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לְרַב אַדָּא בַּר אַבָּא מִשּׁוּם דְּלָא הֲווֹ בְּסִיּוּמָא, אֲמַרוּ לֵיהּ: אֵימָא לַן הָנֵי שְׁמַעְתָּתָא דְּמַעְשַׂר בְּהֵמָה הֵיכִי אַמְרִינְהוּ רָבָא. אֲמַר לְהוּ: הָכִי אָמַר רָבָא, וְהָכִי אָמַר רָבָא. אַדְּהָכִי נְגַהּ לֵיהּ [לְרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק], וְלָא אָתֵי רַב אַדָּא בַּר אַבָּא;
En ce jour-là, Rav Pappa et Rav Huna, fils de Rav Yehoshua, retinrent Rav Adda bar Abba, parce qu’ils n’avaient pas été présents à la conclusion du cours de Rava. Ils lui dirent : Dis-nous comment Rava a énoncé ces halakhot de la dîme animale. Rav Adda bar Abba leur dit : Rava a dit ceci et Rava a dit cela. Pendant ce temps, il se faisait tard pour Rav Naḥman bar Yitzḥak, et Rav Adda bar Abba n’était pas encore arrivé.
אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: קוּם, דִּנְגַהּ לַן, לְמָה יָתֵיב מָר? אֲמַר לְהוּ: יָתֵיבְנָא וְקָא מְנַטְּרָא לְעַרְסֵיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַבָּא. אַדְּהָכִי נְפַק קָלָא דְּנָח נַפְשֵׁיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַבָּא. וּמִסְתַּבְּרָא, דְּרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק עַנְשֵׁיהּ.
Les Sages dirent à Rav Naḥman bar Yitzḥak : Lève-toi et enseigne-nous, car il se fait tard pour nous. Pourquoi le Maître est-il assis et attend-il ? Rav Naḥman bar Yitzḥak leur dit : Je suis assis et j’attends la bière funéraire de Rav Adda bar Abba, qui est vraisemblablement mort. Entre-temps, une rumeur se répandit selon laquelle Rav Adda bar Abba était effectivement mort. La Guemara commente : Et de même, il est raisonnable de conclure que Rav Naḥman bar Yitzḥak le punit, c’est-à-dire qu’il mourut à la suite de la déclaration de Rav Naḥman bar Yitzḥak, puisque cet événement malheureux se produisit précisément au moment où il annonça que la bière funéraire de Rav Adda bar Abba était en route.
מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָיָה כּוֹתְלוֹ סָמוּךְ לְכוֹתֶל חֲבֵירוֹ, לֹא יִסְמוֹךְ לוֹ כּוֹתֶל אַחֵר, אֶלָּא אִם כֵּן הִרְחִיק מִמֶּנּוּ אַרְבַּע אַמּוֹת. הַחַלּוֹנוֹת – בֵּין מִלְּמַעְלָן, בֵּין מִלְּמַטָּן, בֵּין כְּנֶגְדָּן – אַרְבַּע אַמּוֹת.
MICHNA :Celui dont le mur était proche du mur d’un autre ne peut pas construire un autre mur à proximité du mur du voisin à moins de l’éloigner de quatre coudées du mur du voisin. Et celui qui souhaite construire un mur en face des fenêtres de la maison du voisin doit éloigner le mur de quatre coudées des fenêtres, que ce soit au-dessus, au-dessous ou en face.
גְּמָ׳ וְקַמָּא הֵיכִי סָמֵיךְ? אָמַר רַב יְהוּדָה, הָכִי קָאָמַר:
GUEMARA : La Guemara commente : Avant d’aborder la construction du second mur, on pourrait demander : Et concernant le premier homme, comment a-t-il placé son mur près du mur du voisin au départ ? Rav Yehouda a dit que voici ce que le tannadit :

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