אֲמַרָה לֵיהּ: מִן יָהֵיב לַן מִכּוֹתָבוֹת דִּירִיחוֹ וְאָכַלְנָא בֵּיהּ. נְפַל עֲלַהּ חוּרְבָּה, וּמֵתָה. אָמְרוּ חֲכָמִים: הוֹאִיל וְלֹא נִכְנַס אַחֲרֶיהָ אֶלָּא לְבוֹדְקָהּ, מֵתָה – אֵינוֹ יוֹרְשָׁהּ.
Elle lui dit : Qui nous donnera des dattes de Jéricho pour que je les mange, laissant entendre qu’elle avait senti l’odeur de la datte qu’il avait apportée avec lui. La ruine s’effondra sur elle et elle mourut. Les Sages dirent : Puisqu’il entra dans la ruine après elle uniquement pour vérifier son odorat, et non dans le but de consommer leur mariage, si elle meurt, il n’hérite pas d’elle, car le mariage n’avait pas été consommé, et un homme n’hérite pas de sa fiancée.
סִבְלוֹנוֹת מוּעָטִין שֶׁתִּשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן בְּבֵית אָבִיהָ וְכוּ׳. יָתֵיב רָבִין סָבָא קַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: בֵּין שֶׁמֵּתָה הִיא וּבֵין שֶׁמֵּת הוּא, הָדַר הוּא – סִבְלוֹנוֹת הָדְרִי, מַאֲכָל וּמִשְׁתֶּה לָא הָדַר. הָדְרָא בָּהּ אִיהִי – הָדְרָא אֲפִילּוּ כִּישָּׁא דְיַרְקָא. אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: וְשָׁמִין לָהֶן דְּמֵי בָשָׂר בְּזוֹל. עַד כַּמָּה ״בְּזוֹל״? עַד תִּילְתָּא.
§ La michna enseigne : S’il a envoyé quelques présents pour qu’elle les utilise pendant qu’elle était dans la maison de son père, ils ne sont pas recouvrés. Ravin l’Ancien était assis devant Rav Pappa et il était assis en train de dire : Qu’elle soit morte, ou qu’il soit mort, ou que lui se soit rétracté de son accord de fiançailles et ait divorcé d’elle, les présents retournent au fiancé ou à ses héritiers, mais la nourriture et la boisson ne retournent pas. Si elle s’est rétractée de son accord de fiançailles et a demandé le divorce, même une botte de légumes retourne au fiancé. Rav Houna, fils de Rav Yehoshoua, a dit : Lorsque les présents sont rendus, le tribunal évalue pour la famille de la fiancée la somme qu’ils doivent rembourser pour toute viande qu’il lui a donnée, selon une évaluation réduite de la valeur de la viande et non selon le prix payé par le fiancé. De combien l’évaluation réduite est-elle inférieure ? Jusqu’à un tiers de moins que ce qu’il a payé.
מַתְנִי׳ שְׁכִיב מְרַע שֶׁכָּתַב כׇּל נְכָסָיו לַאֲחֵרִים, וְשִׁיֵּיר קַרְקַע כׇּל שֶׁהוּא – מַתְּנָתוֹ קַיֶּימֶת. לֹא שִׁיֵּיר קַרְקַע כָּל שֶׁהוּא – אֵין מַתְּנָתוֹ קַיֶּימֶת.
MICHNA : En ce qui concerne une personne sur son lit de mort qui a rédigé un acte accordant tous ses biens à d'autres, et s'est réservé pour elle-même une quelconque portion de terre, son don reste valable même si elle se rétablit par la suite. Si elle ne s'est réservé pour elle-même aucune portion de terre, et qu'elle s'est rétablie, son don ne reste pas valable, car le don était conditionné à sa mort, puisqu'il est évident qu'elle n'avait pas l'intention de se laisser sans moyens de subsistance.
גְּמָ׳ מַאן תְּנָא דְּאָזְלִינַן בָּתַר אוּמְדָּנָא? אָמַר רַב נַחְמָן: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא הִיא. דְּתַנְיָא: הֲרֵי שֶׁהָלַךְ בְּנוֹ לִמְדִינַת הַיָּם, וְשָׁמַע שֶׁמֵּת בְּנוֹ, וְעָמַד וְכָתַב כׇּל נְכָסָיו לְאַחֵר, וְאַחַר כָּךְ בָּא בְּנוֹ – מַתְּנָתוֹ מַתָּנָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא אוֹמֵר: אֵין מַתְּנָתוֹ מַתָּנָה, שֶׁאִלְמָלֵא הָיָה יוֹדֵעַ שֶׁבְּנוֹ קַיָּים – לֹא הָיָה כּוֹתְבָן.
GEMARA:Qui est le tanna qui a enseigné que nous suivons le principe consistant à évaluer les intentions d’une personne, même lorsqu’elle ne les a pas exprimées explicitement ? Rav Naḥman a dit : C’est l’opinion de Rabbi Shimon ben Menasya, comme cela est enseigné dans une baraita (Tosefta, Ketubot 5:9) : Dans un cas où le fils d’une personne est parti outre-mer et qu’elle a appris que son fils était mort, et ensuite elle s’est levée et a rédigé un document accordant tous ses biens à un autre, puis son fils est revenu, son don à l’autre personne est un don valable. Rabbi Shimon ben Menasya dit : Son don n’est pas un don valable, car s’il avait su que son fils était vivant, il n’aurait pas rédigé un document leur accordant à eux ses biens.
רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי הִיא – דְּתַנְיָא, בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים: הַיּוֹצֵא בְּקוֹלָר, וְאָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״ – הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ. חָזְרוּ לוֹמַר: אַף הַמְפָרֵשׁ וְהַיּוֹצֵא בִּשְׁיָירָא. רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר: אַף הַמְסוּכָּן.
Rav Sheshet a dit : C’est l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri, comme cela est enseigné dans une michna (Guittin 65b) : Au début les Sages avaient l’habitude de dire : En ce qui concerne quelqu’un qui a été emmené avec un collier pour être exécuté et qui a dit : Écrivez un acte de divorce pour ma femme, ces personnes doivent écrire et lui remettre le document. Bien qu’il n’ait pas explicitement prononcé le mot remettre, on comprend que telle était son intention, la libérer de la nécessité d’accomplir le mariage léviratique ou la ḥalitza. Ils ont ensuite dit que cette halakha s’applique même à celui qui prend la mer et à celui qui part avec une caravane vers un lieu lointain. Un acte de divorce est remis à sa femme dans ces circonstances même si son mari a seulement dit : Écrivez. Rabbi Shimon Shezuri dit : Même dans le cas de quelqu’un qui est gravement malade et qui donne cette instruction, ils écrivent l’acte de divorce et le remettent à sa femme.
וְרַב נַחְמָן – מַאי טַעְמָא לָא מוֹקֵים לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי? שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר ״כִּתְבוּ״. וְרַב שֵׁשֶׁת – מַאי טַעְמָא לָא מוֹקֵים לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא? אוּמְדָּנָא דְּמוֹכַח שָׁאנֵי.
La Guemara demande : Et quelle est la raison pour laquelle Rav Naḥman n’interprète pas la michna comme étant conforme à l’opinion de Rabbi Shimon Shezuri ? La Guemara répond : Rav Naḥman soutient que là-bas, c’est différent, car il a dit : Écrivez un acte de divorce, exprimant ainsi partiellement son intention de divorcer d’avec elle, tandis que dans le cas de la michna ici, il n’a pas du tout exprimé son intention. La Guemara demande : Et quelle est la raison pour laquelle Rav Sheshet n’interprète pas la michna comme étant conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Menasya ? La Guemara répond : Une évaluation des intentions d’une personne qui est clairement prouvée est différente, et il est possible que Rabbi Shimon ben Menasya n’applique pas ce principe lorsque les intentions de la personne sont moins évidentes.
מַאן תְּנָא לְהָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: הֲרֵי שֶׁהָיָה חוֹלֶה וּמוּטָל בַּמִּטָּה, וְאָמְרוּ לוֹ: נְכָסֶיךָ לְמִי? וְאָמַר לָהֶן:
La Guemara demande : Qui est le tanna qui a enseigné ce que les Sages ont enseigné (Tosefta, Ketubot 4:15) : Si quelqu’un était malade et alité, et les personnes présentes lui dirent : À qui sera donné ton bien ? Et il leur dit :