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הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: ״נְכָסַי לְךָ, וְאַחֲרֶיךָ לִפְלוֹנִי״, וְרִאשׁוֹן רָאוּי לְיוֹרְשׁוֹ הֲוָה. שָׁכֵיב רִאשׁוֹן, אֲתָא שֵׁנִי קָא תָבַע.
Il y avait une certaine personne qui dit à une autre : Ma propriété est donnée à toi, et après toi, à untel, et le premier était apte à hériter de lui. Après que le premier mourut, le second vint et réclama la propriété.
סְבַר רַב עִילִישׁ קַמֵּיהּ דְּרָבָא לְמֵימַר: שֵׁנִי נָמֵי שָׁקֵיל. אֲמַר לֵיהּ: דַּיָּינֵי דַחֲצַצְתָּא הָכִי דָּיְינִי! לָאו הַיְינוּ דִּשְׁלַח רַב אַחָא בַּר רַב עַוְיָא?
Rav Ilish, qui était en présence de Rava, pensa dire que le second prend aussi une part du bien ; il la partage avec les héritiers du premier. Rava lui dit : Les juges de compromis, qui, en règle générale, partagent le bien litigieux entre les parties, statuent de cette manière. Mais n’est-ce pas identique au cas au sujet duquel Rav Aḥa bar Rav Avya envoya une décision selon laquelle le second ne reçoit rien ?
אִכְּסִיף. קָרֵי עֲלֵיהּ ״אֲנִי ה׳ בְּעִתָּהּ אֲחִישֶׁנָּה״.
Rav Ilish eut honte de son erreur. Pour le réconforter, Rav lut le verset suivant à son sujet : « Moi, le Seigneur, je le hâterai en son temps » (Isaïe 60:22), comme pour dire : C’est grâce à la Providence divine que j’étais ici pour te corriger avant que ta décision erronée ne soit mise en œuvre.
מַתְנִי׳ הַכּוֹתֵב אֶת נְכָסָיו לַאֲחֵרִים וְהִנִּיחַ אֶת בָּנָיו – מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי, אֶלָּא אֵין רוּחַ חֲכָמִים נוֹחָה הֵימֶנּוּ. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אִם לֹא הָיוּ בָּנָיו נוֹהֲגִים כַּשּׁוּרָה – זָכוּר לַטּוֹב.
MICHNA : En ce qui concerne celui qui a rédigé un document accordant ses biens à d'autres en cadeau et a laissé ses fils sans rien, ce qu'il a fait est fait, c’est-à-dire que cela prend effet ; mais les Sages sont mécontents de lui. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Si il a agi ainsi parce que ses fils ne se conduisaient pas correctement, on se souvient de lui favorablement.
גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: מִי פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, אוֹ לָא?
GUEMARA :Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Les rabbins sont-ils en désaccord avec Rabban Shimon ben Gamliel, soutenant que priver ses enfants de leur héritage est inapproprié en toute circonstance, ou non ?
תָּא שְׁמַע: דְּיוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר הָיָה לוֹ בֵּן שֶׁלֹּא הָיָה נוֹהֵג כַּשּׁוּרָה. הֲוָה לֵיהּ עִילִּיתָא דְּדִינָרֵי, קָם אַקְדְּשַׁהּ. אֲזַל נְסֵיב בַּת גָּאדֵיל כְּלִילֵי דְּיַנַּאי מַלְכָּא. אוֹלִידָה דְּבֵיתְהוּ, זַבֵּין לַהּ בִּינִיתָא. קַרְעַהּ, אַשְׁכַּח בָּהּ מַרְגָּלִיתָא.
La Guemara suggère : Viens et écoute, car Yosef ben Yo’ezer avait un fils qui ne se conduisait pas correctement. Yosef ben Yo’ezer avait un récipient [illiyyata] plein de dinars, et se leva et le consacra au trésor du Temple, privant son fils de son héritage. Son fils alla épouser la fille du tisseur de couronnes du roi Yannai. Après que sa femme eut accouché, il lui acheta un poisson [binita]. Il lui ouvrit le ventre et y trouva une perle. Il décida de la vendre.
אֲמַרָה לֵיהּ: לָא תַּמְטְיַיהּ לְמַלְכָּא, דְּשָׁקְלִי לַהּ מִינָּךְ בִּדְמֵי קַלִּילֵי; זִיל אַמְטְיַיהּ לְגַבֵּי גִּזְבָּרֵי. וְלָא תְּשַׁיְּימַהּ אַתְּ, דַּאֲמִירָתוֹ לְגָבוֹהַּ כִּמְסִירָתוֹ לְהֶדְיוֹט, אֶלָּא לְשַׁיְּימוּהָ אִינְהוּ.
Sa femme lui dit : Ne l’apporte pas au trésor du roi pour le vendre, car ils te le prendront pour une somme d’argent insignifiante. Au contraire, va l’apporter aux trésoriers du Temple. Et ne l’évalue pas toi-même, car une déclaration au Très-Haut équivaut à un transfert à une personne ordinaire, et si tu proposes de le vendre pour un montant inférieur à sa valeur, tu ne pourras pas changer d’avis. Au contraire, laisse-les l’évaluer.
אַמְטְיַיהּ, שָׁמוּהָ בִּתְלֵיסְרֵי עִלִּיָּאתָא דְּדִינָרֵי. אָמְרִי לֵיהּ: שְׁבַע אִיכָּא, שֵׁית לֵיכָּא. אֲמַר לְהוּ: שְׁבַע הַבוּ לִי, שֵׁית הֲרֵי הֵן מוּקְדָּשׁוֹת לַשָּׁמַיִם.
Il l’apporta au trésor du Temple, et ils l’évaluèrent comme ayant la valeur de treize récipients [illiyyata] remplis de dinars. Les trésoriers lui dirent : Il y en a sept illiyyata de dinars à notre disposition pour te payer la perle, mais il n’y en a pas six de plus. Il dit aux trésoriers : Donnez-moi les sept en échange de la perle, et quant aux six supplémentaires que vous me devez, ils sont par les présentes consacrés au Ciel.
עָמְדוּ וְכָתְבוּ: יוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר הִכְנִיס אַחַת, וּבְנוֹ הִכְנִיס שֵׁשׁ. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: יוֹסֵף בֶּן יוֹעֶזֶר הִכְנִיס אַחַת, וּבְנוֹ הוֹצִיא שֶׁבַע.
Les trésoriers se levèrent et écrivirent : Yosef ben Yo’ezer consacra uneilliyyata au trésor du Temple, et son fils en consacra six. Et il y a ceux qui disent qu’ils écrivirent : Yosef ben Yo’ezer consacra uneilliyyata au trésor du Temple, et son fils en retira sept, qu’il reçut pour la perle.
מִדְּקָא אָמְרִי ״הִכְנִיס״, מִכְּלָל דְּשַׁפִּיר עֲבַד! אַדְּרַבָּה, מִדְּקָא אָמְרִי ״הוֹצִיא״, מִכְּלָל דְּלָאו שַׁפִּיר עֲבַד! אֶלָּא מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara déduit : Du fait qu’ils ont dit avec approbation que le fils de Yosef ben Yo’ezer a accordé six, par inférence, il a bien agi lorsqu’il l’a exclu de son héritage. La Guemara répond : Au contraire ; du fait que selon le second récit, ils ont dit de manière péjorative qu’il a retiré sept, par inférence, Yosef ben Yo’ezer n’a pas bien agi lorsqu’il l’a exclu de son héritage, car il a causé le retrait d’argent du trésor du Temple. Plutôt, aucune inférence ne doit être tirée de cela dans cette histoire concernant le dilemme de savoir si les Sages sont d’accord avec l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel, car les deux récits se contredisent sur ce point.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע, דַּאֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב יְהוּדָה: שִׁינָּנָא, לָא תְּיהַוֵּי בֵּי עַבּוֹרֵי אַחְסָנְתָּא; וַאֲפִילּוּ מִבְּרָא בִּישָׁא לִבְרָא טָבָא, וְכׇל שֶׁכֵּן מִבְּרָא לְבַרְתָּא.
La Guemara demande : Quelle conclusion halakhique a été atteinte au sujet de cette question ? Viens et écoute, car Shmuel a dit à Rav Yehouda : Shinnana, ne sois pas dans une maison où l’héritage est transféré loin de son héritier légitime, même s’il est transféré d’un fils méchant à un bon fils, et à plus forte raison s’il est transféré d’un fils à une fille. Il est donc évident que les Sages soutiennent que l’héritage ne doit être transféré en aucun cas.
תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּאָדָם אֶחָד שֶׁלֹּא הָיוּ בָּנָיו נוֹהֲגִין כַּשּׁוּרָה, עָמַד וְכָתַב נְכָסָיו לְיוֹנָתָן בֶּן עוּזִּיאֵל. מָה עָשָׂה יוֹנָתָן בֶּן עוּזִּיאֵל? מָכַר שְׁלִישׁ, וְהִקְדִּישׁ שְׁלִישׁ, וְהֶחֱזִיר לְבָנָיו שְׁלִישׁ.
§ Les Sages ont enseigné : Il y eut un incident concernant un homme dont les enfants ne se conduisaient pas correctement. Il se leva et rédigea un document transférant tous ses biens à Yonatan ben Uzziel, l’un des Sages, comme cadeau. Que fit Yonatan ben Uzziel ? Il vendit un tiers des biens pour ses besoins, en consacra un tiers, et rendit le tiers restant aux enfants de l’homme.
בָּא עָלָיו שַׁמַּאי בְּמַקְלוֹ וְתַרְמִילוֹ. אָמַר לוֹ: שַׁמַּאי, אִם אַתָּה יָכוֹל לְהוֹצִיא אֶת מַה שֶּׁמָּכַרְתִּי וּמַה שֶּׁהִקְדַּשְׁתִּי – אַתָּה יָכוֹל לְהוֹצִיא מַה שֶּׁהֶחְזַרְתִּי,
Shammaï vint voir Yonatan ben Uzziel avec son bâton et son sac de voyage pour protester contre le fait qu’il avait donné une partie du bien aux enfants de l’homme contre la volonté du défunt. Yonatan ben Uzziel lui dit : Shammaï, si tu peux reprendre le bien que j’ai vendu aux acheteurs et le bien que j’ai consacré du trésor du Temple, tu peux aussi reprendre ce que j’ai rendu aux enfants de l’homme;

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