אֶלָּא אִי אֲבוּהּ דְּאִמֵּיהּ מִיּוֹסֵף – אִמַּהּ דְּאִמֵּיהּ מִיִּתְרוֹ; אִי אֲבוּהּ דְּאִמֵּיהּ מִיִּתְרוֹ – אִמַּהּ דְּאִמֵּיהּ מִיּוֹסֵף. דַּיְקָא נָמֵי, דִּכְתִיב: ״מִבְּנוֹת פּוּטִיאֵל״ – תַּרְתֵּי שְׁמַע מִינַּהּ.
Au contraire, c’est ainsi que la question doit être résolue : Si le père de sa mère venait de la famille de Joseph, la mère de sa mère venait de la famille de Yitro, et si le père de sa mère venait de la famille de Yitro, la mère de sa mère venait de la famille de Joseph, de sorte que sa mère descendait de Joseph d’un côté et de Yitro de l’autre, Pinehas était un parent plus éloigné de Yitro que Jonathan. Sur la base de cette conclusion, le langage du verset est également précis, comme il est écrit : « Et Elazar, fils d’Aaron, prit l’une des filles de Putiel” (Exode 6:25). Concluez de la formulation du verset que Pinehas descendait de deux hommes appelés Puti : Yitro et Joseph.
אָמַר רָבָא: הַנּוֹשֵׂא אִשָּׁה, צָרִיךְ שֶׁיִּבְדּוֹק בְּאַחֶיהָ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּקַּח אַהֲרֹן אֶת אֱלִישֶׁבַע בַּת עַמִּינָדָב אֲחוֹת נַחְשׁוֹן״ – מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״בַּת עַמִּינָדָב״, אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁאֲחוֹת נַחְשׁוֹן הִיא? מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲחוֹת נַחְשׁוֹן״? מִכָּאן שֶׁהַנּוֹשֵׂא אִשָּׁה צָרִיךְ שֶׁיִּבְדּוֹק בְּאַחֶיהָ. תָּנָא: רוֹב בָּנִים דּוֹמִין לַאֲחֵי הָאֵם.
Rava dit : Celui qui épouse une femme doit d’abord examiner ses frères afin de savoir à l’avance quel caractère auront ses enfants, comme il est dit : « Et Aaron prit Élishéva, fille d’Amminadav, sœur de Nahshon » (Exode 6:23). Par déduction de ce qui est dit : « fille d’Amminadav », ne sais-je pas déjà qu’elle est la sœur de Nahshon, puisque Nahshon était le fils d’Amminadav ? Quel est le sens lorsque le verset dit : « sœur de Nahshon » ? De là on apprend que celui qui épouse une femme doit examiner ses frères. La raison en est celle qu’ont enseignée les Sages : La plupart des fils ressemblent aux frères de la mère.
״וַיָּסוּרוּ שָׁמָּה, וַיֹּאמֶר: מִי הֱבִיאֲךָ הֲלֹם, וּמָה אַתָּה עוֹשֶׂה בָּזֶה, וּמַה לְּךָ פֹה?״. אָמְרוּ לוֹ: לָאו מִמֹּשֶׁה קָא אָתֵית, דִּכְתִיב בֵּיהּ: ״אַל תִּקְרַב הֲלֹם״? לָאו מִמֹּשֶׁה קָא אָתֵית, דִּכְתִיב בֵּיהּ: ״מַה זֶּה בְּיָדְךָ״? לָאו מִמֹּשֶׁה קָא אָתֵית, דִּכְתִיב בֵּיהּ: ״וְאַתָּה פֹּה עֲמֹד עִמָּדִי״? תֵּעָשֶׂה כּוֹמֶר לַעֲבוֹדָה זָרָה?!
En lien avec la mention par la Guemara de Jonathan, qui servait comme prêtre pour Micah, la Guemara cite d’autres déclarations des Sages concernant cet épisode. En décrivant le moment où les hommes de la tribu de Dan passèrent par la maison de Micah, le verset déclare : « Ils se détournèrent vers cet endroit et lui dirent : Qui t’a amené ici [halom], et que [ma] fais-tu dans ce lieu, et qu’as-tu ici [po] ? » (Juges 18:3). Les Sages interprètent leurs multiples questions. Ils lui dirent : Ne viens-tu pas de Moïse, au sujet duquel il est écrit : « N’approche pas d’ici [halom] » (Exode 3:5) ? Ne viens-tu pas de Moïse, au sujet duquel il est écrit : « Qu’est-ce [ma] que cela dans ta main » (Exode 4:2) ? Ne viens-tu pas de Moïse, au sujet duquel il est écrit : « Mais toi, tiens-toi ici [po] avec Moi » (Deutéronome 5:27) ? Toi, descendant de notre maître Moïse, deviendras-tu prêtre pour l’idolâtrie ?
אָמַר לָהֶן, כָּךְ מְקוּבְּלַנִי מִבֵּית אֲבִי אַבָּא: לְעוֹלָם יַשְׂכִּיר אָדָם עַצְמוֹ לַעֲבוֹדָה זָרָה, וְאַל יִצְטָרֵךְ לַבְּרִיּוֹת.
Jonathan leur dit : Voici la tradition que j’ai reçue de la maison du père de mon père : Une personne devrait toujours se louer à l’idolâtrie et ne pas avoir besoin de l’aide des gens en recevant la charité, et j’ai adopté cette position afin d’éviter d’avoir à recevoir la charité.
וְהוּא סָבַר – לַעֲבוֹדָה זָרָה מַמָּשׁ; וְלָא הִיא, אֶלָּא ״עֲבוֹדָה זָרָה״ – עֲבוֹדָה שֶׁזָּרָה לוֹ, כְּדַאֲמַר לֵיהּ רַב לְרַב כָּהֲנָא: נְטוֹשׁ נְבֵילְתָּא בְּשׁוּקָא וּשְׁקוֹל אַגְרָא, וְלָא תֵּימָא: גַּבְרָא רַבָּא אֲנָא וְזִילָא בִּי מִילְּתָא.
La Guemara commente : Et lui, Jonathan, pensa que cela faisait référence à une véritable idolâtrie, mais ce n’est pas le cas, car telle n’était pas l’intention de la tradition. Au contraire, ici le terme idolâtrie, littéralement : service étranger, fait référence à un service, c’est-à-dire à un travail, qui est étranger, c’est-à-dire inadapté, pour lui. En d’autres termes, une personne doit être prête à accomplir un travail qui est difficile et humiliant à ses yeux, plutôt que de devenir bénéficiaire de la charité. Comme Rav dit à Rav Kahana, son élève : Dépouille une carcasse au marché et reçois un paiement, mais ne dis pas : Je suis un grand homme et cela est au-dessous de moi.
כֵּיוָן שֶׁרָאָה דָּוִד שֶׁמָּמוֹן חָבִיב עָלָיו בְּיוֹתֵר, מִינָּהוּ עַל הָאוֹצָרוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּשְׁבֻאֵל בֶּן גֵּרְשׁוֹם בֶּן מְנַשֶּׁה נָגִיד עַל הָאֹצָרוֹת״. וְכִי שְׁבוּאֵל שְׁמוֹ? וַהֲלֹא יְהוֹנָתָן שְׁמוֹ! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁשָּׁב לָאֵל בְּכׇל לִבּוֹ.
La Guemara poursuit sa discussion de cet épisode. Plus tard, lorsque le roi David vit que l’argent était excessivement précieux pour Jonathan, il le nomma directeur des trésors du Temple, comme il est dit : « Et Shebuel, fils de Guershom, fils de Moïse, était chef des trésors » (I Chroniques 26:24). La Guemara demande : Et son nom était-il vraiment Shebuel ; mais son nom n’était-il pas Jonathan ? Rabbi Yoḥanan dit : Il est appelé Shebuel afin de faire allusion au fait qu’il se repentit et revint à Dieu [shav la’el] de tout son cœur.
וְהַבָּנִים אֶת הָאָב. מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״אִישׁ כִּי יָמוּת וְגוֹ׳״. טַעְמָא דְּאֵין לוֹ בֵּן, הָא יֵשׁ לוֹ בֵּן – בֵּן קוֹדֵם. אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי, אֵימָא: אִי אִיכָּא בֵּן – לֵירוֹת בֵּן, אִיכָּא בַּת – תֵּירוֹת בַּת, אִיכָּא בֵּן וּבַת – לָא הַאי לֵירוֹת וְלָא הַאי לֵירוֹת!
§ La michna enseigne dans la liste de ceux qui héritent les uns des autres et transmettent un héritage les uns aux autres : Les fils à l’égard de leur père. La Guemara demande : D’où tirons-nous cette halakha selon laquelle les fils héritent de toute la succession et les filles ne reçoivent pas de part avec eux ? Comme il est écrit : « Si un homme meurt, et qu’il n’a pas de fils, alors vous ferez passer son héritage à sa fille » (Nombres 27:8). La raison pour laquelle l’héritage serait transmis à une fille est qu’il n’a pas de fils, mais si il a un fils, le fils a préséance. Rav Pappa dit à Abaye : Pourquoi ne pas dire ce qui suit : S’il y a seulement un fils, que le fils hérite de la succession du père ; s’il y a seulement une fille, que la fille hérite de la succession du père ; et s’il y a à la fois un fils et une fille, ni celui-ci ne devrait hériter ni celle-là ne devrait hériter.
וְאֶלָּא
Abaye demanda à Rav Pappa : Mais plutôt,