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רַב אָשֵׁי אָמַר: כׇּל מִן הַצַּד – דֶּרֶךְ עֲקַלָּתוֹן הִיא; קְרוֹבָה לָזֶה, וּרְחוֹקָה לָזֶה.
Rav Ashi a dit : Tout chemin alternatif sur le côté du chemin d’origine est considéré comme un détour, car il est proche pour celui-ci et loin pour celui-là. Bien que certains profitent du changement, il sera préjudiciable à d’autres. Par conséquent, on ne peut jamais remplacer un chemin public par un chemin alternatif.
וְלֵימָא לְהוּ: שִׁקְלוּ דִּידְכוּ וְהַבוּ לִי דִּידִי! הָא מַנִּי – רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: רַבִּים שֶׁבֵּרְרוּ דֶּרֶךְ לְעַצְמָם, מַה שֶּׁבֵּרְרוּ בֵּרְרוּ.
§ La michna enseigne que si le propriétaire d’un champ fournit au public un passage alternatif à travers son champ pour l’usage public, le public peut utiliser les deux passages. La Guemara suggère : Mais qu’il leur dise : Reprenez votre passage initial et rendez-moi mon passage que je vous ai fourni. La Guemara répond : Selon l’opinion de qui est cette michna ? Elle est conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer, comme cela est enseigné dans une baraitaRabbi Yehouda dit au nom de Rabbi Eliezer : Si le public a choisi pour lui-même un passage à travers un champ appartenant à un particulier pour lui-même, même sans obtenir la permission du propriétaire du champ, ce qu’ils ont choisi, ils l’ont choisi, et ils ont le droit de l’utiliser.
לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר – רַבִּים גַּזְלָנִים נִינְהוּ?! אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: כְּגוֹן שֶׁאָבְדָה לָהֶן דֶּרֶךְ בְּאוֹתָהּ שָׂדֶה.
La Guemara demande : Selon l’avis de Rabbi Eliezer, les membres du public ont-ils le droit d’être des voleurs ? Pourquoi devrait-on leur permettre de s’approprier la terre d’un propriétaire privé ? Rav Giddel a dit que Rav a dit : Rabbi Eliezer ne parle que d’un cas le public a perdu un chemin de passage dans ce champ, par exemple, le champ a été labouré et le tracé initial du chemin de passage n’est pas connu. Dans un tel cas, le public a le droit de déterminer à nouveau le tracé.
אִי הָכִי, אַמַּאי אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר? מַאן דְּמַתְנֵי הָא לָא מַתְנֵי הָא.
La Guemara demande : Si c’est le cas, pourquoi Rabba bar Rav Huna dit-il que Rav dit que la halakha n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Eliezer ? Son raisonnement semble valable. La Guemara répond : Celui qui enseigne cela, c’est-à-dire que Rabbi Eliezer fait référence à un cas où une voie publique a été perdue, n’enseigne pas cela, c’est-à-dire que Rav tranche contre Rabbi Eliezer. Il y a une divergence quant à ce que Rav a dit.
וְטַעְמָא מַאי? מִשּׁוּם דְּרַב יְהוּדָה – דְּאָמַר רַב יְהוּדָה: מֶצֶר שֶׁהֶחֱזִיקוּ בּוֹ רַבִּים – אָסוּר לְקַלְקְלוֹ.
La Guemara demande : Et selon Rabba bar Rav Huna, quelle est la raison pour laquelle le propriétaire du champ ne peut pas reprendre le passage alternatif qu’il a donné au public ? La Guemara répond : Cela est dû à la déclaration de Rav Yehuda, comme Rav Yehuda le dit : En ce qui concerne une bande de terre servant de frontière entre deux bandes de terre dont le public a pris possession comme passage public, il est interdit de la détruire pour eux, c’est-à-dire d’empêcher les gens de l’utiliser. En conséquence, dans le cas de la michna, où le propriétaire du champ a effectivement fourni au public un passage, il ne peut certainement pas le reprendre.
וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר – רַבִּים בְּמַאי קָנוּ לֵיהּ? בְּהִילּוּכָא. דְּתַנְיָא: הִלֵּךְ בָּהּ לְאׇרְכָּהּ וּלְרׇחְבָּהּ – קָנָה מְקוֹם הִילּוּכוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין הִילּוּךְ מוֹעִיל כְּלוּם, עַד שֶׁיַּחְזִיק.
La Guemara demande : Et selon Rabbi Eliezer, par quel moyen le public acquiert-il le passage qu’il choisit ? La Guemara répond : Par le fait de marcher sur le passage, comme cela est enseigné dans une baraita : Si quelqu’un a marché sur la longueur et la largeur d’un champ, il a acquis la zone à l’intérieur de l’endroit où il a marché, car marcher constitue un acte d’acquisition efficace ; telle est la déclaration de Rabbi Eliezer. Et les Sages disent que, en soi, marcher n’est efficace en aucune façon pour acquérir un champ, et celui-ci n’est acquis que lorsqu’il en prend possession au moyen d’un acte d’acquisition légal.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר? דִּכְתִיב: ״קוּם הִתְהַלֵּךְ בָּאָרֶץ לְאׇרְכָּהּ וּלְרׇחְבָּהּ, כִּי לְךָ אֶתְּנֶנָּה״. וְרַבָּנַן – הָתָם מִשּׁוּם חַבִּיבוּתָא דְאַבְרָהָם הוּא דְּקָאָמַר לֵיהּ הָכִי, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא נוֹחַ לִכְבּוֹשׁ לִפְנֵי בָנָיו.
Rabbi Elazar a dit : Quel est le raisonnement de Rabbi Eliezer ? Comme il est écrit qu’après que Dieu eut promis à Abraham Eretz Yisrael, Il lui ordonna : « Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur ; car Je te le donnerai » (Genèse 13:17), afin qu’Abraham acquière ainsi le pays. Et les Sages, comment interprètent-ils ce verset ? Ils soutiennent que là, dans la Genèse, c’était en raison de l’amour de Dieu pour Abraham qu’Il lui a dit de faire cela, afin qu’il soit facile pour ses descendants de conquérir le pays. Sa marche visait à démontrer la promesse divine et ainsi à souligner la revendication de ses descendants sur le pays, mais elle n’en a pas effectué l’acquisition.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בִּשְׁבִיל שֶׁל כְּרָמִים, הוֹאִיל וְנַעֲשָׂה לְהִילּוּךְ – נִקְנֶה בְּהִילּוּךְ.
Rabbi Yossei, fils de Rabbi Ḥanina, dit : Les Sages concèdent à Rabbi Eliezer au sujet d’un chemin qui passe à travers des vignobles, puisque le chemin est fait uniquement pour y marcher, il peut être acquis au moyen de la marche sur celui-ci.
כִּי אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב יִצְחָק בַּר אַמֵּי, אֲמַר לְהוּ: הַבוּ לֵיהּ כִּי הֵיכִי דְּדָרֵי טוּנָא דִשְׁבִישָׁתָא וְהָדַר. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דִּמְסַיְּימִין מְחִיצָתָא, אֲבָל לָא מְסַיְּימִין מְחִיצָתָא – כִּי הֵיכִי דְּשָׁקֵיל כַּרְעָא וּמַנַּח כַּרְעָא.
La Guemara rapporte un incident concernant l’attribution d’un passage à travers un vignoble : Lorsque des gens se présentèrent devant Rav Yitzḥak bar Ami pour être jugés au sujet de la largeur d’un passage à travers un vignoble que quelqu’un avait acheté, il leur dit : Donnez-lui un passage assez large pour que l’on puisse porter une charge [tuna] de sarments de vigne [dishvishta] le long de celui-ci et pouvoir se retourner en les tenant. La Guemara commente : Et nous avons dit cela seulement dans un cas les côtés du passage sont bordés par une clôture, ce qui empêcherait physiquement une personne de porter une charge de sarments de vigne plus large que le passage ; par conséquent, si nécessaire, le passage doit être élargi en abattant la clôture. Mais là où les côtés ne sont pas bordés par une clôture, une personne portant une charge de sarments de vigne ne sera pas empêchée d’y passer. Par conséquent, il suffit de lui donner un passage assez large pour qu’il puisse lever un pied et le poser devant l’autre pied.
דֶּרֶךְ הַיָּחִיד אַרְבַּע אַמּוֹת. תָּנָא, אֲחֵרִים אוֹמְרִים: כְּדֵי שֶׁיַּעֲבוֹר חֲמוֹר בְּמַשָּׂאוֹ. אָמַר רַב הוּנָא: הֲלָכָה כַּאֲחֵרִים. וְתַנְיָא אִידַּךְ, דַּיָּינֵי גוֹלָה אוֹמְרִים: שְׁנֵי גַמָּדִים וּמֶחֱצָה. וְאָמַר רַב הוּנָא: הֲלָכָה כְּדַיָּינֵי גוֹלָה. וְהָאָמַר רַב הוּנָא: הֲלָכָה כַּאֲחֵרִים! אִידֵּי וְאִידֵּי חַד שִׁיעוּרָא הוּא.
§ La michna enseigne : La largeur standard de un chemin privé est de quatre coudées. Il est enseigné dans une baraita : Aḥerim disent : Un chemin privé est assez large pour qu’un âne puisse y passer avec sa charge. Rav Houna dit : La halakha est conforme à l’opinion de Aḥerim. Et il est enseigné dans une autre baraita : Les juges de l’exil disent que la largeur standard est de deux coudées et demie. Et Rav Houna dit : La halakha est conforme à l’opinion des juges de l’exil. La Guemara demande : Mais Rav Houna ne dit-il pas : La halakha est conforme à l’opinion de Aḥerim ? La Guemara résout la contradiction : Cette définition et cette autre définition sont une seule et même mesure.
דֶּרֶךְ הָרַבִּים שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה אַמָּה. תָּנוּ רַבָּנַן: דֶּרֶךְ הַיָּחִיד – אַרְבַּע אַמּוֹת. דֶּרֶךְ מֵעִיר לְעִיר – שְׁמוֹנֶה אַמּוֹת.
La michna enseigne : La largeur standard d’une voie publique est de seize coudées. Les Sages ont enseigné dans une baraita : La largeur standard d’un chemin privé est de quatre coudées. La largeur standard d’une route qui va de ville en ville est de huit coudées.

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