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רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ סָבַר: יָלְפִינַן מִמֹּשֶׁה, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר: לָא יָלְפִינַן מִמֹּשֶׁה, שָׁאנֵי מֹשֶׁה דְּרַב גּוּבְרֵיהּ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא כְּדִבְרֵי זֶה וְלֹא כְּדִבְרֵי זֶה, אֶלָּא שׁוֹאֵל אָדָם צְרָכָיו בְּ״שׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה״.
Rabbi Yehoshua soutient que nous apprenons du cas de Moïse qu’il faut d’abord louer Dieu dans la prière et seulement ensuite présenter des demandes personnelles. Et Rabbi Eliezer soutient que nous n’apprenons pas de Moïse comment agir, car Moïse est différent, puisque sa puissance est grande, c’est-à-dire qu’il savait comment prier Dieu dans cet ordre. Et les Sages disent : La halakhan’est pas conforme à l’opinion de ce Sage, qui dit qu’il faut présenter des demandes personnelles avant la prière, ni n’est-elle conforme à l’opinion de cet autre Sage, qui dit que les demandes personnelles doivent suivre la prière. Au contraire, une personne demande ses propres besoins dans la bénédiction qui se termine par : Qui écoute la prière. Par conséquent, lorsque Naḥum le Mède a déclaré que telle est la halakha, il ne faisait que rejoindre l’opinion des Sages.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, הֲלָכָה: שׁוֹאֵל אָדָם צְרָכָיו בְּ״שׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה״. אָמַר רַב יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַב שְׁמוּאֵל בַּר שִׁילַת מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ שׁוֹאֵל אָדָם צְרָכָיו בְּשׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה״, אֲבָל אִם בָּא לוֹמַר בְּסוֹף כׇּל בְּרָכָה וּבְרָכָה מֵעֵין כׇּל בְּרָכָה וּבְרָכָה — אוֹמֵר.
En ce qui concerne la décision halakhique, Rav Yehuda dit que Shmuel dit : La halakha est qu’une personne demande ses propres besoins pendant la prière de la Amida dans la bénédiction qui se termine par : Qui écoute la prière. Rav Yehuda, fils de Rav Shmuel bar Sheilat, dit au nom de Rav : Bien que les Sages aient dit qu’une personne demande ses propres besoins dans la bénédiction qui se termine par : Qui écoute la prière, ce n’est pas la seule option. Au contraire, s’il souhaite réciter à la conclusion de chacune des bénédictions des demandes personnelles qui reflètent la nature de chacune des bénédictions, il peut les réciter.
אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ שׁוֹאֵל אָדָם צְרָכָיו בְּ״שׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה״, אִם יֵשׁ לוֹ חוֹלֶה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ — אוֹמֵר בְּבִרְכַּת חוֹלִים, וְאִם צָרִיךְ לְפַרְנָסָה — אוֹמֵר בְּבִרְכַּת הַשָּׁנִים.
De même, Rav Ḥiyya bar Ashi dit que Rav dit : Bien que les Sages aient dit qu’une personne demande ses propres besoins dans la bénédiction qui se termine par : Qui écoute la prière, s’il a un malade dans sa maison, il récite une prière spéciale pour lui pendant la bénédiction des malades. Et s’il a besoin de subsistance, il récite une demande pendant la bénédiction des années.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ: שׁוֹאֵל אָדָם צְרָכָיו בְּ״שׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה״, אֲבָל אִם בָּא לוֹמַר אַחַר תְּפִלָּתוֹ, אֲפִילּוּ כְּסֵדֶר יוֹם הַכִּפּוּרִים — אוֹמֵר.
Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Bien que les Sages aient dit qu'une personne demande ses propres besoins dans la bénédiction qui se termine par : Qui écoute la prière ; mais si quelqu’un souhaite réciter des prières et des supplications après avoir terminé sa prière de la Amida, même si ses demandes personnelles sont aussi longues que l’ordre de la confession de Yom Kippour, il peut les réciter.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ אֵידֵיהֶן שֶׁל גּוֹיִם — קָלֶנְדָּא, וּסְטַרְנוּרָא, וְקַרְטֵיסִים, וְיוֹם גְּנוּסְיָא שֶׁל מַלְכֵיהֶם, וְיוֹם הַלֵּידָה, וְיוֹם הַמִּיתָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כׇּל מִיתָה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ שְׂרֵיפָה — יֵשׁ בָּהּ עֲבוֹדָה זָרָה, וְשֶׁאֵין בָּהּ שְׂרֵיפָה — אֵין בָּהּ עֲבוֹדָה זָרָה. אֲבָל יוֹם תִּגְלַחַת זְקָנוֹ וּבְלוֹרִיתוֹ, וְיוֹם שֶׁעָלָה בּוֹ מִן הַיָּם, וְיוֹם שֶׁיָּצָא מִבֵּית הָאֲסוּרִין, וְגוֹי שֶׁעָשָׂה מִשְׁתֶּה לִבְנוֹ — אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא אוֹתוֹ הַיּוֹם וְאוֹתוֹ הָאִישׁ בִּלְבַד.
MICHNA :Et voici les fêtes des gentils : Kalenda, Saturnales et Kratesis, ainsi que le jour de la fête de leurs rois, et l’anniversaire de naissance du roi, et l’anniversaire du jour de la mort du roi. Telle est l’opinion de Rabbi Meir. Et les Sages disent : Toute mort qui comprend une crémation publique est une fête qui comprend l’idolâtrie, et toute mort qui ne comprend pas de crémation publique n’est pas une fête qui comprend l’idolâtrie. Mais dans le cas du jour où il se rase la barbe, c’est-à-dire celle d’un gentil, ainsi que ses mèches, et du jour de sa remontée de la mer, et du jour où il est sorti de prison, et aussi dans le cas d’un gentil qui a préparé un festin de mariage pour son fils et qui célèbre ce jour-là, faire des affaires est interdit seulement ce jour-là et avec cet homme-là.
גְּמָ׳ אָמַר רַב חָנָן בַּר רָבָא: קָלֶנְדָּא — שְׁמוֹנָה יָמִים אַחַר תְּקוּפָה, סְטַרְנוּרָא — שְׁמוֹנָה יָמִים לִפְנֵי תְּקוּפָה, וְסִימָנָךְ — ״אָחוֹר וָקֶדֶם צַרְתָּנִי וְגוֹ׳״.
GUEMARA :Rav Ḥanan bar Rava dit : Quand ces fêtes sont-elles célébrées ? Kalenda est célébrée pendant les huit jours après le solstice d’hiver, et Saturnalia est célébrée pendant les huit jours avant le solstice d’hiver. Et votre moyen mnémotechnique pour vous rappeler quelle fête est laquelle est que celle qui a lieu après le solstice est mentionnée en premier dans la michna, et la fête qui a lieu avant le solstice est mentionnée après, comme dans le verset : « Tu m’as enveloppé par derrière et par devant, et Tu as posé Ta main sur moi » (Psalms 139:5), où le mot « devant » apparaît après le terme « derrière ».
תָּנוּ רַבָּנַן: לְפִי שֶׁרָאָה אָדָם הָרִאשׁוֹן יוֹם שֶׁמִּתְמַעֵט וְהוֹלֵךְ, אָמַר: אוֹי לִי! שֶׁמָּא בִּשְׁבִיל שֶׁסָּרַחְתִּי עוֹלָם חָשׁוּךְ בַּעֲדִי וְחוֹזֵר לְתוֹהוּ וָבוֹהוּ, וְזוֹ הִיא מִיתָה שֶׁנִּקְנְסָה עָלַי מִן הַשָּׁמַיִם. עָמַד וְיָשַׁב שְׁמוֹנָה יָמִים בְּתַעֲנִית [וּבִתְפִלָּה].
En ce qui concerne les dates de ces fêtes, les Sages ont enseigné : Lorsque Adam, le premier homme, vit que le jour diminuait progressivement, à mesure que les jours raccourcissent de l’équinoxe d’automne au solstice d’hiver, il ne savait pas encore qu’il s’agit d’un phénomène normal, et c’est pourquoi il dit : Malheur à moi ; peut-être parce que j’ai péché, le monde s’assombrit autour de moi et finira par retourner au état primordial de chaos et de désordre. Et c’est la mort qui a été décrétée contre moi par le Ciel, comme il est écrit : « et tu retourneras à la poussière » (Genèse 3:19). Il se leva et passa huit jours dans le jeûne et dans la prière.
כֵּיוָן שֶׁרָאָה תְּקוּפַת טֵבֵת, וְרָאָה יוֹם שֶׁמַּאֲרִיךְ וְהוֹלֵךְ, אָמַר: מִנְהָגוֹ שֶׁל עוֹלָם הוּא. הָלַךְ וְעָשָׂה שְׁמוֹנָה יָמִים טוֹבִים. לְשָׁנָה הָאַחֶרֶת עֲשָׂאָן לְאֵלּוּ וּלְאֵלּוּ יָמִים טוֹבִים. הוּא קְבָעָם לְשֵׁם שָׁמַיִם, וְהֵם קְבָעוּם לְשֵׁם עֲבוֹדָה זָרָה.
Lorsqu’il vit que la saison de Tevet, c’est-à-dire le solstice d’hiver, était arrivée, et vit que le jour s’allongeait progressivement après le solstice, il dit : Il est clair que les jours raccourcissent puis rallongent, et tel est l’ordre du monde. Il alla et observa une fête pendant huit jours. L’année suivante, il observa à la fois ces huit jours pendant lesquels il avait jeûné l’année précédente, et ces huit jours de sa célébration, comme jours de fête. Lui, Adam, établit ces fêtes pour l’amour du Ciel, mais eux, les gentils des générations ultérieures, les établirent pour le culte des idoles.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר: ״בְּתִשְׁרִי נִבְרָא הָעוֹלָם״, יוֹמֵי זוּטֵי חֲזָא, יוֹמֵי אֲרִיכֵי אַכַּתִּי לָא חֲזָא. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: ״בְּנִיסָן נִבְרָא הָעוֹלָם״, הָא חֲזָא לֵיהּ יוֹמֵי זוּטֵי וְיוֹמֵי אֲרִיכֵי! (דְּהָוֵי) זוּטֵי כּוּלֵּי הַאי לָא חֲזָא.
La Guemara soulève une difficulté : Certes, selon celui qui dit que le monde a été créé en le mois de Tishri, on peut comprendre pourquoi Adam pensait que les jours raccourcissaient dans le cadre de sa punition, car il a vu les jours courts de l’hiver et n’avait pas encore vu les jours longs de l’été. Mais selon celui qui dit que le monde a été créé en le mois de Nissan, il avait déjà vu la différence entre les jours courts et les jours longs, puisque les jours du mois de Nissan s’allongent progressivement avec le temps. La Guemara répond : Bien qu’Adam ait déjà connu des jours courts, il n’avait pas vu des jours aussi courts, comme les jours précédant le solstice d’hiver.
תָּנוּ רַבָּנַן: יוֹם שֶׁנִּבְרָא בּוֹ אָדָם הָרִאשׁוֹן, כֵּיוָן שֶׁשָּׁקְעָה עָלָיו חַמָּה, אָמַר: אוֹי לִי, שֶׁבִּשְׁבִיל שֶׁסָּרַחְתִּי עוֹלָם חָשׁוּךְ בַּעֲדִי, וְיַחְזוֹר עוֹלָם לְתוֹהוּ וָבוֹהוּ, וְזוֹ הִיא מִיתָה שֶׁנִּקְנְסָה עָלַי מִן הַשָּׁמַיִם. הָיָה יוֹשֵׁב בְּתַעֲנִית וּבוֹכֶה כׇּל הַלַּיְלָה, וְחַוָּה בּוֹכָה כְּנֶגְדּוֹ. כֵּיוָן שֶׁעָלָה עַמּוּד הַשַּׁחַר, אָמַר: מִנְהָגוֹ שֶׁל עוֹלָם הוּא. עָמַד וְהִקְרִיב שׁוֹר שֶׁקַּרְנָיו קוֹדְמִין לְפַרְסוֹתָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְתִיטַב לַה׳ מִשּׁוֹר פָּר מַקְרִן מַפְרִיס״.
Les Sages ont enseigné : Le jour où Adam, le premier homme, fut créé, lorsque le soleil se coucha sur lui, il dit : Malheur à moi, car à cause de mon péché, le monde s’assombrit autour de moi, et le monde retournera à l’état primordial de chaos et de désordre. Et c’est la mort qui m’a été décrétée par le Ciel. Il passa toute la nuit à jeûner et à pleurer, et Ève pleurait en face de lui. Lorsque l’aube se leva, il dit : De toute évidence, le soleil se couche et la nuit arrive, et tel est l’ordre du monde. Il se leva et sacrifia un taureau dont les cornes précédèrent les sabots dans l’ordre de leur création, comme il est dit : « Et cela plaira au Seigneur plus qu’un jeune taureau qui a des cornes et des sabots » (Psaumes 69:32). Ce verset fait référence à ce taureau particulier dont les cornes précédèrent les sabots.
וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: שׁוֹר שֶׁהִקְרִיב אָדָם הָרִאשׁוֹן, קֶרֶן אַחַת הָיְתָה לוֹ בְּמִצְחוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְתִיטַב לַה׳ מִשּׁוֹר פָּר מַקְרִן מַפְרִיס״. ״מַקְרִין״ תַּרְתֵּי מַשְׁמַע! אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: ״מַקְרָן״ כְּתִיב.
Et Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Le taureau qu’Adam, le premier homme, sacrifia avait une corne sur le front, comme il est dit : « Et cela plaira au Seigneur plus qu’un jeune taureau qui a des cornes [makrin] et des sabots. » La Guemara soulève une difficulté : makrin n’est-il pas au pluriel, ce qui indique deux cornes ? Rav Naḥman bar Yitzḥak dit : Il est écrit mikkeren, c’est-à-dire que la lettre yod manque dans le mot, indiquant qu’il n’y avait qu’une seule corne.
אָמַר רַב מַתְנָה: רוֹמִי שֶׁעָשְׂתָה קָלֶנְדָּא, וְכׇל הָעֲיָירוֹת הַסְּמוּכוֹת לָהּ מִשְׁתַּעְבְּדוֹת לָהּ, אוֹתָן עֲיָירוֹת אֲסוּרוֹת אוֹ מוּתָּרוֹת? רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמַר: קָלֶנְדָּא אֲסוּרָה לַכֹּל הִיא, רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֵין אֲסוּרָה אֶלָּא לְעוֹבְדֶיהָ בִּלְבָד.
§ Rav Mattana dit : Puisque Rome a institué la fête de Kalenda à une date précise, et que toutes les villes voisines sont gouvernées par Rome, c’est-à-dire qu’elles paient leur impôt à Rome et pourvoient à ses besoins mais ne célèbrent pas elles-mêmes la fête, est-il interdit ou permis d’effectuer des transactions commerciales avec les habitants gentils de ces villes ? Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Il est interdit de faire du commerce pendant la Kalenda avec tout le monde. Rabbi Yoḥanan dit : Il est interdit de faire du commerce uniquement avec ses adorateurs, tandis qu’il est permis d’effectuer des transactions commerciales avec des gentils qui ne célèbrent pas la fête.
תָּנָא כְּוָותֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ, רוֹמִי עָשְׂתָה קָלֶנְדָּא, וְכׇל עֲיָירוֹת הַסְּמוּכוֹת לָהּ מִשְׁתַּעְבְּדוֹת לָהּ, הִיא עַצְמָהּ אֵינָהּ אֲסוּרָה אֶלָּא לְעוֹבְדֶיהָ בִּלְבָד.
Le Sage a enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan : Bien qu’ils aient dit que Rome a institué la fête de Kalenda et que toutes les villes voisines sont gouvernées par Rome, il est interdit de faire du commerce uniquement avec ses adorateurs.
סְטַרְנְלָיָא וּקְרָטֵסִים, וְיוֹם גְּנוּסְיָא שֶׁל מַלְכֵיהֶם, וְיוֹם שֶׁהוּמְלַךְ בּוֹ מֶלֶךְ — לְפָנָיו אָסוּר, אַחֲרָיו מוּתָּר. וְגוֹי שֶׁעָשָׂה (בּוֹ) מִשְׁתֶּה לִבְנוֹ — אֵין אָסוּר אֶלָּא אוֹתוֹ הַיּוֹם וְאוֹתוֹ הָאִישׁ.
La baraita continue : En ce qui concerne les fêtes de Saturnales et Kratesis, ainsi que le jour de la fête de leurs rois, et le jour où le roi fut couronné, la halakha est qu'avant la fête, il est interdit de se livrer à des transactions commerciales, tandis qu'après la fête, cela est permis. Mais dans le cas d'un gentil qui a préparé un festin pour son fils et qui célèbre ce jour-là, faire des affaires n'est interdit que ce jour-là même et avec cet homme.
אָמַר רַב אָשֵׁי: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, דְּקָתָנֵי: יוֹם תִּגְלַחַת זְקָנוֹ וּבְלוֹרִיתוֹ, וְיוֹם שֶׁעָלָה בּוֹ מִן הַיָּם, וְיוֹם שֶׁיָּצָא בּוֹ מִבֵּית הָאֲסוּרִין — אֵין אָסוּר אֶלָּא אוֹתוֹ הַיּוֹם בִּלְבַד וְאוֹתוֹ הָאִישׁ.
Rav Ashi a dit : Nous apprenons également dans la michna, conformément à la déclaration de Rabbi Yoḥanan, que l’interdiction ne s’applique qu’aux gentils qui célèbrent la fête, et non aux personnes gouvernées par eux. Comme la michna enseigne : En ce qui concerne le jour où il se rase la barbe et ses boucles, le jour de sa remontée de la mer, et le jour où il est sorti de prison, faire du commerce est interdit seulement ce jour-là et avec cet homme-là.
בִּשְׁלָמָא ״אוֹתוֹ הַיּוֹם״ — לְאַפּוֹקֵי לְפָנָיו וּלְאַחֲרָיו, אֶלָּא ״אוֹתוֹ הָאִישׁ״ לְאַפּוֹקֵי מַאי? לָאו לְאַפּוֹקֵי מְשֻׁעְבָּדָיו? שְׁמַע מִינַּהּ.
Rav Ashi explique la preuve : Soit, la michna précise que l’interdiction est limitée à ce jour-là בלבד, afin d’exclure les jours qui le précèdent et qui le suivent. Mais lorsqu’elle déclare que l’interdiction ne s’applique qu’à cet homme-là, qu’est-ce que la michna exclut ? De toute évidence, l’interdiction ne s’étend pas à tous les gentils, puisqu’il s’agit d’une fête personnelle. La décision de la michna ne sert-elle pas à exclure ceux qui sont gouvernés par lui ? Par conséquent, conclus de la formulation de la michna qu’une interdiction ne s’étend qu’aux gentils qui célèbrent la fête, et non à ceux qui sont gouvernés par eux.
תַּנְיָא, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: יִשְׂרָאֵל שֶׁבְּחוּצָה לָאָרֶץ עוֹבְדֵי עֲבוֹדָה זָרָה בְּטָהֳרָה הֵן, כֵּיצַד? גּוֹי שֶׁעָשָׂה מִשְׁתֶּה לִבְנוֹ וְזִימֵּן כׇּל הַיְּהוּדִים שֶׁבְּעִירוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁאוֹכְלִין מִשֶּׁלָּהֶן וְשׁוֹתִין מִשֶּׁלָּהֶן, וְשַׁמָּשׁ שֶׁלָּהֶן עוֹמֵד לִפְנֵיהֶם, מַעֲלֶה עֲלֵיהֶם הַכָּתוּב כְּאִילּוּ אָכְלוּ מִזִּבְחֵי מֵתִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְקָרָא לְךָ וְאָכַלְתָּ מִזִּבְחוֹ״.
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yishmael dit : les Juifs qui sont en dehors d’Eretz Yisrael sont considérés comme se livrant à l’idolâtrie en pureté, c’est-à-dire sans le vouloir. Comment cela se produit-il ? Dans le cas d’un non-Juif qui a préparé un festin pour le mariage de son fils et a invité tous les Juifs de sa ville, bien qu’ils mangent de leur propre nourriture casher et boivent de leurs propres boissons casher, et que leur propre serviteur se tienne devant eux, le verset leur attribue une culpabilité comme s’ils avaient mangé des offrandes aux morts, c’est-à-dire aux idoles, comme il est dit : « Et ils sacrifieront à leurs dieux, et ils t’inviteront, et tu mangeras de leur sacrifice » (Exode 34:15). Puisque les Juifs participent à un festin au cours duquel le non-Juif offre des sacrifices à son idole, c’est comme s’ils avaient eux-mêmes pris part à l’offrande.
וְאֵימָא: עַד דְּאָכֵיל! אָמַר רָבָא: אִם כֵּן, נֵימָא קְרָא ״וְאָכַלְתָּ מִזִּבְחוֹ״, מַאי ״וְקָרָא לְךָ״? מִשְּׁעַת קְרִיאָה! הִלְכָּךְ,
La Guemara demande : Mais pourquoi ne pas dire que le verset critique les Juifs seulement une fois qu’ils mangent du sacrifice ? Rava a dit : Si c’est bien cela qui est voulu, que le verset dise seulement : Et tu mangeras de leur sacrifice. Que signifie la phrase supplémentaire : « Et ils t’appellent » ? Cela indique que l’interdit prend effet dès le moment de l’appel. Par conséquent,

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