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לְחַסְפָּנִיתָא, וְחִילּוּפָא סַכַּנְתָּא.
pour les blessures au visage, mais l’inverse présente un danger.
חַלָּא לְסִיבּוּרֵי, וּמוֹנִינֵי לְתַעֲנִיתָא, וְחִילּוּפָא סַכַּנְתָּא. תַּחְלֵי וְסִיבּוּרָא סַכַּנְתָּא, אִישָּׁתָא וְסִיבּוּרָא סַכַּנְתָּא, כְּאֵיב עֵינָא וְסִיבּוּרֵי סַכַּנְתָּא. שֵׁנִי לַדָּג דָּם, שֵׁנִי לַדָּם דָּג, שְׁלִישִׁי לוֹ סַכַּנְתָּא.
Le vinaigre est bon à consommer après une saignée, et manger de petits poissons est bon pour celui qui a achevé un jeûne, mais l’inverse constitue un danger. Manger du cresson et ensuite subir une saignée constitue un danger. Quant à celui qui souffre de fièvre et subit une saignée, cela constitue un danger pour sa vie. De même, celui qui souffre de douleur aux yeux et subit une saignée met en danger sa vie. Le deuxième jour après avoir mangé du poisson, on peut pratiquer une saignée, et le deuxième jour après une saignée, on peut manger du poisson. Quant au fait de manger du poisson le troisième jour après une saignée, ou de pratiquer une saignée le troisième jour après avoir mangé du poisson, ces deux actions constituent un danger.
תָּנוּ רַבָּנַן: הַמַּקִּיז דָּם לֹא יֹאכַל חגב״ש — לֹא חָלָב, וְלֹא גְּבִינָה, וְלֹא בְּצָלִים, וְלֹא שַׁחֲלַיִם. אִם אָכַל, אָמַר אַבָּיֵי: נַיְיתֵי רְבִיעֲתָא דְּחַלָּא וּרְבִיעֲתָא דְּחַמְרָא, וּנְעַרְבְּבִינְהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי וְנִישְׁתֵּי. וְכִי מִפְּנֵה — לָא מִפְּנֵה אֶלָּא לְמִזְרָחָהּ שֶׁל עִיר, מִשּׁוּם דְּקָשֵׁה רֵיחָא.
§ La Guemara présente une série d’énoncés liés à la santé. Les Sages ont enseigné : Celui qui se fait pratiquer une saignée ne peut pas manger les aliments suivants, correspondant à l’acronyme ḥet, gimmel, beit, shin. C’est-à-dire qu’il ne peut consommer ni lait [ḥalav], ni fromage [gevina], ni oignons [betzalim], ni cresson [sheḥalim]. S’il en a mangé un, Abaye a dit : Il doit prendre un quart-log de vinaigre et un quart-log de vin, les mélanger ensemble et boire le mélange. Et lorsqu’il défèque, il ne doit le faire qu’à l’est de la ville, car l’odeur des excréments après ce traitement est offensante. Comme le vent ne souffle généralement pas de l’est, il est moins probable qu’il répande la puanteur.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַעֲלִין אוּנְקְלֵי בְּשַׁבָּת. מַאי אוּנְקְלֵי? אָמַר רַבִּי אַבָּא: אִיסְתּוּמְכָא דְּלִיבָּא. מַאי אָסוּתָא? מַיְיתֵי כַּמּוֹנָא כֵּרְוַיָּיא וְנִינְיָא וְאַגְדָּנָא וְצִיתְרִי וְאַבְדָּתָא.
Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Il est permis de relever le unkali pendant Chabbat. La Guemara demande : Qu’est-ce que l’unkali ? Rabbi Abba a dit : C’est le bord des côtes [istumkha] près du cœur qui se replie parfois vers l’intérieur, auquel cas il faut le relever et le redresser à sa place correcte. La Guemara demande : Quel est le remède pour celui dont l’unkali s’est replié ? Il doit prendre du cumin, du carvi, de la menthe [ninya], de l’absinthe, de la sarriette et de l’hysope.
לְלִיבָּא בְּחַמְרָא, וְסִימָנָךְ ״וְיַיִן יְשַׂמַּח לְבַב אֱנוֹשׁ״. לְרוּחָא בְּמַיָּא, וְסִימָנָךְ ״וְרוּחַ אֱלֹהִים מְרַחֶפֶת עַל פְּנֵי הַמָּיִם״. לְכוּדָא בְּשִׁיכְרָא, וְסִימָנָךְ ״וְכַדָּהּ עַל שִׁכְמָהּ״.
Ce remède est bénéfique pour plusieurs affections, et la Guemara présente chacune d’elles à son tour : Pour guérir le cœur, la combinaison ci-dessus doit être prise avec du vin, et votre moyen mnémotechnique pour cela est le verset : « Et le vin qui réjouit le cœur de l’homme » (Psaumes 104:15). Pour guérir une affection qui survient à cause du vent [ruḥa], on boit le mélange dans de l’eau, et votre moyen mnémotechnique pour cela est le verset : « Et l’esprit [ruaḥ] de Dieu planait au-dessus de la face des eaux » (Genèse 1:2). Pour l’accouchement [lekhuda], une femme en travail boit le mélange avec de la bière [shikhra], et votre moyen mnémotechnique pour cela est le verset : « Avec sa cruche [vekhadah] sur son épaule [shikhmah] » (Genèse 24:15).
רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא שָׁחֵיק לְהוּ לְכוּלְּהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, וְשָׁקֵיל לֵיהּ מְלֵא חֲמֵשׁ אֶצְבְּעָתֵיהּ, וְשָׁתֵי לֵיהּ. רַב אָשֵׁי שָׁחֵיק כֹּל חַד וְחַד לְחוֹדֵיהּ, וְשָׁקֵיל מְלֵא אֶצְבְּעֵיהּ רַבָּתִי וּמְלֵא אֶצְבְּעֵיהּ זוּטַרְתִּי. אָמַר רַב פָּפָּא: אֲנָא עֲבַדִי לְכֹל הָנֵי וְלָא אִיתַּסַּאי, עַד דַּאֲמַר לִי הַהוּא טַיָּיעָא: אַיְיתִי כּוּזָא חַדְתָּא וּמַלְּיֵיהּ מַיָּא, וּרְמִי בֵּיהּ תַּרְוָודָא דְּדוּבְשָׁא דִּתְלֵי לֵהּ בֵּי כוֹכְבֵי, וְלִמְחַר אִישְׁתִּי. עֲבַדִי הָכִי וְאִיתַּסַּאי.
Rav Aḥa, fils de Rava, broya tout cela ensemble et prit une pleine poignée du mélange et la but. Rav Ashi broya chacune des herbes séparément et prit tout ce qu’il pouvait tenir entre son pouce et son petit doigt et le but. Rav Pappa dit : J’ai essayé tous ces remèdes et je ne fus pas guéri jusqu’à ce qu’un certain Arabe me dise : Apporte une cruche neuve, remplis-la d’eau et mets-y une louche [tarvada] de miel suspendue parmi les étoiles, c’est-à-dire ajoute la louche pendant la nuit, et bois-la le lendemain. Rav Pappa conclut : J’ai fait cela et j’ai été guéri.
תָּנוּ רַבָּנַן: שִׁשָּׁה דְּבָרִים מְרַפְּאִין אֶת הַחוֹלֶה מֵחׇלְיוֹ וּרְפוּאָתָן רְפוּאָה, וְאֵלּוּ הֵן: כְּרוּב, וּתְרָדִין, וּמֵי סִיסִין (יְבֵישָׁה וְקֵיבַת) [יְבֵישִׁין וְקֵיבָה], וְהֶרֶת, וְיוֹתֶרֶת הַכָּבֵד. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף דָּגִים קְטַנִּים, וְלָא עוֹד, אֶלָּא שֶׁדָּגִים קְטַנִּים מַפְרִין וּמַרְבִּין כׇּל גּוּפוֹ שֶׁל אָדָם.
Les Sages ont enseigné : Six éléments guérissent une personne malade de sa maladie, et leur guérison est une guérison permanente, et les voici : le chou, les betteraves, l’eau dans laquelle on a fait tremper de la camomille séchée, et l’estomac d’un animal, et l’utérus d’un animal, et le lobe du foie. Et certains disent : Les petits poissons sont également inclus dans cette liste. De plus, manger de petits poissons fait fleurir et grandir tout le corps d’une personne.
עֲשָׂרָה דְּבָרִים מַחְזִירִין אֶת הַחוֹלֶה לְחׇלְיוֹ, וְחׇלְיוֹ קָשֶׁה, אֵלּוּ הֵן: הָאוֹכֵל בְּשַׂר שׁוֹר, שׁוֹמֵן, בְּשַׂר צָלִי, בְּשַׂר צִיפֳּרִים, וּבֵיצָה צְלוּיָה, וְשַׁחֲלַיִם, וְתִגְלַחַת, וּמֶרְחָץ, וּגְבִינָה, וְכָבֵד. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף אֱגוֹזִים. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף קִשּׁוּאִין. תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: לָמָּה נִקְרָא שְׁמָן קִשּׁוּאִין? מִפְּנֵי שֶׁהֵן קָשִׁין לְכׇל גּוּפוֹ שֶׁל אָדָם כַּחֲרָבוֹת.
Dix choses ramènent un malade à sa maladie, et sa maladie devient encore plus grave qu’elle ne l’était à l’origine, et les voici : celui qui mange de la viande de bœuf, de la graisse, de la viande rôtie, de la viande de volaille, et un œuf rôti, ainsi que du cresson ; et le fait de se raser, et se baigner, et la consommation de fromage, et de foie. Et certains disent : Les noix aussi sont incluses dans cette liste. Et certains disent : Les concombres aussi sont inclus dans cette liste. L’école de Rabbi Yishmael a enseigné : Pourquoi les appelle-t-on concombres [kishu’in] ? Parce qu’ils sont aussi nuisibles [kashin] pour tout le corps d’une personne que des épées.
וְאֵין מִסְתַּפְּרִין מֵהֶן בְּכׇל מָקוֹם. תָּנוּ רַבָּנַן: יִשְׂרָאֵל הַמִּסְתַּפֵּר מִגּוֹי רוֹאֶה בַּמַּרְאָה, וְגוֹי הַמִּסְתַּפֵּר מִיִּשְׂרָאֵל, כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לִבְלוֹרִיתוֹ שׁוֹמֵט אֶת יָדוֹ.
§ La michna enseigne : Et l’on ne peut pas se faire couper les cheveux par des gentils nulle part. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Un Juif qui se fait couper les cheveux par un gentil doit observer les actions du gentil dans un miroir pendant qu’il lui coupe les cheveux. Et dans le cas d’un gentil à qui un Juif coupe les cheveux, lorsque le Juif atteint son toupet, il retire sa main et ne le coupe pas, car cela est associé à l’idolâtrie.
אָמַר מָר: יִשְׂרָאֵל הַמִּסְתַּפֵּר מִגּוֹי רוֹאֶה בַּמַּרְאָה. הֵיכִי דָמֵי? אִי בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, לְמָה לִי מַרְאָה? וְאִי בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, כִּי רוֹאֶה מַאי הָוֵי? לְעוֹלָם בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, וְכֵיוָן דְּאִיכָּא מַרְאָה — מִתְחֲזֵי כְּאָדָם חָשׁוּב.
Le Maître a dit : Un Juif à qui un gentil coupe les cheveux doit observer les actions du gentil dans un miroir. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances de ce cas ? Si cela fait référence à une coupe de cheveux effectuée dans le domaine public, pourquoi ai-je besoin d’un miroir ? Après tout, le gentil ne fera pas de mal à un Juif en public. Et si cela se passe dans un domaine privé, même si le Juif observe les actions du gentil, qu’importe ? Comment le fait que le Juif regarde empêche-t-il le barbier gentil de lui faire du mal ? La Guemara explique : En réalité, il s’agit d’une coupe de cheveux dans un domaine privé, mais puisqu’il y a un miroir sur place, le Juif paraît être une personne importante que le gentil hésitera à attaquer.
רַב חָנָא בַּר בִּיזְנָא הֲוָה מִסְתַּפֵּר מִגּוֹי בִּשְׁבִילֵי דִנְהַרְדְּעָא, אֲמַר לֵיהּ: חָנָא, חָנָא, יָאֵי קוֹעָיךְ לְזוּגָא! אָמַר: תֵּיתֵי לִי דַּעֲבַרִי אַדְּרַבִּי מֵאִיר.
La Guemara rapporte un incident pertinent : Rav Ḥana bar Bizna se faisait couper les cheveux par un non-Juif dans l’une des ruelles latérales de Neharde’a. Le barbier lui dit : Ḥana, Ḥana ; Ta gorge attire le rasoir. Rav Ḥana bar Bizna dit : Cela m’arrive à juste titre, car j’ai transgressé la décision de Rabbi Meir, qui a statué qu’on ne peut pas se faire couper les cheveux par un non-Juif en aucun lieu.
וְאַדְּרַבָּנַן לָא עֲבַר? אֵימַר דַּאֲמוּר רַבָּנַן בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד מִי אֲמוּר? וְהוּא סָבַר: שְׁבִילֵי דִנְהַרְדְּעָא, כֵּיוָן דִּשְׁכִיחִי רַבִּים, כִּרְשׁוּת הָרַבִּים דָּמוּ.
La Guemara demande : Et Rav Ḥana bar Bizna n’a-t-il pas également transgressé la décision des Sages ? Dis que lorsque les Sages ont déclaré qu’il est permis de se faire couper les cheveux par un non-Juif, ils parlaient d’une coupe de cheveux effectuée dans le domaine public ; mais en ce qui concerne une coupe de cheveux effectuée dans un domaine privé, ont-ils dit que cela est permis ? Puisque les ruelles de Neharde’a ne peuvent pas être considérées comme un domaine public, il est évident que Rav Ḥana bar Bizna a transgressé la décision des Sages. La Guemara explique : Et Rav Ḥana bar Bizna soutient : En ce qui concerne les ruelles de Neharde’a, puisqu’un grand nombre de personnes s’y trouvent, elles sont semblables à un domaine public, et il serait donc permis de s’y faire couper les cheveux selon l’opinion des Sages.
וְגוֹי הַמִּסְתַּפֵּר מִיִּשְׂרָאֵל, כֵּיוָן שֶׁהִגִּיעַ לִבְלוֹרִיתוֹ שׁוֹמֵט אֶת יָדוֹ. וְכַמָּה? אָמַר רַב מַלְכִּיָּה אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: שָׁלֹש אֶצְבָּעוֹת לְכׇל רוּחַ וָרוּחַ.
La baraita a enseigné : Et dans le cas d'un gentil à qui un Juif coupe les cheveux, lorsque le Juif atteint le toupet du gentil, il retire sa main et ne le coupe pas, car cela est associé à l’idolâtrie. La Guemara demande : Et quelle quantité d’espace le Juif doit-il laisser autour du toupet ? Rav Malkiyya dit que Rav Adda bar Ahava dit : Trois largeurs de doigt dans chaque direction.
אָמַר רַב חֲנִינָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: שַׁפּוּד, שְׁפָחוֹת, וְגוּמוֹת — רַב מַלְכִּיּוֹ; בְּלוֹרִית, אֵפֶר מִקְלֶה, וּגְבִינָה — רַב מַלְכִּיָּה.
Outre Rav Malkiyya, dont la décision vient d’être citée, il y avait un autre amora connu sous le nom de Rav Malkiyyu. Afin d’éviter de confondre les deux, la Guemara consigne leurs décisions respectives. Rav Ḥanina, fils de Rav Ika, dit : Les déclarations concernant une broche, des servantes et des follicules ont été émises par Rav Malkiyyu ; les décisions concernant une mèche de cheveux, des cendres brûlées et du fromage ont été énoncées par Rav Malkiyya.
אָמַר רַב פָּפָּא: מַתְנִיתִין וּמַתְנִיתָא — רַב מַלְכִּיָּה, שְׁמַעְתָּתָא — רַב מַלְכִּיּוֹ, וְסִימָנָךְ: מַתְנִיתָא מַלְכְּתָא. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ שְׁפָחוֹת.
Rav Pappa a dit un avis différent : Les énoncés de la Mishna et de la baraita ont été formulés par Rav Malkiyya, tandis que les décisions de halakha qui ne sont pas liées à une mishna ou à une baraita ont été enseignées par Rav Malkiyyu. Et le moyen mnémotechnique pour s’en souvenir est : La Mishna est une reine [malketa], c’est-à-dire que les énoncés qui se réfèrent à une mishna ont été faits par Rav Malkiyya, dont le nom ressemble au terme araméen pour reine. La Guemara demande : Quelle est la différence entre les avis de Rav Ḥanina et de Rav Pappa ? La Guemara répond : Il y a une différence entre eux concernant la halakha relative aux servantes. Selon Rav Ḥanina, cette halakha a été énoncée par Rav Malkiyyu, tandis que Rav Pappa soutient qu’elle a été enseignée par Rav Malkiyya, puisqu’elle se réfère à une divergence dans une mishna.

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