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הַמְנַשֵּׁר פַּרְסוֹתֶיהָ מִן הָאַרְכּוּבָּה וּלְמַטָּה. תַּרְגְּמַהּ רַב פָּפָּא: בְּעֶגְלָה הַמּוֹשֶׁכֶת בְּקָרוֹן.
Celui qui coupe les sabots de l’animal, sectionnant les pattes à partir du genou vers le bas, ne rend pas l’animal tereifa. Il ressort clairement de la baraita, qui traite des cas où un animal devient une tereifa et est donc impropre à la consommation, qu’elle parle d’animaux casher. La Guemara répond : Rav Pappa a interprété la baraita comme se référant au veau qui tire le char du roi, un animal casher dont le roi faisait usage.
יוֹם תִּגְלַחַת זְקָנוֹ. אִיבַּעְיָא לְהוּ, הֵיכִי קָתָנֵי? יוֹם תִּגְלַחַת זְקָנוֹ וְהַנָּחַת בְּלוֹרִיתוֹ, אוֹ דִלְמָא יוֹם תִּגְלַחַת זְקָנוֹ וְהַעֲבָרַת בְּלוֹרִיתוֹ? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא תַּרְוַיְיהוּ: יוֹם תִּגְלַחַת זְקָנוֹ וְהַנָּחַת בְּלוֹרִיתוֹ, יוֹם תִּגְלַחַת זְקָנוֹ וְהַעֲבָרַת בְּלוֹרִיתוֹ.
§ La michna enseigne : Le jour où il rase sa, c’est-à-dire la barbe du gentil, et ses mèches. Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Qu’est-ce que la michna enseigne ici ? Fait-elle référence à le jour où il rase sa barbe et sa tête, lorsqu’il coupe les cheveux de sa tête et qu’en conséquence ses longues mèches à l’arrière de sa tête sont laissées comme une forme d’idolâtrie ? Ou peut-être la michna parle-t-elle de le jour où il rase sa barbe et enlève ses mèches, qui sont retirées quelque temps après avoir été laissées sur la tête ? La Guémara répond : Viens et écoute une réponse, car les deux opinions sont enseignées dans des baraitot : Une baraita mentionne le jour où il rase sa barbe et sa tête lorsque ses longues mèches à l’arrière de sa tête sont laissées, tandis qu’une autre baraita précise le jour où il rase sa barbe et enlève ses mèches.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: עוֹד אַחֶרֶת יֵשׁ [לָהֶם] בְּרוֹמִי, אַחַת לְשִׁבְעִים שָׁנָה מְבִיאִין אָדָם שָׁלֵם, וּמַרְכִּיבִין אוֹתוֹ עַל אָדָם חִיגֵּר, וּמַלְבִּישִׁין אוֹתוֹ בִּגְדֵי אָדָם הָרִאשׁוֹן, וּמַנִּיחִין לוֹ בְּרֹאשׁוֹ קַרְקִיפְלוֹ שֶׁל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל,
La Guemara continue de discuter des fêtes romaines. Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Ils ont une autre fête à Rome : Une fois tous les soixante-dix ans, ils amènent un homme qui est entier et exempt de tout défaut et le font monter sur un homme boiteux, pour symboliser Ésaü en bonne santé régnant sur Jacob, qui marchait en boitant après son combat avec l’ange. Et ils l’habillent avec les vêtements d’Adam, le premier homme et placent sur sa tête le cuir chevelu [karkifelo] de Rabbi Yishmael, que les Romains ont écorché lorsqu’ils l’ont exécuté.
וְתָלוּ לֵיהּ [בְּצַוְּארֵיהּ] מַתְקַל [מָאתַן] זוּזָא דְּפִיזָּא, וּמְחַפִּין אֶת הַשְּׁוָוקִים בְּאִינָךְ, וּמַכְרִיזִין לְפָנָיו: סַךְ קִירִי פְּלַסְתֵּר, אֲחוּהּ דְּמָרַנָא זַיְיפָנָא. דְּחָמֵי חָמֵי, וּדְלָא חָמֵי לָא חָמֵי, מַאי אַהֲנִי לְרַמָּאָה בְּרַמָּאוּתֵיהּ וּלְזַיְיפָנָא בְּזַיְיפָנוּתֵיהּ? וּמְסַיְּימִין בַּהּ הָכִי: וַוי לְדֵין כַּד יְקוּם דֵּין.
Et ils suspendent de l’or à son cou, pesant deux cents dinars, et couvrent les marchés d’onyx, et proclament devant lui : Le calcul [sakh] du maître [kiri] Jacob concernant le temps de la rédemption est frauduleux [plaster] ; le frère de notre maître, c’est-à-dire Ésaü, est un faussaire. Ils proclament en outre : Celui qui voit cette fête la voit, et quiconque ne la voit pas ne la verra jamais, car elle n’était célébrée qu’une seule fois tous les soixante-dix ans. À quoi sert la tromperie pour le trompeur, et la falsification pour le faussaire ? Et ils concluent de cette manière : Malheur à celui-ci, Ésaü, quand celui-là, Jacob, se lèvera, car cela entraînera la chute d’Ésaü.
אָמַר רַב אָשֵׁי: הִכְשִׁילָן פִּיהֶם לָרְשָׁעִים, אִי אָמְרוּ ״זַיְיפָנָא אֲחוּהּ דְּמָרַנָא״ — כִּדְקָאָמְרִי, הַשְׁתָּא דְּאָמְרִי ״דְּמָרַנָא זַיְיפָנָא״ — מָרַנָא גּוּפֵיהּ זַיְיפָנָא הוּא.
Rav Ashi dit : La bouche de ces méchants a causé leur propre chute. S’ils avaient dit : Un faussaire est le frère de notre maître, leur affirmation aurait été interprétée comme ils le disent et souhaitent être compris. Maintenant qu’ils disent : Le frère de notre maître, un faussaire ; on peut les comprendre comme disant : C’est notre maître lui-même qui est le faussaire.
וְתַנָּא דִּידַן מַאי טַעְמָא לָא קָחָשֵׁיב לַהּ לְהַאי? דְּאִיתַהּ בְּכֹל שַׁתָּא וְשַׁתָּא קָחָשֵׁיב, דְּלֵיתַהּ בְּכֹל שַׁתָּא וְשַׁתָּא לָא קָחָשֵׁיב.
La Guemara demande : Et quelle est la raison pour laquelle le tanna de notre michna ne compte pas cela dans sa liste des fêtes païennes ? La Guemara répond : Le tanna de la michna compte celles des fêtes qui ont lieu chaque année, et ne compte pas celles des fêtes qui n’ont pas lieu chaque année.
הָנֵי דְּרוֹמָאֵי, וּדְפָרְסָאֵי מַאי? מוּטְרְדֵי וְטוּרְיַסְקִי, מוּהַרְנְקֵי וּמוּהְרִין. הָנֵי דְּפָרְסָאֵי וּדְרוֹמָאֵי דְּבַבְלָאֵי מַאי? מוּהַרְנְקֵי וְאַקְנִיתָא, בַּחְנוּנֵי וַעֲשַׂר בַּאֲדָר.
La Guemara commente : Ces fêtes énumérées dans la michna sont les fêtes des Romains. La Guemara demande : Et quelles sont les fêtes idolâtres des Perses ? La Guemara répond : Mutredei et Turyaskei, Moharnekei et Moharin. La Guemara demande : Ce sont les fêtes des Perses et des Romains, et quelles sont les fêtes des Babyloniens ? La Guemara répond : Moharnekei et Akenitei, Beḥanunei et le dix d’Adar.
אָמַר רַב חָנָן בַּר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב חָנָן בַּר רָבָא אָמַר רַב: חֲמִשָּׁה בָּתֵּי עֲבוֹדָה זָרָה קְבוּעִין הֵן, אֵלּוּ הֵן: בֵּית בֵּל בְּבָבֶל, בֵּית נְבוֹ (בְּכוּרְסֵי) [בְּבוּרְסִיף], תְּרַעְתָּא שֶׁבְּמַפַּג, צְרִיפָא שֶׁבְּאַשְׁקְלוֹן, נִשְׁרָא שֶׁבְּעַרְבִיָּא. כִּי אֲתָא רַב דִּימִי הוֹסִיפוּ עֲלֵיהֶן יָרִיד שֶׁבְּעֵין בֶּכִי, נִדְבָּכָה שֶׁבְּעַכּוֹ. אִיכָּא דְּאָמְרִי נִתְבָּרָא שֶׁבְּעַכּוֹ. רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא מַתְנִי אִיפְּכָא: יָרִיד שֶׁבְּעַכּוֹ, נִדְבָּכָה שֶׁבְּעֵין בֶּכִי.
§ Rav Ḥanan bar Rav Ḥisda dit que Rav dit, et certains disent que c’était Rav Ḥanan bar Rava qui dit que Rav dit : Il y a cinq temples établis d’idolâtrie, et les voici : le temple de Bel en Babylonie ; le temple de Nebo dans la ville de Khursei ; le temple de Tirata, qui est situé dans la ville de Mapag ; Tzerifa, qui est située à Ashkelon ; et Nashra, qui est située en Arabie. Lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Yisrael en Babylonie, il dit : Les Sages ajoutèrent à ces lieux le marché qui est situé à Ein Bekhi et Nadbekha, qui est située à Akko. Il y a ceux qui disent que Rav Dimi faisait référence à Natbera qui est située à Akko. Rav Dimi de Neharde’a enseigne l’inverse, à savoir que c’est le marché qui est situé à Akko, et Nadbekha qui est située à Ein Bekhi.
אֲמַר לֵיהּ רַב חָנָן בַּר רַב חִסְדָּא לְרַב חִסְדָּא: מַאי ״קְבוּעִין הֵן״? אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אָמַר אֲבוּהּ דְּאִימָּךְ: קְבוּעִין הֵן לְעוֹלָם. תְּדִירָא, כּוּלַּהּ שַׁתָּא פָּלְחִי לְהוּ.
Rav Ḥanan bar Rav Ḥisda dit à Rav Ḥisda : Que signifie le fait que ces temples d’idolâtrie sont établis ? Rav Ḥisda lui dit : C’est ce qu’a dit le père de ta mère, Rav Ḥanan bar Rava, : Contrairement aux fêtes, qui durent un ou plusieurs jours, ils sont toujours fixes comme lieu d’idolâtrie, car constamment, toute l’année, un culte y a lieu.
אָמַר שְׁמוּאֵל: בַּגּוֹלָה אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא יוֹם אֵידָם בִּלְבַד, וְיוֹם אֵידָם נָמֵי מִי אֲסִיר? וְהָא רַב יְהוּדָה שְׁרָא לֵיהּ לְרַב בְּרוֹנָא לְזַבּוֹנֵי חַמְרָא, וּלְרַב גִּידֵּל לְזַבּוֹנֵי חִיטִּין בְּחַגְּתָא דְּטַיָּיעֵי! שָׁאנֵי חַגְּתָא דְּטַיָּיעֵי, דְּלָא קְבִיעָא.
§ Shmuel dit : La halakha est que dans la Diaspora, faire du commerce avec des gentils n’est interdit que le jour même de leur fête, et non pendant les jours qui précèdent et suivent la fête. Puisque les Juifs vivent parmi les gentils, ils ne peuvent pas s’abstenir de commercer avec eux pendant une période aussi longue. La Guemara demande : Et est-ce interdit même le jour de leur fête lui-même ? Mais Rav Yehuda n’a-t-il pas permis à Rav Beruna de vendre du vin à des gentils, et a permis à Rav Giddel de vendre du blé, lors de la fête des marchands arabes ? La Guemara répond : La fête des marchands arabes est différente, car elle n’a pas de date fixe, et c’est pourquoi les Sages ne l’ont pas incluse dans l’interdiction.
מַתְנִי׳ עִיר שֶׁיֵּשׁ בָּהּ עֲבוֹדָה זָרָה — חוּצָה לָהּ מוּתָּר, הָיָה חוּצָה לָהּ עֲבוֹדָה זָרָה — תּוֹכָהּ לָהּ מוּתָּר. מַהוּ לֵילֵךְ לְשָׁם? בִּזְמַן שֶׁהַדֶּרֶךְ מְיוּחֶדֶת לְאוֹתוֹ מָקוֹם — אָסוּר, וְאִם הָיָה יָכוֹל לְהַלֵּךְ בָּהּ לְמָקוֹם אַחֵר — מוּתָּר.
MISHNA : Dans le cas d’une ville où il y a un culte idolâtre actif, il est permis d’effectuer des transactions commerciales avec des gentils qui vivent à l’extérieur de la ville. Si le culte idolâtre est à l’extérieur de la ville, il est permis de faire du commerce à l’intérieur de la ville. Quelle est la halakha concernant le fait de s’y rendre, dans un endroit où une fête païenne est célébrée ? Lorsque la route est désignée uniquement pour cet endroit, il est interdit d’emprunter la route, car les observateurs supposeront que le voyageur a l’intention de se joindre à la fête. Mais s’il était possible de l’emprunter pour arriver à un autre endroit, il est permis d’emprunter la route pour atteindre l’endroit où la fête est observée.
גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי חוּצָה לָהּ? אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ מִשּׁוּם רַבִּי חֲנִינָא: כְּגוֹן עִטְלוֹזָהּ שֶׁל עַזָּה. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ מֵרַבִּי חֲנִינָא: עִטְלוֹזָהּ שֶׁל עַזָּה מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: לֹא הָלַכְתָּ לְצוֹר מִיָּמֶיךָ וְרָאִיתָ יִשְׂרָאֵל וְגוֹי
GUEMARA : La Guemara demande : Quelles sont les circonstances qui déterminent si un endroit est suffisamment éloigné d’une ville pour être considéré comme à l’extérieur de celle-ci ? Rabbi Shimon ben Lakish dit au nom de Rabbi Ḥanina : Un endroit suffisamment éloigné est, par exemple, le bazar [atluza] de Gaza, qui se trouve à l’extérieur des murailles de la ville. Et certains disent que Rabbi Shimon ben Lakish a demandé à Rabbi Ḥanina à ce sujet : Quelle est la halakha concernant le bazar de Gaza ? Peut-on y faire du commerce le jour d’une fête célébrée à Gaza ? Rabbi Ḥanina lui dit : N’as-tu jamais de ta vie voyagé à Tyr et vu un Juif et un non-Juif

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