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אוֹ דִילְמָא בַּר מֵאַמָּה יְסוֹד וְאַמָּה סוֹבֵב? תֵּיקוּ.
ou peut-être sont-ils calculés en excluant la coudée de la base de l’autel et la coudée de son rebord ? Le bord de l’autel peut être considéré comme se trouvant à l’extrémité de la rampe, au point où elle rejoint l’autel, ou bien il peut être considéré comme le point de la rampe qui se trouve directement au-dessus de la base extérieure de l’autel, laquelle est à deux coudées du point où la rampe rejoint l’autel. Lequel de ces deux calculs est le bon ? La question de Rav Pappa reste sans réponse, et la Guemara conclut : Le dilemme restera sans solution.
וְאִם הָיוּ שְׁנֵיהֶן שָׁוִין, הַמְּמוּנֶּה אוֹמֵר לָהֶם הַצְבִּיעוּ וְכוּ׳. תָּנָא: הוֹצִיאוּ אֶצְבְּעוֹתֵיכֶם לְמִנְיָן. וְנִימְנִינְהוּ לְדִידְהוּ? מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יִצְחָק. דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: אָסוּר לִמְנוֹת אֶת יִשְׂרָאֵל אֲפִילּוּ לִדְבַר מִצְוָה, דִּכְתִיב: ״וַיִּפְקְדֵם בְּבֶזֶק״.
§ Il a été enseigné dans la michna que si tous deux étaient égaux et qu’aucun ne précédait l’autre, le prêtre préposé dit à tous les prêtres : Tendez vos doigts [hatzbiu], et un tirage au sort était effectué. Un tanna a enseigné le sens du terme inhabituel hatzbiu : Sortez vos doigts pour un compte. La Guemara demande : Qu’il compte les prêtres eux-mêmes directement, plutôt que de compter leurs doigts. La Guemara répond : Cela constitue un appui à un enseignement de Rabbi Yitzḥak, car Rabbi Yitzḥak a dit : Il est interdit de compter les Juifs directement, même aux fins d’une mitsva, comme il est écrit au sujet du roi Saül et du dénombrement de ses soldats : « Et il les dénombra avec bezek » (I Samuel 11:8), c’est-à-dire qu’il les compta au moyen de tessons, un tesson représentant chaque homme, plutôt que de les compter directement.
מַתְקֵיף לַהּ רַב אָשֵׁי: מִמַּאי דְּהַאי ״בֶּזֶק״ לִישָּׁנָא דְּמִיבְזַק הוּא? וְדִילְמָא שְׁמָא דְמָתָא הוּא, כְּדִכְתִיב: ״וַיִּמְצְאוּ אֲדוֹנִי בֶזֶק״. אֶלָּא מֵהָכָא: ״וַיְשַׁמַּע שָׁאוּל אֶת הָעָם וַיִּפְקְדֵם בַּטְּלָאִים״.
Rav Ashi s’oppose vivement à cette interprétation du verset : D’où déduis-tu que ce mot bezek est un terme lié au verbe signifiant briser en morceaux, de sorte qu’il signifie des éclats ? Peut-être est-ce le nom d’une ville, et cela signifie que Saül les a comptés à Bezek, comme il est écrit : « Et ils trouvèrent Adoni-Bézek à Bezek » (Juges 1:5), ce qui montre que Bezek est le nom d’un lieu. La Guemara répond : En effet, la preuve ne vient pas de ce verset mais d’ici, où il est dit : « Et Saül convoqua le peuple et les dénombra par des moutons » (I Samuel 15:4), c’est-à-dire que Saül dénombra ses soldats en faisant prendre à chacun un mouton et en le mettant de côté pour le représenter dans le décompte.
אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל הַמּוֹנֶה אֶת יִשְׂרָאֵל עוֹבֵר בְּלָאו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהָיָה מִסְפַּר בְּנֵי יִשְׂרָאֵל כְּחוֹל הַיָּם אֲשֶׁר לֹא יִמַּד״. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: עוֹבֵר בִּשְׁנֵי לָאוִין, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יִמַּד וְלֹא יִסָּפֵר״.
Rabbi Elazar a dit : Quiconque compte un groupe de Juifs transgresse une mitsva négative, comme il est dit : « Et le nombre des enfants d’Israël sera comme le sable de la mer, qui ne peut être mesuré » (Osée 2:1). Rabbi Elazar interprète le verset comme voulant dire : ce qui ne doit pas être mesuré. Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Celui qui compte un groupe de Juifs transgresse en réalité deux mitsvot négatives, comme il est dit dans ce verset : « qui ne peut être mesuré ni compté » (Osée 2:1).
אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי, רַבִּי יוֹנָתָן רָמֵי, כְּתִיב: ״וְהָיָה מִסְפַּר בְּנֵי יִשְׂרָאֵל כְּחוֹל הַיָּם״, וּכְתִיב ״אֲשֶׁר לֹא יִמַּד וְלֹא יִסָּפֵר״?
Rabbi Shmuel bar Naḥmani a dit que Rabbi Yonatan a soulevé une contradiction : il est écrit dans ce verset : « Et le nombre des enfants d’Israël sera comme le sable de la mer, » ce qui suggère qu’ils auront un nombre précis, bien que très grand. D’un autre côté, le verset continue et dit : « Qui ne peut être mesuré ni compté, » ce qui signifie qu’ils ne seront pas du tout dénombrables. Comment ces deux affirmations peuvent-elles être conciliées ?
לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּזְמַן שֶׁיִּשְׂרָאֵל עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם, כָּאן בִּזְמַן שֶׁאֵין עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם. רַבִּי אָמַר מִשּׁוּם אַבָּא יוֹסֵי בֶּן דּוֹסְתַּאי, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּידֵי אָדָם, כָּאן בִּידֵי שָׁמַיִם.
Ce n’est pas difficile : Ici, dans la seconde déclaration, il est question d’une époque où le peuple juif accomplit la volonté de Dieu ; alors ils seront innombrables. Là-bas, dans la première déclaration, il est question d’une époque où le peuple juif n’accomplit pas la volonté de Dieu ; alors ils seront comme le sable de la mer, ayant un nombre précis. Rabbi Yehouda HaNassi a dit une résolution différente au nom de Abba Yossei ben Dostaï : Ce n’est pas difficile : Ici, dans la seconde déclaration, il est question d’un dénombrement par la main de l’homme ; le peuple juif sera trop nombreux pour être compté par l’homme. Là-bas, dans la première déclaration, il est question d’un dénombrement par la main de Dieu, et Il constatera qu’ils sont comme le nombre des grains de sable de la mer.
אָמַר רַב נְהִילַאי בַּר אִידִי אָמַר שְׁמוּאֵל: כֵּיוָן שֶׁנִּתְמַנָּה אָדָם פַּרְנָס עַל הַצִּיבּוּר — מִתְעַשֵּׁר. מֵעִיקָּרָא כְּתִיב: ״וַיִּפְקְדֵם בְּבֶזֶק״, וּלְבַסּוֹף כְּתִיב: ״וַיִּפְקְדֵם בַּטְּלָאִים״. וְדִילְמָא מִדִּידְהוּ? אִם כֵּן, מַאי רְבוּתָא דְמִילְּתָא?!
Rav Nehilai bar Idi a dit que Shmuel a dit : Une fois qu’un homme est nommé dirigeant de la communauté, il devient riche. Cela est déduit des versets cités ci-dessus. Au début, il est écrit au sujet de Saül : « Et il les dénombra avec bezek, » c’est-à-dire des tessons de poterie, et à la fin il est écrit : « Et il les dénombra avec des moutons, » ce qui indique qu’il était capable de fournir suffisamment de ses propres moutons pour les utiliser dans le décompte du peuple. La Guémara demande : Mais peut-être que le peuple a fourni ces moutons de ses propres troupeaux. La Guémara rejette cela : Si c’était le cas, quelle serait la nouveauté en la matière ? Pourquoi le texte nous dirait-il que le peuple a été compté avec des moutons, sinon pour illustrer incidemment la grande richesse de Saül ?
״וַיָּרֶב בַּנָּחַל״, אָמַר רַבִּי מָנִי: עַל עִסְקֵי נַחַל. בְּשָׁעָה שֶׁאָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְשָׁאוּל: ״לֵךְ וְהִכִּיתָ אֶת עֲמָלֵק״, אָמַר: וּמָה נֶפֶשׁ אַחַת אָמְרָה תּוֹרָה הָבֵא עֶגְלָה עֲרוּפָה — כׇּל הַנְּפָשׁוֹת הַלָּלוּ, עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה.
§ Après avoir mentionné le verset au sujet de Saül, la Guemara poursuit l’interprétation de ce passage : « Et Saül vint jusqu’à la ville d’Amalek et il lutta dans la vallée” (I Samuel 15:5). Rabbi Mani dit : Cela signifie que Saül lutta avec Dieu, pour ainsi dire, au sujet de la vallée. Au moment où le Saint, béni soit-Il, dit à Saül : « Maintenant, va et attaque Amalek et voue à l’anathème tout ce qui lui appartient ; ne l’épargne pas, mais tue hommes et femmes, nourrissons et enfants à la mamelle, bœufs et brebis, chameaux et ânes » (I Samuel 15:3), Saül répliqua et dit : Or, si pour une seule vie qui est prise, dans un cas où l’on trouve le corps d’une personne tuée et où le meurtrier est inconnu, la Torah a dit d’apporter une génisse à la nuque brisée dans une vallée aride, dans le rituel d’expiation décrit en Deutéronome 21:1–9, à plus forte raison dois-je avoir pitié et ne pas prendre toutes ces vies amalécites.
וְאִם אָדָם חָטָא, בְּהֵמָה מֶה חָטְאָה? וְאִם גְּדוֹלִים חָטְאוּ, קְטַנִּים מֶה חָטְאוּ? יָצְאָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לוֹ: ״אַל תְּהִי צַדִּיק הַרְבֵּה״. וּבְשָׁעָה שֶׁאָמַר לוֹ שָׁאוּל לְדוֹאֵג: ״סוֹב אַתָּה וּפְגַע בַּכֹּהֲנִים״, יָצְאָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לוֹ: ״אַל תִּרְשַׁע הַרְבֵּה״.
Et il raisonna davantage : Si les hommes ont péché, de quelle manière les animaux ont-ils péché ? Pourquoi, alors, le bétail des Amalécites devrait-il être détruit ? Et si les adultes ont péché, de quelle manière les enfants ont-ils péché ? Une Voix divine alors se fit entendre et lui dit : « Ne sois pas juste à l’excès » (Ecclésiaste 7:16). C’est-à-dire : Ne sois pas plus miséricordieux que le Créateur Lui-même, qui t’a ordonné de faire cela, car agir ainsi ne serait pas une marque de justice, mais de faiblesse. Plus tard, lorsque Saül dit à Doëg : « Retourne-toi et frappe les prêtres, et Doëg l’Édomite se retourna et frappa les prêtres, et ce jour-là il tua quatre-vingt-cinq hommes qui portaient l’éphod de lin, et il frappa Nob, la ville des prêtres, du tranchant de l’épée, hommes et femmes, nourrissons et enfants à la mamelle, bœufs, ânes et moutons, par l’épée » (I Samuel 22:18–19), une Voix divine se fit entendre et lui dit : « Ne sois pas méchant à l’excès » (Ecclésiaste 7:17).
אָמַר רַב הוּנָא: כַּמָּה לָא חָלֵי וְלָא מַרְגֵּישׁ גַּבְרָא דְּמָרֵיהּ סַיְּיעֵיהּ, שָׁאוּל בְּאַחַת — וְעָלְתָה לוֹ. דָּוִד בִּשְׁתַּיִם — וְלֹא עָלְתָה לוֹ. שָׁאוּל בְּאַחַת מַאי הִיא? מַעֲשֶׂה דַּאֲגָג. וְהָא אִיכָּא מַעֲשֶׂה דְּנוֹב עִיר הַכֹּהֲנִים! אַמַּעֲשֶׂה דַּאֲגָג כְּתִיב: ״נִחַמְתִּי כִּי הִמְלַכְתִּי אֶת שָׁאוּל לְמֶלֶךְ״.
À propos de la transgression de Saül contre le commandement de Dieu d’anéantir Amalek, la Guemara observe que Rav Houna a dit : Combien peu une personne qui a le soutien de son Seigneur a besoin de s’inquiéter ou de se faire du souci. La preuve de cette affirmation est une comparaison entre Saül et David. Saül a fauté par un seul péché et cela lui a été imputé, lui coûtant le trône. David, en revanche, a fauté par deux péchés et ils ne lui ont pas été imputés, car il a conservé sa position. La Guemara demande : Quel fut l’unique péché de Saül ? L’incident avec Agag, roi d’Amalek, que Saül épargna en défiant le commandement de Dieu (voir I Samuel 15:9). Mais était-ce son seul péché ? Il y a aussi l’incident de Nob, la ville des prêtres, au cours duquel Saül tua plus tard de nombreuses personnes innocentes, comme cité plus haut. La Guemara répond : C’est après l’incident avec Agag, et même avant l’incident de Nob, que Dieu dit : "Je regrette d’avoir couronné Saül comme roi" (I Samuel 15:11).
דָּוִד בִּשְׁתַּיִם מַאי נִינְהוּ — דְּאוּרִיָּה, וְדַהֲסָתָה.
Rav Houna a déclaré plus haut que David a fauté par deux péchés. Quels étaient-ils ? L’un était l’incident au cours duquel il fit tuer Ourie. L’autre était l’affaire de l’incitation de David à effectuer un recensement du peuple juif (voir II Samuel 24:1), ce qui entraîna la mort de nombreuses personnes lors d’une peste.
וְהָא אִיכָּא נָמֵי מַעֲשֶׂה דְּבַת שֶׁבַע! הָתָם אִפְּרַעוּ מִינֵּיהּ, דִּכְתִיב: ״וְאֶת הַכִּבְשָׂה יְשַׁלֵּם אַרְבַּעְתָּיִם״, יֶלֶד, אַמְנוֹן, תָּמָר, וְאַבְשָׁלוֹם.
La Guemara demande : Mais n’étaient-ce là que ses deux seuls péchés ? Il y a aussi l’épisode de Bethsabée, dans lequel il prit pour lui la femme d’un autre homme. La Guemara répond : Là, dans ce cas, le châtiment lui a été infligé séparément, de sorte que l’affaire n’est plus comptée parmi ses péchés, comme il est écrit au sujet de cet incident : « Et il rendra l’agneau au quadruple » (II Samuel 12:6). L’agneau était une métaphore de Bethsabée, et finalement David reçut bien un châtiment quadruple pour avoir pris Bethsabée : le premier enfant né de Bethsabée et de David mourut (voir II Samuel 12:13–23) ; le fils de David, Amnon, fut tué ; Tamar, sa fille, fut violée par Amnon (voir II Samuel 13) ; et son fils Avshalom se rebella contre lui et fut finalement tué (voir II Samuel 15–18).
הָתָם נָמֵי אִפְּרַעוּ מִינֵּיהּ, דִּכְתִיב: ״וַיִּתֵּן ה׳ דֶּבֶר (בָּעָם מִן הַבּוֹקֶר) וְעַד עֵת מוֹעֵד״! הָתָם לָא אִפְּרַעוּ מִגּוּפֵיהּ.
La Guemara demande : Si les péchés pour lesquels David a été puni séparément ne sont pas comptés, on pourrait demander : Là aussi, concernant le péché du recensement, il a été puni séparément, comme il est écrit : « Et le Seigneur envoya une peste sur Israël depuis le matin jusqu’au temps fixé » (II Samuel 24:15). La Guemara répond : Là, David n’a pas été puni personnellement, dans son propre corps ; au contraire, la punition a été infligée au peuple juif.
הָתָם נָמֵי לָא אִפְּרַעוּ מִגּוּפֵיהּ! לָאיֵי אִפְּרַעוּ מִגּוּפֵיהּ, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שִׁשָּׁה חֳדָשִׁים נִצְטָרַע דָּוִד וּפָרְשׁוּ הֵימֶנּוּ סַנְהֶדְרִין, וְנִסְתַּלְּקָה הֵימֶנּוּ שְׁכִינָה, דִּכְתִיב: ״יָשׁוּבוּ לִי יְרֵאֶיךָ וְיוֹדְעֵי עֵדוֹתֶיךָ״. וּכְתִיב: ״הָשִׁיבָה לִּי שְׂשׂוֹן יִשְׁעֶךָ״.
La Guemara soulève cette difficulté : Là aussi, dans l’épisode avec Bethsabée, David n’a pas été puni personnellement, dans son propre corps ; ce sont plutôt ses enfants qui ont subi la punition. La Guemara répond : Ce n’est pas le cas ; il a été puni personnellement, dans son propre corps, pour cette faute, comme Rav Yehouda a dit que Rav a dit : David fut frappé de lèpre pendant six mois après cet épisode, et le Sanhédrin se retira de lui pour protester contre son comportement, et la Présence divine aussi le quitta. Comme il est écrit que David pria : « Que reviennent à moi ceux qui Te craignent, et ceux qui connaissent Tes témoignages » (Psaumes 119:79). Puisqu’il pria pour le retour de ceux qui craignent Dieu et connaissent Ses témoignages, en référence aux Sages du Sanhédrin, on peut en déduire qu’ils s’étaient retirés de lui. Et il est également écrit : « Rends-moi la joie de Ton salut, et qu’un esprit généreux me soutienne » (Psaumes 51:14), où David demande le retour de l’Esprit divin, qui l’avait quitté.
וְהָא אָמַר רַב: קִבֵּל דָּוִד לָשׁוֹן הָרָע! כִּשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר: לֹא קִבֵּל דָּוִד לָשׁוֹן הָרָע.
La Guemara demande : Et David n’a-t-il pas commis d’autres fautes ? Rav n’a-t-il pas dit : David a accepté un rapport calomnieux de Tsiva au sujet de Mephibosheth, fils de Jonathan, affirmant que ce dernier se réjouissait de la chute de David ? Dans ce cas, il y avait ici cette faute supplémentaire. La Guemara répond : Par conséquent, il est nécessaire de suivre l’approche de Shmuel, qui a dit : David n’a pas accepté un rapport calomnieux, parce que l’affirmation de Tsiva était vraie.
וּלְרַב נָמֵי דְּאָמַר קִבֵּל דָּוִד לָשׁוֹן הָרָע, הָא אִיפְּרַעוּ מִינֵּיהּ, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בְּשָׁעָה שֶׁאָמַר לוֹ דָּוִד לִמְפִיבוֹשֶׁת: ״אָמַרְתִּי אַתָּה וְצִיבָא תַּחְלְקוּ אֶת הַשָּׂדֶה״, יָצְאָה בַּת קוֹל וְאָמְרָה לוֹ: ״רְחַבְעָם וְיָרׇבְעָם יַחְלְקוּ אֶת הַמַּלְכוּת״.
La Guemara continue : Et même selon Rav, qui a dit que David a accepté un rapport calomnieux, on pourrait répondre que cette faute n’est pas comptée, car n’a-t-il pas été puni pour cela ? Comme Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Au moment où David dit à Méfibocheth : « Je dis que toi et Tsiva devez partager le champ » (II Samuel 19:30), une Voix divine sortit et lui dit : Rehavam et Yerovam partageront la royauté. Parce que David a cru le rapport calomnieux de Tsiva et lui a accordé la moitié du champ de Méfibocheth, David fut puni par la division de son royaume en deux. Après la mort du roi Salomon, le peuple juif se scinda en deux royaumes, Israël au nord et Judée au sud (voir I Rois 12). Par conséquent, David fut aussi puni pour cette faute.
״בֶּן שָׁנָה שָׁאוּל בְּמׇלְכוֹ״, אָמַר רַב הוּנָא: כְּבֶן שָׁנָה, שֶׁלֹּא טָעַם טַעַם חֵטְא.
§ La Guemara poursuit sa discussion au sujet de Saül et de David. Il est écrit : « Saül avait un an lorsqu’il commença à régner » (I Samuel 13:1), ce qui ne peut pas être compris littéralement, puisque Saül fut nommé roi alors qu’il était un jeune homme. Rav Houna a dit : Le verset signifie que, lorsqu’il commença à régner, il était comme un enfant d’un an, en ce sens qu’il n’avait jamais goûté au péché, mais était entièrement innocent et droit.
מַתְקֵיף לַהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: וְאֵימָא ״כְּבֶן שָׁנָה״, שֶׁמְּלוּכְלָךְ בְּטִיט וּבְצוֹאָה? אַחְוִיאוּ לֵיהּ לְרַב נַחְמָן סִיּוּטָא בְּחֶלְמֵיהּ. אָמַר: נַעֲנֵיתִי לָכֶם עַצְמוֹת שָׁאוּל בֶּן קִישׁ. הֲדַר חֲזָא סִיּוּטָא בְּחֶלְמֵיהּ. אָמַר: נַעֲנֵיתִי לָכֶם עַצְמוֹת שָׁאוּל בֶּן קִישׁ מֶלֶךְ יִשְׂרָאֵל.
Rav Naḥman bar Yitzḥak s’oppose vivement à cette interprétation du verset, en disant : On pourrait tout aussi bien dire qu’il était comme un enfant d’un an, en ce sens qu’il était toujours sale de boue et d’excréments. Cette nuit-là, un rêve terrifiant fut montré à Rav Naḥman, et il comprit cela comme une punition pour avoir dénigré Saül. Il dit : Je me soumets humblement à toi, ô ossements de Saül, fils de Qish, et je te demande pardon. Mais une fois encore, un rêve terrifiant lui fut montré, et il comprit qu’il n’avait pas montré assez de déférence dans ses premières excuses. Il dit donc cette fois-ci : Je me soumets humblement à toi, ô ossements de Saül, fils de Qish, roi d’Israël, et je te demande pardon. Par la suite, les cauchemars cessèrent.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מִפְּנֵי מָה לֹא נִמְשְׁכָה מַלְכוּת בֵּית שָׁאוּל — מִפְּנֵי שֶׁלֹּא הָיָה בּוֹ שׁוּם דּוֹפִי, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוֹצָדָק: אֵין מַעֲמִידִין פַּרְנָס עַל הַצִּיבּוּר אֶלָּא אִם כֵּן קוּפָּה שֶׁל שְׁרָצִים תְּלוּיָה לוֹ מֵאֲחוֹרָיו. שֶׁאִם תָּזוּחַ דַּעְתּוֹ עָלָיו אוֹמְרִין לוֹ: חֲזוֹר לַאֲחוֹרֶיךָ.
Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Pourquoi la royauté de la maison de Saul ne s’est-elle pas poursuivie dans les générations suivantes ? C’est parce qu’il n’y avait aucun défaut dans son ascendance ; il était d’une lignée irréprochable. Comme l’a dit Rabbi Yoḥanan au nom de Rabbi Shimon ben Yehotzadak : On ne nomme un dirigeant sur la communauté que s’il a une boîte pleine de bestioles rampantes suspendue derrière lui, c’est-à-dire qu’il y a dans son ascendance quelque chose d’inapproprié qui l’a précédé. Pourquoi cela ? C’est afin que, s’il affiche une attitude hautaine envers la communauté, on puisse lui dire : Retourne-toi et regarde derrière toi et souviens-toi de tes racines humbles. C’est pourquoi le royaume de David a duré alors que celui de Saul n’a pas duré, car David descendait d’une famille à l’ascendance problématique, à savoir Tamar (voir Torah, chapitre 38) et Ruth la Moabite (voir Ruth 4:18–22).
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מִפְּנֵי מָה נֶעֱנַשׁ שָׁאוּל — מִפְּנֵי שֶׁמָּחַל עַל כְּבוֹדוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְנֵי בְלִיַּעַל אָמְרוּ מַה יּוֹשִׁיעֵנוּ זֶה וַיִּבְזוּהוּ וְלֹא הֵבִיאוּ לוֹ מִנְחָה וַיְהִי כְּמַחֲרִישׁ״, וּכְתִיב: ״וַיַּעַל נָחָשׁ הָעַמּוֹנִי וַיִּחַן עַל יָבֵשׁ גִּלְעָד וְגוֹ׳״.
Rav Yehuda a dit que Rav a dit : Pourquoi Saül a-t-il été puni, au point d’être finalement amené à commettre les fautes décrites ci-dessus ? Parce que, dès le tout début de son règne, il a de manière inappropriée renoncé à son honneur royal, comme il est dit au sujet de l’intronisation de Saül : « Et quelques vauriens dirent : Comment cet homme pourrait-il nous sauver ? Ils le méprisèrent donc et ne lui apportèrent aucun présent. Mais il fit comme s’il n’entendait pas » (I Samuel 10:27). Et il est dit immédiatement après : « Et Nahash l’Ammonite monta et campa contre Yabesh-Galaad » (I Samuel 11:1). Cela implique que si Saül avait affirmé son trône avec fermeté, Nahash n’aurait pas osé attaquer le peuple de Yabesh-Galaad. Ainsi, son humilité a conduit à la crise.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוֹצָדָק: כׇּל תַּלְמִיד חָכָם
Et Rabbi Yoḥanan a dit au nom de Rabbi Shimon ben Yehotzadak : Tout érudit de la Torah

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