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וְהַשַּׁחֲלַיִם וַחֲלֹגְלוֹגוֹת וְהַבֵּיצִים וְהַגַּרְגִּיר. ״וַיֵּצֵא אֶחָד אֶל הַשָּׂדֶה לְלַקֵּט אוֹרוֹת״, תָּנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: זֶה גַּרְגִּיר. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לָמָּה נִקְרָא שְׁמָן ״אוֹרוֹת״ — שֶׁמְּאִירוֹת אֶת הָעֵינַיִם. אָמַר רַב הוּנָא: הַמּוֹצֵיא גַּרְגִּיר, אִם יָכוֹל לְאׇכְלוֹ אוֹכְלוֹ, וְאִם לָאו — מַעֲבִירוֹ עַל גַּבֵּי עֵינָיו. אָמַר רַב פָּפָּא: בְּגַרְגִּירָא מַצְרָנְאָה.
cresson, pourpier, œufs et roquette. À propos de la plante de roquette, la Guemara cite un verset : « Et l’un d’eux sortit dans les champs pour cueillir des orot » (II Rois 4:39). Il a été enseigné au nom de Rabbi Meir au sujet de orot dans ce verset : Il s’agit de la plante appelée roquette. Rabbi Yoḥanan dit : Pourquoi ces plants de roquette sont-ils appelés orot ? C’est parce qu’ils éclairent [me’irot] les yeux. Rav Huna dit : Quant à celui qui trouve de la roquette, s’il peut la manger, qu’il la mange, sinon qu’il s’en passe sur les yeux, car cela aussi est bénéfique. Rav Pappa dit : La roquette est la plus efficace lorsqu’elle pousse à la bordure du champ, où elle n’est pas altérée par d’autres plantes.
אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: אַכְסְנַאי לֹא יֹאכַל בֵּיצִים, וְלֹא יִישַׁן בְּטַלִּיתוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת. רַב כִּי מִקְּלַע לְדַרְשִׁישׁ, מַכְרֵיז: מַאן הָוְיָא לְיוֹמָא. רַב נַחְמָן כַּד מִקְּלַע לְשַׁכְנְצִיב, מַכְרֵיז: מַאן הָוְיָא לְיוֹמָא.
Rav Giddel a dit que Rav a dit : Un invité ne doit ni manger des œufs, car ils conduisent à une émission séminale, ni dormir dans un vêtement appartenant au maître de maison, son hôte, car s’il a une émission séminale et qu’elle atteint le vêtement, il sera diminué dans l’estime de son hôte. À propos de la conduite d’un invité, la Guemara rapporte : Lorsque Rav venait à Darshish, il déclarait : Qui sera mariée avec moi pour la journée où je suis ici, afin que je ne sois pas célibataire dans cet endroit, après quoi je divorcerai d’elle ? De même, lorsque Rav Naḥman venait à Shekhantziv, il déclarait : Qui sera mariée avec moi pour la journée où je suis ici ?
וְהַתַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: לֹא יִשָּׂא אָדָם אִשָּׁה בִּמְדִינָה זוֹ, וְיֵלֵךְ וְיִשָּׂא אִשָּׁה בִּמְדִינָה אַחֶרֶת, שֶׁמָּא יִזְדַּוְּוגוּ זֶה אֵצֶל זֶה וְנִמְצָא אָח נוֹשֵׂא אֲחוֹתוֹ (וְאָב נוֹשֵׂא בִּתּוֹ), וּמְמַלֵּא כָּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ מַמְזֵרוּת, וְעַל זֶה נֶאֱמַר: ״וּמָלְאָה הָאָרֶץ זִמָּה״. אָמְרִי: רַבָּנַן — קָלָא אִית לְהוּ.
Mais n’a-t-il pas été enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : Un homme ne doit pas épouser une femme dans une province puis aller en épouser une autre femme dans une province différente, de peur qu’un mariage ne soit arrangé entre l’enfant de cette femme et l’enfant de cette autre femme, sans qu’ils soient conscients de leur lien de parenté. Cela conduirait un frère à épouser sa sœur ou un père à épouser sa fille, remplissant le monde entier de mamzerim. Et à ce sujet il est dit : « Et le pays fut rempli de débauche » (Lévitique 19:29). Les Sages disent en réponse : Les Sages rendent cela public. Puisqu’ils étaient bien connus, l’identité de leurs enfants était elle aussi certainement connue. Par conséquent, il n’y avait aucune crainte que de telles erreurs arrivent à leurs enfants.
וְהָאָמַר רָבָא: תְּבָעוּהָ לְהִנָּשֵׂא, וְנִתְפַּיְּיסָה — צְרִיכָה לֵישֵׁב שִׁבְעָה נְקִיִּים? רַבָּנַן אוֹדוֹעֵי הֲווֹ מוֹדְעוּ לְהוּ, מִקְדָּם הֲווֹ קָדְמִי וּמְשַׁדְּרִי שְׁלוּחָא.
La Guemara soulève une difficulté différente concernant la pratique de Rav et de Rav Naḥman. Mais Rava n’a-t-il pas dit : En ce qui concerne quelqu’un qui a proposé le mariage à une femme et qu’elle a accepté, elle doit compter sept jours purs, car peut-être qu’en raison du désir anticipé elle pourrait ne pas remarquer qu’elle a eu un saignement menstruel et qu’elle est donc impure. Comment, dès lors, ces amora’im pouvaient-ils épouser une femme le jour même où ils la demandaient en mariage ? La Guemara répond : Les Sages les informaient en envoyant des messagers avant leur arrivée. Le messager annonçait que l’amora cherchait à épouser une femme du lieu. La femme qui acceptait attendait effectivement sept jours purs avant de l’épouser.
וְאִי בָּעֵית אֵימָא יַחוֹדֵי הֲווֹ מְיַחֲדִי לְהוּ, לְפִי שֶׁאֵינוֹ דּוֹמֶה מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ פַּת בְּסַלּוֹ לְמִי שֶׁאֵין לוֹ פַּת בְּסַלּוֹ.
Et si tu le souhaites, dis plutôt que ces Sages ne proposaient pas réellement le mariage ; ils le proposaient plutôt afin de pouvoir s’isoler avec les femmes, sans consommer la relation. Puisque les femmes savaient que le mariage ne serait pas consommé, elles n’éprouvaient pas de désir anticipé. Il n’y a aucune ressemblance entre celui qui a du pain dans son panier et celui qui n’a pas de pain dans son panier. Celui qui n’a pas accès au pain ressent la faim plus vivement que celui pour qui le pain est disponible et qui peut manger quand il le souhaite. De même, un homme non marié éprouve un désir plus aigu. Afin d’atténuer ce désir, ces Sages ont veillé à ce que des femmes leur soient désignées.
מַתְנִי׳ מְסָרוּהוּ זִקְנֵי בֵית דִּין לְזִקְנֵי כְהוּנָּה וְהֶעֱלוּהוּ בֵּית אַבְטִינָס, וְהִשְׁבִּיעוּהוּ, וְנִפְטְרוּ וְהָלְכוּ לָהֶם. וְאָמְרוּ לוֹ: אִישִׁי כֹּהֵן גָּדוֹל! אָנוּ שְׁלוּחֵי בֵּית דִּין, וְאַתָּה שְׁלוּחֵנוּ וּשְׁלִיחַ בֵּית דִּין. מַשְׁבִּיעִין אָנוּ עָלֶיךָ בְּמִי שֶׁשִּׁכֵּן שְׁמוֹ בַּבַּיִת הַזֶּה שֶׁלֹּא תְּשַׁנֶּה דָּבָר מִכׇּל מַה שֶּׁאָמַרְנוּ לָךְ. הוּא פּוֹרֵשׁ וּבוֹכֶה, וְהֵן פּוֹרְשִׁין וּבוֹכִין.
MICHNA :Les Anciens du tribunal qui lisaient devant le Grand Prêtre l’ordre du service du jour le remettaient aux Anciens de la prêtrise, et ceux-ci le faisaient monter à la Maison d’Avtinas. Et ils lui faisaient prêter serment puis prenaient congé de lui et s’en allaient. Lorsqu’ils lui faisaient prêter ce serment, ils lui disaient : Mon maître, Grand Prêtre. Nous sommes les agents du tribunal, et tu es notre agent et l’agent du tribunal. Nous te faisons prêter serment au nom de Celui qui a fait résider Son nom dans cette Maison, afin que tu ne changes pas un seul point de tout ce que nous t’avons dit au sujet de la combustion de l’encens ou de tout autre service que tu accompliras lorsque tu seras seul. Après ce serment, il les quittait en pleurant, et eux le quittaient en pleurant, attristés que ce serment fût nécessaire.
אִם (הוּא) הָיָה חָכָם — דּוֹרֵשׁ, וְאִם לָאו — תַּלְמִידֵי חֲכָמִים דּוֹרְשִׁים לְפָנָיו. וְאִם רָגִיל לִקְרוֹת — קוֹרֵא, וְאִם לָאו — קוֹרִין לְפָנָיו. וּבַמֶּה קוֹרִין לְפָנָיו: בְּאִיּוֹב וּבְעֶזְרָא וּבְדִבְרֵי הַיָּמִים. זְכַרְיָה בֶּן קְבוּטָל אוֹמֵר: פְּעָמִים הַרְבֵּה קָרִיתִי לְפָנָיו בְּדָנִיֵּאל.
On le gardait occupé toute la nuit pour l’empêcher de s’endormir. S’il était un érudit, il enseignait la Torah. Et s’il ne l’était pas, des érudits de la Torah enseignaient la Torah devant lui. Et si il était habitué à lire la Torah, il lisait; et si ce n’était pas le cas, ils lisaient la Torah devant lui. Et quels livres lisaient-ils devant lui pour éveiller son intérêt afin qu’il ne s’endorme pas ? Ils lisaient dans Job, dans Ezra, et dans Chroniques. Zekharya, fils de Kevutal, dit : Bien des fois, j’ai lu devant lui dans le livre de Daniel.

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