וְכׇל כָּךְ לָמָּה — לְפִי שֶׁאֵין עוֹנִין ״אָמֵן״ בַּמִּקְדָּשׁ.
La Guemara demande : Et pourquoi la pratique dans le Temple diffère-t-elle à ce point de celle en dehors du Temple ? Parce qu’on ne répond pas amen dans le Temple, et par conséquent il n’y a pas de pause entre les bénédictions.
תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן שֶׁאֵין עוֹנִין ״אָמֵן״ בַּמִּקְדָּשׁ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״קוּמוּ בָּרְכוּ אֶת ה׳ אֱלֹהֵיכֶם מִן הָעוֹלָם עַד הָעוֹלָם״. וּמִנַּיִן שֶׁעַל כׇּל בְּרָכָה וּבְרָכָה תְּהִלָּה — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וִיבָרְכוּ שֵׁם כְּבֹדֶךָ וּמְרוֹמַם עַל כׇּל בְּרָכָה וּתְהִלָּה״. עַל כׇּל בְּרָכָה וּבְרָכָה תֵּן לוֹ תְּהִלָּה.
Les Sages ont enseigné : D’où est-il déduit qu’on ne répond pas amen dans le Temple ? Comme il est dit : « Levez-vous et bénissez l’Éternel, votre Dieu, d’éternité en éternité » (Néhémie 9:5). Cette bénédiction est récitée à la place de amen dans le Temple. Et d’où est-il déduit que pour chaque bénédiction dans le Temple, le peuple répond par ces paroles de louange ? Comme il est dit : « Et qu’ils disent : Béni soit Ton nom glorieux, qui est exalté au-dessus de toute bénédiction et louange » (Néhémie 9:5). Ce verset indique que pour chaque bénédiction, il faut Lui rendre louange. Cependant, les personnes présentes ne répondent pas amen.
מַתְנִי׳ בִּרְכוֹת כֹּהֵן גָּדוֹל כֵּיצַד? חַזַּן הַכְּנֶסֶת נוֹטֵל סֵפֶר תּוֹרָה וְנוֹתְנָהּ לוֹ לְרֹאשׁ הַכְּנֶסֶת, וְרֹאשׁ הַכְּנֶסֶת נוֹתְנָהּ לַסְּגָן, וְהַסְּגָן נוֹתְנָהּ לְכֹהֵן גָּדוֹל,
MICHNA :Comment sont récitées les bénédictions du Grand Prêtre à Yom Kippour ? Le préposé de la synagogue prend un rouleau de la Torah et le remet au chef de la synagogue qui se tient sur le mont du Temple, et le chef de la synagogue le remet à l’adjoint du Grand Prêtre, et l’adjoint du Grand Prêtre le remet au Grand Prêtre.
וְכֹהֵן גָּדוֹל עוֹמֵד וּמְקַבֵּל, וְקוֹרֵא ״אַחֲרֵי מוֹת״, וְ״אַךְ בֶּעָשׂוֹר״. וְגוֹלֵל אֶת הַתּוֹרָה וּמַנִּיחָהּ בְּחֵיקוֹ, וְאוֹמֵר: יָתֵר מִמַּה שֶּׁקָּרִיתִי לִפְנֵיכֶם כָּתוּב כָּאן. ״וּבֶעָשׂוֹר״ שֶׁבְּחוֹמֶשׁ הַפְּקוּדִים קוֹרֵא עַל פֶּה.
Et le Grand Prêtre se tient debout; et reçoit le rouleau de la Torah; et lit la section de la Torah commençant par le verset : « Après la mort » (Lévitique 16:1–34), et la section commençant par le verset : « Mais au dixième » (Lévitique 23:26–32) ; et enroule le rouleau de la Torah ; et le place sur sa poitrine ; et dit : Plus que ce que je vous ai lu est écrit ici. Puis il lit de mémoire la section commençant par : « Et au dixième », du livre des Nombres (voir 29:7–11).
וּמְבָרֵךְ עָלֶיהָ שְׁמֹנֶה בְּרָכוֹת: עַל הַתּוֹרָה, וְעַל הָעֲבוֹדָה, וְעַל הַהוֹדָיָיה, וְעַל מְחִילַת הֶעָוֹן, וְעַל הַמִּקְדָּשׁ, וְעַל יִשְׂרָאֵל, וְעַל הַכֹּהֲנִים, וְעַל יְרוּשָׁלַיִם, וְהַשְּׁאָר תְּפִלָּה.
Et après la lecture, le Grand Prêtre récite les huit bénédictions suivantes : Une bénédiction concernant la Torah, et concernant le service du Temple, et concernant l’action de grâce, et concernant le pardon de l’iniquité, et concernant le Temple, et concernant le peuple juif, et concernant les prêtres, et concernant Jérusalem, et le reste de la prière.
גְּמָ׳ שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ חוֹלְקִין כָּבוֹד לְתַלְמִיד בִּמְקוֹם הָרַב.
GUEMARA : La Guemara suggère : On peut apprendre du fait que le chef de la synagogue et l’adjoint du Grand Prêtre reçoivent le rouleau de la Torah avant le Grand Prêtre, que l’on peut accorder de l’honneur à un élève en présence du maître. Bien que le Grand Prêtre soit considéré comme le maître et le seigneur de tous, de l’honneur fut néanmoins accordé à d’autres personnes en sa présence, sans crainte de porter atteinte à l’honneur du Grand Prêtre.
אָמַר אַבָּיֵי: כּוּלַּהּ מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ דְּכֹהֵן גָּדוֹל הוּא.
Abaye dit : On ne peut pas apporter de preuve d’ici. En général, on ne témoigne pas d’honneur à un élève en présence du maître, mais ici tout le processus est pour l’honneur du Grand Prêtre. Le passage du rouleau de la Torah à des personnes d’importance croissante démontre que le Grand Prêtre est considéré comme le plus important de tous ceux qui sont présents.
וְכֹהֵן גָּדוֹל עוֹמֵד וּמְקַבֵּל וְקוֹרֵא וְכוּ׳. ״עוֹמֵד״ — מִכְּלָל דְּיוֹשֵׁב הוּא? וְהָאָמַר מָר: אֵין יְשִׁיבָה בַּעֲזָרָה אֶלָּא לְמַלְכֵי בֵּית דָּוִד בִּלְבַד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּבֹא הַמֶּלֶךְ דָּוִד וַיֵּשֶׁב לִפְנֵי ה׳ וַיֹּאמֶר מִי אָנֹכִי וְגוֹ׳״!
Il est énoncé dans la michna : Et le Grand Prêtre se tient debout, et reçoit le rouleau de la Torah, et lit dedans. La Guemara demande : Du fait qu’il se tient debout, on peut comprendre par déduction que jusque-là il était assis. Mais le Maître n’a-t-il pas dit (Tosefta, Sanhédrin 4:4) que s’asseoir dans la cour du Temple n’est permis qu’aux rois de la maison de David, comme il est dit : « Alors le roi David entra, et s’assit devant le Seigneur ; et il dit : Qui suis-je, Seigneur Dieu, et qu’est ma maison, pour que Tu m’aies conduit jusqu’ici ? » (II Samuel 7:18).
כִּדְאָמַר רַב חִסְדָּא: בְּעֶזְרַת נָשִׁים, הָכָא נָמֵי בְּעֶזְרַת נָשִׁים.
La Guemara répond : Comme l’a dit Rav Ḥisda dans un contexte similaire : Cela ne s’est pas produit dans la cour des Israélites, où l’interdiction de s’asseoir s’applique, mais dans la cour des femmes. Ici aussi, la lecture a eu lieu dans la cour des femmes, où il est permis de s’asseoir, car elle n’a pas le statut sanctifié du Temple lui-même.
מֵיתִיבִי: וְהֵיכָן קוֹרִין בּוֹ — בָּעֲזָרָה, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: בְּהַר הַבַּיִת, שֶׁנֶּאֱמַר:
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita (Tosefta 7:13) : Et où le Grand Prêtre lit-il dans le rouleau de la Torah ? Il y lit dans la cour du Temple. Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : Il y lit sur le mont du Temple, comme il est dit :