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קִידּוּשׁ הַיּוֹם, מִפְּנֵי שֶׁקִּידּוּשׁ הַיּוֹם קוֹדֵם לִכְבוֹד יוֹם (וּכְבוֹד לַיְלָה). וְאִם אִיתָא — לִישְׁבְּקֵיהּ עַד לִמְחַר, וְלֶיעְבֵּיד בֵּיהּ תַּרְתֵּי! אֲמַר לֵיהּ: חֲבִיבָה מִצְוָה בִּשְׁעָתָהּ.
la sanctification du jour, c’est-à-dire le kidouch la nuit, au début de Chabbat, car la sanctification du jour prime sur l’honneur du jour et l’honneur de la nuit. Et s’il en est ainsi, que celui qui n’a pas récité le kidouch la nuit peut le faire à tout moment pendant la journée, qu’il laisse la coupe de vin jusqu’au lendemain et l’utilise pour deux mitsvot, puisqu’il peut réciter le kidouch pendant la journée et honorer simultanément le jour de Chabbat en buvant du vin. Rav Naḥman bar Yitzḥak lui dit : Une mitsva est chère en son propre temps.
וּמִי אָמְרִינַן חֲבִיבָה מִצְוָה בִּשְׁעָתָהּ? וְהָא תַּנְיָא: הַנִּכְנָס לְבֵיתוֹ בְּמוֹצָאֵי שַׁבָּת מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן וְעַל הַמָּאוֹר וְעַל הַבְּשָׂמִים, וְאַחַר כָּךְ אוֹמֵר הַבְדָּלָה עַל הַכּוֹס. וְאִם אֵין לוֹ אֶלָּא כּוֹס אֶחָד — מַנִּיחוֹ עַד לְאַחַר הַמָּזוֹן וּמְשַׁלְשְׁלָן כּוּלָּן לְאַחֲרָיו, וְלָא אָמְרִינַן חֲבִיבָה מִצְוָה בִּשְׁעָתָהּ!
Ravina s’opposa à cette réponse : Et disons-nous qu’une mitsva est chère en son juste temps ? Mais n’a-t-il pas été enseigné dans une baraita : Celui qui entre chez lui à la conclusion du Chabbat récite la bénédiction sur le vin, puis sur la lumière, puis sur les aromates, et récite ensuite la havdala sur la coupe de vin. Et s’il n’a qu’une seule coupe de vin, il la laisse pour après avoir mangé son repas, et l’utilise pour le Birkat Hamazon, et ordonne toutes les autres bénédictions ensemble ensuite. Cette baraita indique que nous ne disons pas qu’une mitsva est chère en son juste temps, puisqu’il n’est pas nécessaire de réciter la havdala immédiatement, c’est-à-dire avant de prendre part à son repas.
אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא לָא חַכִּימָאָה אֲנָא, וְלָא חוֹזָאָה אֲנָא, וְלָא יְחִידָאָה אֲנָא, אֶלָּא גַּמְרָנָא וְסַדְרָנָא אֲנָא, וְכֵן מוֹרִין בְּבֵי מִדְרְשָׁא כְּווֹתִי. שָׁאנֵי לַן בֵּין עַיּוֹלֵי יוֹמָא לְאַפּוֹקֵי יוֹמָא: עַיּוֹלֵי יוֹמָא — כׇּל כַּמָּה דְּמַקְדְּמִינַן לֵיהּ עֲדִיף, וּמְחַבְּבִינַן לֵיהּ. אַפּוֹקֵי יוֹמָא — מְאַחֲרִינַן לֵיהּ, כִּי הֵיכִי דְּלָא לֶיהֱוֵי עֲלַן כְּטוּנָא.
Il lui dit : Je ne suis ni un érudit, ni un spéculateur, ni une personne importante ; au contraire, j’enseigne et j’organise systématiquement des décisions halakhiques, et les érudits instruisent les élèves dans la maison d’étude conformément à mon avis. Je soutiens qu’il y a pour nous une différence entre l’arrivée du jour de Chabbat et le départ du jour. En ce qui concerne l’arrivée du jour, plus tôt nous accueillons le jour en récitant le kiddouch, mieux c’est, et nous exprimons ainsi combien il nous est cher. En ce qui concerne la fin du jour, nous la retardons afin que le Chabbat ne paraisse pas être comme un fardeau pour nous.
שְׁמַע מִינַּהּ מִיהָא מַתְנִיתָא תַּמְנֵי. שְׁמַע מִינַּהּ: הַמַּבְדִּיל בִּתְפִלָּה — צָרִיךְ שֶׁיַּבְדִּיל עַל הַכּוֹס.
La Guemara souligne que l’on peut apprendre de cette baraita huit halakhot. La Guemara développe : Apprends-en que celui qui récite la havdala dans la prière du soir doit aussi réciter la havdala sur une coupe. La baraita déclare que celui qui rentre chez lui doit réciter la bénédiction sur le vin et la havdala, malgré le fait qu’il a vraisemblablement déjà récité la havdala dans l’office du soir.
וּשְׁמַע מִינַּהּ: בְּרָכָה טְעוּנָה כּוֹס. וּשְׁמַע מִינַּהּ: כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה צָרִיךְ שִׁיעוּר.
Et apprends-en que celui qui récite la bénédiction de la Grâce après les Repas a besoin d’une coupe de vin. Et apprends-en qu’une coupe de bénédiction requiert une mesure minimale, car autrement, il aurait été possible pour quelqu’un qui n’a qu’une seule coupe de vin de simplement la diviser en deux, réciter la havdala immédiatement, et il lui resterait encore une coupe de vin pour la Grâce après les Repas.
וּשְׁמַע מִינַּהּ: הַמְבָרֵךְ צָרִיךְ שֶׁיִּטְעוֹם. וּשְׁמַע מִינַּהּ: טְעָמוֹ — פְּגָמוֹ. וּשְׁמַע מִינַּהּ: טָעַם מַבְדִּיל.
Et apprends de cela que celui qui récite une bénédiction doit goûter l’aliment sur lequel il récite la bénédiction. Sinon, celui qui n’aurait qu’une seule coupe de vin pourrait l’utiliser à la fois pour la havdala et pour les Grâces après le repas. Et apprends de cela qu’une fois qu’il a goûté le vin dans la coupe, il l’a rendue impropre à un usage ultérieur comme coupe de bénédiction. Et apprends de cela que même si quelqu’un a goûté de la nourriture après le Shabbat, il récite néanmoins la havdala.

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