הַשָּׁרוֹנִי נִידּוֹן כַּכַּרְמְלִי, חַי וְלֹא מָזוּג, חָדָשׁ וְלֹא יָשָׁן.
Aux fins de l’examen du sang, le vin de la région du Sharon en Eretz Yisrael a le même statut que le vin carmélite non dilué et non le vin carmélite dilué, le vin carmélite nouveau et non le vin carmélite vieux.
אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אֲבוּדִימִי: וְכוּלָּן, אֵין בּוֹדְקִין אוֹתָן אֶלָּא בְּכוֹס טְבֶרְיָא פָּשׁוּט. מַאי טַעְמָא? אָמַר אַבָּיֵי: שֶׁל כׇּל הָעוֹלָם כּוּלּוֹ מַחְזִיק לוֹג — עוֹשִׂין אוֹתוֹ מִמָּנֶה, שְׁנֵי לוּגִּין — עוֹשִׂין אוֹתוֹ מִמָּאתַיִם. כּוֹס טְבֶרְיָא פָּשׁוּט, אֲפִילּוּ מַחֲזִיק שְׁנֵי לוּגִּין — עוֹשִׂין אוֹתוֹ מִמָּנֶה, וְאַיְּידֵי דִּקְלִישׁ — יְדִיעַ בֵּיהּ טְפֵי.
Rav Yitzḥak bar Avudimi dit : Et dans tous les cas de sang ayant la couleur du vin dilué, on n’examine le sang qu’avec une simple coupe tibérienne. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? Abaye dit : Les récipients sont fabriqués selon une norme universelle, de sorte qu’une coupe pouvant contenir un log de vin, on la façonne à partir d’un matériau pesant cent dinars, tandis qu’une coupe pouvant contenir deux log, on la façonne à partir d’un matériau pesant deux cents dinars. En revanche, dans le cas d’une simple coupe tibérienne, même une coupe pouvant contenir deux log, on la façonne à partir d’un matériau pesant cent dinars. Et puisque le matériau dont la coupe est faite est fragile, il est plus transparent et, par conséquent, la rougeur du vin à l’intérieur est plus visible. Par conséquent, il faut comparer le sang au vin dans une coupe de ce type.
הֲדַרַן עֲלָךְ כָּל הַיָּד.
מַתְנִי' הַמַּפֶּלֶת חֲתִיכָה, אִם יֵשׁ עִמָּהּ דָּם — טְמֵאָה, וְאִם לָאו — טְהוֹרָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ — טְמֵאָה.
MICHNA : Dans le cas d’une femme qui expulse un morceau amorphe de tissu, s’il y a du sang qui sort avec lui, la femme est rituellement impure de l’impureté d’une femme menstruée. Et sinon, elle est pure, car elle n’est ni une femme menstruée ni une femme après l’accouchement. Rabbi Yehouda dit : Dans ce cas, où du sang est sorti, et dans cet autre cas, où aucun sang n’est sorti, la femme est impure de l’impureté d’une femme menstruée, car il y avait certainement du sang non détecté qui est sorti avec la chair.
הַמַּפֶּלֶת כְּמִין קְלִיפָּה, כְּמִין שַׂעֲרָה, כְּמִין עָפָר, כְּמִין יַבְחוּשִׁין אֲדוּמִּים — תָּטִיל לַמַּיִם: אִם נִמּוֹחוּ — טְמֵאָה, וְאִם לָאו — טְהוֹרָה.
Dans le cas d’une femme qui expulse quelque chose semblable à une coquille, ou semblable à un cheveu, ou semblable à de la terre, ou semblable à des moustiques, si de tels éléments sont rouges, elle doit les jeter dans l’eau afin d’en déterminer la nature : S’ils se sont dissous, c’est du sang, et la femme est impure de l’impureté d’une femme menstruée ; et sinon, elle est pure.
הַמַּפֶּלֶת כְּמִין דָּגִים, חֲגָבִים, שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים — אִם יֵשׁ עִמָּהֶם דָּם טְמֵאָה, וְאִם לָאו — טְהוֹרָה.
Dans le cas d’une femme qui expulse quelque chose de semblable à un poisson ou à des sauterelles, des créatures répugnantes ou des animaux rampants, s’il y a du sang qui sort avec eux, la femme est impure de l’impureté d’une femme menstruée. Et sinon, elle est pure.
הַמַּפֶּלֶת מִין בְּהֵמָה, חַיָּה וָעוֹף, בֵּין טְמֵאִין בֵּין טְהוֹרִין — אִם זָכָר — תֵּשֵׁב לְזָכָר, וְאִם נְקֵבָה — תֵּשֵׁב לִנְקֵבָה.
En ce qui concerne une femme qui expulse du tissu sous la forme d’un type d’animal domestiqué, d’animal non domestiqué ou d’oiseau, que cela ait eu la forme d’une espèce non casher ou d’une espèce casher, si c’était un fœtus mâle, alors elle observe les périodes d’impureté, sept jours, et de pureté, trente-trois jours, établies dans la Torah (voir Lévitique 12:2–5) pour une femme qui accouche d’un garçon. Et si le fœtus était femelle, la femme observe les périodes d’impureté, quatorze jours, et de pureté, soixante-six jours, établies dans la Torah pour une femme qui accouche d’une fille.
וְאִם אֵין יָדוּעַ — תֵּשֵׁב לְזָכָר וְלַנְּקֵבָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כֹּל שֶׁאֵין בּוֹ מִצּוּרַת אָדָם אֵינוֹ וָלָד.
Et si le sexe du fœtus est inconnu, elle observe les restrictions applicables à une femme qui a accouché à la fois d’un garçon et d’une fille. En conséquence, il lui est interdit d’avoir des rapports sexuels pendant quatorze jours, mais après cela, il lui sera permis d’avoir des rapports sexuels malgré un écoulement de sang utérin jusqu’à ce que trente-trois jours se soient écoulés après les sept jours durant lesquels elle aurait été interdite si le fœtus avait été masculin. L’interdiction d’entrer dans le Temple se poursuivra jusqu’à ce que quatre-vingts jours se soient écoulés depuis l’expulsion du fœtus. Telle est la déclaration de Rabbi Meir. Et les Sages disent : Tout fœtus qui n’a pas de forme humaine n’est pas considéré comme une descendance en ce qui concerne l’observance de ces périodes, et il lui est permis d’avoir des rapports sexuels à condition qu’elle ne connaisse pas d’écoulement de sang utérin.
גְּמָ' אָמַר רַב יְהוּדָה, אָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא טִימֵּא רַבִּי יְהוּדָה אֶלָּא בַּחֲתִיכָה שֶׁל אַרְבַּעַת מִינֵי דָמִים, אֲבָל שֶׁל שְׁאָר מִינֵי דָמִים — טְהוֹרָה.
GUEMARA : La michna enseigne que si une femme expulse un morceau amorphe de tissu et qu’aucun sang ne sort avec lui, les Sages disent qu’elle est pure, tandis que Rabbi Yehouda dit qu’elle est impure. Rav Yehouda dit que Shmouel dit : Rabbi Yehouda a considéré la femme comme impure, malgré le fait qu’aucun sang ne soit sorti, seulement dans le cas d’un morceau de tissu qui a l’apparence de l’un des quatre types de sang rituellement impur, car dans un tel cas le morceau a le statut de sang. Mais s’il a l’apparence d’autres types de sang, la femme est pure.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: שֶׁל אַרְבַּעַת מִינֵי דָמִים — דִּבְרֵי הַכֹּל טְמֵאָה, שֶׁל שְׁאָר מִינֵי דָמִים — דִּבְרֵי הַכֹּל טְהוֹרָה.
Et Rabbi Yoḥanan dit qu’il existe une explication différente du différend : Si une femme expulse un morceau de tissu qui a l’apparence de l’un des quatre types de sang rituellement impur, tout le monde, c’est-à-dire Rabbi Yehuda et les Sages, convient qu’elle est impure. De même, si cela a l’apparence d’autres types de sang, tout le monde convient qu’elle est pure.
לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא שֶׁהִפִּילָה, וְאֵינָהּ יוֹדַעַת מָה הִפִּילָה. רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: זִיל בָּתַר רוֹב חֲתִיכוֹת, וְרוֹב חֲתִיכוֹת שֶׁל (מִינֵי) אַרְבַּעַת מִינֵי דָמִים הָוְיָין. וְרַבָּנַן סָבְרִי: לָא אָמְרִינַן רוֹב חֲתִיכוֹת שֶׁל אַרְבַּעַת מִינֵי דָמִים.
Ils ne sont en désaccord que concernant un cas où la femme a expulsé un morceau amorphe de tissu, et elle-même ne sait pas exactement quelle était l’apparence du morceau de tissu qu’elle a expulsé, par exemple, s’il a été perdu. Rabbi Yehouda soutient : Suivez la majorité des expulsions de morceaux amorphes de tissu, et la majorité des morceaux de tissu sont de l’apparence de l’un des quatre types de sang impur. Et les Sages soutiennent : Nous ne disons pas que la majorité des morceaux de chair ont l’apparence de l’un des quatre types de sang impur.
אִינִי? וְהָא כִּי אֲתָא רַב הוֹשַׁעְיָא מִנְּהַרְדְּעָא, אֲתָא וְאַיְיתִי מַתְנִיתָא בִּידֵיהּ: הַמַּפֶּלֶת חֲתִיכָה אֲדוּמָּה, שְׁחוֹרָה, יְרוּקָּה, וּלְבָנָה — אִם יֵשׁ עִמָּהּ דָּם טְמֵאָה, וְאִם לָאו — טְהוֹרָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ טְמֵאָה. קַשְׁיָא לִשְׁמוּאֵל בַּחֲדָא, וּלְרַבִּי יוֹחָנָן בְּתַרְתֵּי.
La Guemara demande : Est-ce bien le cas ? Mais lorsque Rav Hoshaya est venu de Neharde’a, il est venu et a apporté avec lui une baraita qui déclare : Dans le cas d’une femme qui expulse un morceau de tissu qui est rouge, noir, vert ou blanc, s’il y a du sang qui sort avec lui, la femme est impure, et sinon, elle est pure. Rabbi Yehuda dit : Dans les deux ce cas, où du sang est sorti, et dans cet autre cas, où aucun sang n’est sorti, la femme est impure. Cette baraita pose une difficulté à la déclaration de Shmuel à l’égard d’un aspect de son opinion, et pose une difficulté à la déclaration de Rabbi Yoḥanan à l’égard de deux aspects de son opinion.
לִשְׁמוּאֵל בַּחֲדָא, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא טִימֵּא רַבִּי יְהוּדָה אֶלָּא בַּחֲתִיכָה שֶׁל אַרְבַּעַת מִינֵי דָמִים, וְהָא קָתָנֵי ״יְרוּקָּה וּלְבָנָה״, וּפְלִיג רַבִּי יְהוּדָה!
La Guemara développe : Elle soulève une difficulté à l’égard de l’affirmation de Shmuel concernant un aspect de son opinion, car Shmuel a dit que Rabbi Yehuda considérait la femme impure seulement dans le cas d’un morceau de tissu ayant l’apparence de l’un des quatre types de sang impur, et pourtant la baraitaenseigne que, selon les Sages, la femme est pure si le morceau de tissu est vert ou blanc, qui ne figurent pas parmi les quatre couleurs de sang rituellement impur, et que Rabbi Yehuda n’est pas d’accord avec leur opinion.
וְכִי תֵימָא, כִּי פְּלִיג רַבִּי יְהוּדָה אַאֲדוּמָּה וּשְׁחוֹרָה, וְאַיְּרוּקָּה וּלְבָנָה לָא, אֶלָּא יְרוּקָּה וּלְבָנָה לְמַאן קָתָנֵי לַהּ?
Et si tu disais que lorsque Rabbi Yehuda est en désaccord avec les Sages, c’est au sujet du cas d’un morceau de tissu rouge ou noir, puisque ceux-ci figurent parmi les quatre couleurs de sang rituellement impur, mais au sujet du cas d’un morceau vert ou blanc il n’est pas en désaccord avec eux, c’est-à-dire qu’il concède que la femme est pure, cela ne peut pas être correct. La Guemara explique pourquoi cette explication de la baraita n’est pas possible : Mais dans ce cas, pour clarifier l’opinion de qui la baraitaenseigne-t-elle le cas d’un morceau de tissu vert ou blanc ?
אִילֵּימָא רַבָּנַן — הַשְׁתָּא אֲדוּמָּה וּשְׁחוֹרָה מְטַהֲרִי רַבָּנַן, יְרוּקָּה וּלְבָנָה מִיבַּעְיָא? אֶלָּא לָאו לְרַבִּי יְהוּדָה, וּפְלִיג!
Si nous disons que cela vient clarifier l’opinion des Sages, c’est inutile : Maintenant que, dans le cas d’un morceau de tissu rouge ou noir, qui font partie des quatre couleurs de sang rituellement impur, les Sages considèrent la femme comme pure, est-il nécessaire de dire qu’ils la considèrent pure dans le cas d’un morceau vert ou blanc ? Au contraire, cela ne vient-il pas clarifier l’opinion de Rabbi Yehouda, enseignant que les Sages considèrent la femme comme pure dans ce cas, mais Rabbi Yehouda n’est pas d’accord avec eux et la considère impure ? Cela contredit l’explication de Shmuel.
וְתוּ, לְרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר: שֶׁל אַרְבַּעַת מִינֵי דָמִים — דִּבְרֵי הַכֹּל טְמֵאָה, הָא קָתָנֵי: אֲדוּמָּה וּשְׁחוֹרָה, וּפְלִיגִי רַבָּנַן!
De plus, la baraita soulève une difficulté supplémentaire à l’opinion de Rabbi Yoḥanan, en plus de la première difficulté expliquée ci-dessus, car il a dit que si le morceau de tissu a l’apparence de l’un des quatre types de sang rituellement impur, alors tout le monde s’accorde à dire que la femme est impure, et pourtant la baraita enseigne le cas d’un morceau rouge ou noir et affirme que les Sages sont en désaccord avec Rabbi Yehuda et considèrent la femme comme pure.
וְכִי תֵּימָא, כִּי פְּלִיגִי רַבָּנַן אַיְּרוּקָּה וּלְבָנָה, אֲבָל אַאֲדוּמָּה וּשְׁחוֹרָה לָא, אֶלָּא אֲדוּמָּה וּשְׁחוֹרָה לְמַאן קָתָנֵי לַהּ?
Et si tu disais que lorsque les Sages sont en désaccord avec Rabbi Yehouda, c’est au sujet du cas d’un morceau de tissu vert ou blanc, mais dans le cas d’un morceau rouge ou noir ils ne sont pas en désaccord avec lui, puisqu’ils concèdent que la femme est impure ; mais si tel est le cas, alors pour clarifier l’opinion de qui la baraitaenseigne le cas d’un morceau rouge ou noir ?
אִילֵימָא רַבִּי יְהוּדָה — הַשְׁתָּא יְרוּקָּה וּלְבָנָה טְמֵאָה, אֲדוּמָּה וּשְׁחוֹרָה מִיבַּעְיָא? אֶלָּא לָאו רַבָּנַן, וּפְלִיגִי!
Si nous disons que cela vient clarifier l’opinion de Rabbi Yehouda, cela est inutile : Maintenant que Rabbi Yehouda soutient que, dans le cas d’un morceau vert ou blanc, la femme est impure, malgré le fait qu’ils ne figurent pas parmi les quatre couleurs de sang rituellement impur, est-il nécessaire de dire qu’elle est impure dans le cas d’un morceau rouge ou noir ? Au contraire, cela ne vient-il pas clarifier l’opinion des Sages, enseignant que Rabbi Yehouda considère la femme comme impure dans ce cas, mais les Sages sont en désaccord avec lui et soutiennent qu’elle est pure ?
אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: בְּאֶפְשָׁר לִפְתִיחַת הַקֶּבֶר בְּלֹא דָּם קָמִיפַּלְגִי, וּבִפְלוּגְתָּא דְהָנֵי תַנָּאֵי, דְּתַנְיָא: קִשְּׁתָה שְׁנַיִם, וְלַשְּׁלִישִׁי הִפִּילָה, וְאֵינָהּ יוֹדַעַת מָה הִפִּילָה,
Au contraire, Rav Naḥman bar Yitzḥak dit qu’il existe une autre explication du différend entre les Sages et Rabbi Yehouda : Ils sont en désaccord quant à la question de savoir si l’ouverture de l’utérus est possible sans écoulement de sang. Et ils sont en désaccord quant à la question qui fait l’objet de la controverse entre ces tanna’im, comme il est enseigné dans une baraita : Si une femme a connu des difficultés pendant l’accouchement au cours desquelles du sang est sorti pendant deux jours consécutifs, et le troisième jour elle a expulsé quelque chose, mais elle ne sait pas ce qu’elle a expulsé, c’est-à-dire s’il s’agissait d’un fœtus humain mort-né, et si du sang est sorti pendant la fausse couche,