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מִשּׁוּם דְּאָפְכִי לְהוּ.
La Guemara répond : Parce qu’il y a ceux qui ont inversé les noms dans la baraita et ont attribué la position de Rabbi Yehouda à Rabbi Meir, et inversement. Par conséquent, afin d’éviter tout manque de clarté, Rabbi Zeira a énoncé la halakha explicitement.
תָּנוּ רַבָּנַן: פּוֹתֵחַ וְרוֹאֶה, גּוֹלֵל וּמְבָרֵךְ, וְחוֹזֵר וּפוֹתֵחַ וְקוֹרֵא. דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: פּוֹתֵחַ וְרוֹאֶה וּמְבָרֵךְ וְקוֹרֵא.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Lorsqu’une personne lit dans la Torah, elle doit ouvrir le rouleau et voir l’endroit d’où elle lira, l’enrouler afin qu’il soit fermé, et réciter la bénédiction, puis elle doit de nouveau ouvrir le rouleau, et lire. Telle est l’opinion de Rabbi Meïr. Rabbi Yehouda a dit : Il doit ouvrir le rouleau, et voir l’endroit d’où il lira, et, sans le refermer, il doit réciter la bénédiction et lire.
מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? כִּדְעוּלָּא. דְּאָמַר עוּלָּא: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ הַקּוֹרֵא בַּתּוֹרָה לֹא יְסַיֵּיעַ לַמְתוּרְגְּמָן — כְּדֵי שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ תַּרְגּוּם כָּתוּב בַּתּוֹרָה. הָכָא נָמֵי: כְּדֵי שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ בְּרָכוֹת כְּתוּבִין בַּתּוֹרָה.
La Guemara demande : Quelle est la raison de l’opinion de Rabbi Meir selon laquelle la bénédiction n’est pas récitée sur un rouleau ouvert ? La Guemara répond : Son raisonnement est conforme à la déclaration de Oulla, comme Oulla l’a dit : Pour quelle raison les Sages ont-ils dit que celui qui lit dans la Torah ne doit pas aider le traducteur, mais que la traduction doit être dite exclusivement par le traducteur ? Afin que les gens ne disent pas que la traduction est écrite dans la Torah. Ici aussi, le rouleau doit être fermé lors de la récitation des bénédictions, afin que les gens ne disent pas que les bénédictions sont écrites dans la Torah.
וְרַבִּי יְהוּדָה: תַּרְגּוּם — אִיכָּא לְמִיטְעֵי, בְּרָכוֹת — לֵיכָּא לְמִיטְעֵי.
Et Rabbi Yehuda ne s’en préoccupe pas, car il affirme qu’en ce qui concerne la traduction, il y a la possibilité que les gens se trompent de cette manière, mais en ce qui concerne les bénédictions, il n’y a pas de crainte que les gens se trompent. Les gens comprendront que les bénédictions ne font pas réellement partie du texte de la Torah, parce qu’elles sont récitées par chaque personne qui lit.
אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב מַתְנָה: הֲלָכָה, פּוֹתֵחַ וְרוֹאֶה וּמְבָרֵךְ וְקוֹרֵא. וְלֵימָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה! מִשּׁוּם דְּאָפְכִי לְהוּ.
Rabbi Zeira a dit que Rav Mattana a dit : La halakha est qu'il doit ouvrir le rouleau, voir l'endroit d'où il lira, et, sans le refermer de nouveau, il doit réciter la bénédiction et lire. La Guemara demande : Si c'est le cas, qu'il dise simplement : La halakha est conforme à l'opinion de Rabbi Yehuda. Pourquoi devait-il énoncer explicitement toute la halakha ? La Guemara répond : Parce qu'il y en a qui ont inversé les noms dans la baraita et ont attribué la position de Rabbi Yehuda à Rabbi Meir et vice-versa. Afin d'éviter tout manque de clarté, Rabbi Zeira a énoncé la halakha explicitement.
אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב מַתְנָה: הַלּוּחוֹת וְהַבִּימוֹת — אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם קְדוּשָּׁה.
Rabbi Zeira a dit que Rav Mattana a dit : les marges, c’est-à-dire les espaces vides d’un rouleau de la Torah, et les estrades depuis lesquelles la Torah est lue n’ont aucune sainteté.
אָמַר רַבִּי שְׁפַטְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַגּוֹלֵל סֵפֶר תּוֹרָה — צָרִיךְ שֶׁיַּעֲמִידֶנּוּ עַל הַתֶּפֶר.
§ Rabbi Shefatya a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Lorsqu’une personne enroule un rouleau de la Torah, elle doit le positionner de sorte qu’il se ferme sur la couture entre deux feuilles de parchemin. Une fois fermé, la couture doit se trouver entre les deux rouleaux du parchemin, afin que, s’il est mal manipulé ou trop serré, il se sépare le long de la couture et ne se déchire pas à travers l’écriture.
וְאָמַר רַבִּי שְׁפַטְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַגּוֹלֵל סֵפֶר תּוֹרָה — גּוֹלְלוֹ מִבַּחוּץ, וְאֵין גּוֹלְלוֹ מִבִּפְנִים.
Et Rabbi Shefatya a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Lorsqu’on enroule un rouleau de la Torah d’une section à une autre, il faut l’enrouler par l’extérieur, c’est-à-dire placer le rouleau de sorte que les deux montants soient parallèles à soi, puis enrouler le rouleau en faisant tourner vers soi le montant le plus éloigné, et il ne faut pas l’enrouler par l’intérieur, en faisant tourner loin de soi le montant le plus proche. Si quelqu’un fait cela et en perd le contrôle, le rouleau pourrait lui échapper et tomber par terre.
וּכְשֶׁהוּא מְהַדְּקוֹ — מְהַדְּקוֹ מִבִּפְנִים, וְאֵינוֹ מְהַדְּקוֹ מִבַּחוּץ.
Et lorsqu’on resserre le rouleau, après avoir trouvé la nouvelle section, il faut le resserrer de l’intérieur, en faisant tourner le rouleau le plus proche de soi, et non de l’extérieur, en faisant tourner le rouleau le plus éloigné de soi, afin de ne pas étendre les bras au-dessus du texte de la Torah et d’en masquer la vue à la communauté, car c’est une mitsva qu’ils puissent voir le texte.
וְאָמַר רַבִּי שְׁפַטְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עֲשָׂרָה שֶׁקָּרְאוּ בַּתּוֹרָה, הַגָּדוֹל שֶׁבָּהֶם גּוֹלֵל סֵפֶר תּוֹרָה. הַגּוֹלְלוֹ נוֹטֵל שְׂכַר כּוּלָּן, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: עֲשָׂרָה שֶׁקָּרְאוּ בַּתּוֹרָה, הַגּוֹלֵל סֵפֶר תּוֹרָה קִיבֵּל שְׂכַר כּוּלָּן. שְׂכַר כּוּלָּן סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: קִיבֵּל שָׂכָר כְּנֶגֶד כּוּלָּן.
Et Rabbi Shefatya a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Si dix personnes lisent dans la Torah, le plus grand d’entre eux doit enrouler le rouleau de la Torah, car c’est l’honneur le plus distingué. Et celui qui l’enroule reçoit la récompense de tous, comme Rabbi Yehoshua ben Levi l’a dit : Si dix personnes lisent dans la Torah, celui qui l’enroule reçoit la récompense de tous. La Guemara demande : Peut-il te venir à l’esprit de dire qu’il reçoit réellement la récompense de tous ? Pourquoi tous les autres devraient-ils perdre leur récompense ? Dis plutôt à la place : Il reçoit une récompense équivalente à celle de tous.
וְאָמַר רַבִּי שְׁפַטְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִנַּיִן שֶׁמִּשְׁתַּמְּשִׁין בְּבַת קוֹל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאׇזְנֶיךָ תִּשְׁמַעְנָה דָבָר מֵאַחֲרֶיךָ לֵאמֹר״. וְהָנֵי מִילֵּי, דְּשָׁמַע קָל גַּבְרָא בְּמָתָא, וְקָל אִיתְּתָא בְּדַבְרָא. וְהוּא דְּאָמַר: ״הֵין הֵין״ וְהוּא דְּאָמַר: ״לָאו לָאו״.
Et Rabbi Shefatya a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Si quelqu’un délibérait pour savoir s’il devait accomplir une certaine action, et qu’une Voix Divine indiquait ce qu’il devait faire, d’où est-il déduit qu’on peut faire usage d’une Voix Divine et s’y fier ? Comme il est dit : « Et tes oreilles entendront une parole derrière toi, disant : Voici le chemin, marchez-y » (Isaïe 30:21). La Guemara commente : Cela s’applique seulement lorsqu’on a entendu une voix masculine dans la ville, ce qui est inhabituel, car les hommes se trouvent généralement dans les champs, ou lorsqu’on a entendu une voix féminine dans les champs, car les femmes ne s’y trouvent généralement pas. Puisque la voix est inhabituelle, il n’est pas nécessaire d’en douter et l’on peut s’y fier. Et cela s’applique lorsque la voix a répété son message et a dit : Oui, oui. Et cela s’applique aussi lorsque la voix a dit : Non, non.
וְאָמַר רַבִּי שְׁפַטְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַקּוֹרֵא בְּלֹא נְעִימָה וְשׁוֹנֶה בְּלֹא זִמְרָה, עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וְגַם אֲנִי נָתַתִּי לָהֶם חוּקִּים לֹא טוֹבִים וְגוֹ׳״.
Et Rabbi Shefatya a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Au sujet de quiconque lit la Torah sans mélodie ou étudie la Mishna sans chant, le verset déclare : « Moi aussi, Je leur ai donné des lois qui n’étaient pas bonnes, et des jugements par lesquels ils ne devaient pas vivre » (Ézéchiel 20:25), car celui qui étudie la Torah en chantant montre que son étude lui est chère. De plus, la mélodie l’aide à se souvenir de ce qu’il a appris.
מַתְקֵיף לַהּ אַבָּיֵי: מִשּׁוּם דְּלָא יָדַע לְבַסּוֹמֵי קָלָא — ״מִשְׁפָּטִים לֹא יִחְיוּ בָּהֶם״ קָרֵית בֵּיהּ?! אֶלָּא כִּדְרַב מְשַׁרְשְׁיָא, דְּאָמַר: שְׁנֵי תַּלְמִידֵי חֲכָמִים הַיּוֹשְׁבִים בְּעִיר אַחַת וְאֵין נוֹחִין זֶה אֶת זֶה בַּהֲלָכָה — עֲלֵיהֶם הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וְגַם אֲנִי נָתַתִּי לָהֶם חוּקִּים לֹא טוֹבִים וּמִשְׁפָּטִים לֹא יִחְיוּ בָּהֶם״.
Abaye s’oppose vivement à cela : Simplement parce qu’on ne sait pas comment rendre sa voix agréable, tu lis à son sujet : « Et des jugements par lesquels ils ne devraient pas vivre » ? Plutôt, le verset doit être compris conformément à la déclaration de Rav Mesharshiyya, qui a dit : Concernant deux érudits de la Torah qui habitent dans la même ville et ne sont pas agréables l’un envers l’autre en matière de halakha, et qui se querellent et suscitent la controverse, le verset déclare : « Ainsi, moi aussi, je leur ai donné des lois qui n’étaient pas bonnes, et des jugements par lesquels ils ne devraient pas vivre. »
אָמַר רַבִּי פַּרְנָךְ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הָאוֹחֵז סֵפֶר תּוֹרָה עָרוֹם, נִקְבָּר עָרוֹם. עָרוֹם סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: נִקְבָּר עָרוֹם בְּלֹא מִצְוֹת.
Rabbi Parnakh a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Quiconque tient un rouleau de la Torah découvert, c’est-à-dire tient le parchemin directement sans rien d’interposé, sera puni en étant enterré à découvert. La Guemara demande : Peut-il te venir à l’esprit de dire qu’il sera réellement enterré à découvert ? Pourquoi devrait-il être enterré d’une manière si honteuse ? Dis plutôt qu’il sera enterré métaphoriquement à découvert, c’est-à-dire sans le mérite d’avoir accompli des mitzvot.
בְּלֹא מִצְוֹת סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: נִקְבָּר עָרוֹם בְּלֹא אוֹתָהּ מִצְוָה.
La Guemara demande de nouveau : Peut-il te venir à l’esprit de dire qu’il sera enterré sans le mérite d’avoir accompli des mitzvot ? Pourquoi devrait-il perdre le mérite de toutes les mitzvot qu’il a accomplies durant sa vie ? Au contraire, Abaye a dit : Il sera enterré métaphoriquement découvert, c’est-à-dire sans le mérite de cette mitzva. Il perd la récompense de la mitzva qu’il a accomplie en tenant directement le parchemin.
אָמַר רַבִּי יַנַּאי בְּרֵיהּ דְּרַבִּי יַנַּאי סָבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יַנַּאי רַבָּה: מוּטָב תִּיגָּלֵל הַמִּטְפַּחַת וְאַל יִגָּלֵל סֵפֶר תּוֹרָה.
Rabbi Yannai, fils de Rabbi Yannai l’Ancien, a dit au nom de Rabbi Yannai le Grand : Il convient que le tissu qui recouvre un rouleau de la Torah soit enroulé autour du rouleau, tout en maintenant le rouleau immobile, et l’on ne doit pas enrouler le rouleau de la Torah lui-même dans le tissu afin de le couvrir.
״וַיְדַבֵּר מֹשֶׁה אֶת מוֹעֲדֵי ה׳ אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״, מִצְוָתָן שֶׁיִּהְיוּ קוֹרִין אוֹתָן כׇּל אֶחָד וְאֶחָד בִּזְמַנּוֹ. תָּנוּ רַבָּנַן: מֹשֶׁה תִּיקֵּן לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל שֶׁיְּהוּ שׁוֹאֲלִין וְדוֹרְשִׁין בְּעִנְיָנוֹ שֶׁל יוֹם. הִלְכוֹת פֶּסַח — בַּפֶּסַח, הִלְכוֹת עֲצֶרֶת — בָּעֲצֶרֶת, הִלְכוֹת חַג — בֶּחָג.
§ La michna déclare : le verset « Et Moïse proclama aux enfants d’Israël les temps fixés du Seigneur » (Lévitique 23:44) indique qu’une partie de la mitsva des fêtes est qu’ils doivent lire la section qui les concerne, chacune en son temps fixé. Les Sages ont enseigné dans une baraita : Moïse a institué pour le peuple juif qu’ils fassent des recherches halakhiques et exposent le sujet du jour. Ils doivent s’occuper des halakhot de Pessa'h à Pessa'h, des halakhot de Chavouot à Chavouot, et des halakhot de Soukkot à Soukkot.


הֲדַרַן עֲלָךְ בְּנֵי הָעִיר וּסְלִיקָא לַהּ מַסֶּכֶת מְגִילָּה

Pouvons-nous revenir vers vous au chapitre «Le peuple de la ville» et ceci est l’achèvement du traité Meguila.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

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