מְטַמֵּא בְּזִיבָה, וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ יֵשׁ בּוֹ מִשּׁוּם רִיסּוּקֵי אֵבָרִים, אִיקְרִי כָּאן ״מִבְּשָׂרוֹ״ וְלֹא מֵחֲמַת אוֹנְסוֹ.
devient rituellement impur s’il éprouve un écoulement [ziva] de type blennorragique. Et s’il te venait à l’esprit qu’un nouveau-né est sujet à une inquiétude concernant de possibles membres brisés, lis ici la règle énoncée au sujet de ziva, selon laquelle l’écoulement d’une personne ne la rend impure que lorsqu’il sort « de sa chair » (Lévitique 15:2), mais non lorsqu’il sort en raison de circonstances indépendantes de sa volonté, par exemple à cause d’une maladie. Par conséquent, s’il faut craindre que les membres d’un nouveau-né aient pu être brisés pendant l’accouchement, son écoulement ne le rendrait pas impur.
הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁיָּצָא דֶּרֶךְ דּוֹפֶן.
La Guemara répond : On ne peut pas apporter de preuve à partir de cette baraita, car nous traitons ici d’un cas où le nourrisson est sorti de l’utérus par césarienne et n’est pas passé par l’étroit canal de naissance. En revanche, après des naissances normales, l’écoulement d’un nouveau-né ne le rend pas impur, car on tient compte de la possibilité de membres broyés.
תָּא שְׁמַע: עֵגֶל שֶׁנּוֹלַד בְּיוֹם טוֹב – שׁוֹחֲטִין אוֹתוֹ בְּיוֹם טוֹב. הָכָא נָמֵי, כְּגוֹן שֶׁיָּצָא דֶּרֶךְ דּוֹפֶן.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée d’une baraita : Si un veau est né pendant une fête, on peut l’abattre et le manger pendant la fête. Il n’est pas nécessaire d’attendre vingt-quatre heures avant de considérer l’animal comme casher, comme on le fait pour un animal tombé d’un toit. Apparemment, il n’y a pas lieu de craindre que ses membres aient été brisés pendant la naissance. La Guemara répond : Ici aussi, la baraita parle d’un cas où le veau est sorti de l’utérus par césarienne. Mais après des naissances normales, il faut attendre vingt-quatre heures avant d’abattre le veau.
תָּא שְׁמַע: וְשָׁוִין שֶׁאִם נוֹלַד הוּא וּמוּמוֹ עִמּוֹ, שֶׁזֶּה מִן הַמּוּכָן. וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי שֶׁיָּצָא דֶּרֶךְ דּוֹפֶן – דֶּרֶךְ דּוֹפֶן מִי קָדוֹשׁ? וְהָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוֹדֶה הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן לְעִנְיַן קָדָשִׁים שֶׁאֵינוֹ קָדוֹשׁ!
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée d’une autre baraita : Et tous s’accordent à dire que si un animal premier-né est né pendant une fête et que son défaut est né avec lui, c’est-à-dire s’il est né avec un défaut qui enlève sa sainteté et le rend permis à la consommation, il est considéré comme préparé pour la fête et peut être mangé. De toute évidence, il n’est pas nécessaire d’attendre vingt-quatre heures avant de le considérer comme casher. Et si tu dis que ici aussi, la baraita traite d’un cas où l’animal est sorti de l’utérus par césarienne, on pourrait répondre : Est-ce qu’un animal premier-né né par césarienne est sanctifié ? Mais Rabbi Yoḥanan ne dit-il pas : Rabbi Shimon concéderait au sujet des animaux de sacrifice, par exemple un premier-né, qu’un animal né par césarienne n’est pas sanctifié ? Par conséquent, la baraita doit faire référence à un animal né naturellement.
הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, שֶׁהִפְרִיס עַל גַּבֵּי קַרְקַע.
La Guemara répond : Ici, nous traitons de un premier-né qui a étendu ses pattes sur le sol et s’est levé immédiatement après la naissance. Dans un tel cas, l’animal n’est certainement pas une tereifa en raison de membres brisés.
וְאָמַר רַב נַחְמָן: בֵּית הַמִּטְבָּחַיִם אֵין בּוֹ מִשּׁוּם רִיסּוּקֵי אֵבָרִים.
§ Et Rav Naḥman dit : Si un animal a été jeté à terre dans l’abattoir en préparation à l’abattage, il n’est pas sujet à la crainte de membres brisés.
הָהוּא תּוֹרָא דִּנְפַל, וְאִישְׁתְּמַע קָל גְּנִיחוֹתֵיהּ, עָל רַב יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָא שְׁקַל מִשּׁוּפְרֵי שׁוּפְרֵי. אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן: מְנָא לָךְ הָא? אֲמַר לְהוּ: הָכִי אָמַר רַב: צִפׇּרְנָיו נוֹעֵץ עַד שֶׁמַּגִּיעַ לָאָרֶץ.
La Guemara rapporte : Un certain taureau tomba dans l’abattoir, et son mugissement fut audible à cause du choc. Malgré cela, Rav Yitzḥak bar Shmuel bar Marta entra et prit parmi les meilleurs morceaux du taureau, sans craindre qu’il ait pu être une tereifa. Les Sages lui dirent : D’où as-tu appris cela ? Rav Yitzḥak bar Shmuel bar Marta leur dit : Voici ce que Rav a dit : En tombant, le taureau enfonce ses sabots jusqu’à atteindre la terre. Par conséquent, il n’est pas nécessaire de craindre qu’il soit tombé lourdement.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: עָמְדָה – אֵינָהּ צְרִיכָה מֵעֵת לְעֵת, בְּדִיקָה – וַדַּאי בָּעֲיָא, הָלְכָה – אֵינָהּ צְרִיכָה בְּדִיקָה. רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר: אַחַת זוֹ וְאַחַת זוֹ צְרִיכָה בְּדִיקָה.
§ Rav Yehuda dit que Rav dit : Si un animal est tombé et s’est relevé, il ne nécessite pas la période de vingt-quatre heures mentionnée dans la michna (56b) pour déterminer s’il peut être abattu. Néanmoins, il nécessite certainement une inspection après l’abattage afin de déterminer s’il a été blessé par la chute et est devenu une tereifa. Mais s’il s’est à la fois relevé et a marché après la chute, il ne nécessite pas même d’inspection après l’abattage. Rav Ḥiyya bar Ashi dit : Dans les deux cas, dans ce cas et dans cet autre cas, c’est-à-dire même s’il a marché après la chute, il nécessite une inspection.
אָמַר רַב יִרְמְיָה בַּר אַחָא אָמַר רַב: פָּשְׁטָה יָדָהּ לַעֲמוֹד, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא עָמְדָה. עָקְרָה רַגְלָהּ לְהַלֵּךְ, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא הָלְכָה. וְרַב חִסְדָּא אָמַר: נִנְעֲרָה לַעֲמוֹד, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא עָמְדָה.
Rav Yirmeya bar Aḥa dit que Rav dit : Si l’animal a tendu sa patte avant pour se lever, même s’il ne s’est pas réellement levé, il est considéré comme s’étant levé et ne nécessite pas de période d’attente de vingt-quatre heures. S’il a levé sa patte pour marcher, même s’il n’a pas réellement marché, il est considéré comme ayant marché et ne nécessite pas d’inspection selon Rav. Et Rav Ḥisda dit : Même s’il n’a pas tendu sa patte avant, mais a simplement lutté pour se lever, même s’il ne s’est pas levé, il est considéré comme s’étant levé et peut être abattu ce jour-là.
וְהִלְכְתָא: הֵיכָא דְּנָפְלָה מִן הַגָּג בִּדְלָא יָדְעָה, וְעָמְדָה וְלֹא הָלְכָה – צְרִיכָה בְּדִיקָה, וְאֵינָהּ צְרִיכָה מֵעֵת לְעֵת. וְאִם הָלְכָה – אֲפִילּוּ בְּדִיקָה נָמֵי לָא צְרִיכָה.
La Guemara conclut : Et la halakha est la suivante : dans tout cas où un animal est tombé du toit à son insu, c’est-à-dire involontairement, et s’est tenu debout mais n’a pas marché, il nécessite une inspection après l’abattage rituel mais ne nécessite pas une période de vingt-quatre heures avant l’abattage. Et s’il a marché, il ne nécessite même pas d’inspection.
אָמַר אַמֵּימָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא: נְפוּלָה שֶׁאָמְרוּ – צְרִיכָה בְּדִיקָה כְּנֶגֶד בְּנֵי מֵעַיִים. אֲמַר לֵיהּ מָר זוּטְרָא: הָכִי אָמְרִינַן מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב פָּפָּא: צְרִיכָה בְּדִיקָה כְּנֶגֶד בֵּית הֶחָלָל כּוּלּוֹ.
§ Ameimar a dit au nom de Rav Dimi de Neharde’a : Un animal tombé dont les Sages ont dit qu’il nécessite une inspection doit être inspecté autour des intestins afin de voir si les organes qui s’y trouvent ont été perforés ou déchirés, rendant l’animal tereifa. Mar Zutra lui dit : C’est ce que nous disons au nom de Rav Pappa : Un tel animal nécessite une inspection autour de toute la cavité corporelle, au cas où les côtes ou la colonne vertébrale auraient été endommagées.
אֲמַר לֵיהּ הוּנָא מָר בַּר בְּרֵיהּ דְּרַב נְחֶמְיָה לְרַב אָשֵׁי: סִימָנִין מַאי? אֲמַר לֵיהּ: סִימָנִין קָשִׁין הֵן אֵצֶל נְפִילָה.
Huna Mar, petit-fils de Rav Neḥemya, dit à Rav Ashi : Qu'en est-il des deux organes qui doivent être sectionnés lors de l'abattage rituel [simanim], c'est-à-dire la trachée et l'œsophage ? Exigent-ils eux aussi une inspection ? Rav Ashi lui dit : Les simanim sont durs et résistants aux dommages lors d'une chute. Il n'est donc pas nécessaire de les inspecter.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: עוֹף שֶׁנֶּחְבַּט עַל פְּנֵי הַמַּיִם, כֵּיוָן שֶׁשָּׁט מְלֹא קוֹמָתוֹ – דַּיּוֹ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא מִמַּטָּה לְמַעְלָה, אֲבָל מִלְּמַעְלָה לְמַטָּה – מַיָּא הוּא דְּאַשְׁפִּלוּ. וְאִי מַיָּא קָיְימִי – לֵית לַן בַּהּ, וְאִי שְׁדָא צִיבֵי וְקַדְמֵיהּ – הָא קַדְמֵיהּ.
§ En ce qui concerne les oiseaux qui sont tombés, Rav Yehuda dit que Shmuel dit : Si un oiseau est tombé et a heurté la surface de l’eau, une fois qu’il nage sur toute la longueur de son corps, cela suffit pour indiquer que ses membres n’ont pas été brisés, de manière semblable à un animal qui marche après être tombé. Et nous avons dit cela seulement dans les cas où il a nagé de bas en haut, c’est-à-dire à contre-courant. Mais s’il a nagé de haut en bas, c’est-à-dire dans le sens du courant, ce n’est que l’eau qui l’a entraîné vers le bas, et il doit être inspecté. Et si l’eau est stagnante, par exemple dans un étang, nous n’avons aucun problème avec cela, car il est clair que l’oiseau nage par sa propre force, et il n’a pas besoin d’être inspecté. Et même si l’oiseau nage vers l’aval, si de la paille a été dispersée devant lui et que l’oiseau l’a dépassée en nageant, alors l’oiseau l’a dépassée par sa propre force et n’a pas besoin d’être inspecté.
גְּלִימָא מְתִיחַ – חָיְישִׁינַן; דְּלָא מְתִיחַ – לָא חָיְישִׁינַן; עוּף וּמְעוּפָּף – לָא חָיְישִׁינַן; אִיזְלָא וּמְקָרְבִי קִיטְרֵי – חָיְישִׁינַן; לָא מְקָרְבִי קִיטְרֵי – לָא חָיְישִׁינַן.
Si l’oiseau est tombé sur un vêtement étendu bien tendu sur des perches, nous devons craindre que ses membres aient été brisés par l’impact. S’il est tombé sur un vêtement qui n’était pas tendu, nous n’avons pas à craindre. En tout état de cause, si le vêtement était plié, nous n’avons pas à craindre, puisqu’il n’était vraisemblablement pas assez tendu pour blesser l’oiseau. Si l’oiseau est tombé sur un filet dont les nœuds étaient tissés serrés, nous devons craindre que ses membres aient été brisés par l’impact. Si les nœuds n’étaient pas rapprochés, nous n’avons pas à craindre.
כִּיתָּנָא דַּעֲבִיד בְּטוּנֵי – חָיְישִׁינַן; דְּהַאי גִּיסָא וּדְהַאי גִּיסָא – לָא חָיְישִׁינַן; אִסּוּרְיָיתָא – חָיְישִׁינַן; כִּיתָּנָא דִּדְיִיק וּנְפִיץ – לָא חָיְישִׁינַן; דְּיִיק וְלָא נְפִיץ – חָיְישִׁינַן; דַּעֲבִיד בִּיזְרֵי כֵּיוָן דְּאִיכָּא בֵּיהּ קִטְרֵי – חָיְישִׁינַן; דַּקְתָּא – חָיְישִׁינַן; דַּקְדַּקְתָּא – לָא חָיְישִׁינַן.
Si l’oiseau est tombé directement sur du lin disposé en bottes, nous devons craindre que ses membres aient été brisés par l’impact, car les bottes sont dures. S’il est tombé de ce côté-ci ou de ce côté-là des bottes, nous ne devons pas craindre, car il n’est pas tombé directement sur les bottes et l’impact a été amorti. S’il est tombé sur des bottes de roseaux, nous devons craindre. S’il est tombé sur du lin battu et peigné, dont les impuretés ont été retirées, nous ne devons pas craindre, puisqu’il est doux. S’il est tombé sur du lin qui avait été battu mais non peigné, nous devons craindre à cause des résidus de tiges de lin dans les bottes. S’il est tombé sur du lin mis en bottes après avoir été battu et peigné, puisqu’il comporte des nœuds, nous devons craindre. Si l’oiseau est tombé sur de l’étoupe, une botte grossière de fibre non filée, nous devons craindre. S’il est tombé sur de l’étoupe fine, nous ne devons pas craindre, parce qu’elle est douce.
נַבְרָא – חָיְישִׁינַן; תִּימַחְתָא – לָא חָיְישִׁינַן; קִיטְמָא נְהִילָא – חָיְישִׁינַן; לָא נְהִילָא – לָא חָיְישִׁינַן.
Si l’oiseau est tombé sur nevara, les fibres qui poussent autour d’un palmier, nous devons craindre que ses membres aient pu être brisés. S’il est tombé sur timaḥta, de l’écorce de palmier coupée en lanières, nous n’avons pas à craindre. S’il est tombé sur des cendres tamisées, nous devons craindre, car les cendres durcissent. S’il est tombé sur des cendres non tamisées, nous n’avons pas à craindre, car elles sont molles et se dispersent à l’impact.