דַּחֲנַקְתֵּיהּ אוּמְצָא.
celui qui s’est étouffé avec un morceau de viande et a bu de l’eau pour le faire descendre. Il n’a pas besoin de réciter une bénédiction.
רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר ״בּוֹרֵא נְפָשׁוֹת רַבּוֹת וְחֶסְרוֹנָן״. אֲמַר לֵיהּ רָבָא בַּר רַב חָנָן לְאַבָּיֵי, וְאָמְרִי לַהּ לְרַב יוֹסֵף: הִלְכְתָא מַאי? אֲמַר לֵיהּ: פּוֹק חֲזִי מַאי עַמָּא דָּבַר.
Nous avons appris dans la michna que Rabbi Tarfon dit : Sur l’eau, on récite : Qui crée les nombreuses formes de vie et leurs besoins. Rava bar Rav Ḥanan dit à Abaye, et certains disent à Rav Yossef : Quelle est la halakha dans ce différend ? Il lui dit : Sors et observe ce que fait le peuple et agis en conséquence.
הדרן עלך כיצד מברכין
Pouvons-nous revenir vers toi : Quelle bénédiction disons-nous !
מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת, חַיָּיבִין לְזַמֵּן. אָכַל דְּמַאי, וּמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁנִּטְּלָה תְּרוּמָתוֹ, מַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁנִּפְדּוּ, וְהַשַּׁמָּשׁ שֶׁאָכַל כְּזַיִת, וְהַכּוּתִי — מְזַמְּנִין עָלָיו.
MICHNA : Cette michna expose les halakhot essentielles relatives à l’invitation à réciter la Grâce après le repas après un repas pris en commun [zimmun] : Trois personnes qui ont mangé ensemble sont tenues de former un zimmun et de réciter la Grâce après le repas. Si, parmi les convives, l’une a mangé des produits au prélèvement de dîme douteux [demai], et la première dîme dont la teruma avait déjà été prélevée, ou la seconde dîme, et des aliments consacrés qui ont été rachetés et donc permis à la consommation ; et même le serveur qui a servi le repas aux convives et qui a mangé au moins un volume d’olive du repas, et le Samaritain [Kuti] qui a mangé avec deux autres lors d’un repas ; chacune de ces personnes est comptée parmi les trois pour obliger ceux avec qui elles ont mangé à un zimmun.
אָכַל טֶבֶל, וּמַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁלֹּא נִטְּלָה תְּרוּמָתוֹ, וּמַעֲשֵׂר שֵׁנִי וְהֶקְדֵּשׁ שֶׁלֹּא נִפְדּוּ, וְהַשַּׁמָּשׁ שֶׁאָכַל פָּחוֹת מִכַּזַּיִת, וְהַנׇּכְרִי — אֵין מְזַמְּנִין עָלָיו. נָשִׁים וַעֲבָדִים וּקְטַנִּים — אֵין מְזַמְּנִין עֲלֵיהֶן. עַד כַּמָּה מְזַמְּנִין? — עַד כְּזַיִת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: עַד כְּבֵיצָה.
Cependant, celui qui a mangé un produit non dîmé [tevel], et la première dîme dont sa teruma n’a pas été séparée, et la seconde dîme, et une nourriture consacrée qui n’a pas été rachetée, et le serveur qui n’a pas mangé un volume d’olive, et le non-Juif qui a mangé avec deux Juifs, aucune de ces personnes n’est incluse parmi les trois pour obliger ceux avec qui elles ont mangé à un zimmun. Les femmes, les esclaves et les mineurs n’obligent pas ceux avec qui ils ont mangé à un zimmun. Combien faut-il manger pour obliger ceux avec qui il a mangé à un zimmun ? Un volume d’olive de nourriture suffit pour obliger ceux avec qui ils ont mangé à un zimmun. Rabbi Yehuda dit : Un volume d’œuf est la mesure minimale pour obliger ceux avec qui ils ont mangé à un zimmun.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב אַסִּי: דְּאָמַר קְרָא ״גַּדְּלוּ לַה׳ אִתִּי וּנְרוֹמְמָה שְׁמוֹ יַחְדָּו״. רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר: מֵהָכָא: ״כִּי שֵׁם ה׳ אֶקְרָא הָבוּ גֹדֶל לֵאלֹהֵינוּ״.
GUEMARA : En ce qui concerne la mitsva fondamentale de zimmun, la Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés, à savoir qu’après un repas auquel trois convives ont participé, un zimmun doit être récité ? Rav Assi a dit : Comme le verset l’énonce : « Glorifiez le Seigneur avec moi, et nous exalterons ensemble Son nom » (Psaumes 34:4), c’est-à-dire que celui qui récite la bénédiction s’adresse à au moins deux autres afin de louer Dieu ensemble. Rabbi Abbahou a dit : La source de la mitsva de zimmun est dérivée du verset ici : « Quand j’invoquerai le Nom du Seigneur, attribuez [pluriel] la grandeur à notre Dieu » (Deutéronome 32:3).
אָמַר רַב חָנָן בַּר אַבָּא: מִנַּיִן לָעוֹנֶה ״אָמֵן״ שֶׁלֹּא יַגְבִּיהַּ קוֹלוֹ יוֹתֵר מִן הַמְבָרֵךְ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״גַּדְּלוּ לַה׳ אִתִּי וּנְרוֹמְמָה שְׁמוֹ יַחְדָּו״.
Après avoir mentionné ces versets, la Guemara cite des sujets connexes. Rav Ḥanan bar Abba a dit : D’où est-il dérivé que celui qui répond amen ne doit pas élever sa voix plus fort que celui qui récite la bénédiction ? Comme il est dit : « Glorifiez le Torah avec moi, et exaltons Son Nom ensemble » ; ensemble, et non avec celui qui répond en élevant sa voix plus fort que celui qui récite la bénédiction.
אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי: מִנַּיִן שֶׁאֵין הַמְתַרְגֵּם רַשַּׁאי לְהַגְבִּיהַּ קוֹלוֹ יוֹתֵר מִן הַקּוֹרֵא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מֹשֶׁה יְדַבֵּר וְהָאֱלֹהִים יַעֲנֶנּוּ בְקוֹל״, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר ״בְקוֹל״, וּמָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״בְקוֹל״ — בְּקוֹלוֹ שֶׁל מֹשֶׁה.
De même, Rabbi Shimon ben Pazi a dit : D’où est-il dérivé que le traducteur qui traduisait la lecture publique de la Torah en araméen n’est pas autorisé à élever sa voix plus haut que celle du lecteur ? Comme il est dit : « Moïse parlait, et Dieu lui répondait d’une voix » (Exode 19:19). Ce verset demande un examen plus approfondi, car il n’est pas nécessaire que le verset dise : d’une voix. L’expression d’une voix n’ajoute rien. Au contraire, dans quel but le verset dit-il : d’une voix ? De la voix de Moïse, c’est-à-dire d’une voix qui n’est pas plus forte que celle de Moïse. Ce verset enseigne aux générations suivantes que les lecteurs de la Torah et les traducteurs doivent garder leurs voix à un volume égal, tout comme Moïse transmit la parole de Dieu au peuple et leurs voix étaient égales en volume.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אֵין הַמְתַרְגֵּם רַשַּׁאי לְהַגְבִּיהַּ קוֹלוֹ יוֹתֵר מִן הַקּוֹרֵא. וְאִם אִי אֶפְשָׁר לַמְתַרְגֵּם לְהַגְבִּיהַּ קוֹלוֹ כְּנֶגֶד הַקּוֹרֵא — יְמַעֵךְ הַקּוֹרֵא קוֹלוֹ וְיִקְרָא.
Cela aussi a été enseigné dans une baraita : il n’est pas permis au traducteur d’élever la voix plus que le lecteur. L’inverse est également vrai ; et si le traducteur ne peut pas élever la voix pour égaler celle du lecteur, le lecteur doit baisser la voix et lire.
אִתְּמַר: שְׁנַיִם שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת, פְּלִיגִי רַב וְרַבִּי יוֹחָנָן. חַד אָמַר: אִם רָצוּ לְזַמֵּן — מְזַמְּנִין, וְחַד אָמַר: אִם רָצוּ לְזַמֵּן — אֵין מְזַמְּנִין.
La michna statue que trois personnes qui ont mangé ensemble sont tenues de s’unir et de réciter la Grâce après les repas. La Guemara approfondit cette halakha : Il a été déclaré : Deux personnes qui ont mangé ensemble et souhaitent s’unir pour un zimmun, bien qu’elles n’y soient pas obligées, en ont-elles la permission ? Rav et Rabbi Yoḥanan étaient en désaccord : L’un a dit : S’ils souhaitent s’unir, ils peuvent former un zimmun. L’autre a dit : Même s’ils souhaitent s’unir, ils ne peuvent pas former un zimmun.
תְּנַן: שְׁלֹשָׁה שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת חַיָּיבִין לְזַמֵּן. שְׁלֹשָׁה — אִין, שְׁנַיִם — לָא!
La Guemara cite une preuve de ce que nous avons appris dans notre michna : Trois personnes qui ont mangé ensemble sont tenues de se joindre et de réciter la Bénédiction après le repas. Par déduction : trois, oui, forment un zimoun ; deux, non, ne forment pas un zimoun. Cela contredit l’opinion selon laquelle deux individus qui souhaitent former un zimoun peuvent le faire.
הָתָם חוֹבָה, הָכָא רְשׁוּת.
La Guemara répond : Il n’y a pas de preuve tirée de la michna, car là-bas, la michna traitait d’un zimounobligatoire ; ici, les amora’im sont en désaccord au sujet d’un zimounfacultatif.
תָּא שְׁמַע: שְׁלֹשָׁה שֶׁאָכְלוּ כְּאַחַת — חַיָּיבִין לְזַמֵּן, וְאֵין רַשָּׁאִין לֵיחָלֵק. שְׁלֹשָׁה — אִין, שְׁנַיִם — לָא!
La Guemara cite une preuve supplémentaire. Viens et écoute : trois personnes qui ont mangé comme une seule sont tenues de se réunir et de réciter la Bénédiction après le repas et ne peuvent pas se disperser pour réciter individuellement la Bénédiction après le repas. Apparemment, trois, oui, elles forment un zimoun ; deux, non, elles ne forment pas un zimoun. Si un zimoun était possible avec deux personnes, il ne serait pas interdit à trois personnes de se disperser, puisque même si l’une récitait seule la Bénédiction après le repas, les deux autres constitueraient un zimoun.
שָׁאנֵי הָתָם דְּקָבְעוּ לְהוּ בְּחוֹבָה מֵעִיקָּרָא.
La Guemara rejette cette preuve : Là-bas, c’est différent, dans le cas d’un groupe de trois qui s’est dispersé, parce que dès le départ, ils se sont constitués comme un groupe de trois qui était tenu de former un zimoun. Par conséquent, il ne leur est pas permis de renoncer à un zimoun obligatoire au profit d’un zimoun facultatif.
תָּא שְׁמַע: הַשַּׁמָּשׁ שֶׁהָיָה מְשַׁמֵּשׁ עַל הַשְּׁנַיִם — הֲרֵי זֶה אוֹכֵל עִמָּהֶם, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נָתְנוּ לוֹ רְשׁוּת. הָיָה מְשַׁמֵּשׁ עַל הַשְּׁלֹשָׁה — הֲרֵי זֶה אֵינוֹ אוֹכֵל עִמָּהֶם, אֶלָּא אִם כֵּן נָתְנוּ לוֹ רְשׁוּת!
La Guemara cite une preuve supplémentaire. Viens et écoute, d’après ce qui a été enseigné dans une baraita : Un serveur qui servait deux personnes mange avec elles, bien qu’elles ne lui aient pas donné la permission de le faire, car il pourra ainsi se joindre à elles pour un zimoun. Si un serveur servait trois personnes, il ne peut pas manger avec elles à moins qu’elles ne lui en aient donné la permission. Il est évident que deux personnes ne peuvent pas former un zimoun. Si c’était le cas, le serveur aurait besoin de permission même lorsqu’il sert deux personnes.
שָׁאנֵי הָתָם
La Guemara répond : Là-bas, c’est différent,