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אֲבָל הֵיכָא דְּלֵיכָּא דָּקָר נָעוּץ — לָא. אִי נָמֵי: עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי בֵּית הִלֵּל הָכָא, אֶלָּא כֵּיוָן דְּמוּקְצֶה הוּא, בְּעוֹמֵד וְאוֹמֵר זֶה וְזֶה אֲנִי נוֹטֵל סַגִּי. אֲבָל הָתָם — לָא.
Cependant, là où il n’y a pas de pelle fichée, même Beit Shammai ne l’ont pas permis. Alternativement, il est possible que Beit Hillel n’expriment leur opinion que ici, puisque une colombe est muktze, ce qui est interdit par la loi rabbinique, et par conséquent lorsqu’il se lève et dit : Je prendrai celle-ci et celle-là, cela suffit. Cependant, là-bas, où l’interdiction s’applique selon la loi de la Torah, ils ne l’ont pas dit ainsi.
אֶלָּא, אִי קַשְׁיָא — הָא קַשְׁיָא: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין נוֹטְלִין אֶת הָעֱלִי, לְקַצֵּב עָלָיו בָּשָׂר, וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין. אַלְמָא גַּבֵּי שִׂמְחַת יוֹם טוֹב בֵּית שַׁמַּאי לְחוּמְרָא וּבֵית הִלֵּל לְקוּלָּא, וּרְמִינְהִי הַשּׁוֹחֵט חַיָּה וָעוֹף, בֵּית שַׁמַּאי וְכוּ׳! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוּחְלֶפֶת הַשִּׁיטָה.
Au contraire, s’il y a une difficulté impliquant une contradiction, voici la difficulté, tirée d’une michna différente (11a) : Beit Shammaï disent : On ne peut pas prendre un grand pilon d’un mortier, qui est normalement utilisé pour broyer du blé dans la préparation de la bouillie, pour tout autre usage pendant une fête, par exemple pour couper de la viande dessus ; et Beit Hillel le permettent. Apparemment, en ce qui concerne la réjouissance de la fête, l’opinion de Beit Shammaï est stricte, et celle de Beit Hillel est indulgente. Et la Guemara soulève une contradiction : En ce qui concerne celui qui abat un animal non domestiqué ou un oiseau pendant une fête, Beit Shammaï disent : Il peut creuser de la terre avec une pelle et couvrir le sang, et Beit Hillel disent : Il ne peut pas abattre un animal non domestiqué ou un oiseau, à moins qu’il n’ait eu de la terre préparée à cette fin alors qu’il faisait encore jour. C’est à ce sujet que Rabbi Yoḥanan a dit : L’attribution des opinions est inversée.
מִמַּאי? דִּלְמָא לָא הִיא: עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי הָתָם אֶלָּא הֵיכָא דְּאִיכָּא דָּקָר נָעוּץ, אֲבָל הֵיכָא דְּלֵיכָּא דָּקָר נָעוּץ — לָא, אִי נָמֵי: עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי בֵּית הִלֵּל הָכָא אֶלָּא, דְּאִיכָּא תּוֹרַת כְּלִי עָלָיו, אֲבָל הָתָם לָא.
La Guemara rejette cela : D'où le sais-tu ? Peut-être n'en est-il pas ainsi. Au contraire, Beit Shammai disent leur opinion seulement là-bas, où il y a une pelle fichée et préparée la veille, mais là où il n'y a pas de pelle fichée, ils n'ont pas statué avec indulgence. Alternativement, on peut dire que Beit Hillel disent leur opinion seulement ici, au sujet d'un pilon, qui au moins a le statut d'ustensile, et n'est donc pas complètement muktze. Cependant, là-bas, dans le cas de l'abattage, Beit Hillel n'ont pas rendu de décision indulgente.
אֶלָּא, אִי קַשְׁיָא — הָא קַשְׁיָא: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין נוֹתְנִין אֶת הָעוֹר לִפְנֵי הַדּוֹרְסָן, וְלֹא יַגְבִּיהֶנּוּ אֶלָּא אִם כֵּן יֵשׁ עָלָיו כְּזַיִת בָּשָׂר. וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין.
Au contraire, s’il y a une difficulté, voici la difficulté : Il est enseigné dans une michna (11a) : Beit Shammai disent : On ne peut pas placer une peau non traitée devant ceux qui vont la piétiner, car c’est un cas du travail interdit de tannage pendant une fête. Et on ne peut pas soulever la peau de son endroit, car elle est considérée comme muktze, à moins qu’il n’y ait dessus une quantité de viande de la taille d’une olive, auquel cas on peut la transporter à cause de la viande. Et Beit Hillel permettent de placer une peau devant ceux qui vont la piétiner.
אַלְמָא, גַּבֵּי שִׂמְחַת יוֹם טוֹב בֵּית שַׁמַּאי לְחוּמְרָא וּבֵית הִלֵּל לְקוּלָּא, וּרְמִינְהִי: הַשּׁוֹחֵט חַיָּה וְעוֹף בְּיוֹם טוֹב וְכוּ׳, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוּחְלֶפֶת הַשִּׁיטָה.
Une fois encore, la Guemara déclare : Apparemment, en ce qui concerne la réjouissance pendant la fête, l’opinion de Beit Shammai est stricte, tandis que celle de Beit Hillel est indulgente. Et la Guemara soulève une contradiction : En ce qui concerne celui qui abat un animal non domestiqué ou un oiseau pendant une fête, Beit Shammai disent, etc. À propos de ce cas, Rabbi Yoḥanan a dit : L’attribution des opinions est inversée.
מִמַּאי? דִּלְמָא לָא הִיא: עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי הָתָם אֶלָּא הֵיכָא דְּאִיכָּא דָּקָר נָעוּץ, אֲבָל הֵיכָא דְּלֵיכָּא דָּקָר נָעוּץ — לָא. אִי נָמֵי: עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי בֵּית הִלֵּל הָכָא, אֶלָּא דַּחֲזֵי לְמִזְגֵּא עִלָּוֵיהּ, אֲבָל הָתָם לָא.
Ici aussi, la Guemara rejette cela : D'où le sais-tu ? Peut-être qu'il n'en est pas ainsi. Au contraire, Beit Shammaï disent leur opinion seulement là-bas, là où il y a une pelle fichée et préparée la veille, mais là où il n'y a pas de pelle fichée, ils n'ont pas statué avec indulgence. Autrement, Beit Hillel disent leur opinion seulement ici, au sujet d'une peau, qui convient pour que les gens s'y adossent, et qui, par conséquent, n'est pas complètement muktze. Cependant, là-bas, dans le cas de l'abattage, ils n'ont pas été indulgents.
אֶלָּא, אִי קַשְׁיָא — הָא קַשְׁיָא: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מְסַלְּקִין אֶת הַתְּרִיסִין בְּיוֹם טוֹב, וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין אַף לְהַחְזִיר. אַלְמָא, גַּבֵּי שִׂמְחַת יוֹם טוֹב בֵּית שַׁמַּאי לְחוּמְרָא וּבֵית הִלֵּל לְקוּלָּא, וּרְמִינְהִי: הַשּׁוֹחֵט חַיָּה וְעוֹף בְּיוֹם טוֹב וְכוּ׳.
Au contraire, s’il y a une difficulté, voici la difficulté, comme il est enseigné (11a) : Beit Shammai disent : On ne peut pas enlever les volets d’une boutique un jour de fête, pour ouvrir la boutique en les soulevant, en raison de l’interdiction de construire et de démolir un jour de fête ; et Beit Hillel permettent non seulement d’ouvrir les volets, mais même de les remettre. Apparemment, en ce qui concerne la réjouissance du jour de fête, l’opinion de Beit Shammai est stricte, et celle de Beit Hillel est indulgente. Et la Guemara soulève une contradiction : En ce qui concerne celui qui abat un animal sauvage ou un oiseau un jour de fête, Beit Shammai disent, etc.
בִּשְׁלָמָא בֵּית שַׁמַּאי אַבֵּית שַׁמַּאי לָא קַשְׁיָא: הָתָם דְּאִיכָּא דָּקָר נָעוּץ, הָכָא לֵיכָּא דָּקָר נָעוּץ. אֶלָּא בֵּית הִלֵּל אַבֵּית הִלֵּל קַשְׁיָא!
Certes, la contradiction entre une déclaration de Beit Shammai et l’autre déclaration de Beit Shammai n’est pas difficile, car elle peut s’expliquer ainsi : Là-bas, dans le cas de l’abattage, il s’agit d’une situation où il y a une pelle plantée et préparée la veille ; ici, il n’y a pas de pelle plantée, et par conséquent Beit Shammai sont rigoureux. Cependant, la contradiction entre une déclaration de Beit Hillel et l’autre déclaration de Beit Hillel est difficile.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוּחְלֶפֶת הַשִּׁיטָה. (אִי נָמֵי:) עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי בֵּית הִלֵּל הָכָא, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּאֵין בִּנְיָן בְּכֵלִים וְאֵין סְתִירָה בְּכֵלִים. אֲבָל הָתָם — לָא.
C’est au sujet de cette contradiction que Rabbi Yoḥanan a dit : L’attribution des opinions est inversée. La Guemara commente : Autrement, on peut proposer une réponse différente sans inverser les opinions : Beit Hillel disent leur opinion indulgente seulement ici, dans le cas des volets, parce qu’ils soutiennent qu’il n’y a pas d’interdiction de construire en ce qui concerne les ustensiles et il n’y a pas d’interdiction de démonter en ce qui concerne les ustensiles, ce qui signifie qu’aucune interdiction de la Torah n’est violée en retirant les volets. Cependant, là-bas, dans le cas de l’abattage, où il n’y a pas de circonstances atténuantes, Beit Hillel ne l’ont pas permis. Par conséquent, il n’y a pas de contradiction qui nécessite d’inverser les opinions.
מַתְנִי׳ בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: לֹא יִטּוֹל אֶלָּא אִם כֵּן נִעְנַע מִבְּעוֹד יוֹם. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: עוֹמֵד וְאוֹמֵר ״זֶה וָזֶה אֲנִי נוֹטֵל״.
MICHNA :Beit Shammai disent : On ne peut pas prendre de jeunes colombes d’un colombier pendant une fête, à moins qu’il n’ait secoué celles qu’il souhaitait prendre alors qu’il faisait encore jour, les préparant ainsi. Et Beit Hillel disent : Il n’est pas nécessaire de secouer ; il suffit plutôt qu’il se tienne debout la veille et dise : Je prendrai celle-ci et celle-là.
גְּמָ׳ אָמַר רַב חָנָן בַּר אַמֵּי: מַחְלוֹקֶת בִּבְרִיכָה רִאשׁוֹנָה, דְּבֵית שַׁמַּאי סָבְרִי: גָּזְרִינַן דִּלְמָא אָתֵי לְאִמְּלוֹכֵי.
GUEMARA :Rav Ḥanan bar Ami a dit : Le différend entre Beit Shammaï et Beit Hillel s’applique à la première couvée, la première paire d’oisillons éclos au premier mois de l’année d’une paire de colombes. Ces oisillons sont généralement laissés dans le nid et ne sont pas utilisés comme nourriture. Comme Beit Shammaï soutiennent : Nous promulguons un décret interdisant de les prendre, car peut-être que, pendant la fête, il viendra à reconsidérer après les avoir manipulés et décidera de les laisser à leur place, auquel cas il les aura déplacés inutilement. Cependant, une fois qu’il les a déjà secoués, il n’y a plus à craindre qu’il change d’avis pendant la fête elle-même.
וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי: לָא גָּזְרִינַן. אֲבָל בִּבְרִיכָה שְׁנִיָּה — דִּבְרֵי הַכֹּל בְּעוֹמֵד וְאוֹמֵר ״זֶה וָזֶה אֲנִי נוֹטֵל״ סַגִּיא.
Et Beit Hillel soutiennent : Nous ne promulguons pas de décret, car il n’y a pas lieu de craindre que quelqu’un change d’avis, et par conséquent un engagement verbal suffit. Cependant, en ce qui concerne la deuxième couvée, les oisillons nés lors du deuxième cycle le mois suivant, tout le monde est d’accord pour dire qu’il suffit à une personne de se lever et de dire : Je prendrai celui-ci et celui-là.
וּבֵית הִלֵּל — לְמָה לֵיהּ לְמֵימַר ״זֶה וָזֶה אֲנִי נוֹטֵל״? לֵימָא: ״מִכָּאן אֲנִי נוֹטֵל לְמָחָר״?
La Guemara demande : Et, selon l’avis de Beit Hillel, pourquoi faut-il dire : Je prendrai celui-ci et celui-là ? Qu’il dise : D’ici, de ce pigeonnier, je prendrai demain. Pourquoi faut-il préciser exactement quels oisillons il prévoit de retirer du pigeonnier ?
וְכִי תֵּימָא בֵּית הִלֵּל לֵית לְהוּ בְּרֵירָה, וְהָתְנַן: הַמֵּת בַּבַּיִת וְלוֹ פְּתָחִים הַרְבֵּה — כּוּלָּן טְמֵאִים.
Et si tu dis que Beit Hillel n’acceptent pas le principe de la désignation rétroactive, c’est-à-dire qu’ils rejettent l’idée que l’intention originelle d’une personne puisse être clarifiée rétroactivement, et qu’on ne peut donc pas dire que les oisillons qu’elle prend pendant la fête sont ceux qu’elle avait à l’esprit auparavant, mais n’avons-nous pas appris dans une michna (Ohalot 7:3) : Si un cadavre se trouve dans une maison, et que la maison a de nombreuses entrées, qu’elles soient ouvertes ou fermées, non seulement l’intérieur de la maison est rituellement impur comme une tente du mort, mais toutes les entrées sont également rituellement impures et transmettent l’impureté aux récipients qu’elles contiennent ? La raison en est que le cadavre pourrait être sorti par n’importe laquelle des entrées, et donc elles contractent toutes l’impureté.
נִפְתַּח אֶחָד מֵהֶן, הוּא טָמֵא, וְכוּלָּן טְהוֹרִין. חִשֵּׁב לְהוֹצִיאוֹ בְּאֶחָד מֵהֶן, אוֹ בְּחַלּוֹן שֶׁיֵּשׁ בּוֹ אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה — מַצֶּלֶת עַל כׇּל הַפְּתָחִים כּוּלָּן.
Si seulement une des entrées était ouverte après la mort de la personne, cette entrée seule est rituellement impure, car le corps sera certainement retiré par elle, et toutes les autres entrées restent rituellement pures. Il en va de même si l’on a décidé dès le départ de retirer le corps par l’une des entrées, ou de le faire sortir par une fenêtre de quatre sur quatre palmes, suffisamment grande pour un corps. Cette intention préserve toutes les autres entrées de l’impureté rituelle, puisqu’il est clair que le corps ne sera pas retiré par elles.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: וְהוּא שֶׁחִשֵּׁב לְהוֹצִיאוֹ עַד שֶׁלֹּא יָמוּת הַמֵּת, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אַף מִשֶּׁיָּמוּת הַמֵּת.
À propos de ce cas, Beit Shammai disent : Cettehalakha ne s’applique que si l’on avait décidé de faire sortir le cadavre par une entrée particulière avant que la personne ne meure, de sorte que l’entrée par laquelle le corps serait retiré était déjà déterminée au moment du décès. Et Beit Hillel disent : Cette halakha s’applique même après la mort de la personne, car le principe de désignation rétroactive est invoqué, ce qui signifie que l’entrée par laquelle le défunt sera retiré est désignée rétroactivement. Cela indique que Beit Hillel acceptent effectivement le principe de désignation rétroactive.
הָא אִתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבָּה: לְטַהֵר אֶת הַפְּתָחִים מִכָּאן וּלְהַבָּא. וְכֵן אָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא: לְטַהֵר אֶת הַפְּתָחִים מִכָּאן וּלְהַבָּא. מִכָּאן וּלְהַבָּא — אִין, לְמַפְרֵעַ — לָא.
La Guemara réfute cette preuve : N’a-t-il pas été déclaré par des amora’im au sujet de cette michna que Rabba a dit : Dans ce cas, Beit Hillel ne faisait référence qu’à la purification des entrées à partir de ce moment-là. En d’autres termes, après qu’une personne a décidé quelle entrée elle utiliserait pour faire sortir le mort, tous les récipients se trouvant dans l’espace des autres entrées ne deviennent pas rituellement impurs. Cependant, les récipients qui se trouvaient dans l’espace des autres entrées avant que la décision ne soit prise restent impurs. Selon ces amora’im, Beit Hillel n’acceptent pas le principe de désignation rétroactive. Et de même, Rav Oshaya a dit : Cette halakha se rapporte à la purification des entrées à partir de ce moment-là, ce qui indique : À partir de maintenant, oui, les entrées sont rituellement pures ; rétroactivement, non, elles ne sont pas considérées comme pures.
רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם לְמַפְרֵעַ, וְהָכָא הַיְינוּ טַעְמָא: דִּלְמָא מְטַלְטֵל וְשָׁבֵיק, מְטַלְטֵל וְשָׁבֵיק, וְקָא מְטַלְטֵל מִידֵּי דְּלָא חֲזֵי לֵיהּ.
Rava a dit qu’il existe une autre manière de résoudre les décisions contradictoires de Beit Hillel : En réalité, dans le cas de l’impureté rituelle, Beit Hillel soutiennent que toutes les entrées sont rituellement pures rétroactivement. Et ici, en ce qui concerne les oisillons, telle est la raison pour laquelle Beit Hillel insistent pour que l’on désigne quels oisillons précis on prévoit de prendre pendant la fête : Peut-être déplacera-t-on des oisillons, et les reposera-t-on en bas, puis on les déplacera de nouveau, et les reposera-t-on en bas jusqu’à trouver la paire voulue, déplaçant ainsi un objet qui ne lui convient pas, c’est-à-dire qui est muktze.
וְהָא אָמְרַתְּ — בְּעוֹמֵד וְאוֹמֵר ״זֶה וָזֶה אֲנִי נוֹטֵל״ סַגִּיא! הָנֵי מִילֵּי מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב,
La Guemara soulève une objection : Mais si c’est bien là la préoccupation, n’as-tu pas dit qu’il suffit si quelqu’un se tient debout et dit : Je prendrai celui-ci et celui-là. Dans ce cas également, il ne les touche pas. Il est donc possible qu’il reconsidère son choix d’oisillons pendant la Fête après les avoir manipulés. La Guemara répond : Cela ne s’applique que lorsqu’on a fait son choix la veille de la Fête. Puisqu’il sait qu’il ne peut pas modifier sa décision pendant la Fête elle-même, même s’il n’aime pas ceux qu’il a choisis, il décide définitivement de prendre ces oisillons-là et ne manipulera pas les autres.

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