מַנְהִיגוֹ, וְאוֹי לָהּ לַסְּפִינָה שֶׁאָבַד קַבַּרְנִיטָהּ.
son chef, et malheur au navire qui a perdu son capitaine.
״וְהַמִּתְנַשֵּׂא לְכֹל לְרֹאשׁ״ – אָמַר רַב חָנָן בַּר רָבָא אָמַר רַב: אֲפִילּוּ רֵישׁ גַּרְגּוּתָא, מִשְּׁמַיָּא מוֹקְמִי לֵיהּ.
Concernant les dirigeants, la Guemara ajoute qu’il est dit à la louange de Dieu : « Et Tu es exalté comme tête au-dessus de tout » (I Chroniques 29:11). Rav Ḥanan bar Rava dit que Rav dit : Même celui qui occupe la position d’autorité la plus insignifiante, par exemple, un responsable de l’irrigation, est nommé par le Ciel.
אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה: חַס וְשָׁלוֹם, שֶׁאֲפִילּוּ מָצְאוּ סוּבִּין – לֹא יָצְאוּ. וְאֶלָּא מִפְּנֵי מָה נֶעֶנְשׁוּ? שֶׁהָיָה לָהֶן לְבַקֵּשׁ רַחֲמִים עַל דּוֹרָם, וְלֹא בִּקְּשׁוּ – שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּזַעֲקֵךְ יַצִּילֻךְ קִבּוּצַיִךְ״.
La Guemara revient à sa discussion du châtiment d’Elimélekh et de ses fils, que, selon Rabbi Shimon ben Yoḥai, ils ont reçu parce qu’ils ont quitté Eretz Yisrael. Rav Ḥiyya bar Avin dit que Rabbi Yehoshua ben Korḥa dit : À Dieu ne plaise qu’ils aient fauté de cette manière, car si Elimélekh et ses fils avaient trouvé ne serait-ce que du son, ils n’auraient pas quitté Eretz Yisrael. Mais alors, pour quelle raison ont-ils été punis ? Ils ont été punis parce qu’ils auraient dû demander miséricorde à Dieu pour leur génération, et ils ne l’ont pas demandée, comme il est dit : « Quand tu crieras, que ceux que tu as rassemblés te délivrent » (Isaïe 57:13).
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מָעוֹת בְּזוֹל, וּפֵירוֹת בְּיוֹקֶר; אֲבָל מָעוֹת בְּיוֹקֶר – אֲפִילּוּ עָמְדוּ אַרְבַּע סְאִין בְּסֶלַע, יוֹצְאִין.
Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : Ils ont enseigné qu’il est interdit de quitter Eretz Yisrael seulement si l’argent est facile à obtenir, c’est-à-dire pas excessivement difficile à se procurer, et que les denrées sont chères, semblable au cas dans la baraita où deux se’a de blé sont vendues pour un sela. Mais lorsque l’argent est difficile à gagner, c’est-à-dire qu’il est difficile de gagner sa vie, même si le prix de quatre se’a de grain était d’un sela, on peut quitter Eretz Yisrael afin de survivre.
(סִימָן: סֶלַע, פּוֹעֵל, חָרוּבָא, טַלְיָא, אָמְרִין.) דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נְהִירְנָא כַּד הֲווֹ קָיְימִין אַרְבַּע סְאִין בְּסֶלַע; וַהֲווֹ נְפִישִׁי נְפִיחֵי כְפַן בִּטְבֶרְיָא, מִדְּלֵית אִיסָּר. וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נְהִירְנָא כַּד לָא הֲווֹ מִיתַּגְרִין פּוֹעֲלַיָּא לְמַדְנַח קַרְתָּא; מֵרֵיחַ פִּיתָּא מָיְיתִין.
La Guemara fournit un moyen mnémotechnique pour la liste suivante des souvenirs de Rabbi Yoḥanan : Sela ; ouvrier ; caroube ; garçon ; ils disaient. La première déclaration est que Rabbi Yoḥanan a dit : Je me souviens de l’époque où quatre se’a de produits étaient vendus pour un sela, et pourtant il y avait beaucoup de gens gonflés par la faim à Tibériade, car ils n’avaient pas même une seule pièce d’issar pour acheter de la nourriture. Et Rabbi Yoḥanan a en outre dit : Je me souviens de l’époque où les ouvriers ne consentaient pas à travailler du côté est de la ville, parce qu’ils mouraient de l’odeur du pain qui arrivait jusqu’à eux depuis le côté ouest de la ville.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נְהִירְנָא כַּד הֲוָה בָּצַע יָנוֹקָא חָרוּבָא; וַהֲוָה נְגִיד חוּטָא דְּדוּבְשָׁא עַל תְּרֵין דְּרָעוֹהִי. וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: נְהִירְנָא כַּד הֲוָה נָטֵיל עוֹרְבָא בִּשְׂרָא; וּנְגִיד חוּטָא דְמִשְׁחָא מֵרֵישׁ שׁוּרָא וְעַד לְאַרְעָא. וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נְהִירְנָא כַּד הֲווֹ מְטַיְּילִין טַלְיָא וְטַלְיְיתָא בְּשׁוּקָא כְּבַר שֵׁית עֶשְׂרֵה וּכְבַר שַׁב עֶשְׂרֵה, וְלָא הֲווֹ חָטַאן. וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: נְהִירְנָא כַּד הֲווֹ אָמְרִין בֵּי מִדְרְשָׁא: דְּמוֹדֵי לְהוֹן – נָפֵיל בִּידֵיהוֹן; דְּמִתְרְחִיץ עֲלֵיהוֹן – דִּילֵיהּ דִּילְהוֹן.
La Guemara continue de rapporter d’autres souvenirs, plus salutaires : Et Rabbi Yoḥanan dit : Je me souviens que lorsqu’un enfant cassait une caroube, un filet de miel s’étendait sur ses deux bras. Et Rabbi Elazar dit : Je me souviens que lorsqu’un corbeau prenait un morceau de viande, une traînée de graisse s’étendait du sommet du mur sur lequel il se tenait jusqu’au sol. Et Rabbi Yoḥanan dit : Je me souviens que lorsqu’un garçon et une fille, âgés de seize et dix-sept ans, marchaient ensemble au marché, ils ne péchaient pas. Et Rabbi Yoḥanan dit : Je me souviens que l’on disait dans la maison d’étude que celui qui est d’accord avec les gentils tombe entre leurs mains, et que celui qui s’appuie sur eux voit ce qui est à lui devenir à eux.
כְּתִיב: ״מַחְלוֹן וְכִלְיוֹן״, וּכְתִיב: ״יוֹאָשׁ וְשָׂרָף״ – רַב וּשְׁמוּאֵל; חַד אָמַר: ״מַחְלוֹן״ וְ״כִלְיוֹן״ שְׁמָן, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָן ״שָׂרָף״ וְ״יוֹאָשׁ״? ״יוֹאָשׁ״ – שֶׁנִּתְיָאֲשׁוּ מִן הַגְּאוּלָּה, ״שָׂרָף״ – שֶׁנִּתְחַיְּיבוּ שְׂרֵיפָה לַמָּקוֹם.
La Guemara revient à sa discussion de l’histoire de Ruth. Il est écrit : « Mahlon et Kilion » (Ruth 1:2), et il est écrit ailleurs : « Joas et Saraph, qui dominaient sur Moab » (I Chroniques 4:22). Apparemment, les deux noms désignent les mêmes individus qui ont épousé des femmes moabites. Rav et Shmuel sont en désaccord au sujet de leurs véritables noms. L’un dit : Leurs véritables noms étaient Mahlon et Kilion, et pourquoi furent-ils appelés des noms Saraph et Joas ? L’un fut appelé Joas [yoash] parce qu’ils désespérèrent [nitya’ashu] de la rédemption d’Eretz Israël, car ils s’établirent en Moab et y vécurent de nombreuses années. L’autre fut appelé Saraph, parce qu’ils étaient passibles de la punition du feu [sereifa] pour leurs péchés contre Dieu, parce qu’ils quittèrent leur communauté.
וְחַד אָמַר: ״יוֹאָשׁ״ וְ״שָׂרָף״ שְׁמָן, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָן ״מַחְלוֹן״ וְ״כִלְיוֹן״? ״מַחְלוֹן״ – שֶׁעָשׂוּ גּוּפָן חוּלִּין, וְ״כִלְיוֹן״ – שֶׁנִּתְחַיְּיבוּ כְּלָיָה לַמָּקוֹם.
Et l’un d’eux dit : Leurs noms donnés étaient Joas et Saraph, et pourquoi furent-ils appelés par les noms Mahlon et Kilion ? L’un fut appelé Mahlon [maḥlon] parce qu’ils rendirent leurs corps profanes [ḥullin], et l’autre fut appelé Kilion [khilyon] parce qu’ils étaient passibles de recevoir le châtiment de la destruction [kelaya] pour leurs péchés contre Dieu.
תַּנְיָא כְּמַאן דְּאָמַר ״מַחְלוֹן״ וְ״כִלְיוֹן״ שְׁמָן – דְּתַנְיָא, מַאי דִּכְתִיב: ״וְיוֹקִים, וְאַנְשֵׁי כֹזֵבָא, וְיוֹאָשׁ, וְשָׂרָף – אֲשֶׁר בָּעֲלוּ לְמוֹאָב; וְיָשֻׁבִי לָחֶם; וְהַדְּבָרִים עַתִּיקִים״. ״וְיוֹקִים״ – זֶה יְהוֹשֻׁעַ, שֶׁהֵקִים שְׁבוּעָה לְאַנְשֵׁי גִּבְעוֹן. ״וְאַנְשֵׁי כֹזֵבָא״ – אֵלּוּ אַנְשֵׁי גִבְעוֹן, שֶׁכִּזְּבוּ בִּיהוֹשֻׁעַ. ״וְיוֹאָשׁ וְשָׂרָף״ – אֵלּוּ מַחְלוֹן וְכִלְיוֹן. וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָן ״יוֹאָשׁ״ וְ״שָׂרָף״? ״יוֹאָשׁ״ – שֶׁנִּתְיָאֲשׁוּ מִן הַגְּאוּלָּה, ״שָׂרָף״ – שֶׁנִּתְחַיְּיבוּ שְׂרֵיפָה לַמָּקוֹם.
La Guemara note : Il est enseigné dans une baraita conformément à celui qui dit que leurs noms étaient Mahlon et Kilyon. Comme il est enseigné dans une baraita : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Et Jokim, et les hommes de Cozeba, et Joash, et Saraph, qui dominèrent sur Moab, et Jashubi Lehem. Et les choses sont anciennes » (I Chroniques 4:22) ? « Et Jokim », cela fait référence à Josué, qui a établi [shehekim] et a maintenu le serment avec les gens de Gabaon (voir Josué, chapitre 9). « Et les hommes de Cozeba », ce sont les hommes de Gabaon, qui ont menti [shekizevu] à Josué en disant qu’ils venaient d’un pays lointain. « Et Joash, et Saraph », ce sont Mahlon et Kilyon. Et pourquoi furent-ils appelés par les noms de Joash et Saraph ? L’un fut appelé Joash parce qu’ils ont désespéré [shenitya’ashu] de la rédemption ; l’autre fut appelé Saraph parce qu’ils étaient passibles de recevoir la punition de brûlure [sereifa] pour leurs péchés contre Dieu.
״אֲשֶׁר בָּעֲלוּ לְמוֹאָב״ – שֶׁנָּשְׂאוּ נָשִׁים מוֹאָבִיּוֹת. ״וְיָשֻׁבִי לָחֶם״ – זוֹ רוּת הַמּוֹאֲבִיָּה, שֶׁשָּׁבָה וְנִדְבְּקָה בְּבֵית לֶחֶם יְהוּדָה. ״וְהַדְּבָרִים עַתִּיקִים״ – דְּבָרִים הַלָּלוּ, עַתִּיק יוֹמַיָּא אֲמָרָן; דִּכְתִיב: ״מָצָאתִי דָּוִד עַבְדִּי״, וּכְתִיב: ״שְׁתֵּי בְנֹתֶיךָ הַנִּמְצָאֹת״.
« Qui eurent domination en Moab, » cela signifie qu’ils épousèrent des femmes moabites. « Et Jashubi Lehem, » cela fait référence à Ruth la Moabite, qui revint [sheshava] et s’attacha à Bethléem de Judée. « Et les choses sont anciennes, » cela signifie que ces choses furent dites par l’Ancien des jours, c’est-à-dire qu’elles eurent lieu par la volonté de Dieu, comme il est écrit : « J’ai trouvé David, Mon serviteur » (Psaumes 89:21) ; et le même terme « trouvé » apparaît aussi au sujet des filles de Lot, car il est écrit : « Tes deux filles qui se trouvent ici » (Genèse 19:15). Cela enseigne que l’ascendance de David peut être retracée jusque-là, car il était destiné à naître de Moab, qui était le fils de la fille de Lot et de Lot lui-même.
״הֵמָּה הַיּוֹצְרִים וְיֹשְׁבֵי נְטָעִים וּגְדֵרָה, עִם הַמֶּלֶךְ בִּמְלַאכְתּוֹ יָשְׁבוּ שָׁם״; ״הֵמָּה הַיּוֹצְרִים״ – אֵלּוּ בְּנֵי יוֹנָדָב בֶּן רֵכָב, שֶׁנָּצְרוּ שְׁבוּעַת אֲבִיהֶם.
La Guemara cite une baraita qui analyse le verset suivant : « Ceux-ci étaient les potiers, et ceux qui demeuraient parmi les plantations et les haies ; là ils demeuraient, occupés à l’œuvre du roi » (I Chroniques 4:23). « Ceux-ci étaient les potiers [yotzerim] », ce sont les fils de Yonadav, fils de Rékhav, qui ont gardé [natzeru] le serment de leur père.
״יֹשְׁבֵי נְטָעִים״ – זֶה שְׁלֹמֹה, שֶׁדּוֹמֶה לִנְטִיעָה בְּמַלְכוּתוֹ. ״וּגְדֵרָה״ – זוֹ סַנְהֶדְרִין, שֶׁגָּדְרוּ פִּרְצוֹתֵיהֶן שֶׁל יִשְׂרָאֵל. ״עִם הַמֶּלֶךְ בִּמְלַאכְתּוֹ יָשְׁבוּ שָׁם״ – זוֹ רוּת הַמּוֹאֲבִיָּה, שֶׁרָאֲתָה בְּמַלְכוּת שְׁלֹמֹה בֶּן בְּנוֹ שֶׁל בֶּן בְּנָהּ – שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיָּשֶׂם כִּסֵּא לְאֵם הַמֶּלֶךְ״, וְאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: לְאִמָּהּ שֶׁל מַלְכוּת.
« Ceux qui demeuraient parmi les plantations », cela fait référence à Salomon, qui dans sa royauté était semblable à une plante. « Et les clôtures [ugdera] », cela désigne le Sanhédrin, qui a clôturé [gaderu] les brèches du peuple juif au moyen de décrets. « Là, ils demeuraient occupés à l’œuvre du roi », cela fait référence à Ruth la Moabite, qui a vu la royauté de Salomon, l’arrière-petit-fils de son petit-fils. Comme il est dit au sujet de Salomon : « Et il fit placer un trône pour la mère du roi » (I Rois 2:19), et Rabbi Elazar dit : Cela signifie pour la mère de la dynastie de la royauté, c’est-à-dire Ruth.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וַאֲכַלְתֶּם מִן הַתְּבוּאָה יָשָׁן״ – בְּלֹא סַלְמַנְטוֹן. מַאי ״בְּלֹא סַלְמַנְטוֹן״? רַב נַחְמָן אָמַר: בְּלָא רְצִינְתָּא. וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: בְּלָא שְׁדִיפָא.
§ Puisque la Guemara a traité des temps de famine en Eretz Yisrael, elle conclut le chapitre par une bénédiction pour les temps de prospérité : Les Sages ont enseigné : Lorsque le verset déclare : « Et vous mangerez de l’ancienne récolte mise en réserve » (Lévitique 25:22), en référence à la récolte cultivée durant la sixième année du cycle sabbatique, cela signifie sans salmanton. La Guemara demande : Que signifie : Sans salmanton ? Rav Naḥman a dit : Sans vers [retzinta] qui consument la récolte, et Rav Sheshet a dit : Sans flétrissure, qui détruit le goût de la récolte.
תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת, תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן. תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: ״וַאֲכַלְתֶּם יָשָׁן״ – יָכוֹל יְהוּ יִשְׂרָאֵל מְצַפִּין לֶחָדָשׁ, מִפְּנֵי יָשָׁן שֶׁכָּלָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַד בֹּא תְּבוּאָתָהּ״ – עַד שֶׁתָּבֹא תְּבוּאָה מֵאֵלֶיהָ.
La Guemara note : Il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rav Sheshet, et il est enseigné dans une autre baraitaconformément à l’opinion de Rav Naḥman. Il est enseigné dans une baraitaconformément à l’opinion de Rav Naḥman : À partir du verset : « Vous sèmerez la huitième année, et vous mangerez de la récolte ancienne, jusqu’à la neuvième année » (Torah 25:22), on pourrait penser que le peuple juif attendra la nouvelle récolte parce que l’ancienne réserve a été détruite. C’est pourquoi le même verset déclare : « Jusqu’à ce que sa récolte arrive, » pour indiquer qu’ils ne cesseront pas de manger l’ancienne récolte jusqu’à ce que la nouvelle récolte vienne d’elle-même, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’elle soit pleinement mûre et qu’ils n’aient plus besoin de l’ancienne récolte. L’ancienne récolte durera jusque-là et ne sera pas infestée de vers, comme l’a affirmé Rav Naḥman.
תַּנְיָא כְּוָתֵיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת: ״וַאֲכַלְתֶּם מִן הַתְּבוּאָה יָשָׁן״ – יָכוֹל יְהוּ יִשְׂרָאֵל מְצַפִּין לֶחָדָשׁ מִפְּנֵי יָשָׁן שֶׁרַע? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״עַד בֹּא תְּבוּאָתָהּ״ – עַד שֶׁתָּבֹא תְּבוּאָה מֵאֵלֶיהָ.
Il est enseigné dans une baraita conformément à l’opinion de Rav Sheshet : À partir du verset : « Vous mangerez de l’ancienne réserve, » on aurait pu penser que le peuple juif attendra la nouvelle récolte à cause de l’ancienne réserve, parce que l’ancienne réserve se sera gâtée , puisque la brûlure en ruinera le goût. C’est pourquoi le verset déclare : « Jusqu’à ce que sa récolte arrive, » ce qui indique qu’ils ne cesseront pas de manger de l’ancienne récolte jusqu’à ce que la nouvelle récolte arrive d’elle-même, car la récolte entreposée ne souffrira pas de la brûlure.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וַאֲכַלְתֶּם יָשָׁן נוֹשָׁן״ – מְלַמֵּד שֶׁכׇּל הַמְיוּשָּׁן מֵחֲבֵירו,ֹ הָוֵי יָפֶה מֵחֲבֵירוֹ. וְאֵין לִי אֶלָּא דְּבָרִים שֶׁדַּרְכָּן לְיַישְּׁנָן; דְּבָרִים שֶׁאֵין דַּרְכָּן לְיַישְּׁנָן – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יָשָׁן נוֹשָׁן״ מִכׇּל מָקוֹם.
Les Sages ont enseigné au sujet d’un verset dans le chapitre des bénédictions adressées au peuple juif : « Et vous mangerez de vieilles réserves longtemps conservées » (Lévitique 26:10). Cela enseigne que toute production qui est plus ancienne qu’une autre production du même type sera meilleure que cette autre production. Et j’ai déduit que cela n’est le cas que pour les articles pour lesquels il est d’usage de les faire vieillir. D’où puis-je déduire, dans le cas des articles pour lesquels il n’est pas d’usage de les faire vieillir, par exemple les fruits, qu’eux aussi s’amélioreront avec l’âge ? Le verset déclare : « Vieilles réserves longtemps conservées », une expression générale qui indique que, dans tous les cas, la terre préservera sa production de la détérioration, puisque tous les types de produits s’amélioreront avec l’âge.
״וְיָשָׁן מִפְּנֵי חָדָשׁ תּוֹצִיאוּ״ – מְלַמֵּד שֶׁהָיוּ אוֹצָרוֹת מְלֵאִין יָשָׁן וָגֳרָנוֹת מְלֵאִין חָדָשׁ, וְהָיוּ יִשְׂרָאֵל אוֹמְרִים: הֵיאַךְ נוֹצִיא זֶה מִפְּנֵי זֶה? אָמַר רַב פָּפָּא: כׇּל מִילֵּי עַתִּיקָא – מְעַלְּיָא, לְבַר מִתַּמְרֵי, וְשִׁיכְרָא, וְהַרְסָנָא.
La suite du verset : « Vous sortirez l’ancien devant le nouveau », enseigne qu’il y aura des entrepôts remplis d’ancienne récolte et des aires de battage remplies de nouvelle récolte, et le peuple juif dira : Comment allons-nous réussir à sortir cette récolte de l’entrepôt avant que cette autre récolte n’y soit apportée ? Rav Pappa a dit : Tout ce qui est ancien est supérieur en qualité au nouveau, sauf les dattes, la boisson alcoolisée et les petits poissons, qui sont meilleurs lorsqu’ils sont frais.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַמּוֹכֵר אֶת הַסְּפִינָה