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וּמִי מָצֵית מוֹקְמַתְּ לַהּ לְרַבִּי שִׁמְעוֹן כְּרַבִּי עֲקִיבָא? וְהָא תַּנְיָא: הִקְדִּישׁ שְׁלֹשָׁה אִילָנוֹת מִמַּטַּע עֲשָׂרָה לְבֵית סְאָה – הֲרֵי הִקְדִּישׁ אֶת הַקַּרְקַע וְאֶת הָאִילָנוֹת שֶׁבֵּינֵיהֶם; לְפִיכָךְ כְּשֶׁהוּא פּוֹדֶה – פּוֹדֶה בֵּית זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים, בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף.
La Guemara demande : Mais peux-tu établir que l’opinion de Rabbi Shimon est conforme à l’opinion de Rabbi Akiva, selon laquelle celui qui vend ou consacre un bien le fait généreusement ? Mais n’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Si quelqu’un consacre trois arbres dans un champ où dix arbres sont plantés dans une surface nécessaire pour semer un se’a de semence [beit se’a], il a consacré non seulement ces arbres, mais aussi la terre et les jeunes arbres entre eux ? Par conséquent, s’il s’agit de son champ ancestral, lorsqu’il les rachète, il rachète la terre et tout ce qu’elle contient selon le tarif standard établi par la Torah, selon lequel une surface propre au semis d’un ḥomer, c’est-à-dire un kor, de semence d’orge est rachetée pour cinquante sicles d’argent.
פָּחוֹת מִכָּאן אוֹ יוֹתֵר עַל כֵּן, אוֹ שֶׁהִקְדִּישָׁן בָּזֶה אַחַר זֶה – הֲרֵי זֶה לֹא הִקְדִּישׁ לֹא הַקַּרְקַע, וְלֹא אֶת הָאִילָנוֹת שֶׁבֵּינֵיהֶם. לְפִיכָךְ, כְּשֶׁהוּא פּוֹדֶה – פּוֹדֶה אֶת הָאִילָנוֹת בְּשׇׁוְויֵהֶן. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲפִילּוּ הִקְדִּישׁ אֶת הָאִילָנוֹת, וְחָזַר וְהִקְדִּישׁ אֶת הַקַּרְקַע; כְּשֶׁהוּא פּוֹדֶה – פּוֹדֶה אֶת הָאִילָנוֹת בְּשׇׁוְויֵהֶן, וְחוֹזֵר וּפוֹדֶה בֵּית זֶרַע חוֹמֶר שְׂעוֹרִים בַּחֲמִשִּׁים שֶׁקֶל כָּסֶף.
La baraita continue : Si le rapport entre la terre et les arbres était inférieur à cela, et que les arbres étaient plantés plus densément, ou si le rapport entre la terre et les arbres était supérieur à cela, et que les arbres étaient plantés moins densément, ou s’il a consacré chacun des arbres séparément, l’un après l’autre, cette personne n’a consacré ni la terre ni les jeunes arbres entre eux. Par conséquent, lorsqu’il les rachète, il rachète les arbres selon leur valeur. De plus, même si quelqu’un consacre les arbres là où ils sont plantés plus densément, moins densément, ou l’un après l’autre, puis ensuite consacre la terre, de sorte que tout appartienne au trésor du Temple, lorsqu’il les rachète, il rachète les arbres séparément selon leur valeur, puis il rachète la terre selon le tarif standard, où une superficie propre à l’ensemencement d’un ḥomer de semence d’orge est rachetée pour cinquante sicles d’argent.
מַנִּי? אִי רַבִּי עֲקִיבָא, הָא אָמַר: מוֹכֵר בְּעַיִן יָפָה מוֹכֵר; וְכׇל שֶׁכֵּן מַקְדִּישׁ! אִי רַבָּנַן, הָא אָמְרִי: מוֹכֵר הוּא דִּבְעַיִן רָעָה מוֹכֵר, אֲבָל מַקְדִּישׁ – בְּעַיִן יָפָה מַקְדִּישׁ! אֶלָּא פְּשִׁיטָא רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא,
La Guemara précise : De qui l’opinion est-elle exprimée dans la baraita ? Si c’est l’opinion de Rabbi Akiva, ne dit-il pas que celui qui vend, vend généreusement, et à plus forte raison celui qui consacre le fait généreusement ? Dans ce cas, même si les arbres ont été consacrés l’un après l’autre, une partie du terrain aurait dû être consacrée avec eux. Et si la baraita reflète l’opinion des Sages, ne disent-ils pas dans la michna que c’est précisément le vendeur qui vend parcimonieusement, mais celui qui consacre consacre généreusement, et que, par conséquent, la citerne et le pressoir sont consacrés avec le champ ? Par conséquent, la halakha énoncée ici n’est pas non plus conforme à leur opinion. Au contraire, il est évident que la baraitaest conforme à l’opinion de Rabbi Shimon dans la michna ici, selon laquelle même celui qui consacre un champ ne consacre pas avec lui la citerne et le pressoir.
וְרַבִּי שִׁמְעוֹן – אַלִּיבָּא דְמַאן? אִי אַלִּיבָּא דְרַבִּי עֲקִיבָא, הָא אָמַר: מוֹכֵר בְּעַיִן יָפָה מוֹכֵר; וְכׇל שֶׁכֵּן מַקְדִּישׁ! אֶלָּא פְּשִׁיטָא אַלִּיבָּא דְרַבָּנַן, וְקָא סָבַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: כִּי הֵיכִי דְּמוֹכֵר בְּעַיִן רָעָה מוֹכֵר, מַקְדִּישׁ נָמֵי בְּעַיִן רָעָה מַקְדִּישׁ – וּמְשַׁיַּיר אַרְעָא.
Et l’opinion de Rabbi Shimon est conforme à l’opinion de qui ? Si elle est conforme à l’opinion de Rabbi Akiva, ne dit-il pas que celui qui vend, vend généreusement, et à plus forte raison celui qui consacre le fait généreusement ? Au contraire, il est évident que son opinion est conforme à l’opinion des Sages, qui sont en désaccord avec Rabbi Akiva et disent que celui qui vend, vend parcimonieusement. Et Rabbi Shimon est en désaccord avec les Sages en ce que lui-même soutient que de même que celui qui vend, vend parcimonieusement, celui qui consacre consacre lui aussi parcimonieusement et garde pour lui le terrain autour des arbres.

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