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פַּרְצוּפוֹת לְמָה לִי? מִשּׁוּם דְּקָבָעֵי לְמִיתְנֵי: כַּיּוֹצֵא בוֹ לֹא יַנִּיחַ פִּיו עַל גַּבֵּי הַסִּילוֹן וְיִשְׁתֶּה, מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה.
La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin de la baraita pour enseigner qu’il est interdit de boire à des fontaines façonnées sous la forme de visages humains ? Si la raison est d’enseigner la halakha dans une situation de danger de mort, la baraita a déjà traité cette question dans le cas de la source. La Guemara répond : Cela a été inclus parce que la baraitavoulait enseigner la suite de cette halakha : De même, on ne peut pas mettre sa bouche sur un tuyau et boire, en raison du danger que cela présente.
מַאי סַכָּנָה? עֲלוּקָה. תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יִשְׁתֶּה אָדָם מַיִם לֹא מִן הַנְּהָרוֹת וְלֹא מִן הָאֲגַמִּים, לֹא בְּפִיו וְלֹא בְּיָדוֹ אַחַת, וְאִם שָׁתָה — דָּמוֹ בְּרֹאשׁוֹ, מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה. מַאי סַכָּנָה? סַכָּנַת עֲלוּקָה.
La Guemara demande : Quel danger la baraita évoque-t-elle ici ? Il s’agit du danger d’avaler une sangsue dans l’eau. Comme les Sages ont enseigné : une personne ne doit pas boire de l’eau des rivières ni des étangs en buvant directement l’eau avec sa bouche, ni en recueillant l’eau avec une seule main. Et s’il a bu de cette manière, son sang est sur sa propre tête, en raison du danger. La Guemara explique : Quel est ce danger ? C’est le danger d’avaler une sangsue.
מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי חֲנִינָא, דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הַבּוֹלֵעַ נִימָא שֶׁל מַיִם — מוּתָּר לְהָחֵם לוֹ חַמִּין בְּשַׁבָּת. וּמַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁבָּלַע נִימָא שֶׁל מַיִם, וְהִתִּיר רַבִּי נְחֶמְיָה לְהָחֵם לוֹ חַמִּין בְּשַׁבָּת. אַדְּהָכִי וְהָכִי? אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: לִיגַמַּע חַלָּא.
Cela soutient l’opinion de Rabbi Ḥanina, car Rabbi Ḥanina dit : Dans le cas de quelqu’un qui avale une sangsue d’eau [nima], il est permis d’accomplir un travail pendant Chabbat et de chauffer de l’eau pour lui à boire pendant Chabbat, car sa vie est en danger. Et, en effet, il y eut un incident concernant quelqu’un qui avait avalé une sangsue d’eau, et Rabbi Neḥemya permit de chauffer de l’eau pour lui pendant Chabbat. La Guemara demande : En attendant, jusqu’à ce que l’eau soit prête, que doit-il faire ? Rav Huna, fils de Rav Yehoshua, a dit : Qu’il avale du vinaigre.
אָמַר רַב אִידִי בַּר אָבִין: הַאי מַאן דִּבְלַע זִיבּוּרָא — מִחְיָיא לָא חָיֵי, מִיהוּ לַשְׁקְיֵיהּ רְבִיעֲתָא דְחַלָּא שַׁמְגַּז, אֶפְשָׁר דְּחָיֵי פּוּרְתָּא עַד דְּמַפְקֵיד אַבֵּיתֵיהּ.
Rav Idi bar Avin a dit : Celui qui a avalé un frelon ne vivra pas, car le frelon le piquera jusqu’à la mort. Néanmoins, on doit lui donner un quart delog de vinaigre fort [shamgaz] à boire. De cette manière, il est possible qu’il vive encore un peu plus longtemps, jusqu’à ce qu’il puisse donner des instructions à sa maisonnée concernant ses dernières volontés avant de mourir.
תָּנוּ רַבָּנַן: לֹא יִשְׁתֶּה אָדָם מַיִם בַּלַּיְלָה, וְאִם שָׁתָה — דָּמוֹ בְּרֹאשׁוֹ, מִפְּנֵי הַסַּכָּנָה. מַאי סַכָּנָה? סַכָּנַת שַׁבְרִירֵי. וְאִם צָחֵי, מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? אִי אִיכָּא אַחֲרִינָא בַּהֲדֵיהּ — לִיתְרְיֵיהּ וְלֵימָא לֵיהּ: ״צָחֵינָא מַיָּא״, וְאִי לָא — נְקַרְקֵשׁ בְּנִכְתְּמָא אַחַצְבָּא, וְנֵימָא אִיהוּ לְנַפְשֵׁיהּ: ״פְּלָנְיָא בַּר פְּלָנִיתָא, אָמְרָה לָךְ אִימָּךְ אִזְדְּהַר מִשַּׁבְרִירֵי בְּרִירֵי רִירֵי יְרֵי רֵי בְּכָסֵי חִיוָּרֵי״.
Les Sages ont enseigné : Une personne ne doit pas boire de l’eau la nuit. Et si elle en a bu, son sang est sur sa propre tête, en raison du danger. La Guemara demande : Quel est ce danger ? La Guemara répond : Le danger de shavrirei, un esprit malfaisant qui règne sur l’eau. Et s’il a soif, quel est son remède ? S’il y a une autre personne avec lui, il doit la réveiller et lui dire : J’ai soif d’eau, puis il peut boire. Et s’il n’y a pas d’autre personne avec lui, il doit frapper avec le couvercle sur la cruche et se dire à lui-même : Untel, fils d’Untel, ta mère t’a dit de te méfier de shavrirei verirei rirei yirei rei, qui se trouvent dans des coupes blanches. C’est une incantation contre l’esprit malfaisant.
מַתְנִי׳ עִיר שֶׁיֵּשׁ בָּהּ עֲבוֹדָה זָרָה, וְהָיוּ בָּהּ חֲנוּיוֹת מְעוּטָּרוֹת וְשֶׁאֵינָן מְעוּטָּרוֹת, זֶה הָיָה מַעֲשֶׂה בְּבֵית שְׁאָן, וְאָמְרוּ חֲכָמִים: הַמְעוּטָּרוֹת אֲסוּרוֹת, וְשֶׁאֵינָן מְעוּטָּרוֹת מוּתָּרוֹת.
MICHNA : En ce qui concerne une ville où l’idolâtrie est pratiquée et dans laquelle il y a des boutiques ornées pour le culte idolâtre et d’autres qui ne sont pas ornées, ce fut en fait un incident qui se produisit à Beit She’an, et les Sages dirent : En ce qui concerne les boutiques ornées, il est interdit d’y acheter, mais dans le cas de celles qui ne sont pas ornées, cela est permis.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא מְעוּטָּרוֹת בְּוֶורֶד וַהֲדַס, דְּקָא מִתְהֲנֵי מֵרֵיחָא, אֲבָל מְעוּטָּרוֹת בְּפֵירוֹת — מוּתָּרוֹת. מַאי טַעְמָא? דְּאָמַר קְרָא: ״לֹא יִדְבַּק בְּיָדְךָ מְאוּמָה מִן הַחֵרֶם״, נֶהֱנֶה הוּא דְּאָסוּר,
GUEMARA :Rabbi Shimon ben Lakish dit : Ils ont enseigné que l’achat est interdit seulement dans le cas des boutiques ornées de roses et de myrte, car on tire profit de leur odeur et elles servent d’offrandes à des objets d’idolâtrie. Mais, en ce qui concerne les boutiques ornées de fruits, il est permis d’y acheter. Quelle en est la raison pour laquelle cela est permis ? Comme le verset l’énonce : « Et que rien de ce qui est voué ne s’attache à ta main » (Deutéronome 13:18), c’est-à-dire les objets consacrés à l’idolâtrie. De là, on déduit qu’il est interdit de tirer profit de l’idolâtrie,

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